Amendement de M. Vercamer · art. 4

61 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 31 voix non atteint. 3 abstentions.
Disputé
Participation 11 %

Amendement n° 282 · ART. 4, déposé par M. Vercamer +11 cosignataires.

L'essentiel : La gratuité ou une tarification incitative des transports en commun lors des pics de pollution : cet amendement voulait l’inscrire dans le texte, au nom de la qualité de l’air et de la santé publique.

Texte exact de l'amendement

À l'alinéa 8, après le mot : « tarification », insérer les mots : « notamment incitative ou gratuite en cas d’épisode de pollution ».

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Cet amendement pose le principe de la gratuité des services publics de transport en commun en cas d’épisode de pollution, alors qu’il est constaté que les normes de qualité de l’air ne sont pas respectées. Il répond à une problématique environnementale et de santé publique.

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 26 novembre 2018 Dépôt du texte Sénat entrée au Parlement
  2. 2 avril 2019 1re lecture Sénat Adopté
  3. 11 juillet 2019 Commission mixte paritaire Accord
  4. 5 novembre 2019 Nouvelle lecture Sénat Rejeté
  5. 20 décembre 2019 Conseil constitutionnel Partiellement conforme

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(L'Assemblée nationale n'a pas adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Le projet de loi fixe la stratégie et la programmation financière et opérationnelle des investissements de l'État dans les systèmes de transports pour la période 2019-2037, autour de quatre objectifs dont la réduction des inégalités territoriales. Il arrête la trajectoire de dépenses de l'Agence de financement des infrastructures de transport de France pour 2019 à 2023, en crédits de paiement et en millions d'euros courants : 2 683, puis 2 982, 2 687, 2 580 et 2 780. Il réécrit les dispositions du code des transports relatives au Conseil d'orientation des infrastructures, dont les membres comprennent trois députés, et substitue la notion de mobilité à celle de transport dans l'intitulé et plusieurs articles de ce code. Il ajoute la création ou l'aménagement de pôles d'échanges multimodaux dimensionnés aux flux de passagers parmi les orientations de la politique des transports, et demande au Gouvernement un rapport au Parlement, au plus tard le 1er octobre 2019, sur les niveaux de fiscalité du secteur aérien en France et leur comparaison. Le texte est dépourvu d'exposé des motifs et l'extrait ne porte que sur ses premiers articles.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI16GDR29SOC18LT45MODEM304LREM28UDI104LR15NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise000
Gauche démocrate et républicaine200
Socialistes et apparentés100
Libertés et Territoires101
Mouvement Démocrate et apparentés020
La République en Marche0372
UDI et Indépendants600
Les Républicains1200
Non inscrit000
Mises au point de vote 2

Sous son analyse de ce scrutin, l'Assemblée publie une rubrique « Mises au point » où des député·es font consigner la position qu'ils avaient voulu prendre. Elle ne rectifie pas le scrutin : le relevé ci-dessus reste le résultat officiel, et l'Assemblée le publie inchangé dans le même document.

Lire la rubrique « Mises au point » sur l'analyse officielle du scrutin ↗

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 282 en séance (Mobilités), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

M. Stéphane Demilly UDI
« Cet amendement particulièrement important a failli être adopté lors de la première lecture, à une voix près. La question de l’évolution de la tarification des services de transports en commun à l’occasion des épisodes de pics de pollution est de plus en plus d’actualité. À notre avis, elle le sera de plus en plus. Dans de telles circonstances, il est désormais fréquent que des mesures de restriction de la circulation des véhicules automobiles soient édictées, à la fois dans une optique de protection de l’environnement et de prévention en matière de santé publique. »
M. Bruno Millienne (rapporteur)
« Monsieur Demilly, je m’étonne que vous demandiez un scrutin public sur cet amendement, car les collectivités ont déjà le droit de pratiquer une telle incitation. Je ne vois donc pas l’utilité d’inscrire cette possibilité dans la loi. Je demande le retrait de votre amendement et, à défaut, j’émettrais un avis défavorable. »
M. Jean-Baptiste Djebbari (secrétaire d’État)
« En effet, en cas de pic de pollution, elles ont la possibilité de définir des politiques tarifaires incitatives. C’est le cas, par exemple, à Paris : Île-de-France Mobilités pratique un forfait jour à 3,50 euros. Je demande le retrait de cet amendement et, à défaut, j’émettrais un avis défavorable. »
M. Hubert Wulfranc GDR
« Je remercie notre collègue Demilly de remettre le couvert dans ce domaine. C’est une question de simple bon sens pour lutter contre le réchauffement climatique et aussi pour que les usagers de la route aient une compensation lorsqu’ils sont contraints de changer de mode de transport entre leur domicile et leur travail. Nous avions été nombreux sur ces bancs à demander une disposition législative d’ordre généraliste. Nous sommes trop souvent confrontés à des dispositions aléatoires qui n’obligent pas les AOM à prendre ces dispositions de simple bon sens qui n’ont rien de dogmatique ou de politicien, contrairement à d’autres mesures proposées dans le cadre de ce texte. »
M. Stéphane Demilly UDI
« Je remercie M. Wulfranc de ses propos. Lorsqu’il y a des problèmes forts, il faut des réponses fortes. Face à ces pics de pollution, il faut savoir ce que l’on veut ! Je vous invite donc à prendre des actes politiques significatifs. »
M. Christophe Naegelen UDI
« Il faut savoir ce que l’on veut ! On essaie de trouver toutes les solutions pour lutter contre le réchauffement climatique et la pollution ; or M. Demilly nous propose une solution. Qui plus est, cette mesure existe déjà – vous l’avez dit vous-même, monsieur le rapporteur –, mais elle doit être prise à l’initiative des collectivités, ce qui crée indirectement une inégalité entre les territoires dans la mesure où certaines collectivités veulent agir alors que d’autres ne le peuvent ou ne le veulent pas. […] L’État doit donc s’investir et décider de rendre les transports publics gratuits dès l’instant où l’on constate des pics de pollution, de sorte à faire économiser de l’argent à nos concito… »

7 autres prises de parole ont suivi dans cette discussion, à lire dans le compte rendu.

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue