Budget rectificatif 2018

57 % des votant·es ont voté pour. Seuil de 26 voix franchi. 3 abstentions.
Disputé
Participation 9 %

Le parcours du texte

  1. 7 novembre 2018 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 19 novembre 2018 1re lecture Sénat Rejeté
  3. 21 novembre 2018 Commission mixte paritaire Accord
  4. 27 novembre 2018 Nouvelle lecture Sénat Rejeté
  5. 28 novembre 2018 Lecture définitive Assemblée Adopté
  6. 10 décembre 2018 Conseil constitutionnel Conforme

Ce que change ce texte

Le texte vise à modifier les dispositions du projet de loi de finances pour 2018, en vue de corriger certaines mesures budgétaires. Il s'agit d'une loi rectificative qui ajuste les finances publiques après la première lecture.

  • Recettes des radarsAffecte pour 2018 le produit des amendes forfaitaires perçues « par la voie de systèmes automatiques de contrôle et sanction » au compte d’affectation spéciale « Contrôle de la circulation et du stationnement routiers », dans la limite de 439,61 millions d’euros, dont 269,61 millions pour la section « Contrôle automatisé ». art. 1er
  • Transition énergétiqueFixe à 6 588 671 056 euros la part de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques affectée pour 2018 au compte d’affectation spéciale « Transition énergétique ». art. 2
  • Agence France TrésorAutorise, au delà de l’entrée en vigueur de la loi, la perception des rémunérations de services instituées par le décret du 8 février 2018 relatif au service à compétence nationale dénommé « Agence France Trésor ». art. 3
  • Équilibre du budget 2018Évalue, pour 2018, « les ressources et les charges de trésorerie qui concourent à la réalisation de l’équilibre financier » : un besoin de financement de 197,2 milliards d’euros, dont 80,0 de déficit à financer et 116,6 d’amortissement de la dette à moyen et long termes ; le plafond d’autorisation des emplois rémunérés par l’État est ramené à 1 949 528 équivalents temps plein travaillé. art. 4
  • Crédits du budget généralOuvre au titre du budget général 7 686 377 365 € d’autorisations d’engagement et 6 778 018 553 € de crédits de paiement, et annule 1 887 059 506 € et 2 050 161 926 €. art. 5
  • Budgets annexesOuvre 15 925 463 € de crédits au titre des budgets annexes et annule 33 211 507 € d’autorisations d’engagement et 32 409 023 € de crédits de paiement. art. 6
  • Comptes spéciauxOuvre sur les comptes d’affectation spéciale 134 267 377 € et 131 899 164 €, y annule 594 646 167 € et 632 884 057 €, et annule sur les comptes de concours financiers 774 800 000 € et 491 900 000 €. art. 7
  • Plafonds d’emplois par ministèreRéécrit le tableau des plafonds d’emplois de la loi de finances pour 2018 : 1 949 528 équivalents temps plein travaillé au total, dont 1 938 288 pour le budget général et 11 240 pour les budgets annexes. art. 8

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

Adopté le 28 novembre 2018 : 31 voix pour, 20 contre, 3 abstentions. Deux groupes ont voté pour, cinq ont voté contre et un s’est abstenu.

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI16GDR29SOC16LT46MODEM309LREM28UDI104LR12NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise040
Gauche démocrate et républicaine030
Socialistes et apparentés030
Libertés et Territoires010
Mouvement Démocrate et apparentés300
La République en Marche2820
UDI, Agir et Indépendants003
Les Républicains060
Non inscrit010
Mises au point de vote 3

Sous son analyse de ce scrutin, l'Assemblée publie une rubrique « Mises au point » où des député·es font consigner la position qu'ils avaient voulu prendre. Elle ne rectifie pas le scrutin : le relevé ci-dessus reste le résultat officiel, et l'Assemblée le publie inchangé dans le même document.

Une autre mise au point émane de député·es qui ne figurent pas dans le relevé nominatif de ce scrutin : aucun vote n'y est enregistré à leur nom.

Lire la rubrique « Mises au point » sur l'analyse officielle du scrutin ↗

Les avis, pour et contre

Le projet de loi de finances rectificative pour 2018 a été adopté par l’Assemblée nationale le 28 novembre 2018. Ce texte modifie les dispositions budgétaires initialement votées, en vue d’ajuster les dépenses et les recettes de l’État. Le vote a opposé LAREM et LR, les premiers soutenant le projet, les seconds s’y opposant. 31 députés ont voté pour, 20 contre, avec 3 abstentions. Le scrutin reflète un clivage entre les deux groupes parlementaires sur la gestion budgétaire.

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Les avis des experts indépendants

Aucune évaluation d'un organisme indépendant (haut conseil, Cour des comptes, instance scientifique...) n'est encore rattachée à ce texte. Le site en ajoute au fil des publications, toujours attribuées et datées.

Vous connaissez une évaluation pertinente, ou vous aimeriez qu'on la cherche en priorité ?
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 10 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Projet de loi de finances rectificative pour 2018), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. Gérald Darmanin (ministre de l’action et des comptes publics)
« Avec votre autorisation, monsieur le président, puisqu’il s’agit d’une lecture définitive, je vais dire quelques mots depuis le banc, ainsi que le rapporteur général m’a invité à le faire, comme il le fera. »
M. Joël Giraud (rapporteur général de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire)
« Le ministre l’a rappelé à l’instant, ce projet de loi de finances rectificative se limite à des ajustements budgétaires de fin de gestion. Il permet en outre, pour la première fois depuis 1985, qu’aucun décret d’avance ne soit pris. »
M. Charles de Courson LC
« Monsieur le ministre chargé des relations avec le Parlement, je vous apprécie beaucoup mais j’aurais souhaité que le ministre chargé de ce dossier soit présent. »
M. Laurent Saint-Martin LREM
« Ce projet de loi de finances rectificative est celui de la sincérité budgétaire retrouvée, celle que le Parlement, dans toutes ses composantes, exige depuis longtemps de la part du Gouvernement. Je salue l’engagement du ministre de ne pas introduire de dispositions fiscales dans ce PLFR. »
Mme Marie-Christine Dalloz LR
« Je commencerai, monsieur le ministre, par une critique sur la forme, à laquelle les orateurs précédents se sont également livrés : les conditions de travail pour apprécier ce projet de loi de finances rectificatives pour 2018 ne sont pas acceptables. »
Mme Sarah El Haïry MODEM
« Je débuterai mon propos par une évidence : monsieur le ministre, le groupe MODEM et apparentés votera ce PLFR pour 2018, et ce à deux titres. »
M. Jean-Louis Bricout NG
« Nous sommes réunis pour examiner, en lecture définitive, le PLFR pour 2018. Compte tenu du calendrier, nous ne pouvons que regretter votre méthode, qui consiste à forcer le Parlement à travailler dans l’urgence. Comme l’ont souligné avant moi plusieurs orateurs, cela n’est pas sérieux. »
Mme Lise Magnier UDI
« Nous arrivons enfin à la lecture définitive de ce projet de loi de finances rectificative pour 2018. Que retenir de ce texte ? Sur la forme, nous pouvons d’abord retenir – et ce n’est pas rien – que ce texte est un PLFR, juste un PLFR et rien qu’un PLFR. »
Mme Sabine Rubin FI
« Nul ne peut désormais ignorer que notre pays traverse une crise sociale inouïe, où le sentiment d’abandon cède sa place à l’action et l’auto-organisation à la résignation. »
M. Jean-Paul Dufrègne GDR
« « Je comprends votre colère, mais nous persistons à croire que nous avons raison. Circulez, il n’y a rien à voir – et, prioritairement, circulez à vélo ! Vous êtes les vilains petits canards – jaunes, de préférence –, mais nous ferons votre bonheur, que vous le vouliez ou non. »

Le passage en commission

62 amendements examinés en commission, dont 0 adopté.

Rapporteur·e·s de ce texte

Commissions : Commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire · Commission mixte paritaire

Avant d'arriver dans l'hémicycle, ce texte a été examiné par la commission Finances. 62 amendements y ont été déposés, aucun n'a été adopté. En séance, 406 amendements ont été discutés sur ce texte.

29 rejetés2 retirés23 non soutenus8 en cours ou sans suite

Qui dépose, et qui fait adopter

4 groupes ont déposé des amendements en commission, et aucun n'a été adopté. Le détail des dépôts est ci-dessous.

1 amendement de plus n'est rattaché à aucun groupe identifiable.

La commission n'a adopté aucun amendement : le texte est arrivé en séance tel qu'elle l'avait reçu.

Où la commission a le plus changé le texte

Pour situer : sur les 380 grands votes de cette législature dont le texte est passé par une commission, la médiane est de 149 amendements et 33 adoptés.

Source : open data de l'Assemblée nationale (amendements + rapports de commission).

Le texte en détails

8 articles · 8 amendements

Les documents officiels de ce texte :

le texte voté (PDF) ↗ sa fiche sur ce site le texte déposé (PDF) ↗ la fiche du texte déposé le rapport de commission n° 1395 ↗le rapport de commission n° 1443 ↗le rapport de commission n° 1446 ↗

Les 8 articles du texte adopté, chacun replié : son résumé en une phrase, le vote sur l'article, et les amendements qui y ont été mis aux voix (avec ce qu'ils proposaient). 8 amendements au total.

  • Article 1ernon mis aux voix Plafonne pour 2018 à 439,61 millions d'euros les amendes forfaitaires automatiques affectées au contrôle de la circulation et du stationnement routiers, dont 269,61 millions pour le contrôle automatisé. 10 com. / 1 séance

    Plafonne pour 2018 à 439,61 millions d'euros les amendes forfaitaires automatiques affectées au contrôle de la circulation et du stationnement routiers, dont 269,61 millions pour le contrôle automatisé.

    1 amendement déposé sur cet article : 1 en séance.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 2non mis aux voix Fixe à 6 588 671 056 euros, pour 2018, le montant de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques affecté au compte d'affectation spéciale Transition énergétique. 82 com. / 6 séance

    Fixe à 6 588 671 056 euros, pour 2018, le montant de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques affecté au compte d'affectation spéciale Transition énergétique.

    8 amendements déposés sur cet article : 2 en commission, puis 6 en séance.

    lire le texte officiel ↗

    Amendements mis aux voix sur cet article (1)

    • n° 18 M. Dufrègne rejeté Cet amendement voulait supprimer le prélèvement de 600 millions d’euros sur le compte dédié à la transition énergétique, ses auteurs souhaitant préserver ces ressources pour financer la transition écologique plutôt que d’autres mesures fiscales.
  • Article 3non mis aux voix Autorise la perception, au-delà de l'entrée en vigueur de la loi, des rémunérations de services rendus par l'Agence France Trésor.

    Autorise la perception, au-delà de l'entrée en vigueur de la loi, des rémunérations de services rendus par l'Agence France Trésor.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 4non mis aux voix Révise pour 2018 l'équilibre budgétaire et le financement de l'État, maintient le plafond de variation nette de sa dette et ramène son plafond d'emplois à 1 949 528. 103 com. / 7 séance

    Révise pour 2018 l'équilibre budgétaire et le financement de l'État, maintient le plafond de variation nette de sa dette et ramène son plafond d'emplois à 1 949 528.

    10 amendements déposés sur cet article : 3 en commission, puis 7 en séance.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 5non mis aux voix Ouvre au budget général de 2018 des crédits de 7 686 377 365 euros en engagement et 6 778 018 553 euros en paiement, et en annule d'autres. 7423 com. / 51 séance

    Ouvre au budget général de 2018 des crédits de 7 686 377 365 euros en engagement et 6 778 018 553 euros en paiement, et en annule d'autres.

    74 amendements déposés sur cet article : 23 en commission, puis 51 en séance.

    lire le texte officiel ↗

    Amendements mis aux voix sur cet article (3)

    • n° 89 M. Cornut-Gentille rejeté Propose de revenir sur l'annulation de crédits du programme « Équipement des forces » de la mission « Défense » (opérée pour financer le programme « Préparation et emploi des forces »).
    • n° 132 Mme Rabault rejeté Propose de financer une rallonge du chèque énergie pour la fin 2018.
    • n° 5 M. Lachaud FI rejeté Propose de garantir le principe de financement interministériel des opérations extérieures (OPEX) des armées.
  • Article 6non mis aux voix Ouvre 15 925 463 € de crédits et annule 33 211 507 € d'autorisations d'engagement et 32 409 023 € de paiement sur les budgets annexes pour 2018.

    Ouvre 15 925 463 € de crédits et annule 33 211 507 € d'autorisations d'engagement et 32 409 023 € de paiement sur les budgets annexes pour 2018.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 7non mis aux voix Ouvre pour 2018 des crédits sur les comptes d'affectation spéciale et en annule, sur ces mêmes comptes et sur les comptes de concours financiers. 31 com. / 2 séance

    Ouvre pour 2018 des crédits sur les comptes d'affectation spéciale et en annule, sur ces mêmes comptes et sur les comptes de concours financiers.

    3 amendements déposés sur cet article : 1 en commission, puis 2 en séance.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 8non mis aux voix Fixe à 1 949 528 équivalents temps plein travaillé le plafond d'emplois des ministères et budgets annexes pour 2018. 72 com. / 5 séance

    Fixe à 1 949 528 équivalents temps plein travaillé le plafond d'emplois des ministères et budgets annexes pour 2018.

    7 amendements déposés sur cet article : 2 en commission, puis 5 en séance.

    lire le texte officiel ↗

    Amendements mis aux voix sur cet article (4)

    • n° 1 M. Le Fur rejeté Face à des hausses de taxe qu’il jugeait insoutenables pour les automobilistes, cet amendement de M. Le Fur proposait de réécrire le barème de la TICPE sur les carburants pour les années 2018 à 2022.
    • n° 306 Mme Louwagie rejeté Cet amendement voulait maintenir sur deux ans les taxes sur l’énergie au niveau de 2018, en calant la composante carbone à 39 euros la tonne plutôt que 47,5, pour amortir le choc sur le pouvoir d’achat.
    • n° 129 Mme Rabault rejeté Le montant de la taxe sur l’essence et le gazole (TICPE) aurait été gelé en 2019 à son niveau de 2018, ses auteurs socialistes jugeant injuste d’imposer le coût de la transition écologique aux ménages modestes.
    • n° 305 M. Charles de Courson LC rejeté La hausse programmée des taxes sur les carburants aurait été suspendue, avec cet amendement, tant que le baril de pétrole resterait sous 72 dollars et que l’État n’aurait pas facilité l’achat de véhicules propres.

Articles du texte adopté et votes internes : données officielles de l'Assemblée nationale. Les résumés d'articles et de chaque amendement sont rédigés à partir du texte, puis vérifiés.

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue