Ce que change le texte

  • Étend l’interdiction du plastique aux gobelets, assiettes, récipients, couverts.
  • Vise la restauration collective, notamment scolaire.
  • Inscrit dans la loi ce que précisait un décret annulé.

Comment chaque groupe a voté

en gris : absent·es ou n'ont pas pris part au vote

Adopté le 4 juin 2026 : 72 voix pour, 17 contre, 2 abstentions. Neuf groupes ont voté pour, un a voté contre et un s’est abstenu.

Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention ; un clic sur le groupe ouvre la liste de ses député·es
GroupeRépartitionPour, contre, abstention
13 pour, 0 contre, 0 abst.
3 pour, 0 contre, 0 abst.
9 pour, 0 contre, 0 abst.
14 pour, 0 contre, 0 abst.
2 pour, 0 contre, 0 abst.
7 pour, 0 contre, 0 abst.
18 pour, 0 contre, 0 abst.
5 pour, 0 contre, 0 abst.
1 pour, 0 contre, 0 abst.
0 pour, 0 contre, 2 abst.
0 pour, 17 contre, 0 abst.
0 pour, 0 contre, 0 abst.

Comprendre les votes

Les avis

Ce que disent les partisans et les opposants du texte, un camp par bande, toujours dans le même ordre. Chaque position est attribuée et sourcée ; le site ne tranche pas.

Pour le texte

8 avis

Justifie de viser d’abord la restauration scolaire par l’exposition continue des enfants : « les élèves constituent un public captif car ils n’ont pas d’autre choix que de déjeuner à la cantine ». Elle rappelle que les cantines scolaires servent « plus de 1 milliard de repas par an », et que l’interdiction figurait déjà dans la loi Egalim du 30 octobre 2018.

Les 7 autres avis

Explique pourquoi il faut repasser par la loi : le Conseil d’État a annulé en avril le décret d’application. « Il l’a fait pour une raison de procédure, car celui-ci n’avait pas été notifié à la Commission européenne », et elle ajoute qu’« il nous paraît clair qu’il aurait pu l’annuler sur le fond ». Cette seconde appréciation est la sienne : la décision, elle, ne porte que sur la procédure.

Engage le gouvernement derrière le texte, qu’il présente comme protégeant « la santé de nos enfants, des nourrissons, des femmes enceintes » : « Le gouvernement soutient donc pleinement cette proposition de loi ». Il appelle la convergence des bancs sur un sujet qui doit selon lui rassembler au-delà des clivages.

Mathieu LefèvreEPRministre délégué chargé de la Transition écologique

Juge la démarche tardive et de faible portée : « La première loi visant à interdire la vaisselle plastique dans la restauration collective a été adoptée il y a huit ans », et l’Assemblée en est encore, dit-il, à débattre de la précision des mots employés et à envisager un texte de plus pour y ajouter les couverts et les gobelets.

Auditionnée par les députés le 26 mai 2026, elle soutient cette avancée, déjà largement portée par les collectivités locales, tout en soulignant l'importance d'élargir la dynamique à tous les acteurs et pas seulement à la restauration accueillant des enfants. Elle appelle aussi à réduire les emballages plastiques liés aux approvisionnements des cantines et à rénover le cadre de la commande publique pour faciliter l'accès aux produits locaux.

Association des maires de FranceAMF
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Plusieurs représentantes (Alinoë Lavillaureix, médecin, collectif Cantine Sans Plastique ; Muriel Papin, No Plastic In My Sea ; Sylvie Platel, WECF, docteure en santé publique) ont soutenu le texte en mettant en avant les enjeux sanitaires et environnementaux de l'exposition au plastique, en particulier pour les enfants. Une pétition portée par les ONG a recueilli 36 000 signatures autour de ce vote.

Collectifs et ONGCantine Sans Plastique France, No Plastic In My Sea, WECF
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Salue une première victoire, appelle à ne pas baisser la garde face aux attaques des lobbies du plastique et demande au Sénat de se saisir au plus vite de cette opportunité.

Marine BonavitaZero Waste France
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Estime que la mobilisation en amont du vote envoie un signal clair aux décideurs : les Françaises et les Français veulent sortir du plastique, en raison de ses impacts sur l'environnement et la santé humaine.

Lisa PastorSurfrider Foundation Europe
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Contre le texte

2 avis

Demande d’abord que le périmètre soit dit clairement : « Débattons-nous aujourd’hui de la fin de la vaisselle plastique jetable dans les cantines scolaires ou de la fin du plastique tout court dans ces établissements ? » Elle y voit une ambiguïté entretenue : « nous sommes dans une zone grise », suffisamment grise, dit-elle, pour provoquer des contentieux et inquiéter une partie des industriels, et annonce un amendement de clarification : « Le rôle du législateur n’est pas d’entretenir l’ambiguïté ».

L'autre avis

N'est pas intervenue directement sur la proposition de loi ; sa position est connue par son recours contentieux ayant abouti à l'annulation du décret du 28 janvier 2025. Selon Zero Waste France, l'organisation a revendiqué une victoire en faveur du plastique, que l'ONG relie à un simple vice de procédure.

Plastalliancesyndicat professionnel du plastique
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Réserves et nuances

1 réserve

Par sa décision n° 502935 du 8 avril 2026, saisi par Plastalliance, a annulé le décret du 28 janvier 2025 pour vice de procédure (absence de notification à la Commission européenne au titre de la directive (UE) 2015/1535) et a condamné l'État à verser 3 000 € à Plastalliance. La décision ne se prononce pas sur le fond du champ de l'interdiction.

Conseil d'État
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Prise de parole

Compte rendu intégral de la séance

Les mesures

  • VaisselleDans le III de l’article L. 541-15-10 du code de l’environnement, l’interdiction du plastique dans la restauration collective concernée vise désormais explicitement gobelets, assiettes, récipients et couverts.
  • Premier champÀ la première phrase du sixième alinéa, ces mots sont insérés après le mot « plastique » pour lever toute ambiguïté sur le périmètre de l’interdiction.
  • Second champLa même précision est ajoutée à la première phrase de l’avant-dernier alinéa du même III, pour l’autre disposition relative au plastique.

Regards extérieurs

Ce qu'en disent des instances indépendantes, citées et datées. Le site rapporte, il ne tranche pas.

Cour des comptes Sujet connexe
La politique d'accueil du jeune enfant, rapport public thématique (décembre 2024) ↗

La Cour des comptes constate que l'offre d'accueil du jeune enfant a reculé, passant d'environ 1,36 million de places en 2016 à 1,31 million en 2022, alors que l'objectif affiché est de créer 200 000 places d'ici 2030 : le départ en retraite des assistantes maternelles et la pénurie de professionnels freinent l'offre, et les familles modestes y recourent moins en raison du coût.

Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 11 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Interdiction de la vaisselle en plastique dans la restauration collective accueillant du jeune public), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

Mme Graziella Melchior (rapporteure de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire)
« Nous sommes réunis pour examiner la proposition de loi visant à garantir l’interdiction de la vaisselle en plastique dans la restauration collective accueillant du jeune public et liée à la petite enfance, qu’avec Véronique Riotton nous avions déposée en mars 2025. »
M. Mathieu Lefèvre (ministre délégué chargé de la transition écologique)
« Le texte que nous examinons est un texte de cohérence, de responsabilité et de protection. Je veux singulièrement vous remercier, madame la rapporteure. »
Mme Manon Bouquin RN
« Avant d’entrer dans les débats sur ce texte, nous avons besoin de clarification. Débattons-nous aujourd’hui de la fin de la vaisselle plastique jetable dans les cantines scolaires ou de la fin du plastique tout court dans ces établissements ? Parce que le sujet n’est pas le même. »
M. Sylvain Carrière LFI
« J’ai lu avec beaucoup d’attention l’exposé des motifs du texte. Madame la rapporteure, vous expliquez que la masse totale de plastique sur la planète représente le double de la masse animale, qu’il y aura bientôt plus de plastique que de poissons dans l’océan, et que les microplastiques peuvent être… »
M. Romain Eskenazi SOC
« Il y a six ans était votée la loi Agec. Trois ans plus tard, notre collègue Stéphane Delautrette menait avec Véronique Riotton une mission d’évaluation de l’application de cette loi et force fut de constater que ce texte n’était pas appliqué. »
M. Jean-Luc Bourgeaux DR
« La proposition de loi qui nous est soumise apparaît opportune eu égard aux enjeux sanitaires, environnementaux et juridiques auxquels nous sommes confrontés. »
M. Nicolas Thierry ECOS
« Je veux d’abord saluer ce texte et remercier nos collègues Graziella Melchior et Véronique Riotton pour le travail qu’elles ont conduit ensemble. Dans un débat public souvent polarisé, la capacité de construire un texte transpartisan mérite d’être soulignée. »
Mme Sabine Thillaye DEM
« Je tiens, au nom du groupe Les Démocrates, à saluer cette proposition de loi, qui vise un objectif somme toute très simple : garantir l’interdiction de la vaisselle en plastique dans la restauration collective accueillant du jeune public et liée à la petite enfance, particulièrement vulnérable. »
Mme Anne-Cécile Violland HOR
« Cette proposition de loi répond à une situation simple : une interdiction posée par le Parlement en 2018, étendue en 2020, et aujourd’hui privée d’effet utile par une décision du Conseil d’État. »
M. Michel Castellani LIOT
« Disons les choses simplement : cette proposition de loi est utile et attendue sur le terrain mais si elle se limite à sécuriser le droit existant, elle ne sera qu’une occasion manquée. »
M. Marcellin Nadeau GDR
« Alors que la pollution aux plastiques est un enjeu majeur, nous débattons d’un texte dont l’unique objet est de préciser l’intention du législateur telle qu’elle s’est exprimée il y a huit ans à l’occasion de la discussion de la loi Egalim. »

Lire le compte rendu intégral de la séance ↗

Le passage en commission

0 amendement adopté en commission sur 19 déposés ; 3 réunions de commission. Le détail ›

Rapporteur·e·s de ce texte

Commission : Commission du développement durable et de l'aménagement du territoire

Avant d'arriver dans l'hémicycle, ce texte a été examiné par la commission Développement durable. 19 amendements y ont été déposés, aucun n'a été adopté. En séance, 19 amendements ont été discutés sur ce texte.

15 rejetés2 retirés2 en cours ou sans suite

Qui dépose, et qui fait adopter

6 groupes ont déposé des amendements en commission, et aucun n'a été adopté. Le détail des dépôts est ci-dessous.

La commission n'a adopté aucun amendement : le texte est arrivé en séance tel qu'elle l'avait reçu.

Où la commission a le plus changé le texte

Pour situer : sur les 225 grands votes de cette législature dont le texte est passé par une commission, la médiane est de 47 amendements et 13 adoptés.

Auditions et travaux en commission 3 réunions

Le compte rendu officiel de chaque réunion est accessible.

20 mai 2026 Développement durable Nomination de rapporteur Nomination de rapporteur pour avis Nomination de rapporteur Compte rendu ↗
27 mai 2026 Développement durable Examen du texte Compte rendu ↗
2 juin 2026 Développement durable Examen des amendements (art. 88) Compte rendu ↗

Source : open data de l'Assemblée nationale (amendements + rapports de commission).

Le texte en détails

2 articles, 8 amendements

Les documents officiels de ce texte :

le texte voté (PDF) ↗ sa fiche sur ce site le texte déposé (PDF) ↗ la fiche du texte déposé le rapport de commission n° 2838 ↗

Les 2 articles du texte adopté, chacun replié : son résumé en une phrase, le vote sur l'article, et les amendements qui y ont été mis aux voix (avec ce qu'ils proposaient). 8 amendements au total.

  • Article 1erart. adopté Précise que l'interdiction de la vaisselle en plastique vise expressément les gobelets, les assiettes, les récipients et les couverts. 2417 com. / 7 séance

    Précise que l'interdiction de la vaisselle en plastique vise expressément les gobelets, les assiettes, les récipients et les couverts.

    24 amendements déposés sur cet article : 17 en commission, puis 7 en séance.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(51 pour, 14 contre).

    Amendements mis aux voix sur cet article (8)

    • n° 14 M. Boyard LFI-NFP rejeté Plutôt que d’énumérer les objets un à un, cet amendement voulait viser toutes les catégories d’ustensiles et accessoires en plastique (cuisson, réchauffage, service, consommation), afin selon son auteur de limiter les contournements.
    • n° 8 M. Carrière LFI-NFP rejeté Les emballages alimentaires contaminés par les PFAS, ces « polluants éternels », ou porteurs d’autres substances dangereuses auraient à leur tour été frappés par l’interdiction, selon ce repli défendu par son auteur.
    • n° 9 M. Carrière LFI-NFP rejeté L’interdiction se serait aussi appliquée aux emballages et dispositifs de conditionnement alimentaires, qu’ils soient partiellement ou entièrement en plastique, pour combler ce que son auteur décrit comme des angles morts juridiques.
    • n° 1 Mme Bouquin rejeté Seuls les plastiques à usage unique auraient été visés par l’interdiction, cette précision cherchant, selon son autrice, à écarter toute lecture qui engloberait aussi la vaisselle plastique réutilisable.
    • n° 18 M. Thierry ECOS rejeté Les biberons auraient été explicitement ajoutés à la liste des contenants alimentaires en plastique visés par l’interdiction, au motif de mieux protéger les jeunes enfants d’une exposition aux microplastiques, selon son auteur.
    • n° 7 M. Carrière LFI-NFP rejeté L’interdiction des contenants alimentaires en plastique se serait étendue aux centres de loisirs, aux colonies de vacances et aux structures sportives et médico-sociales accueillant des enfants, selon cet amendement du groupe LFI.
    • n° 13 M. Boyard LFI-NFP rejeté L’interdiction des contenants alimentaires en plastique, aujourd’hui limitée aux services de pédiatrie, d’obstétrique et de maternité, aurait été étendue à tous les établissements de santé, pour protéger des patients fragilisés selon son auteur.
    • n° 3 Mme Bouquin rejeté Un rapport gouvernemental aurait évalué, dans l’année, les conséquences du remplacement des contenants plastiques en restauration collective par d’autres matériaux, notamment sur les conditions de travail, la sécurité alimentaire et les coûts, selon son autrice.
  • Article 2supprimé 10 com. / 1 séance

    Texte de l'article

    (Supprimé)

    1 amendement déposé sur cet article : 1 en séance, dont 1 adopté.

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Articles du texte adopté et votes internes : données officielles de l'Assemblée nationale. Les résumés d'articles et de chaque amendement sont rédigés à partir du texte, puis vérifiés.

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue