lutter contre les mariages forcés et les mutilations sexuelles

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 19 novembre 2019. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Autrice : Emmanuelle AnthoineLR · avec 30 cosignataires

Caduque

Déposé sous la 15e législature, ce texte n'a pas abouti avant la fin de la législature (21 juin 2022). Il est devenu caduc : il faudrait le redéposer pour qu'il reparte.

Proposition de loi ordinaire

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Ce texte de loi vise à renforcer la lutte contre les mariages forcés et les mutilations sexuelles. Il prévoit que le juge puisse interdire la sortie du territoire de mineurs concernés par un mariage. Il permet également au juge d’ordonner, en urgence, une mesure de protection pour une personne mineure menacée de mutilations sexuelles, ainsi qu’une interdiction temporaire de sortie du territoire. Ces dispositions s’inscrivent dans un cadre juridique existant pour mieux protéger les mineurs vulnérables.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 19 novembre 2019
Identifiant : PIONANR5L15B2424
Dossier législatif : DLR5L15N37966

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 19 novembre 2019 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, En 2019, les femmes, en France, restent une population fragile. Quelle nation, peut se dire civilisée lorsque la moitié de sa population demeure placée dans la peur d’être, cette année, l’une des 84 000 victimes de viol, l’une des 225 000 femmes victimes de violences physiques de la part de leur conjoint, l’une des 123 qui en sont mortes, l’une des 53 000 ayant subi des mutilations sexuelles, parfois très jeunes, parfois trop jeune, puisque l’excision est infligée la plupart du temps avant 10 ans ? Non, nous ne pouvons affirmer être une société moderne lorsque 100 % des utilisatrices de transports en commun ont subi au moins une fois des violences sexistes et sexuelles et qu’une adolescente sur cinq a reçu des insultes sur son physique. Face à ces violences toujours bien présentes au sein de la société française, la loi du 3 août 2018 renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes a représenté une ébauche, un premier pas qu’il nous faut poursuivre. C’est pour continuer le chemin que nous présentons cette proposition de loi. Celle-ci propose dans son article premier de renforcer la lutte contre les mariages forcés et les violences sexuelles qui les accompagnent, en donnant la possibilité au juge judiciaire de prononcer une interdiction de sortie du territoire à l’encontre du ou des mineurs qui se retrouveraient exposés à un tel risque. L’article 2 s’attaque quant à lui aux mutilations sexuelles dont sont victimes les jeunes filles (excision…

Articles (2 extrait·s du texte)
  • Article 1er Après le deuxième alinéa de l’article 171-4 du code civil, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Le juge peut ordonner l’interdiction de sortie du territoire d’un ou des futurs époux au cas où ce ou ces derniers sont mineurs. »
  • Article 2 Le titre XIV du code civil est complété par un article 515-13-1 ainsi rédigé : « Art. 513-13-1. – Une ordonnance de protection peut également être délivrée en urgence par le juge à la personne mineure menacée de mutilations sexuelles. « Il peut également ordonner l’interdiction temporaire de sortie du territoire de la personne menacée. Cette interdiction de sortie du territoire est inscrite au fichier des personnes recherchées par le procureur de la République. »…

Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.

Pour aller plus loin