rupture du bail logement social en cas de trafic de stupéfiants

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 29 novembre 2022. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Auteur : Alexandre VincendetHOR · avec 17 cosignataires

Caduque

Déposé sous la 16e législature, ce texte n'a pas abouti avant la fin de la législature (9 juin 2024). Il est devenu caduc : il faudrait le redéposer pour qu'il reparte.

Proposition de loi ordinaire

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Ce texte prévoit que le bail d’un logement social peut être rompu automatiquement si le locataire est reconnu coupable de trafic de stupéfiants ou s’il héberge en conscience une personne condamnée pour ce motif. Cette rupture du bail est rendue possible par l’insertion d’un article dans le code de la construction et de l’habitation. L’expulsion peut ainsi être prononcée sans nécessiter une procédure spécifique, à la suite d’une condamnation pénale. Le texte s’appuie sur des conventions existantes entre les autorités locales, le procureur et le préfet, qui permettent au bailleur de mettre en œuvre cette mesure.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 29 novembre 2022
Identifiant : PIONANR5L16B0585
Dossier législatif : DLR5L16N46747

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 29 novembre 2022 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, Expulser de leur logement HLM les familles de trafiquants de drogue n’est plus tabou depuis que, dans plusieurs affaires récentes, des juges ont validé les demandes en ce sens des bailleurs sociaux. Les bailleurs sociaux s’appuient le plus souvent sur une convention passée entre la ville, le procureur et le Préfet. Ladite convention peut ainsi établir qu’en cas de condamnation pénale d’un locataire ou d’une personne qui vit dans le logement social, le procureur est tenu d’en informer le bailleur. Celui-ci peut alors enclencher une procédure pouvant mener à l’expulsion. La justice est de plus en plus prompte à sanctionner d’expulsio n des familles entières dans les cas de trafic. Les juges estiment en effet que perpétrer ou être complice d’un trafic de stupéfiants au domicile constitue, outre l’aspect pénal, une violation grave des obligations locatives justifiant la résiliation du bail. En 2018, elle a ainsi confirmé un virage en prononçant l’expulsion d’une mère et de ses enfants, plusieurs d’entre eux ayant été condamnés pour trafic de stupéfiants. La cour d’Appel d’Amiens a ainsi estimé que cette activité constituait un « trouble de jouissance » pour le voisinage. En 2013, la Cour d’appel de Versailles avait p ri s u n e décision proche, confirmant l’expulsion de deux familles de leu r logement HLM de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) à cause d’enfants dealers. Dans l’ensemble, les expulsions de familles de dealers restent cependant peu nombreuses …

Articles (1 extrait·s du texte)
  • Article unique Après l’article L. 441 du code de la construction et de l’habit ation, il est inséré un article L. 441-1 A ainsi rédigé : « Art. L. 441-1 A. – Tout locataire d’un logement locatif social ayant été reconnu coupable de trafic de substances ou plantes classée s comme stupéfiants voit le bail qui le lie au bailleur du logement locatif occupé rompu. « Tout locataire d’un logement locatif social qui héberge en conscience une personne reconnue coupable de trafic de substances ou plant es classées comme stupéfiants voit le bail qui le lie au bailleur du logement locatif occupé rompu. »…

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Pour aller plus loin