Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 17 octobre 2023. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.
Déposé sous la 16e législature, ce texte n'a pas abouti avant la fin de la législature (9 juin 2024). Il est devenu caduc : il faudrait le redéposer pour qu'il reparte.
Proposition de loi ordinaireCe que change ce texte
L'enjeu en clair
Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.
Ce texte de loi prévoit que les salaires dans le secteur privé augmentent deux fois par an, au moins au même rythme que l’inflation, selon un indice déterminé. Il introduit une disposition similaire pour les fonctionnaires, dont les rémunérations doivent également suivre l’inflation deux fois par an. Enfin, il crée une caisse privée de péréquation inter-entreprises, financée par une cotisation obligatoire progressive des entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse 750 millions d’euros.
Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.
Où en est ce texte ?
Le parcours du texte
- 17 octobre 2023 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
Le texte en détails
Dispositions du texte
Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)
MESDAMES, MESSIEURS, Après deux années d’inflation, les salaires en Fran ce décrochent. Nous avons connu fin 2022 la chute de pouvoir d’achat de s ménages la plus forte jamais enregistrée en plus de 40 ans, hors confinement (L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE)). Cela se répercute sur le quotidien d’une majorité de Française et Français, contraints de scruter les étiquettes, les factures et de se serrer la ceinture. « Tout augmente sauf les salaires », cette phrase que l’on retrouve sur les lèvres entre les rayons du supermarché, résume bien la situation. Le décrochage des salaires, rattrapés par l’inflation Entre les 3 es trimestres 2021 et 2022, les salaires n’ont progressé que de 3,7 % contre 5,4 % pour l’inflation, soit nettement moins vite (Dares). Le salaire mensuel de base en termes réels (« déflaté », c’est-à-dire après avoir tenu compte de l’inflation) recule donc sur cette période. L’INSEE prévoit une baisse des salaires réels moyens par personne de -2,8 % entre l’été 2022 et l’été 2023. Le pouvoir d’achat reculerait de -1, 8 % entre fin 2021 et fin 2023, sachant que cette moyenne est gonflée à la hausse par les dividendes et intérêts. D’après L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la France se trouve derrière l’Espagne ou encore la Grèce, mais surtout loin derrière la Belgique où le s salaires réels ont a contrario augmenté de +2,9 % entre le premier trimestre 2022 et 2023, grâce au mécanisme d’indexation des sa…
Articles (3 extrait·s du texte)
- Article 1er I. – Le titre III du livre II de la troisième parti e du code du travail est complété par un chapitre III ainsi rédigé : « CHAPITRE III « Échelle mobile des salaires « Art. L. 3239-10. – Les salaires du secteur privé augmentent deux fois par an, au minimum de l’augmentation d’un indice de l’inflation. Cet indice est déterminé par une commission composée de représentants du monde académique, des représentants des organisations syndicales de salariés et des organisations représentatives des employeurs. Il es t institué comme référence par voie réglementaire. « L’augmentation automatique a lieu au 1 er mars et au 1 er septembre de chaque année, sur la base de la moyenne des six derniers indices mensuels connus. Elle ne s’applique pas aux salaires supérieurs à deux fois le salaire médian. « Un décret fixe les modalités d’application du pré sent article après négociation entre les représentants des organisations syndicales de salariés et les représentants des organisations représentatives des employeurs. » II. – La caisse de péréquation inter-entreprises instituée à l’article 3 de la présente loi garantit pour chaque entreprise, la soutenabilité financière pour les associations employeuses, les très petites entreprises et les petites et moyennes entreprises de la hausse des salaires prévue au I du présent article.…
- Article 2 Le titre Ier du livre VII du code général de la fonction publique est ainsi modifié : 1° Après l’article L. 712-1, il est inséré un article L. 712-1-1 ainsi rédigé : « Art. L. 712-1-1. – La rémunération des fonctionnaires augmente deux fois par an au minimum de l’augmentation d’un indic e de l’inflation. Cet indice est déterminé par une commission composée de représentants du monde académique, des représentants des organisations syndicales de salariés et des organisations représentatives des employeurs. Il est institué comme référence par voie réglementaire. « L’augmentation automatique a lieu au 1 er mars et au 1 er septembre de chaque année, sur la base de la moyenne des six derniers indices mensuels connus. Elle ne s’applique pas aux salaires supérieurs à deux fois le salaire médian. « Un décret fixe les modalités d’application du pré sent article après négociation entre les représentants des organisations syndicales de salariés et les représentants des organisations représentatives des employeurs. » 2° Après l’article L. 713-1, il est inséré un article L. 713-1-1 ainsi rédigé : « Art. L. 713-1-1. – La rémunération des agents contractuels augment e deux fois par an, au minimum de l’augmentation d’un indice de l’inflation. Cet indice est déterminé par une commission composée de représentants du monde académique, des représentants des organisations syndicales de salariés et des organisations représentatives des employeurs. Il est institué comme référence par voie réglementaire. « L’augmentation automatique a lieu au 1 er mars et au 1 er septembre de chaque année, sur la base de la moyenne des six derniers indices mensuels connus. Elle ne s’applique pas aux salaires supérieurs à deux fois le salaire médian. « Un décret fixe les modalités d’application du pré sent article après négociation entre les représentants des organisations syndicales de salariés et les représentants des organisations représentatives des employeurs. »…
- Article 3 Il est institué une caisse privée de péréquation inter-entreprises, financée par une cotisation volontaire obligatoire progressive calculée d’après le résultat net réalisé par les entreprises dont le chiffre d’affaires constaté au dernier exercice comptable est supérieur à 750 millions d’euros. Cette caisse garantit pour chaque entreprise, la soutenabilité financière pour les associations employeuses, les très petites entreprises et les petites et moyennes entreprises de la hausse des salaires prévue par la présente loi. Le barème et les modalités de contrôle et de recouvrement de la contribution destinée à son financement sont fixés par voie réglementaire.…
Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.
Le travail en commission
Rapporteur·e de ce texte, désigné·e par la commission pour l'examiner et le présenter :
Commission : Commission des affaires sociales
En amont de la séance publique, ce texte a fait l'objet de 8 amendements examinés en commission (Affaires sociales), dont 3 adoptés. C'est l'étape, souvent décisive, où le texte est retravaillé avant les votes en séance.
Les amendements déposés
59 amendements ont été déposés sur ce texte (8 en commission, 51 en séance publique). C'est là que le texte se façonne, avant les votes solennels.
- 3 Adoptés
- 1 Rejetés
- 3 Devenus sans objet
- 1 Retirés
- 1 Irrecevables (article 40)
- 1 Irrecevables (autres motifs)
- 49 En attente d'examen
Seuls les amendements adoptés et rejetés ont été mis aux voix. Les autres ont été retirés, déclarés irrecevables, rendus sans objet par une adoption antérieure, non défendus, ou pas encore examinés.
Examinés par : Séance publique · Commission des affaires sociales
Avant l'article premier 1 amendement
- n° AS6 Mme Alma Dufour LFI-NUPES Rejeté
Article premier 15 amendements 1 adopté
- n° AS1 M. Philippe Juvin LR Adopté
- n° 1 M. Philippe Juvin LR En attente d'examen
- n° AS5 M. Victor Catteau RN Déclaré irrecevable (article 40)
- n° 5 M. Charles Sitzenstuhl RE En attente d'examen
- n° AS7 Mme Alma Dufour LFI-NUPES Devenu sans objet
- n° 7 Mme Emmanuelle Ménard NI En attente d'examen
- n° 11 Mme Alma Dufour LFI-NUPES En attente d'examen
- n° 13 M. Charles Sitzenstuhl RE En attente d'examen
- n° 18 M. Benoit Mournet RE En attente d'examen
- n° 19 M. Benoit Mournet RE En attente d'examen
- n° 38 M. Christopher Weissberg RE En attente d'examen
- n° 46 Mme Marie Lebec RE En attente d'examen
- n° 47 Mme Marie Lebec RE En attente d'examen
- n° 52 M. Philippe Naillet SOC-A Retiré
- n° 53 M. Philippe Naillet SOC-A En attente d'examen
Après l'article premier 2 amendements
Article 2 7 amendements 1 adopté
- n° AS2 M. Philippe Juvin LR Adopté
- n° AS4 M. Philippe Juvin LR Devenu sans objet
- n° AS8 Mme Alma Dufour LFI-NUPES Devenu sans objet
- n° 8 Mme Emmanuelle Ménard NI En attente d'examen
- n° 12 Mme Alma Dufour LFI-NUPES En attente d'examen
- n° 22 M. Benoit Mournet RE En attente d'examen
- n° 23 M. Benoit Mournet RE En attente d'examen
Article 3 11 amendements 1 adopté
- n° AS3 M. Philippe Juvin LR Adopté
- n° 3 M. Philippe Juvin LR En attente d'examen
- n° 6 M. Charles Sitzenstuhl RE En attente d'examen
- n° 9 Mme Emmanuelle Ménard NI En attente d'examen
- n° 14 M. Charles Sitzenstuhl RE En attente d'examen
- n° 24 M. Benoit Mournet RE En attente d'examen
- n° 25 M. Benoit Mournet RE En attente d'examen
- n° 26 M. Benoit Mournet RE En attente d'examen
- n° 31 M. Denis Masséglia RE En attente d'examen
- n° 50 Mme Marie Lebec RE En attente d'examen
- n° 51 M. Marc Ferracci RE En attente d'examen
Après l'article 3 10 amendements
- n° 2 M. Philippe Juvin LR En attente d'examen
- n° 27 M. Benoit Mournet RE En attente d'examen
- n° 28 M. Benoit Mournet RE En attente d'examen
- n° 33 M. Antoine Armand RE En attente d'examen
- n° 34 M. Antoine Armand RE En attente d'examen
- n° 35 M. Antoine Armand RE En attente d'examen
- n° 41 Mme Stéphanie Rist RE En attente d'examen
- n° 42 Mme Marie Lebec RE En attente d'examen
- n° 48 M. Marc Ferracci RE En attente d'examen
- n° 54 M. Pierrick Berteloot RN Déclaré irrecevable
Titre 13 amendements
- n° 15 M. Benoit Mournet RE En attente d'examen
- n° 16 M. Benoit Mournet RE En attente d'examen
- n° 17 M. Benoit Mournet RE En attente d'examen
- n° 29 M. Benoit Mournet RE En attente d'examen
- n° 30 M. Benoit Mournet RE En attente d'examen
- n° 32 M. Benjamin Haddad RE En attente d'examen
- n° 36 M. Benjamin Haddad RE En attente d'examen
- n° 37 M. Christopher Weissberg RE En attente d'examen
- n° 39 M. Marc Ferracci RE En attente d'examen
- n° 40 Mme Marie Lebec RE En attente d'examen
- n° 43 M. Marc Ferracci RE En attente d'examen
- n° 44 Mme Stéphanie Rist RE En attente d'examen
- n° 45 M. Marc Ferracci RE En attente d'examen
Source : open data de l'Assemblée nationale (jeu « Amendements »). Chaque amendement a sa fiche, qui dit s'il a été mis aux voix et par quel organe.
Pour aller plus loin
Cosignataires (74)
Voir aussi
Fiche officielle sur assemblee-nationale.fr ↗ (texte intégral, amendements, comptes-rendus de commission)