pénalisation de la publicité sur l'offre et la demande d'organes

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 4 février 2020. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Autrice : Josiane CorneloupLR · avec 24 cosignataires

Caduque

Déposé sous la 15e législature, ce texte n'a pas abouti avant la fin de la législature (21 juin 2022). Il est devenu caduc : il faudrait le redéposer pour qu'il reparte.

Proposition de loi ordinaire

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Ce texte propose de rendre illégal, en vertu du code pénal, le fait de publier, directement ou indirectement, le besoin ou la disponibilité d’organes dans le but d’obtenir un profit ou un avantage comparable. L’objectif est de lutter contre le trafic d’organes et le tourisme de transplantation en limitant la diffusion de ces informations sur les réseaux publics. L’interdiction s’applique à toute personne qui, par la publicité, facilite l’offre ou la demande d’organes à des fins lucratives. La mise en œuvre de cette disposition est confiée à un décret en Conseil d’État.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 4 février 2020
Identifiant : PIONANR5L15B2644
Dossier législatif : DLR5L15N38614

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 4 février 2020 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, Bien que la publicité sur l’offre et la demande d’organes en vue d’obtenir un profit ou un avantage comparable pourrait, en principe, rentrer dans le champ d’applica tion de la notion d’entre mise prévue dans la première phrase de l’alinéa 2 de l’article 511-2, il convient de faire figurer expressément cette interdiction dans un nouvel article en application du principe d’interprétation stricte de la loi pénale et par souci de prévisibilité. En effet, si ces actes ne sont pa s interdits expressément par la loi pénale, les individus ne seraient pas au courant de l’illicéité de ces actes, et il existe le risque que le juge pénal ne sanctionne pas ces actes en l’absence d’une interdiction expresse. De plus, tel qu’af firmé dans le rapport explicatif de la Convention de Compostelle, cette interdiction est nécessaire compte tenu de l’existenc e, par exemple, de site s web sur lesquels les organes humains sont mis en vente. Ainsi, cette interdiction de publicité aurait pour objectif de prévenir le trafic d’organes et le tourisme de transplantation, car ces informations ne seraient pas disponibles sur Internet et en conséquence les patients ne seraient pas incités à acheter des organes ou à partir à l’étranger pour faire du tourisme de transplantation. Grâce à cette interdiction, les patients ne pourraient pas être non plus contactés par des personnes sans scrupules qui leur proposeraient d’acheter des organes. Par conséquent, pour les raisons exposées ci-dessu …

Articles (2 extrait·s du texte)
  • Article 1er Après l’article 511-2 du code pénal, il est inséré un article 511-2-1 ainsi rédigé : « Art.511-2-1. – Le fait de rendre public, de façon directe ou indirecte, le besoin ou la disponibilité d’organes dans le but d’offrir ou de rechercher un profit ou un avantage comparable pour lui-même ou pour autrui est puni de quinze ans de réclusion criminelle et de 3 000 000 € d’amende. « Les deux premiers alinéas de l’ar ticle 132-23 relatif à la période de sûreté sont applicables aux infractions prévues par le présent article. »…
  • Article 2 La mise en œuvre des dispositions de la présente loi est déterminée par décret en Conseil d’État.

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Pour aller plus loin