responsabilité pénale

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 4 mai 2021. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Auteur : Guillaume LarrivéLR · avec 43 cosignataires

Caduque

Déposé sous la 15e législature, ce texte n'a pas abouti avant la fin de la législature (21 juin 2022). Il est devenu caduc : il faudrait le redéposer pour qu'il reparte.

Proposition de loi ordinaire

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Ce texte modifie la responsabilité pénale en précisant que, pour qu’un trouble psychique ou neuropsychique puisse être considéré comme ayant aboli le discernement, il doit ne pas résulter de la consommation de produits stupéfiants ou d’alcool. Il complète ainsi une disposition du code pénal relative à la responsabilité des personnes souffrant d’un trouble mental. Cette modification vise à clarifier les conditions dans lesquelles une personne peut être déclarée pénalement irresponsable.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 4 mai 2021
Identifiant : PIONANR5L15B4128
Dossier législatif : DLR5L15N42266

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 4 mai 2021 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, Dans la nuit du 4 avril 2017, à Belleville, Kobili Traoré a fait irruption au domicile de Madame Sarah Halimi. Il l’a rouée de coups, aux cris d’« Allah Akbar ». Et il l’a tuée, en la précipitant par-dessus un balcon. L’auteur de ce crime antisémite ne sera, hélas, jamais jugé. Ainsi en a définitivement décidé la chambre criminelle de la Cour de cassation, par un arrêt n° 404 du 14 avril 2021. Celle-ci, effet, n’a pas censuré la chambre d’instruction de la cour d’appel qui avait estimé que Kobili Traoré devait être regardé comme pénalement irresponsable au motif que son discernement était aboli du fait de la consommation de stupéfiants – et que « la circonstance que cette bouffée délirante soit d’origine exotoxique et due à la consommation régulière de cannabis, ne fait pas obstacle à ce que soit reconnue l’existence d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes, puisqu’aucun élément du dossier d’information n’indique que la consommation de cannabis par l’intéressé ait été effectuée avec la conscience que cet usage de stupéfiants puisse entraîner une telle manifestation ». Cet arrêt heurte la conscience tant il nous apparaît dénué de toute humanité et fait écho à l’adage summum jus, summa injuria qu’énonçait Cicéron dans son Traité des devoirs. Il appartient au législateur, au nom du peuple français, de tenter de corriger cette injustice. La non-rétroactivité de la loi pénale plus sévère ne permettra pas…

Articles (1 extrait·s du texte)
  • Article unique Le premier alinéa de l’article 122-1 du code pénal est complété par les mots : «, sauf si ce trouble résulte de la consommation de produits stupéfiants ou d’alcool. ».

Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.

Pour aller plus loin