Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 15 juillet 2020. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.
Déposé sous la 15e législature, ce texte n'a pas abouti avant la fin de la législature (21 juin 2022). Il est devenu caduc : il faudrait le redéposer pour qu'il reparte.
Proposition de loi ordinaireCe que change ce texte
L'enjeu en clair
Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.
Ce texte modifie le code de procédure pénale afin de rendre imprescriptibles les viols sur mineurs. Il précise que les délais de prescription habituels ne s'appliquent pas aux crimes définis par certains articles du code pénal, notamment ceux relatifs aux viols sur mineurs. Cette modification vise à supprimer la limite de temps dans laquelle les victimes peuvent porter plainte pour ces infractions. Les changements concernent spécifiquement les dispositions liées à la procédure pénale, sans introduire de nouvelles règles pénales.
Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.
Où en est ce texte ?
Le parcours du texte
- 15 juillet 2020 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
Le texte en détails
Dispositions du texte
Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)
MESDAMES, MESSIEURS, Depuis 2018 et la loi sur les violences sexuelles e t sexistes, le délai de prescription des crimes sexuels est passé de vingt à trente ans. L’article 1 er de cette loi est donc une avancée en soi. Cependant, l’augmentation de ce délai a soulevé bien des questions et a d’ailleurs lancé un débat sur la nécessité ou non de rendre ces crimes imprescriptibles. L’imprescriptibilité, plusieurs députés du groupe L es Républicains, qui, comme leurs homologues sénateurs dès 2017 au sein d’une proposition de loi, l’ont proposée et défendue et ce, dans un seul et unique but : protéger le plus de monde possible et surtout les enfants. A cette époque, l’argumentaire de la majorité pour refuser cette imprescriptibilité, porté par la rapporteur Alexandra Louis, était de dire que cette dernière ne pouvait concerner que les crimes contre l’Humanité et donc aurait des chances d’être reconnue comme inconstitutionnelle. Argument peu compris par l’opposition, étant donné que l’imprescriptibilité des crimes de l’Humanité est définie par la loi, au sein du code pénal, sans aucunement mentionner le fait q u’ils resteraient les seuls à être reconnus comme tels. Certains juristes défendent l’idée d’une échelle de gravité plus ou moins admise dans notre société, selon laquelle un crime contre l’humanité serait plus grave que celui commis sur une personne, lui-même étant plus grave que celui commis sur un bien. Pourtant, reconnaître l’imprescriptibilité des crimes sur mineurs ne dév…
Articles (1 extrait·s du texte)
- Article unique L’article 7 du code de procédure pénale est ainsi modifié : 1° Le troisième alinéa est complété par les mots : « à l’exception des crimes prévus aux articles 222-23 à 222-26 du code pénal. » 2° Au dernier alinéa, après la référence : « 212-3 », sont insérées les références : « et 222-23 à 222-26. »
Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.
Pour aller plus loin
Cosignataires (35)
Voir aussi
Fiche officielle sur assemblee-nationale.fr ↗ (texte intégral, amendements, comptes-rendus de commission)