Amendement de Mme Pirès Beaune (SOC) · art. 1er

49 % des votant·es ont voté pour. Seuil de 58 voix franchi. 13 abstentions.
Très serréClivage gauche-droite
Participation 22 %

Amendement n° 4 · ART. PREMIER, déposé par Mme Pirès Beaune SOC +7 cosignataires.

L'essentiel : L’entrée en vigueur de cette proposition de loi est repoussée à six mois au lieu de trois, pour laisser aux banques le temps d’adapter leurs tarifs et au Gouvernement de publier le décret d’application.

Texte exact de l'amendement

À l’alinéa 10, substituer au mot : « trois », le mot : « six ».

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Le présent amendement vise à repousser la date d’entrée en vigueur du dispositif de cette proposition de loi Justifié par des impératifs de sécurité juridique, ce laps de temps supplémentaire vise à permettre : – aux banques d’adapter leurs grilles tarifaires et leurs procédures aux nouvelles obligations, notamment par le développement d’un système informatique capable de cibler les différents cas de gratuité et l’application du barème d’encadrement des frais ; – au Gouvernement de finaliser et publier le décret d’application nécessaire à la mise en œuvre du dispositif.

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le compte rendu de la séance ne porte aucun propos sur cet amendement : il a pu être défendu sans un mot de plus, discuté avec d'autres, ou ne pas avoir été présenté séparément. Lire le compte rendu intégral de la séance ↗

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 16 janvier 2024 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 15 mai 2024 1re lecture Sénat Modifié
  3. 3 décembre 2024 2e lecture Assemblée Modifié
  4. 5 mai 2025 2e lecture Sénat Modifié

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(l'Assemblée nationale a adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Ce texte de loi modifie le code monétaire et financier afin d'encadrer les frais liés à la clôture de certains comptes bancaires, notamment les comptes de dépôt, de paiement et sur livret, à l'exception du plan d'épargne. Il prévoit l'insertion d'un nouvel article qui vise à limiter ces frais. De plus, il oblige le gouvernement à présenter un rapport au Parlement dans un délai d'un an après la publication d'un décret, afin d'évaluer l'impact de cette mesure sur l'évolution des frais bancaires.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
71LFI17GDR38EcoS66SOC23LIOT36DEM93EPR34HOR47DR16UDR124RN9NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise - Nouveau Front Populaire0013
Gauche Démocrate et Républicaine200
Écologiste et Social800
Socialistes et apparentés2300
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires200
Les Démocrates400
Ensemble pour la République700
Horizons & Indépendants400
Droite Républicaine1200
UDR030
Rassemblement National0480
Non inscrit010
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 11 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Réduire et encadrer les frais bancaires sur succession), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

Mme Laurence Garnier (secrétaire d’État chargée de la consommation)
« Nous examinons aujourd’hui une proposition de loi qui répond à une préoccupation profondément humaine et légitime : soulager les familles dans les moments douloureux qui suivent la perte d’un proche. »
Mme Christine Pirès Beaune (rapporteure de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire)
« Madame la secrétaire d’État, merci pour vos mots introductifs, votre soutien et votre engagement. Il y a un peu moins d’un an, nous adoptions à l’unanimité, en première lecture, la proposition de loi visant à réduire et à encadrer les frais bancaires sur succession. »
Mme Nathalie Oziol LFI
« Nous sommes dans cet étrange entre-deux qui précède la chute d’un gouvernement : nous examinons des textes de loi comme si la vie parlementaire pouvait suivre son cours indépendamment du fait que les ministres chargés des textes en discussion seront censurés dans quelques heures. »
Mme Sophie Pantel SOC
« Pendant que nous vivons ici un moment inédit, la vie de nos concitoyennes et de nos concitoyens continue. Parfois, malheureusement, elle s’arrête. »
Mme Marie-Christine Dalloz DR
« Contrairement aux oratrices qui m’ont précédée, je n’aborderai ni la motion de censure ni la dissolution pour ne m’attacher qu’à la proposition de loi qui nous est présentée puisque, dans l’hémicycle, nous sommes amenés à voter des textes qui concernent les conditions de vie de nos concitoyens. »
Mme Christine Arrighi ECOS
« Les frais bancaires sur succession, prélevés par les établissements de crédit sur les comptes du défunt au titre de diverses opérations administratives et du transfert des avoirs aux héritiers, suscitent depuis bien longtemps des interrogations, en raison de leur ampleur et de l’absence de réglement… »
M. Jean-Paul Mattei DEM
« Le texte qui nous est soumis n’est pas nouveau ; il s’inscrit dans la continuité d’un processus législatif amorcé au cours de la précédente législature. Nous avions été amenés à nous prononcer une première fois à son sujet en février dernier, dans le cadre de la niche socialiste. »
M. Jocelyn Dessigny RN
« Si nous débattons aujourd’hui de cette question essentielle, c’est pour répondre à une injustice sociale, celle qui a trait aux frais bancaires appliqués lors des successions. Le sujet fait consensus au sein de notre hémicycle et nous concerne tous, indépendamment de nos sensibilités politiques. »
M. Édouard Bénard GDR
« L’année 2024 devrait être encore meilleure que celle de 2023 pour les banques françaises, alors même qu’il s’agissait déjà d’une année record puisque les cinq plus grosses avaient engrangé 28,6 milliards d’euros de bénéfices. »
M. Matthieu Bloch AD
« La présente proposition de loi a été votée en première lecture par notre assemblée lors de la législature précédente, puis par le Sénat. Elle prévoit des mesures intéressantes pour réduire et encadrer les frais bancaires sur les successions. »
M. Daniel Labaronne EPR
« À la douleur de perdre un enfant s’ajoutent bien souvent des injustices que l’on aurait peine à imaginer. C’est ce qu’ont vécu les parents de Léo, un petit garçon de 9 ans emporté par un cancer en 2021. »

Lire le compte rendu intégral de la séance ↗

Pour aller plus loin

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