Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 4 juillet 2023. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.
Déposé sous la 16e législature, ce texte n'a pas abouti avant la fin de la législature (9 juin 2024). Il est devenu caduc : il faudrait le redéposer pour qu'il reparte.
Proposition de loi ordinaireCe que change ce texte
L'enjeu en clair
Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.
Ce texte modifie la loi afin de préciser les cas où le repos hebdomadaire de la main d’œuvre agricole peut être suspendu. Il ajoute que les travaux liés à la récolte et au traitement de matières sensibles, comme les vignes, peuvent être considérés comme ne pouvant être différés. Cela permet aux exploitants agricoles de suspendre le repos hebdomadaire lors de périodes critiques, comme les vendanges. L’objectif est de clarifier les conditions juridiques dans lesquelles cette suspension est autorisée. Cette précision vise à assurer une interprétation plus large et plus opérationnelle de la loi.
Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.
Où en est ce texte ?
Le parcours du texte
- 4 juillet 2023 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
Le texte en détails
Dispositions du texte
Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)
MESDAMES, MESSIEURS, L’article L. 714-1 V du Code rural et de la pêche maritime dispose que : « en cas de circonstances exceptionnelles, notamment de travaux dont l’exécution ne peut être différée, le repos hebdomadaire peut être suspendu pour une durée limitée […] ». C’est sur ce fondement que les Vignerons et Maisons de champagne font application de cette suspension pendant les vendanges, en accord avec les organisations syndicales. Plus largement, cette problématique touche tous les agriculteurs qui travaillent manuellement des récoltes fragiles. Or depuis quelques années, la DREETS Grand Est entend désormais considérer que les vendanges ne constituent plus, « à elles seules », des circonstances exceptionnelles au sens de la loi. Ainsi, dans une interprétation restrictive, celle-ci considère en effet que seuls des évènements ponctuels et imprévisibles tels qu’un aléa météorologique par exemple, justifient légalement le recours à cette suspension. Cette ana lyse semble fondée sur l’article réglementaire R. 714-10 qui vient précise r les modalités pratiques de cette suspension. Si l’interprétation de la DREE TS était retenue, elle viendrait ajouter à la loi des conditions qu’elle ne fixe pas. Il est pourtant absolument impératif que les exploitants puissent suspendre le repos hebdomadaire pendant les vendanges qui revêtent, à bien des égards, un caractère exceptionnel. À défaut, ils seraient dans l’incapacité de rentrer des raisins de qualité conformes aux exigences du cahie…
Articles (1 extrait·s du texte)
- Article unique Le V de l’article L. 714-1 du code rural et de la pêche maritime est complété par deux alinéas ainsi rédigés : « Sont notamment considérés comme ne pouvant être différés, les travaux nécessaires à la récolte et au traitement d e matières susceptibles d’altération rapide faisant l’objet d’obligations réglementaires. « Un accord collectif peut fixer les modalités de l ’information à l’inspecteur du travail. »…
Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.
Pour aller plus loin
Cosignataires (61)
Voir aussi
Fiche officielle sur assemblee-nationale.fr ↗ (texte intégral, amendements, comptes-rendus de commission)