Ce que change le texte

Cette loi étend aux communes de moins de 3 500 habitants, ainsi qu’aux intercommunalités et syndicats mixtes, la compensation financière liée à la compétence d’organisation de l’accueil du jeune enfant.

Comment chaque groupe a voté

en gris : absent·es ou n'ont pas pris part au vote

Adopté le 28 mai 2026 : 121 voix pour, aucune contre. Onze groupes ont voté pour.

Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention ; un clic sur le groupe ouvre la liste de ses député·es
GroupeRépartitionPour, contre, abstention
22 pour, 0 contre, 0 abst.
4 pour, 0 contre, 0 abst.
5 pour, 0 contre, 0 abst.
8 pour, 0 contre, 0 abst.
17 pour, 0 contre, 0 abst.
2 pour, 0 contre, 0 abst.
14 pour, 0 contre, 0 abst.
6 pour, 0 contre, 0 abst.
2 pour, 0 contre, 0 abst.
4 pour, 0 contre, 0 abst.
35 pour, 0 contre, 0 abst.
2 pour, 0 contre, 0 abst.
Mises au point de vote 2

Sous son analyse de ce scrutin, l'Assemblée publie une rubrique « Mises au point » où des député·es font consigner la position qu'ils avaient voulu prendre. Elle ne rectifie pas le scrutin : le relevé ci-dessus reste le résultat officiel, et l'Assemblée le publie inchangé dans le même document.

2 autres mises au point émanent de député·es qui ne figurent pas dans le relevé nominatif de ce scrutin : aucun vote n'y est enregistré à leur nom.

Lire la rubrique « Mises au point » sur l'analyse officielle du scrutin ↗

Comprendre les votes

Les avis

Les positions exprimées sur le texte, avec les points de vigilance soulevés. Chaque position est attribuée et sourcée ; le site ne tranche pas.

Pour le texte

7 avis

Le texte vise à garantir une compensation financière aux communes de moins de 3 500 habitants, ainsi qu’aux EPCI et syndicats mixtes, qui exercent la compétence petite enfance, alors que 64 % des communes de cette strate ont transféré leur compétence.

Anne-Catherine Loisiersénatrice de la Côte-d'Or, auteure de la proposition de loiUnion Centriste
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Les 6 autres avis

Ramène le texte à un principe qu’il dit extrêmement simple : « le financement doit suivre la compétence, que celle-ci soit exercée par une commune de plus ou de moins de 3 500 habitants ou par un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) ». Il indique que la proposition de loi a été adoptée « en commission en trente-quatre minutes, à l’unanimité » et invite l’Assemblée à l’adopter aussi rapidement.

Christophe NaegelenLIOTrapporteur à l’Assemblée nationale

Situe le texte dans la correction « des injustices causées par la loi pour le plein emploi de 2023 » : son article 17 ouvre un droit à compensation, mais aux seules communes de plus de 3 500 habitants. « Les petites communes, quant à elles, n’ont droit à aucune compensation malgré des charges nouvelles ». Il signale une seconde lacune, les intercommunalités et les syndicats mixtes laissés de côté alors que la compétence leur est souvent déléguée.

Voit dans le texte de quoi « réparer l’une des trop nombreuses inégalités de traitement subies par nos communes », et vise plus largement « la fâcheuse habitude prise par l’État de ne pas compenser les compétences transférées aux collectivités ».

Présente le texte comme une évidence : « Cette proposition de loi relève du bon sens ». Elle y voit de quoi « corriger une rupture majeure d’équité entre les territoires », et résume l’enjeu par une question : « pourquoi les petites communes ne seraient-elles pas traitées comme les autres ? »

Céline HervieudéputéePS

Juge nécessaire mais très insuffisante la compensation financière que la proposition de loi ouvre aux communes de moins de 3 500 habitants : « C’est une étape nécessaire, mais très largement insuffisante ». Rattache cette réserve à la pénurie de professionnels, qui gèle selon lui 14 000 places de crèche chaque année.

Annonce en explication de vote le soutien de son groupe, sans s’en satisfaire : « nous soutenons cette proposition de loi émanant du groupe LIOT parce qu’elle soulagera les maires de commune rurale, mais nous refusons de nous en contenter ». Appelle à bâtir ensuite un service public de la petite enfance « gratuit et accessible partout ».

Contre le texte

0 avis

Aucun avis contraire au texte n'est relevé dans les sources de cette fiche.

Réserves et nuances

4 réserves

Considère l’enveloppe de compensation largement insuffisante et manifestement sous-dimensionnée par rapport aux besoins, et critique le mode de calcul, qui ne tient compte ni du nombre d’enfants de moins de trois ans ni de la situation de la commune, entretenant une inégalité de traitement entre communes.

Association des maires de FranceAMF
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Les 3 autres réserves

Assortit de conditions le soutien du gouvernement à l’élargissement de l’accompagnement financier aux communes de moins de 3 500 habitants, et pose la dernière comme la principale : « cet accompagnement se fera à enveloppe constante, celle prévue par la loi de finances pour 2026 ». Telle est, dit-elle, la condition de « l’avis favorable, ou de sagesse, du gouvernement sur cette proposition de loi ».

GouvernementFrançoise Gatel, ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, sans étiquette

Estime que les financements restent dans une enveloppe fermée, déjà sous-dimensionnée.

Mme Poncet Mongesénatrice (Écologiste - Solidarité et Territoires (Sénat
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Juge que la compensation, de 25 000 euros en moyenne, ne permet pas la mise en place d’un véritable service public de la petite enfance.

Mme Poumirolsénatrice (Socialiste, Écologiste et Républicain (Sénat
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Prise de parole

Compte rendu intégral de la séance

Les mesures

  • PérimètreLa compensation financière jusque-là réservée aux communes de plus de 3 500 habitants est étendue à toutes les communes.
  • Petite enfanceElle couvre l’exercice de l’ensemble des compétences du service public de la petite enfance.
  • Loi viséeLe texte modifie le VI de l’article 17 de la loi du 18 décembre 2023 pour le plein emploi.
  • CaractèreLe mot obligatoire est supprimé dans la disposition modifiée.
  • IntercommunalitéLa compensation vaut aussi lorsque les compétences sont transférées à un EPCI ou à un syndicat mixte.

Regards extérieurs

Ce qu'en disent des instances indépendantes, citées et datées. Le site rapporte, il ne tranche pas.

Cour des comptes Sujet connexe
La politique d'accueil du jeune enfant, rapport public thématique (décembre 2024) ↗

La Cour des comptes constate que l'offre d'accueil du jeune enfant a reculé, passant d'environ 1,36 million de places en 2016 à 1,31 million en 2022, alors que l'objectif affiché est de créer 200 000 places d'ici 2030 : le départ en retraite des assistantes maternelles et la pénurie de professionnels freinent l'offre, et les familles modestes y recourent moins en raison du coût.

Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 7 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Compensation financière pour l’exercice des compétences du service public de la petite enfance), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

Mme Julie Ozenne ECOS
« Nous examinons une proposition de loi susceptible d’apporter une réponse concrète au problème, bien identifié, de l’insuffisance et de l’iniquité des compensations financières versées aux collectivités territoriales exerçant les compétences du service public de la petite enfance (SPPE). »
M. Frantz Gumbs DEM
« La proposition de loi que nous examinons tend à corriger une injustice territoriale pesant, de manière concrète, sur des milliers de familles. »
Mme Joséphine Missoffe EPR
« La création du service public de la petite enfance répondait au triple constat, largement partagé sur le terrain, d’inégalités territoriales persistantes dans l’accès aux modes d’accueil, de la pénurie de professionnels et des difficultés croissantes des familles à trouver une solution de garde adap… »
M. Alexandre Allegret-Pilot UDDPLR
« Charles Péguy écrivait : « Une grande philosophie n’est pas celle qui prononce des jugements définitifs, qui installe une vérité définitive. C’est celle qui introduit une inquiétude. »
M. Thomas Portes LFI
« J’ai d’abord une pensée pour toutes celles et tous ceux qui exercent les métiers de la petite enfance : les accompagnants éducatifs, les assistants maternels, les directeurs de crèches, les auxiliaires de puériculture, les gardes d’enfant à domicile. »
M. Christophe Naegelen (rapporteur de la commission des affaires sociales)
« Vous l’avez dit : c’est un amendement d’appel. Si louable que soit son objectif, l’article qu’il tend à créer serait dénué de toute portée normative. Il ne présente donc guère d’intérêt. Avis défavorable. »
Mme Françoise Gatel (ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation)
« Je profite de l’examen de cet amendement pour répondre rapidement à l’ensemble des arguments avancés. Je rappelle que cette proposition de loi n’a pas trait aux services eux-mêmes : il n’est question ni des crèches, ni des maisons d’assistantes maternelles. »

Lire le compte rendu intégral de la séance ↗

Le passage en commission

0 amendement adopté en commission sur 17 déposés. Le détail ›

Rapporteur·e·s de ce texte

Commission : Commission des affaires sociales

Avant d'arriver dans l'hémicycle, ce texte a été examiné par la commission Affaires sociales. 17 amendements y ont été déposés, aucun n'a été adopté. En séance, 3 amendements ont été discutés sur ce texte.

2 retirés15 en cours ou sans suite

Qui dépose, et qui fait adopter

3 groupes ont déposé des amendements en commission, et aucun n'a été adopté. Le détail des dépôts est ci-dessous.

La commission n'a adopté aucun amendement : le texte est arrivé en séance tel qu'elle l'avait reçu.

Où la commission a le plus changé le texte

Pour situer : sur les 225 grands votes de cette législature dont le texte est passé par une commission, la médiane est de 47 amendements et 13 adoptés.

Source : open data de l'Assemblée nationale (amendements + rapports de commission).

Le texte en détails

1 article

Les documents officiels de ce texte :

le texte voté (PDF) ↗ sa fiche sur ce site le texte déposé (PDF) ↗ la fiche du texte déposé le rapport de commission n° 2806 ↗

L'article unique du texte adopté, replié : son résumé en une phrase, le vote sur l'article, et les amendements qui y ont été mis aux voix (avec ce qu'ils proposaient).

  • Article unique À compter du 1er janvier 2027, ouvre la compensation financière de la petite enfance aux communes ayant transféré cette compétence à une intercommunalité ou un syndicat mixte. 22 com. / 0 séance

    À compter du 1er janvier 2027, ouvre la compensation financière de la petite enfance aux communes ayant transféré cette compétence à une intercommunalité ou un syndicat mixte.

    2 amendements déposés sur cet article : 2 en commission.

    lire le texte officiel ↗

Articles du texte adopté et votes internes : données officielles de l'Assemblée nationale. Les résumés d'articles et de chaque amendement sont rédigés à partir du texte, puis vérifiés.

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue