Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 14 décembre 2020. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.
Déposé sous la 15e législature, ce texte n'a pas abouti avant la fin de la législature (21 juin 2022). Il est devenu caduc : il faudrait le redéposer pour qu'il reparte.
↪ Repris sous la 16e législature : portant diverses mesures relatives à l’institution du Défenseur des droits
Proposition de loi ordinaireCe que change ce texte
L'enjeu en clair
Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.
Ce texte de loi modifie plusieurs dispositions législatives relatives au Défenseur des droits, en supprimant ou modifiant certaines mentions dans des textes existants. Il complète également les règles concernant l’indemnité des délégués du Défenseur des droits et rétablit la possibilité pour ces derniers de bénéficier d’autorisations d’absence pour leurs permanences. Enfin, il prévoit la création d’une taxe additionnelle pour compenser la charge financière de l’État liée à ces mesures.
Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.
Où en est ce texte ?
Le parcours du texte
- 14 décembre 2020 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
Le texte en détails
Dispositions du texte
Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)
MESDAMES, MESSIEURS, Alors que la crise des Gilets Jaunes a révélé une vive fracture entre les institutions publiques et les citoyens, que l’état d’urgence sanitaire lié à l’épidémie de covid-19 a restreint de manière inédite les libertés individuelles, et que les accusations de violences policières crispent les relations entre la population et les forces de l’ordre, le Défenseur des droits est une institution plus que jamais nécessaire à la réussite du projet républicain. Fruit d’une réflexion sur la modernisation de nos institutions démocratiques, le Défenseur des droits, inscrit dans la Constitution française en 2008 et mis en place en 2011, est doté de prérogatives plus importantes que celles des autorités administratives indépendantes qu’il remplace – le Médiateur de la République, la Haute autorité ́ de lutte contre les discriminations, le Défenseur des enfants et la Commission nationale de déontologie de la sécurité ́. L’ambition du constituant et du législateur organique de 2011 se traduit ainsi par un statut renforcé, une saisine facilitée et des pouvoirs accrus. À l’occasion des dix ans de l’institution, la commission des lois de l’Assemblée nationale a souhaité dresser le bilan de son action à travers une mission d’information ayant comme rapporteurs Mme Coralie Dubost et M. Pierre Morel-À-L’Huissier. Comme à l’accoutumée, les travaux de la mission ont permis de déboucher sur un rapport nourri des très nombreux échanges avec l’institution du Défenseur des droits en…
Articles (7 extrait·s du texte)
- Article 1er L’article 4 de la loi n° 2017-55 du 20 janvier 2017 portant statut général des autorités administratives indépendantes et des autorités publiques indépendantes est ainsi modifié : 1° Au premier alinéa, les mots « au Défenseur des droits, » sont supprimés ; 2° Le deuxième alinéa est supprimé.
- Article 2 Le 20 de l’annexe de la loi n° 2017-55 du 20 janvier 2017 précitée est abrogé.
- Article 3 I. – Le titre I er du livre II du code des relations entre le public et l’administration est ainsi modifié : 1° L’intitulé est complété par les mots : « et la mention relative au Défenseur des droits » ; 2° Il est ajouté un chapitre III ainsi rédigé : « CHAPITRE III « Mention relative au Défenseur des droits « Art. L. 213-1. – Les décisions administratives individuelles défavorables mentionnées aux articles L. 211-2 et L. 211-3 du présent code mentionnent les modalités de saisine du Défenseur des droits. »…
- Article 4 L’article 9 de la loi n° 2011-334 du 29 mars 2011 relative au Défenseur des droits est complété par une phrase ainsi rédigée : « Cette indemnité comprend une part fixe dont le montant ne peut être inférieur à 1 000 euros mensuels ainsi qu’une part variable en fonction de la distance entre les lieux où chaque délégué territorial effectue ses permanences. »
- Article 5 L’article 10 de la loi n° 2011-334 du 29 mars 2011 précitée est ainsi rétabli : « Art. 10. – Les permanences réalisées par les délégués du Défenseur des droits leur ouvrent droit à autorisation d’absence pendant leur temps de travail. Les autorisations d’absence ne peuvent leur être refusées que lorsque les nécessités du fonctionnement de l’entreprise ou du service public s’y opposent. L’employeur n’est pas tenu de rémunérer ces absences. »…
- Article 6 L’article 1 er de la loi n° 2007-1545 du 30 octobre 2007 instituant un Contrôleur général des lieux de privation de liberté est complété par cinq alinéas ainsi rédigés : « Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté est également chargé, pour toute personne privée de liberté : « 1° De défendre les droits et libertés dans le cadre des relations avec les administrations de l’État, les collectivités territoriales, les établissements publics et les organismes investis d’une mission de service public ; « 2° De défendre et de promouvoir l’intérêt supérieur et les droits de l’enfant consacrés par la loi ou par un engagement international régulièrement ratifié ou approuvé par la France ; « 3° De lutter contre les discriminations, directes ou indirectes, prohibées par la loi ou par un engagement international régulièrement ratifié ou approuvé par la France ainsi que de promouvoir l’égalité ; « 4° De veiller au respect de la déontologie par les personnes exerçant des activités de sécurité dans les lieux où cette personne est privée de liberté. »…
- Article 7 La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.
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Pour aller plus loin
À l'initiative du texte
Cosignataires (58)
Voir aussi
Fiche officielle sur assemblee-nationale.fr ↗ (texte intégral, amendements, comptes-rendus de commission)