renforcer le droit du consommateur en cas de vente forcée en cycle court

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 6 mars 2019. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Autrice : Virginie Duby-MullerLR · avec 30 cosignataires

Caduque

Déposé sous la 15e législature, ce texte n'a pas abouti avant la fin de la législature (21 juin 2022). Il est devenu caduc : il faudrait le redéposer pour qu'il reparte.

Proposition de loi ordinaire

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Ce texte de loi vise à renforcer les droits des consommateurs dans le cadre des ventes en cycle court, souvent réalisées en un seul contact et sans délai de réflexion. Il précise que le fait que le contrat serve l'activité professionnelle du prestataire ne modifie pas les équilibres contractuels en sa faveur. Il allonge également le délai de réflexion pour les contrats à distance, afin de permettre au consommateur de mieux comprendre les conditions de l'engagement.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 6 mars 2019
Identifiant : PIONANR5L15B1742
Dossier législatif : DLR5L15N37273

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 6 mars 2019 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, La vente dite « one-shot » (ou vente en cycle court) est une méthode commerciale ayant pour but pour un prestataire de services, d’obtenir la signature du client lors de sa seule et unique rencontre, physique ou virtuelle sur des sites internet. La vente est actée rapidement, sans que le client n’ait souvent le temps de lire en détail le contrat, et sans délai de réflexion (la durée de contrat peut être écrite en petits caractères en bas de page, ou comportant une clause de tacite reconduction, etc..). De plus en plus de ventes ont aujourd’hui un caractère « instantané », grâce notamment au développement du numérique. Il ne s’agit nullement ici de les condamner, mais de dénoncer une catégorie bien spécifique d’entre-elles, pernicieuse, qui joue sur l’absence de connaissances du client/victime sur le secteur concerné et le droit de la consommation. Aujourd’hui, la force de ces ventes réside avant tout dans des montages contractuels mis en œuvre par les prestataires informatiques et les sociétés de financement qui leur sont associées. Par exemple, le prestataire « vend » à un client artisan ou à une TPE/PME qui souhaite se développer sur la Toile, un site internet, sans lui laisser le temps de réflexion, avec une argumentation agressive, et en ne donnant aucun élément décrivant ses prestations. Il fait alors signer à ce client, souvent peu familier avec l’informatique, un contrat de très longue durée (24, 48 ou même 60 mois) en faisant état d’une « offre co…

Articles (2 extrait·s du texte)
  • Article 1er Le III de l’article L. 121-16-1 du code de la consommation est complété par un alinéa ainsi rédigé : « Le simple fait que l’objet de ces contrats serve l’activité professionnelle du professionnel sollicité ne lui confère aucune qualité de nature à rééquilibrer les rapports contractuels, alors que tel est le cas si l’objet de ces contrats présente des caractéristiques propres conformes à celles de l’activité du professionnel, ou à tout le moins suffisamment proches. »…
  • Article 2 Au premier alinéa de l’article L. 221-18 du code de la consommation, le mot : « quatorze » est remplacé par le mot : « vingt-huit ».

Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.

Pour aller plus loin