visant à étendre à toutes les communes la compensation financière prévue pour les communes de plus de 3 500 habitants pour l'exercice de l'ensemble des compétences du service public de la petite enfance

Lecture intermédiaire Ce dossier est devenu la loi, promulguée le 4 juin 2026, mais ce texte n'en est qu'une étape : la loi peut en différer. Voir la dernière lecture de l'Assemblée

Voir le vote sur ce texte 28 mai 2026 · adopté · 88 pour, 0 contre

Origine : transmis par le Sénat

Promulguée

Texte promulgué le 4 juin 2026. Loi en vigueur.

Proposition de loi ordinaire

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit cette étape du texte. La loi promulguée peut en différer.

Le texte propose d’étendre à toutes les communes la compensation financière prévue initialement pour les communes de plus de 3 500 habitants, relative à l’exercice des compétences du service public de la petite enfance. Cette compensation est calculée en fonction du nombre d’enfants et des places disponibles. Le projet modifie l’article 17 de la loi du 18 décembre 2023, en supprimant le terme « obligatoire » et en ajoutant une disposition relative à la transmission des responsabilités si elles n’ont pas été transférées. La mesure vise à uniformiser l’accompagnement financier des communes dans ce domaine.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Ce résumé s'appuie sur le seul article que le document publié a permis d'extraire, sans exposé des motifs : il ne couvre pas nécessairement l'ensemble du texte.

Objectif affiché et moyens Petite enfance : compensation pour toutes les communes

Voici l'objectif de ce texte tel qu'affiché par ses auteurs et ses principaux leviers avec leur sort.

Objectif affiché

« Proposition de loi visant à étendre à toutes les communes la compensation financière prévue pour les communes de plus de 3 500 habitants pour l’exercice de l’ensemble des compétences du service public de la petite enfance » (intitulé du texte)

Selon son auteure, la loi du 18 décembre 2023 pour le plein emploi, qui crée le service public de la petite enfance, prévoit une compensation financière pour l’exercice obligatoire de l’ensemble des compétences d’autorité organisatrice, mais pas pour les communes de moins de 3 500 habitants qui exercent ces mêmes compétences, situation qu’elle juge « incompréhensible ». L’exposé des motifs indique que ces communes sont souvent des bourgs centres « isolés en zones rurales » et que le texte vise à « élargir la possibilité de financement à toutes les communes, quelle que soit leur taille », dès lors qu’elles exercent l’ensemble des compétences du service public de la petite enfance.

Les moyens du texte, et leur sort
  • Supprimer la condition d’exercice obligatoire des compétences Adopté

    L’article unique supprime le mot « obligatoire » au VI de l’article 17 de la loi du 18 décembre 2023 pour le plein emploi, qui prévoit la compensation financière de l’exercice de l’ensemble des compétences d’autorité organisatrice du service public de la petite enfance.

  • Étendre la compensation aux intercommunalités et syndicats mixtes Adopté

    Il étend cette compensation à l’exercice de ces compétences par un établissement public de coopération intercommunale ou un syndicat mixte auquel la commune les a transférées, et modifie en ce sens l’article 188 de la loi de finances pour 2025.

    Le texte adopté définitivement retient cette extension dans une rédaction différente de la modification de l’article 188.

  • Fixer l’entrée en vigueur au 1er janvier 2027 Adopté

    Ces dispositions entrent en vigueur le 1er janvier 2027 ; les conséquences financières pour l’État sont compensées par une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs.

Proposition de loi d’Anne-Catherine Loisier, sénatrice, déposée au Sénat le 11 décembre 2025 et adoptée par le Sénat le 9 avril 2026. L’Assemblée nationale l’a adoptée définitivement le 28 mai 2026 (121 voix pour, aucune contre) et la loi a été promulguée le 4 juin 2026 (loi n° 2026-442). Les moyens ci-dessous sont lus dans le texte adopté par le Sénat et transmis à l’Assemblée, faute de texte de la commission de l’Assemblée lisible ici, et leur sort dans le texte adopté définitivement.

L'objectif réel d'une loi ne se décrète pas : il se lit dans l'écart entre ces moyens et les constats des travaux d'experts.

Déposée le : 9 avril 2026
Identifiant : PIONANR5L17B2637
Dossier législatif : DLR5L17N53357

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 11 décembre 2025 Dépôt du texte Sénat entrée au Parlement
  2. 9 avril 2026 1re lecture Sénat Adopté

Comprendre les votes

2 votes

Le texte en détails

Dispositions du texte

Articles (1 extrait·s du texte)
  • Article unique I. – LeVI de l’article 17 de la loi n° 2023-1196 d u 18 décembre 2023 pour le plein emploi est ainsi modifié : 1° Le mot : « obligatoire » est supprimé ; 2° (nouveau)(Supprimé) 3° (nouveau) Après la seconde occurrence du mot : « article », sont insérés les mots : « si elle ne les a pas transféré es à un établissement public de coopération intercommunale ou à un syndicat mixte, ou de l’exercice par un établissement public de coopération intercommunale ou par un syndicat mixte de l’ensemble des compétences d’autorité organisatrice prévues aux mêmes 1° à 4° ». Ibis (nouveau). – L’article 188 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025 est ainsi modifié : 1° Le premier alinéa est ainsi modifié : a) Après le mot : « communes », sont insérés les mots : «, les établissements publics de coopération intercommunal e ou les syndicats mixtes » et le mot : « mentionnées » est remplacé par le mot : « mentionnés » ; b) Le mot : « obligatoires » est supprimé ; 2° Au deuxième alinéa, après le mot : « communes », sont insérés les mots : «, les établissements publics de coopération intercommunale ou les syndicats mixtes » et le mot : « concernées » est remplacé par le mot : « concernés ». I ter (nouveau). – Le présent article entre en vigueur le 1er janvier 2027. II. – Les éventuelles conséquences financières résultant pour l’État du présent article sont compensées, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre I er du livre III du code des impositions sur les biens et services.…

Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.

Le travail en commission

Rapporteur·e de ce texte, désigné·e par la commission pour l'examiner et le présenter :

Commission : Commission des affaires sociales

En amont de la séance publique, ce texte a fait l'objet de 17 amendements examinés en commission (Affaires sociales), dont 0 adopté. C'est l'étape, souvent décisive, où le texte est retravaillé avant les votes en séance.

Les amendements déposés

20 amendements ont été déposés sur ce texte (17 en commission, 3 en séance publique). C'est là que le texte se façonne, avant les votes solennels.

  • 3 Rejetés
  • 2 Retirés
  • 2 Irrecevables (article 40)
  • 13 Irrecevables (autres motifs)

Seuls les amendements adoptés et rejetés ont été mis aux voix. Les autres ont été retirés, déclarés irrecevables, rendus sans objet par une adoption antérieure, non défendus, ou pas encore examinés.

Examinés par : Séance publique · Commission des affaires sociales

Article UNIQUE 2 amendements
  • n° AS16 Mme Christine Loir RN Retiré Après l’alinéa 10, insérer l’alinéa suivant : « I quater. - Au plus tard le 30 juin 2028, le Gouvernement remet au Parlement un…
  • n° AS17 Mme Christine Loir RN Retiré Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant : « 4° Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Lorsque les compétences mentionnées…
Après l'article UNIQUE 18 amendements
  • n° AS1 Mme Julie Ozenne EcoS Déclaré irrecevable
  • n° 1 M. Emmanuel Fernandes LFI Rejeté La Nation se fixe pour objectif de donner à toutes les communes les moyens humains et financiers nécessaires à l’exercice de…
  • n° AS2 M. Thomas Portes LFI Déclaré irrecevable (article 40)
  • n° 2 M. Thomas Portes LFI Rejeté Au plus tard le 30 juin 2028, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant la pertinence des critères de répartition de…
  • n° AS3 M. Emmanuel Fernandes LFI Déclaré irrecevable (article 40)
  • n° 3 M. Emmanuel Fernandes LFI Rejeté Dans un délai de deux ans à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant…
  • n° AS4 M. Thomas Portes LFI Déclaré irrecevable
  • n° AS5 M. Emmanuel Fernandes LFI Déclaré irrecevable
  • n° AS6 M. Thomas Portes LFI Déclaré irrecevable
  • n° AS7 M. Emmanuel Fernandes LFI Déclaré irrecevable
  • n° AS8 M. Thomas Portes LFI Déclaré irrecevable
  • n° AS9 M. Emmanuel Fernandes LFI Déclaré irrecevable
  • n° AS10 M. Thomas Portes LFI Déclaré irrecevable
  • n° AS11 M. Emmanuel Fernandes LFI Déclaré irrecevable
  • n° AS12 M. Thomas Portes LFI Déclaré irrecevable
  • n° AS13 M. Emmanuel Fernandes LFI Déclaré irrecevable
  • n° AS14 M. Thomas Portes LFI Déclaré irrecevable
  • n° AS15 M. Emmanuel Fernandes LFI Déclaré irrecevable

Source : open data de l'Assemblée nationale (jeu « Amendements »). Chaque amendement a sa fiche, qui dit s'il a été mis aux voix et par quel organe.

Pour aller plus loin