Proposition de loi renforçant la sécurité et la protection des maires et des élus locaux

90 % des votant·es ont voté pour. Seuil de 115 voix franchi.
NetClivage gauche-droite
Participation 40 %

Le parcours du texte

  1. 26 mai 2023 Dépôt du texte Sénat entrée au Parlement
  2. 10 octobre 2023 1re lecture Sénat Adopté
  3. 7 février 2024 1re lecture Assemblée Modifié
  4. 27 février 2024 Commission mixte paritaire Accord
  5. 11 mars 2024 Lecture des conclusions de la CMP Assemblée Adopté
  6. 14 mars 2024 Commission mixte paritaire Adopté

Ce que change ce texte

Le 7 février 2024, l’Assemblée adopte en première lecture la proposition de loi renforçant la sécurité et la protection des maires et des élus locaux, par 205 voix contre 24 et aucune abstention.

  • ViolencesCrée une circonstance aggravante propre aux élus, distincte de celle qui vise les personnes chargées d'une mission de service public, et l'étend aux destructions et dégradations. art. 1er
  • Injure et diffamationAjoute une peine de travail d'intérêt général à la diffamation et à l'injure. art. 2
  • PrescriptionPorte à un an le délai de prescription de ces délits lorsque la victime est titulaire d'un mandat électif public ou candidate à un tel mandat au moment des faits. art. 2 bis
  • CandidatsÉtend le délit de divulgation d'informations permettant d'identifier une personne aux candidats à un mandat électif, pendant la campagne. art. 2 ter
  • Protection dueRend la protection accordée par la commune obligatoire pour le maire et les élus qui le suppléent ou ont reçu délégation, victimes de violences, de menaces ou d'outrages. art. 3
  • SoinsFait prendre en charge par la commune tout ou partie du reste à charge et des dépassements d'honoraires liés aux soins médicaux et à l'assistance psychologique. art. 8
  • Dépenses obligatoiresInscrit les frais de ces protections parmi les dépenses obligatoires des communes. art. 3 bis
  • Agent de l'ÉtatOuvre à l'élu agissant en qualité d'agent de l'État la protection due par l'État aux agents publics. art. 5

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

Adopté le 7 février 2024 : 205 voix pour, 24 contre. Neuf groupes ont voté pour et un a voté contre.

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
75LFI22GDR23EcoS31SOC22LIOT51DEM170RE28HOR62LR88RN5NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale2240
Gauche démocrate et républicaine - NUPES300
Écologiste - NUPES600
Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES)1200
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires1400
Démocrate (MoDem et Indépendants)2400
Renaissance7700
Horizons et apparentés1200
Les Républicains2100
Rassemblement National3300
Non inscrit100
Mises au point de vote 3

Sous son analyse de ce scrutin, l'Assemblée publie une rubrique « Mises au point » où des député·es font consigner la position qu'ils avaient voulu prendre. Elle ne rectifie pas le scrutin : le relevé ci-dessus reste le résultat officiel, et l'Assemblée le publie inchangé dans le même document.

Une autre mise au point émane de député·es qui ne figurent pas dans le relevé nominatif de ce scrutin : aucun vote n'y est enregistré à leur nom.

Lire la rubrique « Mises au point » sur l'analyse officielle du scrutin ↗

Les avis, pour et contre

Ce que disent les partisans et les opposants du texte. Chaque position est attribuée et sourcée ; le site ne tranche pas.

Pour le texte, 3
Violette SpilleboutRErapporteure de la commission des lois

Donne un avis défavorable à l’amendement du Rassemblement national supprimant les citoyens tirés au sort parmi les membres de droit des conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance : « Je suis très ouverte à ce genre d’expérimentation, source d’apports intéressants. » L’amendement est rejeté, mais l’alinéa portant ce tirage au sort est supprimé peu après par un autre amendement, sur lequel elle s’en remet à la sagesse.

Porte au crédit du texte, en explication de vote et après une série de reproches, l’ouverture aux parlementaires des conseils locaux et intercommunaux de sécurité et de prévention de la délinquance : « Malgré tout, ce texte présente plusieurs mérites. D’abord, les parlementaires pourront siéger dans les CLSPD et les CISPD. C’est une victoire, puisque les amendements correspondants ont été adoptés contre l’avis du Gouvernement. »

Ont voté pour, sans une seule voix contre dans aucun de ces neuf groupes.

lire le passage ↗
Contre le texte, 1

Vote contre, seul groupe dans ce cas, avec 24 voix contre et 2 pour. Le scrutin ne compte aucune abstention. L’analyse du scrutin publiée par l’Assemblée indique que l’un des deux membres enregistrés pour, Sébastien Rome, a voulu voter contre.

lire le passage ↗

Prise de parole

Compte rendu intégral de la séance

Les avis des experts indépendants

C'est la certitude d'être pris, bien plus que la sévérité de la peine, qui dissuade : augmenter des peines déjà longues n'a, au mieux, qu'un effet dissuasif très modeste, et la présence policière (qui accroît le sentiment d'être pris) pèse davantage qu'un simple durcissement des peines.

synthèse des recherches sur la dissuasion (agence de recherche, États-Unis)

Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 12 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Sécurité des élus locaux et protection des maires), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

Mme Edwige Diaz RN
« Hier, nous avons trouvé curieux que le Gouvernement refuse de voir siéger des députés parmi les membres de droit des conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD). »
Mme Violette Spillebout (rapporteure de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République)
« Nous avons eu une discussion assez houleuse à ce sujet en commission des lois. Mon avis sur votre amendement, madame Diaz, sera défavorable. Notre politique de sécurité et de prévention de la délinquance concerne tous les citoyens. »
M. Éric Dupond-Moretti (garde des sceaux, ministre de la justice)
« Le Gouvernement souhaiterait, madame Diaz, que vous retiriez votre amendement au profit de l’amendement n o 1. Nous ne sommes pas opposés à l’idée d’associer les citoyens à la définition des actions locales de prévention de la délinquance mais nous considérons qu’intégrer des personnes tirées au sor… »
Mme Marie-Christine Dalloz LR
« Je suis sensible à l’argument du ministre selon lequel la disponibilité peut constituer un obstacle : ce n’est pas parce qu’une personne sera tirée au sort pour siéger au sein d’un CLSPD qu’elle pourra y consacrer du temps. »
M. Sébastien Rome LFI
« Ce refus exprimé par le Rassemblement national et malheureusement aussi par le Gouvernement de voir siéger des citoyens tirés au sort dans les CLSPD témoigne d’une ignorance complète de leur fonctionnement. »
Mme Emmanuelle Ménard NI
« Je voterai en faveur de cet amendement pour une simple et bonne raison : M. Rome a évoqué son expérience mais il faut avoir à l’esprit que les conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance ne fonctionnent pas partout de la même façon. »
M. Sébastien Jumel GDR
« Je suis frappé par le degré de déconnexion avec les réalités des CLSPD que manifestent certaines interventions. Il se trouve que j’ai présidé un CLSPD pendant plus de quinze ans. »
M. Alain David SOC
« Il vise à permettre la désignation non seulement de représentants d’associations qui s’occupent de la prévention, de la sécurité, de l’aide aux victimes, du logement, des transports collectifs, de l’action sociale ou des activités économiques, mais aussi de personnalités qualifiées dans ces domaines… »
M. Marc Le Fur LR
« Je soutiens l’amendement n o 42 et le sous-amendement n o 132, en insistant sur le rôle que peuvent jouer les membres de la réserve citoyenne. On a affaire à des gens qui s’engagent, qui respectent une logique. »
M. Vincent Bru DEM
« Hier soir, nous avons adopté un amendement, sous-amendé par Mme la rapporteure, qui prévoyait la présence de parlementaires au sein des CLSPD. »
Mme Sandra Regol ECOS
« Selon la direction générale de la police nationale (DGPN), 76 % des 1 837 atteintes à des élus locaux recensées depuis le 1 er janvier 2023 constituent des violences psychologiques. »
Mme Béatrice Descamps LIOT
« L’amendement vise à modifier un peu le titre de la proposition de loi pour qu’il corresponde mieux à son contenu et à son esprit. Je suis favorable à l’ajout du mot « locaux » proposé par Mme la rapporteure. »

Le passage en commission

106 amendements examinés en commission, dont 36 adoptés.

Rapporteur·e·s de ce texte

Commissions : Commission mixte paritaire · Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République

Avant d'arriver dans l'hémicycle, ce texte a été examiné par la commission Lois. 106 amendements y ont été déposés, dont 36 adoptés (qui ont modifié le texte avant le vote). C'est le texte issu de ces 36 adoptions qui est arrivé en séance, où 130 amendements de plus ont été discutés.

36 adoptés20 rejetés4 tombés13 retirés5 non soutenus28 en cours ou sans suite

Qui dépose, et qui fait adopter

  • LFI-NUPES 3 sur 15 20 %
  • GDR-NUPES 5 sur 5 100 %
  • SOC-A aucun sur 8 0 %
  • LIOT 1 sur 4 25 %
  • DEM aucun sur 4 0 %
  • RE 23 sur 37 62 %
  • HOR aucun sur 1 0 %
  • LR 2 sur 11 18 %
  • RN 1 sur 8 13 %
  • ECOLO 1 sur 13 8 %
Barre claire : les amendements déposés en commission. Partie pleine : ceux qui ont été adoptés. Le chiffre de droite les rapporte l'un à l'autre. Les groupes suivent l'ordre de l'hémicycle, comme le graphe des votes.

Où la commission a le plus changé le texte

Pour situer : sur les 211 grands votes de cette législature dont le texte est passé par une commission, la médiane est de 66 amendements et 14 adoptés.

Source : open data de l'Assemblée nationale (amendements + rapports de commission).

Le texte en détails

23 articles · 10 amendements

Les documents officiels de ce texte :

le texte voté (PDF) ↗ sa fiche sur ce site le texte déposé (PDF) ↗ la fiche du texte déposé le rapport de commission n° 2139 ↗

Les 23 articles du texte adopté, chacun replié : son résumé en une phrase, le vote sur l'article, et les amendements qui y ont été mis aux voix (avec ce qu'ils proposaient). 10 amendements au total.

  • Article 1erart. adopté Range les titulaires et anciens titulaires d'un mandat électif public parmi les victimes dont la qualité aggrave les peines encourues pour violences. 2210 com. / 12 séance

    Range les titulaires et anciens titulaires d'un mandat électif public parmi les victimes dont la qualité aggrave les peines encourues pour violences.

    22 amendements déposés sur cet article : 10 en commission, dont 1 adopté, puis 12 en séance, dont 2 adoptés.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(121 pour, 13 contre).

    Amendements mis aux voix sur cet article (2)

    • n° 36 M. Delautrette SOC rejeté Tout titulaire d’un mandat électif aurait été reconnu, par cet amendement, comme une personne chargée d’une mission de service public dans le code pénal, afin selon son auteur de protéger aussi les conseillers municipaux sans délégation.
    • n° 17 M. Rome rejeté Les peines complémentaires d’interdiction de manifester et d’interdiction du territoire français visant les étrangers auraient été retirées par cet amendement de repli, son auteur y voyant une atteinte à la liberté de manifester.
  • Article 1er bisart. adopté Étend aux personnes chargées d'une mission de service public une circonstance aggravante prévue par le code pénal. 10 com. / 1 séance

    Étend aux personnes chargées d'une mission de service public une circonstance aggravante prévue par le code pénal.

    1 amendement déposé sur cet article : 1 en séance.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(121 pour, 13 contre).

    Amendements mis aux voix sur cet article (2)

    • n° 36 M. Delautrette SOC rejeté Tout titulaire d’un mandat électif aurait été reconnu, par cet amendement, comme une personne chargée d’une mission de service public dans le code pénal, afin selon son auteur de protéger aussi les conseillers municipaux sans délégation.
    • n° 17 M. Rome rejeté Les peines complémentaires d’interdiction de manifester et d’interdiction du territoire français visant les étrangers auraient été retirées par cet amendement de repli, son auteur y voyant une atteinte à la liberté de manifester.
  • Article 2non mis aux voix Ajoute une peine de travail d'intérêt général à des délits de presse et du code pénal et aggrave le harcèlement commis sur un titulaire de mandat électif. 96 com. / 3 séance

    Ajoute une peine de travail d'intérêt général à des délits de presse et du code pénal et aggrave le harcèlement commis sur un titulaire de mandat électif.

    9 amendements déposés sur cet article : 6 en commission, dont 1 adopté, puis 3 en séance, dont 1 adopté.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 2 bisnon mis aux voix Porte à un an le délai de prescription de certains délits de presse lorsque la victime est titulaire d'un mandat électif public ou candidate à un tel mandat. 83 com. / 5 séance

    Porte à un an le délai de prescription de certains délits de presse lorsque la victime est titulaire d'un mandat électif public ou candidate à un tel mandat.

    8 amendements déposés sur cet article : 3 en commission, dont 1 adopté, puis 5 en séance, dont 2 adoptés.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 2 ternon mis aux voix Étend aux candidats la répression de la divulgation d'informations dangereuses et aggrave les peines de l'atteinte à la vie privée des agents publics, élus, candidats et leur famille. 96 com. / 3 séance

    Étend aux candidats la répression de la divulgation d'informations dangereuses et aggrave les peines de l'atteinte à la vie privée des agents publics, élus, candidats et leur famille.

    9 amendements déposés sur cet article : 6 en commission, dont 3 adoptés, puis 3 en séance, dont 1 adopté.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 3art. adopté Accorde aux exécutifs locaux, à leurs suppléants ou délégataires, même anciens, la protection de leur collectivité contre violences, menaces et outrages, révocable en 4 mois. 227 com. / 15 séance

    Accorde aux exécutifs locaux, à leurs suppléants ou délégataires, même anciens, la protection de leur collectivité contre violences, menaces et outrages, révocable en 4 mois.

    22 amendements déposés sur cet article : 7 en commission, puis 15 en séance, dont 7 adoptés.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(148 pour, 0 contre).

    Amendements mis aux voix sur cet article (1)

    • n° 32 M. Rome rejeté Lorsqu’un élu victime de violences demande la protection fonctionnelle, cet amendement voulait obliger le maire ou le président de collectivité à lui proposer de saisir le médiateur territorial, pour privilégier selon son auteur l’apaisement.
  • Article 3 bisart. adopté Description : Ajoute à l'article L. 2321-2 du code général des collectivités territoriales les frais de protection fonctionnelle des élus et des protections du code général de la fonction publique. 1amendement

    Description : Ajoute à l'article L. 2321-2 du code général des collectivités territoriales les frais de protection fonctionnelle des élus et des protections du code général de la fonction publique.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(148 pour, 0 contre).

    Amendements mis aux voix sur cet article (1)

    • n° 32 M. Rome rejeté Lorsqu’un élu victime de violences demande la protection fonctionnelle, cet amendement voulait obliger le maire ou le président de collectivité à lui proposer de saisir le médiateur territorial, pour privilégier selon son auteur l’apaisement.
  • Article 4supprimé 55 com. / 0 séance

    Texte de l'article

    (Supprimé)

    5 amendements déposés sur cet article : 5 en commission, dont 4 adoptés.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 5non mis aux voix Ouvre au maire agissant comme agent de l'État la protection que celui-ci doit à ses agents, sur demande au représentant de l'État dans le département. 31 com. / 2 séance

    Ouvre au maire agissant comme agent de l'État la protection que celui-ci doit à ses agents, sur demande au représentant de l'État dans le département.

    3 amendements déposés sur cet article : 1 en commission, dont 1 adopté, puis 2 en séance, dont 1 adopté.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 6conforme 10 com. / 1 séance

    Adopté conforme. Les deux chambres l'ont voté dans les mêmes termes lors d'une lecture précédente : il est acquis, et le texte soumis à ce vote ne le réimprime pas.

    1 amendement déposé sur cet article : 1 en séance.

    lire le texte officiel ↗

    Amendements mis aux voix sur cet article (1)

    • n° 39 M. Delautrette SOC rejeté La responsabilité pénale personnelle des maires et présidents de collectivités, en cas d’homicide ou de blessures involontaires, aurait été limitée par cet amendement aux seuls manquements délibérés commis en pleine connaissance du risque.
  • Article 7non mis aux voix Description : Remplace, aussi pour les communes de Nouvelle-Calédonie, un renvoi à la loi de 1983 par le code général de la fonction publique, et actualise l'application en Polynésie française. 53 com. / 2 séance

    Description : Remplace, aussi pour les communes de Nouvelle-Calédonie, un renvoi à la loi de 1983 par le code général de la fonction publique, et actualise l'application en Polynésie française.

    5 amendements déposés sur cet article : 3 en commission, dont 2 adoptés, puis 2 en séance.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 8non mis aux voix Oblige la commune à prendre en charge tout ou partie des restes à charge et dépassements d'honoraires des soins et de l'assistance psychologique des bénéficiaires de sa protection. 21 com. / 1 séance

    Oblige la commune à prendre en charge tout ou partie des restes à charge et dépassements d'honoraires des soins et de l'assistance psychologique des bénéficiaires de sa protection.

    2 amendements déposés sur cet article : 1 en commission, puis 1 en séance, dont 1 adopté.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 9non mis aux voix Permet à l'élu ou au candidat refusé par au moins 2 assureurs pour sa permanence électorale de saisir le bureau central de tarification, l'assureur persistant risquant son agrément. 117 com. / 4 séance

    Permet à l'élu ou au candidat refusé par au moins 2 assureurs pour sa permanence électorale de saisir le bureau central de tarification, l'assureur persistant risquant son agrément.

    11 amendements déposés sur cet article : 7 en commission, dont 4 adoptés, puis 4 en séance.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 10art. adopté Ouvre au candidat déclaré et présent au premier tour la protection de l'État et, en cas de menace avérée, une prise en charge plafonnée des dépenses de sécurité. 2712 com. / 15 séance

    Ouvre au candidat déclaré et présent au premier tour la protection de l'État et, en cas de menace avérée, une prise en charge plafonnée des dépenses de sécurité.

    27 amendements déposés sur cet article : 12 en commission, dont 4 adoptés, puis 15 en séance, dont 8 adoptés.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(78 pour, 11 contre, 1 abstention).

    Amendements mis aux voix sur cet article (1)

    • n° 45 Mme Diaz RN rejeté Cet amendement d’appel voulait supprimer le délai d’un an prévu avant l’entrée en vigueur de la mesure, afin d’appliquer plus vite selon son autrice la protection des citoyens candidats à une élection.
  • Article 11conforme 11 com. / 0 séance

    Adopté conforme. Les deux chambres l'ont voté dans les mêmes termes lors d'une lecture précédente : il est acquis, et le texte soumis à ce vote ne le réimprime pas.

    1 amendement déposé sur cet article : 1 en commission.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 12non mis aux voix Supprime la demande du maire comme condition de son information par le procureur, fixe un délai d'un mois et permet des conventions de protocole avec les associations d'élus. 42 com. / 2 séance

    Supprime la demande du maire comme condition de son information par le procureur, fixe un délai d'un mois et permet des conventions de protocole avec les associations d'élus.

    4 amendements déposés sur cet article : 2 en commission, dont 2 adoptés, puis 2 en séance, dont 2 adoptés.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 13non mis aux voix Permet au procureur de la République de diffuser dans un espace réservé, sans rompre le secret de l'enquête et de l'instruction, toute communication sur les affaires communales. 41 com. / 3 séance

    Permet au procureur de la République de diffuser dans un espace réservé, sans rompre le secret de l'enquête et de l'instruction, toute communication sur les affaires communales.

    4 amendements déposés sur cet article : 1 en commission, dont 1 adopté, puis 3 en séance.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 14non mis aux voix Fixe la composition des conseils de sécurité et de prévention de la délinquance, impose leur réunion annuelle et un agent coordinateur désigné par le maire ou l'État. 278 com. / 19 séance

    Fixe la composition des conseils de sécurité et de prévention de la délinquance, impose leur réunion annuelle et un agent coordinateur désigné par le maire ou l'État.

    27 amendements déposés sur cet article : 8 en commission, dont 5 adoptés, puis 19 en séance, dont 8 adoptés.

    lire le texte officiel ↗

    Amendements mis aux voix sur cet article (4)

    • n° 1 M. Sitzenstuhl RE adopté Cet amendement de suppression retire le neuvième alinéa de l’article 14 sans lui substituer d’autre disposition, l’exposé des motifs le présentant simplement comme un amendement de suppression.
    • n° 25 M. Rome adopté Les représentants d’associations et d’organismes de prévention, d’aide aux victimes ou d’action sociale redeviennent membres de droit des conseils local et intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance, et non de simples membres facultatifs.
    • n° 27 M. Rome rejeté Cet amendement de repli voulait inscrire des représentants d’associations luttant contre les violences intrafamiliales parmi les membres de droit des conseils locaux de sécurité, pour apporter selon son auteur leur expertise à la politique locale de prévention.
    • n° 42 M. Delautrette SOC rejeté Des personnalités qualifiées par leur expérience, à côté des représentants d’associations, auraient pu siéger dans les conseils locaux de sécurité, cet amendement visant à mobiliser selon son auteur des profils individuels comme d’anciens policiers ou dirigeants.
  • Article 15non mis aux voix Rend applicables en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et dans les îles Wallis et Futuna les dispositions renforçant la sécurité et la protection des maires et des élus locaux.

    Rend applicables en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et dans les îles Wallis et Futuna les dispositions renforçant la sécurité et la protection des maires et des élus locaux.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 16non mis aux voix Impose au Gouvernement un rapport au Parlement, avant le 1er septembre 2024, sur l'opportunité d'étendre la protection fonctionnelle à tous les élus locaux et à des proches d'élus. 20 com. / 2 séance

    Impose au Gouvernement un rapport au Parlement, avant le 1er septembre 2024, sur l'opportunité d'étendre la protection fonctionnelle à tous les élus locaux et à des proches d'élus.

    2 amendements déposés sur cet article : 2 en séance.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 17supprimé 20 com. / 2 séance

    Texte de l'article

    (nouveau) (Supprimé)

    2 amendements déposés sur cet article : 2 en séance, dont 1 adopté.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 18non mis aux voix Oblige le Gouvernement à remettre au Parlement, dans l'année suivant la promulgation, un rapport sur les violences faites aux élus et les suites données à leurs plaintes. 40 com. / 4 séance

    Oblige le Gouvernement à remettre au Parlement, dans l'année suivant la promulgation, un rapport sur les violences faites aux élus et les suites données à leurs plaintes.

    4 amendements déposés sur cet article : 4 en séance.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 19non mis aux voix Impose au Gouvernement un rapport au Parlement, sous 3 mois, sur le coût pour les communes de l'assurance couvrant la protection fonctionnelle des élus et sur sa compensation. 10 com. / 1 séance

    Impose au Gouvernement un rapport au Parlement, sous 3 mois, sur le coût pour les communes de l'assurance couvrant la protection fonctionnelle des élus et sur sa compensation.

    1 amendement déposé sur cet article : 1 en séance.

    lire le texte officiel ↗

    Amendements mis aux voix sur cet article (1)

    • n° 101 Mme Pochon ECOLO rejeté Un rapport du Gouvernement, dans les six mois, sur l’effet des violences subies par les élus locaux durant leur mandat sur leur santé mentale et la poursuite de leurs fonctions, était réclamé par cet amendement.

Articles du texte adopté et votes internes : données officielles de l'Assemblée nationale. Les résumés d'articles et de chaque amendement sont rédigés à partir du texte, puis vérifiés.

Pour aller plus loin

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