Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 4 février 2020. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.
Déposé sous la 15e législature, ce texte n'a pas abouti avant la fin de la législature (21 juin 2022). Il est devenu caduc : il faudrait le redéposer pour qu'il reparte.
Proposition de loi ordinaireCe que change ce texte
L'enjeu en clair
Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.
Ce texte de loi prévoit d'augmenter les sanctions encourues par les conducteurs de poids lourds qui empruntent des routes communales interdites à leur circulation. Il modifie le code de la route afin de renforcer les mesures de dissuasion contre ces infractions. L’objectif est de mieux protéger l’état des routes communales et la sécurité des habitants. La mesure s’inscrit dans un cadre légal existant qui permet aux maires d’imposer des restrictions d’accès aux poids lourds. Le texte ne précise pas les montants des nouvelles sanctions, mais vise à rendre les amendes plus dissuasives.
Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.
Où en est ce texte ?
Le parcours du texte
- 4 février 2020 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
Le texte en détails
Dispositions du texte
Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)
MESDAMES, MESSIEURS, Aujourd’hui en France, les deux tiers du trafic routier s’écoulent sur les voies communales. Pour certaines de ces routes, le maire peut limiter l’accès à certaines catégories de véhicules, en application de ses pouvoirs de police (L.411-1 et suivants du code de la route). Il peut ainsi interdire de manière permanente l’accès aux poids lourds dépassant une certaine charge afin de préserver la tranquillité et la sécurité des habitants de la commune, mais également l’état des routes dont les frais de remise en état incombent à la commune propriétaire de la voirie. Toutefois, en l’état actuel du droit, le conducteur ne respectant pas l’interdiction permanente prise par le maire s’expose à une simple contravention de 4 ème ou 5 ème classe selon la dangerosité de la route empruntée (article R. 411-17 du code de la route), soit au maximum 1 500 euros d’amende. Cette sanction n’est que très peu dissuasive d’une part en raison du faible montant de l’amende, d’autre part en raison de la prise en charge par l’entreprise commettante qui trouve un intérêt financier à régler la contravention plutôt que de s’assurer du contournement de l’axe interdit à la circulation des plus de 35 tonnes. Plus encore, elle contrevient à la fonction d’intimidation de la sanction pénale, qui doit normalement susciter la crainte et, par conséquent, empêcher les individus de commettre une infraction. Afin de remédier à cette situation, nous avons dès le mois de juin 2019 attiré l’attentio…
Articles (1 extrait·s du texte)
- Article unique Le chapitre 1er du titre 1 er du livre 4 du code de la route est complété par un article L. 411-9 ainsi rédigé : « Art. L. 411-9. – Le fait, pour tout conducteur, de ne pas respecter l’interdiction permanente d’accès de certaines routes à certaines catégories de véhicules, prise par l’autorité investie du pouvoir de police en application des articles L. 411-1 à L. 411-5-1 pour prévenir un danger pour les usagers de la voie, est puni d’une amende délictuelle de 15 000 euros. « Lorsque, en outre, cette interdiction concerne une route comportant une descente dangereuse, l’infraction est punie d’une amende délictuelle de 25 000 euros. « Tout conducteur coupable de cette infraction encourt également la peine complémentaire de suspension du permis de conduire pour une durée de trois ans au plus, cette suspension ne pouvant ni être limitée à la conduite en dehors de l’activité professionnelle, ni être assortie du sursis, même partiellement. « Ce délit donne lieu de plein droit à la réduction de la moitié du nombre maximal de points du permis de conduire « L’immobilisation du véhicule peut être prescrite dans les conditions prévues aux articles L. 325-1 à L. 325-3. »…
Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.
Pour aller plus loin
Cosignataires (28)
Voir aussi
Fiche officielle sur assemblee-nationale.fr ↗ (texte intégral, amendements, comptes-rendus de commission)