Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 11 janvier 2022. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.
Déposé sous la 15e législature, ce texte n'a pas abouti avant la fin de la législature (21 juin 2022). Il est devenu caduc : il faudrait le redéposer pour qu'il reparte.
Proposition de loi ordinaireCe que change ce texte
L'enjeu en clair
Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.
Ce texte de loi vise à pérenniser l’exonération de cotisations patronales de sécurité sociale pour l’emploi de travailleurs occasionnels agricoles. Il modifie des dispositions législatives existantes afin de maintenir ce dispositif en place de manière permanente. La suppression de cette exonération pourrait entraîner une augmentation des coûts de main-d’œuvre pour les employeurs agricoles, selon l’exposé des motifs. Pour compenser la perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale, un dispositif fiscal est mis en place. Le texte ne précise pas de date de fin ou de conditions d’application spécifiques du dispositif.
Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.
Où en est ce texte ?
Le parcours du texte
- 11 janvier 2022 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
Le texte en détails
Dispositions du texte
Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)
MESDAMES, MESSIEURS, Depuis le 1 er janvier 2021, le dispositif TO existant a été prolongé pendant 2 ans. Un employeur agricole qui souhaite embaucher un travailleur saisonnier peut ainsi bénéficier de l’exonération de cotisations patronales de sécurité sociale sur les bas salaires. Ces allègements généraux des charges sociales sur l es bas salaires permettent aux employeurs de rester compétitifs et de bénéficier d’une flexibilité nécessaire au travail agricole. Les producteurs de cultures spécialisées (principalement le maraîchage), les viticulteurs, les arboriculteurs et horticulteurs emploient essentiellement de la main-d’œuvre saisonnière. Il est donc nécessaire de maintenir en place un système permanent, faute de quoi les agriculteurs français se retrouveront sans défense face à une concurrence étrangère pratiquant un important dumping social. Les coûts du travail saisonnier en France sont 27 % plus élevés qu’en Allemagne, 37 % plus élevés qu’en Italie et 75 % plus élevés qu’en Pologne. Supprimer le « TO-DE » serait ainsi une erreur majeure mettant à mal la compétitivité de nombreuses filières agricoles e t, partant, notre souveraineté alimentaire. La suppression de cette exonération de cotisations reviendrait à augmenter les coûts de main-d’œuvre des employeurs des filières agricoles françaises, fortement dépendantes de ces coûts comme la filière fruits et légumes, l’horticulture ou la filière viticole par exemple. La présente proposition de loi a pour objectif de péren…
Articles (2 extrait·s du texte)
- Article 1er I. – Le 4° du III de l’article 8 de la loi n° 2018- 1203 du 22 décembre 2018 de financement de la sécurité sociale pour 2019 est abrogé. II. – L’article 16 de la loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020 de financement de la sécurité sociale pour 2021 est abrogé.
- Article 2 La perte de recettes résultant pour les organismes de sécurité sociale est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.
Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.
Pour aller plus loin
Cosignataires (34)
Voir aussi
Fiche officielle sur assemblee-nationale.fr ↗ (texte intégral, amendements, comptes-rendus de commission)