Faire coïncider les délais de prescriptions du délit de non-dénonciation et du délit d'omission de porter secours avec les délais de prescriptions des crimes et agressions sexuelles sur mineurs

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 19 novembre 2024. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Autrice : Maud PetitDEM · avec 37 cosignataires

En commission

Renvoyée en commission le 19 novembre 2024, en attente d'examen ou en cours d'examen.

Commission des lois

Proposition de loi ordinaire

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Ce texte de loi propose de modifier les délais de prescription des délits de non-dénonciation et d'omission de porter secours afin qu'ils soient alignés sur ceux des crimes et agressions sexuelles sur mineurs. Il modifie un article du code de procédure pénale pour ajuster les termes et les durées mentionnées. Cette modification vise à rendre plus longs les délais pendant lesquels ces délits peuvent être poursuivis. Le texte ne précise pas les nouvelles durées exactes, mais indique que le mot « dix » est remplacé par « vingt » et que le mot « vingt » est remplacé par un autre terme non précisé dans l’extrait.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 19 novembre 2024
Identifiant : PIONANR5L17B0581
Dossier législatif : DLR5L17N50912

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 19 novembre 2024 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. à venir Adoption définitive
  3. à venir Conseil constitutionnel saisine possible
  4. à venir Promulgation

La chaîne est affichée en entier jusqu'à la promulgation ; les étapes encore incertaines sont marquées possibles.

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, « Tous les mercredis, j’avais l’habitude de me rendre chez ma tante et mon oncle. Ce dernier me demandait de le rejoindre à la cave. Là, il me violait. Un jour, ma tante a ouvert la porte de la cave. Je l’ai vue, elle était en haut de l’escalier. J’avais mon pantalon sur les chevilles. Il était derrière moi. Elle a fermé la porte et n’a jamais rien dit. » Chaque année en France, au moins 160 000 mineurs sont victimes de violence sexuelles. Cela signifie qu’un enfant est agressé sexuellement toutes les trois minutes dans notre pays (sources rapport Civiise). Ces chiffres sont connus et maintes fois entendus. Ils font froid dans le dos. Mais ils doivent être rappelés afin qu’ils ne soient pas oubliés et pour réelle prise de conscience de ce que vivent certains de nos enfants. Prévention, communication, accompagnement aux familles, aux professionnels de la Petite enfance, au corps enseignant, aux professionnels de la santé,… tout doit être mis en œuvre pour lutter contre ce qui ne doit plus être un tabou mais bien un sujet de politiques publiques : les violences sexuelles à l’encontre des mineurs. Notre société en a aujourd’hui parfaitement conscience et la mise en place de la commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) en a témoigné ; nous condamnons unanimement ces actes atroces et la loi protège déjà un peu mieux qu’hier. Mais il reste une zone grise dans la lutte contre ces violences : le silence de ceux …

Articles (1 extrait·s du texte)
  • Article unique L’avant-dernier alinéa de l’article 8 du code de procédure pénale est ainsi modifié : 1° Les mots : « du délit mentionné à l’article » sont remplacés par les mots : « des délits mentionnés aux articles 223-6 et » ; 2° Le mot : « dix » est remplacé par le mot : « vingt » ; 3° Le mot : « vingt » est remplacé par le mot : « trente ».

Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.

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