Budget de fin de gestion 2024

67 % des votant·es ont voté pour. Seuil de 211 voix franchi. 55 abstentions.
MajoritaireClivage gauche-droite
Participation 82 %

Le parcours du texte

  1. 6 novembre 2024 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 25 novembre 2024 1re lecture Sénat Modifié
  3. 3 décembre 2024 Commission mixte paritaire Accord
  4. 4 décembre 2024 Lecture des conclusions de la CMP Assemblée Adopté
  5. 4 décembre 2024 Lecture des conclusions de la CMP Assemblée Adopté

Ce que change ce texte

En clair

Ce projet de loi de finances de fin de gestion ajuste les crédits pour 2024 sans créer d’impôt : il ouvre des crédits pour des besoins urgents et en annule d’autres pour tenir le déficit.

  • NatureLoi de finances de fin de gestion pour 2024, qui révise en cours d’année les recettes, les dépenses et l’équilibre du budget de l’État.
  • Recettes fiscalesRévise à la baisse une fraction de ressources affectée en la ramenant de 2 044 150 000 à 1 650 811 986 euros (art. 1er, modifiant la loi de finances pour 2024).
  • AjustementRelève en parallèle une autre ligne du même tableau, portée de 136 500 000 à 145 600 000 euros (art. 1er).
  • MontantAbaisse un montant plafonné de 4 026 728 396 à 3 976 056 557 euros à l’article 46 de la loi de finances pour 2006 (art. 2).
  • ÉquilibreFixe l’ajustement des ressources et des charges de l’État pour 2024 d’après l’état A annexé : les recettes fiscales sont révisées de -25 226 millions d’euros et les recettes totales de -24 217 millions. art. 3
  • SoldeLe tableau d’équilibre arrête le solde général à -21 900 millions d’euros pour 2024. art. 3
  • OuverturesOuvre pour 2024, au budget général, 10 620 540 612 € en AE et 11 504 356 813 € en CP, répartis par l’état B annexé. art. 4
  • AnnulationsAnnule en regard 6 975 663 290 € en AE et 6 475 838 483 € en CP au budget général. art. 4
  • Budgets annexesAnnule sur les budgets annexes 25 369 750 euros en AE et 37 701 937 euros en CP (art. 5, état C).
  • Comptes spéciauxOuvre 134 337 891 euros sur les comptes d’affectation spéciale et 231 739 000 euros sur les comptes de concours financiers, en AE comme en CP (art. 6, état D).
  • Concours financiersAnnule en regard 2 002 708 029 euros en AE et 2 016 108 029 euros en CP sur les comptes de concours financiers (art. 6, état D).

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

Adopté le 4 décembre 2024 : 318 voix pour, 103 contre, 55 abstentions. Sept groupes ont voté pour, trois ont voté contre et un s’est abstenu.

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
71LFI17GDR38EcoS66SOC23LIOT36DEM93EPR34HOR47DR16UDR124RN9NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise - Nouveau Front Populaire0610
Gauche Démocrate et Républicaine0130
Écologiste et Social0290
Socialistes et apparentés0051
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires1303
Les Démocrates2500
Ensemble pour la République8100
Horizons & Indépendants2800
Droite Républicaine3800
UDR1400
Rassemblement National11600
Non inscrit301
Mises au point de vote 1

Sous son analyse de ce scrutin, l'Assemblée publie une rubrique « Mises au point » où des député·es font consigner la position qu'ils avaient voulu prendre. Elle ne rectifie pas le scrutin : le relevé ci-dessus reste le résultat officiel, et l'Assemblée le publie inchangé dans le même document.

Lire la rubrique « Mises au point » sur l'analyse officielle du scrutin ↗

Les avis, pour et contre

Ce que disent les partisans et les opposants du texte. Chaque position est attribuée et sourcée ; le site ne tranche pas.

Pour le texte, 2
Laurent Saint-Martinministre chargé du Budget

Il présente un texte technique de fin d'année qui ne crée aucun impôt nouveau, assure la continuité de l'État (salaires des policiers et gendarmes, opérations extérieures, surcoûts des Jeux olympiques) et évite tout blocage budgétaire en fin d'exercice.

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Rapporteur du texte de la commission mixte paritaire, il défend un compromis qui finance des besoins consensuels (sécurité, aide à la Nouvelle-Calédonie et à l'Ukraine, allocations aux personnes handicapées, bourses étudiantes) tout en intégrant des économies.

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Contre le texte, 2

Président de la commission des finances, il critique une trajectoire budgétaire qu'il attribue à des baisses d'impôts non compensées plutôt qu'à un excès de dépenses, et juge que le texte prolonge une politique budgétaire injuste sans la corriger.

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Elle maintient l'opposition de son groupe à la politique budgétaire du gouvernement Barnier, estimant que l'effort demandé aux ménages et aux collectivités n'est pas équilibré par une contribution suffisante des hauts revenus et des grandes entreprises.

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Réserves et nuances, 2

Il dissocie explicitement le vote de son groupe pour ce texte de son vote de censure prévu le même jour : « nous ne souhaitons pas désorganiser la continuité de l’État », précisant que ce n'est pas une adhésion à la politique de dépenses du gouvernement.

Chef de file budgétaire du groupe, il explique l'abstention socialiste : sans avaliser la politique du gouvernement Barnier, le groupe refuse de bloquer un texte jugé nécessaire à la continuité de l'État en fin d'année, dans sa ligne de non-censure de l'automne 2024.

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Prise de parole

Compte rendu intégral de la séance

Les avis des experts indépendants

Cour des comptes ↗ Sujet connexe

La Cour des comptes relève que, sur la période 2017-2024, France Télévisions a affiché un déficit cumulé de 81 millions d'euros, entraînant une diminution de ses capitaux propres de 294 à 179 millions d'euros ; son budget 2025 prévoit un résultat net négatif de 40 millions d'euros. Elle constate une trésorerie fortement érodée et juge inéluctable la renégociation de la convention collective de 2013, qui classe 160 métiers et limite la polyvalence.

« France Télévisions », rapport particulier, septembre 2025

Cour des comptes ↗ Sujet connexe

La Cour des comptes relève que, depuis la suppression de la redevance audiovisuelle en 2022, le financement de l'audiovisuel public repose à titre provisoire sur l'affectation d'une fraction de la TVA, et qu'il a fallu plusieurs années pour le stabiliser. Elle souligne l'absence d'une trajectoire financière pluriannuelle consolidée (contrats d'objectifs et de moyens non finalisés) et appelle à sécuriser un financement durable, jugé nécessaire pour que les sociétés du secteur engagent leurs réformes de structure.

note d'analyse de l'exécution budgétaire 2024, compte « Avances à l'audiovisuel public »

Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 12 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Projet de loi de finances de fin de gestion pour 2024), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. David Amiel (rapporteur)
« J’en veux pour preuve que, s’agissant du périmètre des dépenses de l’État, l’exécution sera inférieure de 2,7 milliards d’euros à son niveau de 2023, grâce aux efforts accomplis en début d’année par le gouvernement de Gabriel Attal, puis par celui de Michel Barnier cet automne. »
M. Éric Coquerel (vice-président de la commission mixte paritaire)
« Voici certainement le dernier texte que votre gouvernement défendra devant cette assemblée. Ce n’est pas une loi technique que l’on soumet aujourd’hui à notre vote, mais bien un texte budgétaire – et austéritaire. »
M. Laurent Saint-Martin (ministre du budget et des comptes publics)
« Nous nous retrouvons aujourd’hui pour la lecture des conclusions de la commission mixte paritaire sur le projet de loi de finances de fin de gestion pour 2024. Une CMP conclusive, ça n’est pas anodin, ni courant, du moins sur un texte budgétaire. »
Mme Mathilde Feld LFI
« Plus grave encore : votre surestimation des recettes de TVA de 3,7 milliards ! Elle ne peut surprendre que celles et ceux qui, comme vous, méconnaissent la vie de nos concitoyens. Ouvrez les yeux : la plupart des Français n’ont plus les moyens de consommer. »
M. Jean-Paul Mattei DEM
« Décidément, ces motions de rejet vous offrent une belle tribune. Si nous votions celle-ci, nous empêcherions l’ensemble de nos collègues, qui représentent tous les groupes, de s’exprimer. Je suis très choqué que vous l’ayez déposée. Manifestement, vous ne voulez pas débattre. »
Mme Félicie Gérard HOR
« C’est malheureusement devenu une habitude : La France insoumise refuse le débat démocratique. Pourtant, comme son nom l’indique, le projet de loi de fin de gestion pour 2024, inscrit à notre ordre du jour, porte sur la fin de gestion des dépenses budgétaires de l’État. »
M. Gérault Verny UDDPLR
« Une nouvelle fois, nous assistons à la commedia dell’arte de l’extrême gauche, le talent en moins. Cette motion de rejet reflète ce qu’elle est : incapable de débattre et d’écouter, elle cherche une nouvelle fois à censurer le débat. »
M. Matthias Renault RN
« Nous voterons contre la motion de rejet qui revêt un caractère quelque peu pavlovien et dont la seule utilité serait de nous priver d’une partie des débats. Nous vous livrerons notre analyse de ce texte dans un instant. »
M. Laurent Baumel SOC
« Disons-le d’emblée, ce projet de loi de finances de fin de gestion pour 2024, comme tous les projets macronistes depuis sept ans, ne nous convient pas. Il acte l’annulation de 16 milliards d’euros de crédits budgétaires et nous ne pouvons nous en satisfaire. »
Mme Véronique Louwagie DR
« Cette motion de rejet de votre part, chers collègues de La France insoumise, ne nous surprend pas, puisque vous en avez déposé une sur chaque texte. Nous sommes habitués. Cependant, à vous écouter, madame Feld, je me suis demandé si nous parlions du même texte. »
M. Charles de Courson LIOT
« Le groupe LIOT votera contre la motion de rejet préalable pour deux raisons : nous avons besoin de ce texte qui répond à des besoins urgents d’ici la fin de gestion 2024 et les annulations proposées correspondent à des économies de constatation puisque ce n’est pas avant le 31 décembre que nous pour… »
M. Emmanuel Maurel GDR
« À chacun ses tics de langage. Pour leur part, les partisans du président de la République usent et abusent de l’expression « en responsabilité », peut-être pour asseoir une crédibilité qu’ils savent entamée ou pour se rassurer et tenter de conforter une réputation de sérieux budgétaire largement per… »

Lire le compte rendu intégral de la séance ↗

Le passage en commission

89 amendements examinés en commission, dont 3 adoptés.

Rapporteur·e·s de ce texte

Commissions : Commission mixte paritaire · Commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Avant d'arriver dans l'hémicycle, ce texte a été examiné par la commission Finances. 89 amendements y ont été déposés, dont 3 adoptés (qui ont modifié le texte avant le vote). C'est le texte issu de ces 3 adoptions qui est arrivé en séance, où 138 amendements de plus ont été discutés.

3 adoptés47 rejetés5 retirés4 non soutenus30 en cours ou sans suite

Qui dépose, et qui fait adopter

  • LFI aucun sur 14 0 %
  • GDR aucun sur 7 0 %
  • EcoS aucun sur 22 0 %
  • SOC 1 sur 20 5 %
  • EPR 1 sur 14 7 %
  • HOR aucun sur 1 0 %
  • DR 1 sur 3 33 %
  • RN aucun sur 8 0 %
Barre claire : les amendements déposés en commission. Partie pleine : ceux qui ont été adoptés. Le chiffre de droite les rapporte l'un à l'autre. Les groupes suivent l'ordre de l'hémicycle, comme le graphe des votes.

Où la commission a le plus changé le texte

Pour situer : sur les 221 grands votes de cette législature dont le texte est passé par une commission, la médiane est de 47 amendements et 13 adoptés.

Source : open data de l'Assemblée nationale (amendements + rapports de commission).

Le texte en détails

6 articles · 4 amendements

Les documents officiels de ce texte :

le texte voté (PDF) ↗ sa fiche sur ce site le texte déposé (PDF) ↗ la fiche du texte déposé le rapport de commission n° 553 ↗

Les 6 articles du texte adopté, chacun replié : son résumé en une phrase, le vote sur l'article, et les amendements qui y ont été mis aux voix (avec ce qu'ils proposaient). 4 amendements au total.

  • Article 1ernon mis aux voix Abaisse pour 2024 le rendement prévisionnel et le plafond d'une taxe affectée à l'Agence de financement des infrastructures de transport de France, et relève ceux d'une autre. 62 com. / 4 séance

    Abaisse pour 2024 le rendement prévisionnel et le plafond d'une taxe affectée à l'Agence de financement des infrastructures de transport de France, et relève ceux d'une autre.

    6 amendements déposés sur cet article : 2 en commission, puis 4 en séance.

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  • Article 2non mis aux voix Description : Ramène de 4 026 728 396 à 3 976 056 557 euros un montant de recettes pour 2024 du VI de l'article 46 de la loi n° 2005-1719. 104 com. / 6 séance

    Description : Ramène de 4 026 728 396 à 3 976 056 557 euros un montant de recettes pour 2024 du VI de l'article 46 de la loi n° 2005-1719.

    10 amendements déposés sur cet article : 4 en commission, dont 1 adopté, puis 6 en séance, dont 2 adoptés.

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    Amendements mis aux voix sur cet article (2)

    • n° 24 M. Renault RN rejeté L’avance à l’audiovisuel public aurait été réduite de 2,5 milliards d’euros, une baisse que les députés du Rassemblement national justifiaient par une privatisation partielle du secteur.
    • n° 12 M. Bouloux SOC-A adopté La dotation de l’Institut national de l’audiovisuel est augmentée de cinq millions d’euros afin de compenser un flux de trésorerie négatif proche de sept millions d’euros pour 2024.
  • Article 3art. rejeté Ajuste pour 2024 les ressources, les charges et le tableau de financement de l'État et laisse inchangé un plafond de variation de la dette négociable. 166 com. / 10 séance

    Ajuste pour 2024 les ressources, les charges et le tableau de financement de l'État et laisse inchangé un plafond de variation de la dette négociable.

    16 amendements déposés sur cet article : 6 en commission, puis 10 en séance, dont 1 adopté.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : rejeté(53 pour, 148 contre, 2 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (1)

    • n° 25 M. Renault RN rejeté Un amendement d’appel aurait modifié d’un euro le tableau des comptes d’affectation spéciale, afin que l’auteur obtienne des explications sur la baisse de la subvention à ce compte.
  • Article 4non mis aux voix Ouvre au budget général de 2024 des crédits de 10 620 540 612 euros en engagement et 11 504 356 813 euros en paiement, et en annule d'autres. 14163 com. / 78 séance

    Ouvre au budget général de 2024 des crédits de 10 620 540 612 euros en engagement et 11 504 356 813 euros en paiement, et en annule d'autres.

    141 amendements déposés sur cet article : 63 en commission, dont 1 adopté, puis 78 en séance, dont 1 adopté.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 5non mis aux voix Annule pour 2024, sur les budgets annexes, 25 369 750 € d'autorisations d'engagement et 37 701 937 € de crédits de paiement.

    Annule pour 2024, sur les budgets annexes, 25 369 750 € d'autorisations d'engagement et 37 701 937 € de crédits de paiement.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 6non mis aux voix Ouvre et annule, pour 2024, des crédits sur les comptes d'affectation spéciale et les comptes de concours financiers, selon la répartition de l'état D annexé. 72 com. / 5 séance

    Ouvre et annule, pour 2024, des crédits sur les comptes d'affectation spéciale et les comptes de concours financiers, selon la répartition de l'état D annexé.

    7 amendements déposés sur cet article : 2 en commission, puis 5 en séance.

    lire le texte officiel ↗

Hors article Sous-amendements et votes non rattachés à un article 1vote

Articles du texte adopté et votes internes : données officielles de l'Assemblée nationale. Les résumés d'articles et de chaque amendement sont rédigés à partir du texte, puis vérifiés.

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue