Ce que change le texte

Cette loi facilite l’exercice des médecins ayant commencé leurs études au Royaume-Uni avant le Brexit : elle reconnaît leurs diplômes britanniques, qui relevaient depuis lors du régime des praticiens à diplôme hors Union européenne.

Comment chaque groupe a voté

en gris : absent·es ou n'ont pas pris part au vote

Adopté le 4 mai 2026 : 72 voix pour, aucune contre. Onze groupes ont voté pour.

Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention ; un clic sur le groupe ouvre la liste de ses député·es
GroupeRépartitionPour, contre, abstention
15 pour, 0 contre, 0 abst.
3 pour, 0 contre, 0 abst.
1 pour, 0 contre, 0 abst.
4 pour, 0 contre, 0 abst.
2 pour, 0 contre, 0 abst.
8 pour, 0 contre, 0 abst.
17 pour, 0 contre, 0 abst.
6 pour, 0 contre, 0 abst.
3 pour, 0 contre, 0 abst.
2 pour, 0 contre, 0 abst.
10 pour, 0 contre, 0 abst.
1 pour, 0 contre, 0 abst.
Mises au point de vote 1

Sous son analyse de ce scrutin, l'Assemblée publie une rubrique « Mises au point » où des député·es font consigner la position qu'ils avaient voulu prendre. Elle ne rectifie pas le scrutin : le relevé ci-dessus reste le résultat officiel, et l'Assemblée le publie inchangé dans le même document.

Une autre mise au point émane de député·es qui ne figurent pas dans le relevé nominatif de ce scrutin : aucun vote n'y est enregistré à leur nom.

Lire la rubrique « Mises au point » sur l'analyse officielle du scrutin ↗

Comprendre les votes

Les avis

Les positions exprimées sur le texte, avec les points de vigilance soulevés. Chaque position est attribuée et sourcée ; le site ne tranche pas.

Pour le texte

5 avis

Rapporteur, il présente en deuxième lecture l'aboutissement d'un texte qui vise « centaines de médecins formés au Royaume-Uni avant le Brexit », aujourd'hui « privés de leurs droits d’exercer la médecine en France » parce que la reconnaissance automatique de leur diplôme a disparu avec le Brexit. Il rappelle qu'ils sont dans cette situation depuis six ans.

Les 4 autres avis

Présente le texte comme la correction d’un oubli lié au Brexit : des jeunes, pour la plupart français, partis étudier la médecine au Royaume-Uni avant l’entrée en vigueur des nouvelles règles y ont reçu une formation identique à celle dispensée dans les autres pays européens, mais ne peuvent pas revenir exercer en France. Il ajoute que son groupe soutient pleinement le texte.

Au nom du gouvernement, elle décrit un texte qui remédie à « la situation ubuesque des étudiants, notamment français, qui avaient fait le choix de faire leurs études médicales au Royaume-Uni avant 2020 » et que le Brexit a mis devant le fait accompli. Elle précise qu'il n'ouvre pas de brèche et n'abaisse pas les exigences de qualification.

Il tient le texte pour la correction d'« une véritable absurdité juridique » et l'appuie sur une constatation de fait : « La qualité de la formation médicale britannique n’a pas changé » entre le 30 décembre 2020 et le 1er janvier 2021, alors que depuis le Brexit ces praticiens sont assimilés à des Padhue. Il cite des parcours suspendus à une date administrative, dont celui d'un médecin franco-britannique contraint de repartir travailler au Royaume-Uni.

Il constate que la reconnaissance du diplôme, « autrefois garantie, ne l’est plus aujourd’hui, du seul fait du Brexit », sans rapport avec les compétences des praticiens. Il en conclut que « Cette proposition de loi vient réparer cette incongruité et, en ce sens, elle est nécessaire », utile aussi pour les patients.

Contre le texte

0 avis

Aucun avis contraire au texte n'est relevé dans les sources de cette fiche.

Réserves et nuances

2 réserves

Il déplace le débat vers les praticiens à diplôme hors Union européenne, que le texte ne traite pas, en brandissant un billet de cinq euros : « c’est ce que la France de Macron offre à des milliers de médecins qui ont obtenu un diplôme en dehors de l’Union européenne, les Padhue ». Il cite un infectiologue de 33 ans d'expérience payé à ce tarif et avance que « la rémunération des Padhue a baissé de 40 % en trois ans ».

L'autre réserve

Elle annonce que son groupe ne fera pas obstacle au texte, « Bien évidemment, nous ne nous opposerons pas à cette proposition de loi », tout en émettant une réserve sur « la décision prise par le Sénat d’ouvrir la procédure Dreessen aux médecins diplômés au Royaume-Uni ». Elle rappelle que le texte exige une formation commencée avant le 31 décembre 2020.

Prise de parole

Compte rendu intégral de la séance

Les mesures

  • ObjectifLe texte facilite l’exercice en France des médecins diplômés au Royaume-Uni avant le Brexit.
  • CodeIl modifie le code de la santé publique (art. L. 4111-1 et L. 4131-1).
  • RessortissantsLe dispositif vise les ressortissants du Royaume-Uni comme ceux de l’UE ou de l’EEE (art. L. 4131-1).
  • TitreSont admis les diplômes, certificats ou titres permettant l’exercice de la médecine au Royaume-Uni (art. L. 4131-1).
  • ConditionLa formation de médecin doit avoir commencé avant le 31 décembre 2020 (art. L. 4131-1).
  • BrexitLe texte préserve ainsi l’accès à la profession pour les formations engagées avant la sortie du Royaume-Uni de l’Union.

Regards extérieurs

Ce qu'en disent des instances indépendantes, citées et datées. Le site rapporte, il ne tranche pas.

Aucune évaluation d'un organisme indépendant (haut conseil, Cour des comptes, instance scientifique...) n'est encore rattachée à ce texte. Le site en ajoute au fil des publications, toujours attribuées et datées.

Vous connaissez une évaluation pertinente, ou vous aimeriez qu'on la cherche en priorité ?
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 12 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Exercice en France des médecins diplômés au Royaume-Uni ayant débuté leurs études avant le Brexit), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

Mme Stéphanie Rist (ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées)
« Je commencerai, monsieur le rapporteur, par saluer votre engagement. La proposition de loi que vous défendez est fondamentale pour les ressortissants de votre circonscription et importante pour favoriser l’accès aux soins sur notre territoire. »
M. Vincent Caure (rapporteur de la commission des affaires sociales)
« Cet examen en deuxième lecture marque l’aboutissement d’un travail législatif qui améliorera concrètement la vie professionnelle et, par la même occasion, la vie personnelle de centaines de médecins formés au Royaume-Uni avant le Brexit. »
M. Jean-Paul Lecoq GDR
« La proposition de loi qui nous revient en deuxième lecture prévoit une voie dérogatoire d’exercice en France pour les médecins britanniques et pour ceux ayant commencé leurs études au Royaume-Uni avant le Brexit. »
M. Jean-Paul Lecoq GDR
« Selon la Fédération hospitalière de France, en 2023, près de 7 000 Padhue exerçaient sous un statut précaire en tant que praticiens faisant fonction d’interne ou en tant que stagiaire associé. »
Mme Joëlle Mélin RN
« Par son article unique, cette proposition de loi tend à modifier le code de la santé publique afin d’adapter aux conséquences du Brexit les modalités de reconnaissance des diplômes de médecine délivrés au Royaume-Uni. »
M. Hadrien Clouet LFI
« Cinq euros de l’heure (L’orateur brandit un billet de 5 euros) : c’est ce que la France de Macron offre à des milliers de médecins qui ont obtenu un diplôme en dehors de l’Union européenne, les Padhue. »
M. Arnaud Simion SOC
« Le groupe Socialistes et apparentés votera en faveur de cette proposition de loi parce qu’elle répond à une injustice précise née du Brexit : les médecins ayant commencé leurs études au Royaume-Uni avant le 31 décembre 2020, dans un cadre européen, ont vu leur situation basculer brutalement après le… »
M. Patrick Hetzel DR
« Nous examinons un texte de bon sens, qui tend à corriger une véritable absurdité juridique. Par la voix de ma collègue Josiane Corneloup, nous avons évoqué en commission des parcours de vie suspendus à une simple date administrative : celui d’une jeune Française, partie étudier la médecine à l’Imper… »
Mme Christine Arrighi ECOS
« Contre une reconnaissance des diplômes à deux vitesses, ce texte propose de sécuriser le parcours des jeunes médecins formés au Royaume-Uni avant le Brexit, soit une mesure de cohérence que nous soutenons. »
M. Éric Martineau DEM
« Nous examinons aujourd’hui en deuxième lecture une proposition de loi dont les conséquences sont très concrètes, à la fois pour les praticiens concernés et pour l’accès aux soins de nos concitoyens. »
M. Bertrand Bouyx HOR
« Le texte sur lequel nous sommes appelés à nous prononcer en deuxième lecture porte sur une situation marginale si l’on se réfère au faible nombre de personnes concernées, mais soulève une question de principe, celle de la fidélité de notre droit à ceux qui lui ont fait confiance. »
M. Yannick Favennec-Bécot LIOT
« Nous sommes appelés à nous prononcer sur un texte qui vise à corriger une injustice bien réelle subie par un certain nombre de jeunes médecins français. »

Lire le compte rendu intégral de la séance ↗

Le passage en commission

3 amendements adoptés en commission sur 13 déposés, 3 articles modifiés ; 1 réunion de commission. Le détail ›

Rapporteur·e·s de ce texte

Commission : Commission des affaires sociales

Avant d'arriver dans l'hémicycle, ce texte a été examiné par la commission Affaires sociales. 13 amendements y ont été déposés, dont 3 adoptés (qui ont modifié le texte avant le vote).

3 adoptés1 rejetés1 non soutenus8 en cours ou sans suite

Qui dépose, et qui fait adopter

  • LFI 1 sur 6 17%
  • GDR aucun sur 2 0%
  • LIOT aucun sur 3 0%
  • EPR 2 sur 2 100%
Barre claire : les amendements déposés en commission. Partie pleine : ceux qui ont été adoptés. Le chiffre de droite les rapporte l'un à l'autre. Les groupes suivent l'ordre de l'hémicycle, comme le graphe des votes.

Où la commission a le plus changé le texte

Les articles qui ont vu le plus d'amendements adoptés EN COMMISSION, c'est-à-dire là où le texte a bougé avant même l'hémicycle. Chaque ligne renvoie à son article dans « Le texte en détails », juste en dessous.

Pour situer : sur les 225 grands votes de cette législature dont le texte est passé par une commission, la médiane est de 47 amendements et 13 adoptés.

Auditions et travaux en commission 1 réunion, dont 1 audition

Le compte rendu officiel de chaque réunion est accessible.

28 avril 2026 Affaires sociales Audition Examen du texte Compte rendu ↗

Source : open data de l'Assemblée nationale (amendements + rapports de commission).

Le texte en détails

1 article

Les documents officiels de ce texte :

le texte voté (PDF) ↗ sa fiche sur ce site le texte déposé (PDF) ↗ la fiche du texte déposé le rapport de commission n° 2347 ↗le rapport de commission n° 2733 ↗

L'article unique du texte adopté, replié : son résumé en une phrase, le vote sur l'article, et les amendements qui y ont été mis aux voix (avec ce qu'ils proposaient).

  • Article unique Description : Permet à certains ressortissants, dont français et britanniques, d'exercer la médecine avec un diplôme britannique listé par arrêté, si la formation a commencé avant le 31 décembre 2020. 33 com. / 0 séance

    Description : Permet à certains ressortissants, dont français et britanniques, d'exercer la médecine avec un diplôme britannique listé par arrêté, si la formation a commencé avant le 31 décembre 2020.

    3 amendements déposés sur cet article : 3 en commission, dont 1 adopté.

    lire le texte officiel ↗

Articles du texte adopté et votes internes : données officielles de l'Assemblée nationale. Les résumés d'articles et de chaque amendement sont rédigés à partir du texte, puis vérifiés.

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue