autorisant la ratification de la convention n°155 sur la sécurité et la santé des travailleurs, 1981

C'est la loi Ce texte est devenu la loi : il a été promulgué le 22 octobre 2025.

Voir le vote sur ce texte 15 octobre 2025 · adopté · 130 pour, 0 contre

Origine : adopté par l'Assemblée nationale

Promulguée

Texte promulgué le 22 octobre 2025. Loi en vigueur.

Projet de ratification des traités et conventions

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Le 15 octobre 2025, l’Assemblée adopte à l’unanimité des 130 votants l’article unique du projet de loi autorisant la ratification de la convention n° 155 de l’Organisation internationale du travail (OIT), déjà adopté par le Sénat. Le vote est définitif : c’est la loi n° 2025-983 du 22 octobre 2025.

Adoptée à Genève le 22 juin 1981, la convention oblige les États qui la ratifient à définir, appliquer et réexaminer périodiquement une politique nationale de sécurité et de santé des travailleurs, en consultation avec les organisations d’employeurs et de travailleurs, et à en contrôler l’application par un système d’inspection assorti de sanctions. Elle fixe des obligations aux employeurs (sécurité des lieux, des machines et des substances, équipements de protection, mesures d’urgence) et protège contre des sanctions injustifiées le travailleur qui se retire d’une situation présentant un péril imminent et grave. Depuis 2022, l’OIT la range parmi ses conventions fondamentales ; selon le ministre délégué Benjamin Haddad, c’était la dernière d’entre elles que la France n’avait pas ratifiée.

La ratification se fait, selon le gouvernement, à droit constant : le droit français est présenté par la plupart des orateurs comme déjà plus protecteur. Le point qui décide de sa portée est ailleurs : la convention permet d’exclure certaines branches ou catégories de travailleurs, et le gouvernement a annoncé des exclusions touchant l’exercice du droit de retrait dans la navigation maritime, l’aviation civile, et pour les militaires et certains agents chargés de missions de sécurité. Ces exclusions ne figurent pas dans le projet de loi, ce que plusieurs groupes ont critiqué.

En séance, le ministre s’est engagé à ce que le personnel navigant de l’aviation civile ne soit pas exclu du droit de retrait, en précisant qu’une fois le vol commencé, seul le commandant de bord peut l’exercer. Les deux amendements de suppression déposés pour obtenir cet engagement ont ensuite été retirés.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Le vote : Adopté le 15 octobre 2025 : 130 voix pour, aucune contre. Onze groupes ont voté pour.

Identifiant : PRJLANR5L17BTA0173
Dossier législatif : DLR5L16N50115

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 12 juin 2024 Dépôt du texte Sénat entrée au Parlement
  2. 13 février 2025 1re lecture Sénat Adopté

Comprendre les votes

1 vote

Votes de l'Assemblée sur ce texte (1)

Comment les groupes ont voté sur le scrutin décisif (l'article unique du projet de loi autorisant la ratification de la convention n° 155 sur la sécurité et la santé des travailleurs, 1981 (première lecture).). Cliquez une barre pour le détail nominatif.

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
71LFI17GDR38EcoS69SOC22LIOT36DEM92EPR34HOR50DR16UDDPLR123RN9NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.

Les avis, pour et contre

Les avis, pour et contre

Les positions exprimées sur le texte, avec les points de vigilance soulevés. Chaque position est attribuée et sourcée ; le site ne tranche pas.

Pour le texte, 3
Benjamin HaddadEPRministre délégué chargé de l’Europe

Lève l’inquiétude sur le droit de retrait par un engagement formel : « Je prends donc devant la représentation nationale l’engagement que la ratification de la convention interviendra à droit constant et que le personnel navigant de l’aéronautique civile ne sera pas exclu de l’exercice du droit de retrait. »

Bruno FuchsDEMprésident de la commission des affaires étrangères

Appelle à ne plus tergiverser, en invoquant la crise climatique, les transformations du travail et la santé mentale : ratifier, « c’est reconnaître que la santé des travailleurs ne peut être une variable d’ajustement, et affirmer que le progrès économique ne doit jamais se faire au prix de vies humaines ».

Juge la ratification utile malgré un droit français déjà avancé, pour inscrire les principes nationaux dans un cadre international, et approuve la réserve formulée pour les secteurs maritime et aérien, « où la sécurité de tous dépend parfois de la discipline d’un seul ».

Réserves et nuances, 4
Pierre-Yves CadalenLFIrapporteur de la commission des affaires étrangères

Relativise la portée du texte : « La ratification de cette convention ne changera rien au droit français, qui est mieux-disant que dans les années 1980. » S’inquiète de l’exclusion envisagée du personnel navigant aérien du droit de retrait et subordonne son soutien à une clarification du gouvernement.

Demande de « lever la réserve concernant l’exercice du droit de retrait par le personnel navigant du transport aérien dès lors que la mission de l’équipage a débuté », le terme de mission étant à ses yeux trop flou. Son groupe vote le texte pour en faire « le début d’une nouvelle étape plus ambitieuse et plus juste ».

Soutient un texte qui consolide le droit sans le transformer, mais exprime « une réserve importante » : le gouvernement a décidé « de manière unilatérale » d’exclure certains secteurs, comme le personnel navigant de l’aéronautique civile, sans véritable débat parlementaire ni concertation avec les syndicats.

Défend le droit de retrait comme « un acquis social quarantenaire » et demande au ministre de garantir l’absence de recul : « Votre réponse conditionnera le vote du groupe Rassemblement national. » Après l’engagement du ministre, le groupe vote pour, avec 44 voix.

Prise de parole

Compte rendu intégral de la séance

Le texte en détails

Dispositions du texte

Articles (1 extrait·s du texte)
  • Article unique Autorise la ratification de la convention n° 155 de l'Organisation internationale du travail sur la sécurité et la santé des travailleurs, adoptée à Genève le 22 juin 1981. Est autorisée la ratification de la convention n° 1 55 de l’Organisation internationale du travail sur la sécurité et la santé des travailleurs, adoptée le 22 juin 1981 à Genève lors de la 67 e session de la Conférence internationale du travail, et dont le texte est annexé à la présente loi (1).

Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.

Le travail en commission

Rapporteur·e de ce texte, désigné·e par la commission pour l'examiner et le présenter :

Commission : Commission des affaires étrangères

Pour aller plus loin