Garantir l'usage, la protection et la promotion des langues régionales au sein de la République

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 5 octobre 2026. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Auteur : Paul MolacLIOT · avec 86 cosignataires

En commission

Renvoyée en commission le 5 octobre 2026, en attente d'examen ou en cours d'examen.

Commission des lois

Projet ou proposition de loi constitutionnelle

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

La proposition de loi constitutionnelle complète le premier alinéa de l'article 2 de la Constitution par les mots « dans le respect de l'usage, de la promotion et de la protection des langues régionales ». Elle insère également à l'article 34 de la Constitution une mention du statut des langues régionales, en particulier de leur usage dans les administrations et les services publics. Selon l'exposé des motifs, la phrase « la langue de la République est le français » a été introduite à l'article 2 par la révision constitutionnelle du 25 juin 1992, principalement pour protéger l'usage du français face à la progression de l'anglais. Ses auteurs font valoir que le nombre de locuteurs de nombreuses langues régionales diminue et que leur transmission familiale s'est fortement réduite, leur préservation reposant de plus en plus sur l'enseignement, la vie culturelle et leur usage dans certains domaines de la vie publique.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 5 octobre 2026
Identifiant : PIONANR5L17B3216
Dossier législatif : DLR5L17N54961

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 5 octobre 2026 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. à venir Adoption définitive
  3. à venir Promulgation

La chaîne est affichée en entier jusqu'à la promulgation ; les étapes encore incertaines sont marquées possibles.

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, Du breton à l’occitan, du corse au basque, de l’alsacien au créole, les langues dites « régionales » constituent un patrimoine vivant, intimement lié à l’histoire des territoires et de leurs populations. Elles sont porteuses de savoirs, de traditions, de récits et de formes d’expression qui participent pleinement à la richesse culturelle de la France. Cette diversité connaît toutefois une fragilisation progressive. Le nombre de locuteurs de nombreuses langues régionales diminue et leur transmission familiale s’est considérablement réduite au cours des dernières décennies. Leur préservation repose dès lors de plus en plus sur leur transmission par l’enseignement, leur présence dans la vie culturelle et la possibilité de leur utilisation dans certains domaines de la vie publique. La révision constitutionnelle du 25 juin 1992 a introduit à l’article 2 de la Constitution la disposition selon laquelle « la langue de la République est le français ». Cette modification répondait alors principalement à la volonté de renforcer la protection de l’usage du français, notamment face à la progression de l’anglais dans les échanges économiques, scientifiques et internationaux. L’idée était donc de consacrer la langue française dans le texte constitutionnel au regard de la place grandissante de la langue anglaise. Les débats parlementaires de l’époque avaient soulevé la problématique de la coexistence d’une telle affirmation avec l’usage et l’emploi des langues régionale…

Articles (2 extrait·s du texte)
  • Article 1er Le premier alinéa de l’article 2 de la Constitution est complété par les mots : «, dans le respect de l’usage, de la promotion et de la protection des langues régionales ».
  • Article 2 Après le dix-septième alinéa de l’article 34 de la Constitution, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « – du statut des langues régionales, notamment leur usage dans les administrations et les services publics. »

Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.

Pour aller plus loin

Cosignataires (86)

Peio DufauNIPouria AmirshahiEcoSRodrigo ArenasLFIChristine ArrighiEcoSClémentine AutainEcoSJoël AviragnetSOCErwan BalanantDEMChristian BaptisteSOCJean-Pierre BatailleLIOTMarie-Noëlle BattistelSOCBéatrice BellaySOCBenoît BiteauEcoSMickaël BoulouxSOCJean-Luc BourgeauxDRDorine BregmanSOCElie CaliferSOCColette CapdevielleSOCMichel CastellaniLIOTJean-Victor CastorGDRPaul-André ColombaniLIOTAlexis CorbièreEcoSMichel CriaudHORAlain DavidSOCStéphane DelautretteSOCDieynaba DiopSOCFanny Dombre CosteSOCIñaki EchanizSOCRomain EskenaziSOCPhilippe FaitEPRDenis FégnéSOCMartine FrogerLIOTSabine GervaisDEMDamien GirardEcoSOcéane GodardSOCPascale GotSOCCarole GuillermDEMSteevy GustaveEcoSStéphane HablotSOCAyda HadizadehSOCPatrick HetzelDRSandrine JossoDEMChantal JourdanSOCMarietta KaramanliSOCFatiha Keloua HachiSOCSandrine Le FeurEPRDidier Le GacEPRAnnaïg Le MeurEPRKarine LebonGDRCorentin Le FurDRStéphane LenormandLIOTFrédéric MaillotGDRÉric MartineauDEMMax MathiasinLIOTGraziella MelchiorEPRPhilippe NailletSOCJacques ObertiSOCHubert OttDEMSophie PantelSOCConstance de PélichyLIOTMarc PenaSOCSébastien PeytavieEcoSAnna PicSOCMarie PochonEcoSPierre PribetichSOCJean-Claude RauxEcoSMarie RécaldeSOCSandra RegolEcoSMereana Reid ArbelotGDRDavy RimaneGDRValérie RossiSOCClaudia RouauxSOCJean-Louis RoumégasEcoSSébastien Saint-PasteurSOCNicole SanquerLIOTHervé SaulignacSOCSabrina SebaihiEcoSOlivier ServaLIOTArnaud SimionSOCThierry SotherSOCLiliana TanguyEPRDavid TaupiacLIOTBoris TavernierEcoSMélanie ThominSOCEmmanuel TjibaouGDRRoger VicotSOCJiovanny WilliamSOC