Projet de loi portant mesures d'urgence relatives au fonctionnement du marché du travail en vue du plein emploi

59 % des votant·es ont voté pour. Seuil de 176 voix franchi. 6 abstentions.
Disputé
Participation 62 %

Le parcours du texte

  1. 7 septembre 2022 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 25 octobre 2022 1re lecture Sénat Modifié
  3. 9 novembre 2022 Commission mixte paritaire Accord
  4. 15 novembre 2022 Lecture des conclusions de la CMP Assemblée Adopté
  5. 17 novembre 2022 Commission mixte paritaire Adopté
  6. 15 décembre 2022 Conseil constitutionnel Conforme

Ce que change ce texte

Ce vote du 15 novembre 2022 clôt le parcours d'un texte déjà adopté par l'Assemblée le 11 octobre. Il permet au Gouvernement de fixer par décret, jusqu'en 2023, les règles de l'assurance chômage, par dérogation aux articles du code du travail qui les confient d'ordinaire à la négociation entre partenaires sociaux.

  • Règles par décretLe gouvernement est autorisé à fixer par décret, à titre transitoire, les règles de l’assurance chômage, ce qui a permis d’instaurer la contracyclicité (durée d’indemnisation modulée selon la conjoncture).
  • Abandon de posteLe salarié qui abandonne son poste et ne le reprend pas après mise en demeure est présumé démissionnaire, ce qui le prive en principe de l’allocation chômage.
  • Refus de CDILe demandeur d’emploi qui refuse deux CDI en un an à l’issue d’un CDD ou d’une mission d’intérim sur un emploi équivalent peut être privé de l’allocation chômage.
  • VAESimplification et élargissement de l’accès à la VAE, avec un service public dédié.

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

Adopté le 15 novembre 2022 : 210 voix pour, 140 contre, 6 abstentions. Quatre groupes ont voté pour et six ont voté contre.

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
75LFI22GDR23EcoS31SOC20LIOTdivisé51DEM170RE30HOR62LR89RN4NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale0480
Gauche démocrate et républicaine - NUPES040
Écologiste - NUPES0120
Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES)0170
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires143
Démocrate (MoDem et Indépendants)3900
Renaissance11900
Horizons et apparentés2500
Les Républicains2601
Rassemblement National0550
Non inscrit002

Les avis, pour et contre

Ce que disent les partisans et les opposants du texte. Chaque position est attribuée et sourcée ; le site ne tranche pas.

Pour le texte, 2

Ont également voté pour.

lire le passage ↗
Marc FerracciRErapporteur

Présente les conclusions de la commission mixte paritaire et justifie l’urgence par l’article 1er, qui « va permettre au Gouvernement de préserver le fonctionnement de l’assurance chômage pendant une période transitoire ». Relève que la navette a fait passer le texte « de cinq à quatorze » articles.

Contre le texte, 2

Ont également voté contre : le Rassemblement national et toute la gauche, sans que cela traduise un accord sur les motifs.

lire le passage ↗

Reconnaît « l’urgence qu’il y a à légiférer en matière d’emploi » mais refuse la méthode : « Si la punition et la culpabilisation sont à l’ordre du jour avec ce texte, les réponses aux problématiques de l’emploi, elles, ne le sont pas. »

Réserves et nuances, 1

Se sont abstenus.

lire le passage ↗

Prise de parole

Compte rendu intégral de la séance

Les avis des experts indépendants

Aucune évaluation d'un organisme indépendant (haut conseil, Cour des comptes, instance scientifique...) n'est encore rattachée à ce texte. Le site en ajoute au fil des publications, toujours attribuées et datées.

Vous connaissez une évaluation pertinente, ou vous aimeriez qu'on la cherche en priorité ?
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 12 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Fonctionnement du marché du travail), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. Marc Ferracci (rapporteur de la commission mixte paritaire)
« C’est avec une vive satisfaction que je vous présente aujourd’hui les conclusions de la commission mixte paritaire (CMP) sur le projet de loi portant mesures d’urgence relatives au fonctionnement du marché du travail en vue du plein emploi. »
M. Olivier Dussopt (ministre du travail, du plein emploi et de l’insertion)
« Je suis très heureux d’être devant vous aujourd’hui avec Carole Grandjean, ministre déléguée chargée de l’enseignement et de la formation professionnels, pour l’examen des conclusions de la commission mixte paritaire. »
Mme Carole Grandjean (ministre déléguée chargée de l’enseignement et de la formation professionnels)
« Comme M. le ministre du travail, du plein emploi et de l’insertion, je veux à mon tour saluer la mobilisation de l’Assemblée nationale sur ce projet de réforme et remercier M. »
Mme Nathalie Oziol LFI
« Il n’y avait déjà pas grand-chose à sauver dans la première version du projet de loi portant mesures d’urgence relatives au fonctionnement du marché du travail, censé nous conduire au plein emploi, mais la deuxième version du texte accomplit la prouesse d’aller encore plus loin dans le détricotage d… »
Mme Laure Lavalette RN
« Notre pays compte 5,4 millions de chômeurs. Mais ce ne sont pas seulement des chômeurs. Figurez-vous, madame et monsieur les membres du Gouvernement, que ce sont aussi des personnes et qu’elles ont une vie, un frigo à remplir, des enfants à élever et des passions à faire vivre. »
M. Stéphane Viry LR
« Nous ne voterons pas la motion de rejet préalable déposée par le groupe La France insoumise-NUPES. La raison est assez simple : au terme d’un parcours législatif au cours duquel – nous le reconnaissons et l’assumons – le groupe Les Républicains a été force de propositions tant à l’Assemblée qu’au Sé… »
M. Philippe Vigier DEM
« Naturellement, le groupe Démocrate ne soutiendra pas cette motion de rejet préalable déposée par la NUPES, mais notre collègue Hadrien Clouet n’en sera pas surpris. »
M. Arthur Delaporte SOC
« Il faut parfois être bien assis pour écouter ces contrevérités. Je vais d’ailleurs vous citer le ministre Dussopt, qui publiait sur son compte Facebook en 2013 un message « à lire pour répondre aux contrevérités qui circulent sur le Net. »
M. Frédéric Valletoux HOR
« Dans la logique des débats de ces dernières semaines, le groupe Horizons et apparentés votera contre la motion de rejet et soutiendra ensuite le projet de loi. »
M. Pierre Dharréville GDR
« Nous aurons donc une réforme de droite, qui va rassembler la droite et être votée par la droite, parce qu’elle a été conçue par la droite avec cet arrangement trouvé en commission mixte paritaire. »
Mme Marie-Charlotte Garin ECOS
« Nous sommes réunis pour entériner votre réforme de l’assurance chômage, telle qu’elle a été négociée avec le Sénat. Après un premier texte adopté en 2018, le plan se déroule, semble-t-il, comme prévu. Première étape : remplacer le financement par la cotisation par un financement par l’impôt. »
M. Paul-André Colombani LIOT
« La philosophie générale de ce projet de loi pose problème. Il a été présenté comme un texte d’urgence, une simple modification des règles de calcul pour lutter contre les difficultés de recrutement, mais s’est révélé une profonde remise en cause de notre système d’assurance chômage. »

Le passage en commission

215 amendements examinés en commission, dont 6 adoptés.

Rapporteur·e·s de ce texte

Commissions : Commission mixte paritaire · Commission des affaires sociales

Avant d'arriver dans l'hémicycle, ce texte a été examiné par la commission Affaires sociales. 215 amendements y ont été déposés, dont 6 adoptés (qui ont modifié le texte avant le vote). C'est le texte issu de ces 6 adoptions qui est arrivé en séance, où 393 amendements de plus ont été discutés.

6 adoptés108 rejetés17 retirés2 non soutenus82 en cours ou sans suite

Qui dépose, et qui fait adopter

  • LFI-NUPES aucun sur 58 0 %
  • GDR-NUPES 1 sur 21 5 %
  • SOC aucun sur 45 0 %
  • LIOT aucun sur 12 0 %
  • DEM 1 sur 12 8 %
  • RE 2 sur 23 9 %
  • HOR 1 sur 5 20 %
  • LR 1 sur 5 20 %
  • RN aucun sur 11 0 %
  • ECOLO aucun sur 23 0 %
Barre claire : les amendements déposés en commission. Partie pleine : ceux qui ont été adoptés. Le chiffre de droite les rapporte l'un à l'autre. Les groupes suivent l'ordre de l'hémicycle, comme le graphe des votes.

Où la commission a le plus changé le texte

Les articles qui ont vu le plus d'amendements adoptés EN COMMISSION, c'est-à-dire là où le texte a bougé avant même l'hémicycle. Chaque ligne renvoie à son article dans « Le texte en détails », juste en dessous.

Pour situer : sur les 211 grands votes de cette législature dont le texte est passé par une commission, la médiane est de 66 amendements et 14 adoptés.

Source : open data de l'Assemblée nationale (amendements + rapports de commission).

Le texte en détails

11 articles · 28 amendements

Les documents officiels de ce texte :

le texte voté (PDF) ↗ sa fiche sur ce site le texte déposé (PDF) ↗ la fiche du texte déposé le rapport de commission n° 276 ↗

Les 11 articles du texte adopté, chacun replié : son résumé en une phrase, le vote sur l'article, et les amendements qui y ont été mis aux voix (avec ce qu'ils proposaient). 28 amendements au total.

  • Article 1erart. adopté Confie à un décret en Conseil d'État, après concertation, les règles d'assurance chômage jusqu'à fin 2023 ou août 2024, et impose au Gouvernement une concertation sur sa gouvernance. 18269 com. / 113 séance

    Confie à un décret en Conseil d'État, après concertation, les règles d'assurance chômage jusqu'à fin 2023 ou août 2024, et impose au Gouvernement une concertation sur sa gouvernance.

    182 amendements déposés sur cet article : 69 en commission, puis 113 en séance, dont 1 adopté.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(203 pour, 165 contre, 9 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (23)

    • n° 1 Mme Besse NI rejeté La suppression de l’article premier était demandée par cet amendement, son autrice estimant qu’une réforme aussi importante de l’assurance chômage ne peut écarter le Parlement ni les partenaires sociaux.
    • n° 53 M. Delaporte SOC rejeté Cet amendement socialiste voulait abroger la précédente réforme de l’assurance chômage et supprimer l’article premier, son auteur la jugeant « économiquement absurde, socialement injuste et financièrement inutile ».
    • n° 38 M. Delaporte SOC rejeté Le décret n’aurait pu être pris qu’après négociation avec les syndicats, le patronat mais aussi les associations représentant chômeurs et précaires, cet amendement socialiste voulant élargir la concertation au tissu associatif.
    • n° 58 M. Delaporte SOC rejeté En l’absence de nouvel accord, l’assurance chômage serait automatiquement revenue à la dernière convention négociée par les partenaires sociaux, cet amendement socialiste voulant empêcher toute baisse d’indemnisation ou de durée des droits.
    • n° 42 M. Delaporte SOC rejeté Cet amendement de repli voulait limiter le décret à une simple prorogation des règles en vigueur jusqu’à l’agrément d’un accord des partenaires sociaux, afin selon son auteur de leur rendre la compétence.
    • n° 61 M. Delaporte SOC rejeté Cet amendement socialiste voulait remplacer la simple « concertation » des partenaires sociaux par une véritable « négociation », son auteur estimant que le droit du travail repose sur le dialogue social.
    • n° 25 M. Delaporte SOC rejeté Avant tout décret, le Gouvernement aurait dû transmettre au Parlement un rapport, réalisé par plusieurs organismes, évaluant les effets de la réforme de l’assurance chômage menée entre 2018 et 2021, selon cet amendement socialiste.
    • n° 292 Mme Amrani LFI-NUPES rejeté Cet amendement de la France insoumise voulait que le décret ne reprenne que des mesures ayant déjà fait l’objet d’un accord entre syndicats et patronat, refusant de donner « carte blanche » au Gouvernement.
    • n° 320 Mme Erodi LFI-NUPES rejeté Le décret n’aurait pu introduire de différences de traitement selon le lieu de résidence ou de travail, cet amendement de la France insoumise voulant écarter toute régionalisation de l’assurance chômage, jugée inefficace.
    • n° 238 M. Catteau rejeté Les allocations chômage des artistes, techniciens et intermittents de l’audiovisuel et du spectacle n’auraient pu être réduites par le décret, cet amendement de repli invoquant un secteur fragilisé par la crise sanitaire.
    • n° 217 M. Dharréville rejeté Avant d’être soumises au Conseil d’État, les mesures du décret auraient dû être débattues lors d’une conférence sociale réunissant syndicats, patronat, parlementaires et associations, cet amendement réclamant un large débat préalable.
    • n° 24 M. Delaporte SOC rejeté La réforme n’aurait pas concerné les départements où plus de 15 % de la population active est au chômage, cet amendement socialiste voulant en exclure les territoires les plus défavorisés.
    • n° 65 M. Califer NI rejeté Le décret d’application de l’assurance chômage aurait dû prévoir des règles spécifiques pour les outre-mer, cet amendement socialiste invoquant les particularités économiques et sociales de ces territoires, où le chômage est plus élevé.
    • n° 278 M. Clouet LFI-NUPES rejeté Dans les sept jours suivant le décret, des négociations entre syndicats et patronat auraient dû s’ouvrir, sans lettre de cadrage préalable, cet amendement de la France insoumise voulant redonner la main aux partenaires sociaux.
    • n° 232 M. Catteau rejeté La durée de versement de l’allocation chômage n’aurait pu varier selon la conjoncture économique, cet amendement de repli voulant l’empêcher au nom du pouvoir d’achat des Français.
    • n° 388 M. Da Silva adopté Le salarié qui abandonne volontairement son poste et ne reprend pas le travail après mise en demeure de l’employeur est désormais présumé démissionnaire, ce qui le prive d’allocation chômage, tout en pouvant contester cette présomption devant les prud’hommes.
    • n° 192 Mme Le Pen NI rejeté Le refus d’un contrat à durée indéterminée à l’issue d’un CDD aurait été assimilé à une démission, privant le salarié d’allocations, cet amendement entendant lutter contre ce que son autrice qualifie d’abus.
    • n° 40 M. Delaporte SOC rejeté Le caractère solidaire de l’assurance chômage, sa fonction de continuité du salaire et de garantie d’un niveau de vie satisfaisant auraient été inscrits dans la loi, selon cet amendement socialiste.
    • n° 227 Mme Mélin RN rejeté Cet amendement du Rassemblement national voulait priver d’allocations chômage, au-delà d’une année, les étrangers non européens dont le titre de séjour dépend d’un emploi, afin de réserver la solidarité aux citoyens français selon son autrice.
    • n° 242 M. Catteau rejeté L’indemnisation chômage aurait débuté dès le lendemain de la fin du contrat de travail, cet amendement supprimant le délai de carence de sept jours au nom, selon son auteur, du pouvoir d’achat.
    • n° 304 Mme Amrani LFI-NUPES rejeté L’assurance chômage n’aurait pu varier selon le lieu de résidence ou de travail, cet amendement de la France insoumise voulant interdire toute régionalisation du régime pour préserver l’égalité entre les assurés.
    • n° 70 M. Delaporte SOC rejeté L’obligation légale de réaliser des économies sur l’assurance chômage quand le Gouvernement juge sa situation financière inadaptée aurait été supprimée, son auteur y voyant un mécanisme de rationnement budgétaire absurde.
    • n° 41 M. Delaporte SOC rejeté Les demandeurs d’emploi auraient bénéficié de nouvelles protections face aux décisions administratives comme la radiation ou la sanction, cet amendement socialiste leur ouvrant un recours suspensif devant le juge et le médiateur.
  • Article 1er bis AAart. adopté Fixe les obligations de l'employeur lors de la proposition de contrat à durée indéterminée. 10 com. / 1 séance

    Fixe les obligations de l'employeur lors de la proposition de contrat à durée indéterminée.

    1 amendement déposé sur cet article : 1 en séance, dont 1 adopté.

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    Vote sur l'article : adopté(203 pour, 165 contre, 9 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (23)

    • n° 1 Mme Besse NI rejeté La suppression de l’article premier était demandée par cet amendement, son autrice estimant qu’une réforme aussi importante de l’assurance chômage ne peut écarter le Parlement ni les partenaires sociaux.
    • n° 53 M. Delaporte SOC rejeté Cet amendement socialiste voulait abroger la précédente réforme de l’assurance chômage et supprimer l’article premier, son auteur la jugeant « économiquement absurde, socialement injuste et financièrement inutile ».
    • n° 38 M. Delaporte SOC rejeté Le décret n’aurait pu être pris qu’après négociation avec les syndicats, le patronat mais aussi les associations représentant chômeurs et précaires, cet amendement socialiste voulant élargir la concertation au tissu associatif.
    • n° 58 M. Delaporte SOC rejeté En l’absence de nouvel accord, l’assurance chômage serait automatiquement revenue à la dernière convention négociée par les partenaires sociaux, cet amendement socialiste voulant empêcher toute baisse d’indemnisation ou de durée des droits.
    • n° 42 M. Delaporte SOC rejeté Cet amendement de repli voulait limiter le décret à une simple prorogation des règles en vigueur jusqu’à l’agrément d’un accord des partenaires sociaux, afin selon son auteur de leur rendre la compétence.
    • n° 61 M. Delaporte SOC rejeté Cet amendement socialiste voulait remplacer la simple « concertation » des partenaires sociaux par une véritable « négociation », son auteur estimant que le droit du travail repose sur le dialogue social.
    • n° 25 M. Delaporte SOC rejeté Avant tout décret, le Gouvernement aurait dû transmettre au Parlement un rapport, réalisé par plusieurs organismes, évaluant les effets de la réforme de l’assurance chômage menée entre 2018 et 2021, selon cet amendement socialiste.
    • n° 292 Mme Amrani LFI-NUPES rejeté Cet amendement de la France insoumise voulait que le décret ne reprenne que des mesures ayant déjà fait l’objet d’un accord entre syndicats et patronat, refusant de donner « carte blanche » au Gouvernement.
    • n° 320 Mme Erodi LFI-NUPES rejeté Le décret n’aurait pu introduire de différences de traitement selon le lieu de résidence ou de travail, cet amendement de la France insoumise voulant écarter toute régionalisation de l’assurance chômage, jugée inefficace.
    • n° 238 M. Catteau rejeté Les allocations chômage des artistes, techniciens et intermittents de l’audiovisuel et du spectacle n’auraient pu être réduites par le décret, cet amendement de repli invoquant un secteur fragilisé par la crise sanitaire.
    • n° 217 M. Dharréville rejeté Avant d’être soumises au Conseil d’État, les mesures du décret auraient dû être débattues lors d’une conférence sociale réunissant syndicats, patronat, parlementaires et associations, cet amendement réclamant un large débat préalable.
    • n° 24 M. Delaporte SOC rejeté La réforme n’aurait pas concerné les départements où plus de 15 % de la population active est au chômage, cet amendement socialiste voulant en exclure les territoires les plus défavorisés.
    • n° 65 M. Califer NI rejeté Le décret d’application de l’assurance chômage aurait dû prévoir des règles spécifiques pour les outre-mer, cet amendement socialiste invoquant les particularités économiques et sociales de ces territoires, où le chômage est plus élevé.
    • n° 278 M. Clouet LFI-NUPES rejeté Dans les sept jours suivant le décret, des négociations entre syndicats et patronat auraient dû s’ouvrir, sans lettre de cadrage préalable, cet amendement de la France insoumise voulant redonner la main aux partenaires sociaux.
    • n° 232 M. Catteau rejeté La durée de versement de l’allocation chômage n’aurait pu varier selon la conjoncture économique, cet amendement de repli voulant l’empêcher au nom du pouvoir d’achat des Français.
    • n° 388 M. Da Silva adopté Le salarié qui abandonne volontairement son poste et ne reprend pas le travail après mise en demeure de l’employeur est désormais présumé démissionnaire, ce qui le prive d’allocation chômage, tout en pouvant contester cette présomption devant les prud’hommes.
    • n° 192 Mme Le Pen NI rejeté Le refus d’un contrat à durée indéterminée à l’issue d’un CDD aurait été assimilé à une démission, privant le salarié d’allocations, cet amendement entendant lutter contre ce que son autrice qualifie d’abus.
    • n° 40 M. Delaporte SOC rejeté Le caractère solidaire de l’assurance chômage, sa fonction de continuité du salaire et de garantie d’un niveau de vie satisfaisant auraient été inscrits dans la loi, selon cet amendement socialiste.
    • n° 227 Mme Mélin RN rejeté Cet amendement du Rassemblement national voulait priver d’allocations chômage, au-delà d’une année, les étrangers non européens dont le titre de séjour dépend d’un emploi, afin de réserver la solidarité aux citoyens français selon son autrice.
    • n° 242 M. Catteau rejeté L’indemnisation chômage aurait débuté dès le lendemain de la fin du contrat de travail, cet amendement supprimant le délai de carence de sept jours au nom, selon son auteur, du pouvoir d’achat.
    • n° 304 Mme Amrani LFI-NUPES rejeté L’assurance chômage n’aurait pu varier selon le lieu de résidence ou de travail, cet amendement de la France insoumise voulant interdire toute régionalisation du régime pour préserver l’égalité entre les assurés.
    • n° 70 M. Delaporte SOC rejeté L’obligation légale de réaliser des économies sur l’assurance chômage quand le Gouvernement juge sa situation financière inadaptée aurait été supprimée, son auteur y voyant un mécanisme de rationnement budgétaire absurde.
    • n° 41 M. Delaporte SOC rejeté Les demandeurs d’emploi auraient bénéficié de nouvelles protections face aux décisions administratives comme la radiation ou la sanction, cet amendement socialiste leur ouvrant un recours suspensif devant le juge et le médiateur.
  • Article 1er bis Aart. adopté Présume démissionnaire le salarié abandonnant volontairement son poste sans le reprendre après mise en demeure, contestable directement devant le bureau de jugement prud'homal, qui statue en un mois. 23amendements

    Présume démissionnaire le salarié abandonnant volontairement son poste sans le reprendre après mise en demeure, contestable directement devant le bureau de jugement prud'homal, qui statue en un mois.

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    Vote sur l'article : adopté(203 pour, 165 contre, 9 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (23)

    • n° 1 Mme Besse NI rejeté La suppression de l’article premier était demandée par cet amendement, son autrice estimant qu’une réforme aussi importante de l’assurance chômage ne peut écarter le Parlement ni les partenaires sociaux.
    • n° 53 M. Delaporte SOC rejeté Cet amendement socialiste voulait abroger la précédente réforme de l’assurance chômage et supprimer l’article premier, son auteur la jugeant « économiquement absurde, socialement injuste et financièrement inutile ».
    • n° 38 M. Delaporte SOC rejeté Le décret n’aurait pu être pris qu’après négociation avec les syndicats, le patronat mais aussi les associations représentant chômeurs et précaires, cet amendement socialiste voulant élargir la concertation au tissu associatif.
    • n° 58 M. Delaporte SOC rejeté En l’absence de nouvel accord, l’assurance chômage serait automatiquement revenue à la dernière convention négociée par les partenaires sociaux, cet amendement socialiste voulant empêcher toute baisse d’indemnisation ou de durée des droits.
    • n° 42 M. Delaporte SOC rejeté Cet amendement de repli voulait limiter le décret à une simple prorogation des règles en vigueur jusqu’à l’agrément d’un accord des partenaires sociaux, afin selon son auteur de leur rendre la compétence.
    • n° 61 M. Delaporte SOC rejeté Cet amendement socialiste voulait remplacer la simple « concertation » des partenaires sociaux par une véritable « négociation », son auteur estimant que le droit du travail repose sur le dialogue social.
    • n° 25 M. Delaporte SOC rejeté Avant tout décret, le Gouvernement aurait dû transmettre au Parlement un rapport, réalisé par plusieurs organismes, évaluant les effets de la réforme de l’assurance chômage menée entre 2018 et 2021, selon cet amendement socialiste.
    • n° 292 Mme Amrani LFI-NUPES rejeté Cet amendement de la France insoumise voulait que le décret ne reprenne que des mesures ayant déjà fait l’objet d’un accord entre syndicats et patronat, refusant de donner « carte blanche » au Gouvernement.
    • n° 320 Mme Erodi LFI-NUPES rejeté Le décret n’aurait pu introduire de différences de traitement selon le lieu de résidence ou de travail, cet amendement de la France insoumise voulant écarter toute régionalisation de l’assurance chômage, jugée inefficace.
    • n° 238 M. Catteau rejeté Les allocations chômage des artistes, techniciens et intermittents de l’audiovisuel et du spectacle n’auraient pu être réduites par le décret, cet amendement de repli invoquant un secteur fragilisé par la crise sanitaire.
    • n° 217 M. Dharréville rejeté Avant d’être soumises au Conseil d’État, les mesures du décret auraient dû être débattues lors d’une conférence sociale réunissant syndicats, patronat, parlementaires et associations, cet amendement réclamant un large débat préalable.
    • n° 24 M. Delaporte SOC rejeté La réforme n’aurait pas concerné les départements où plus de 15 % de la population active est au chômage, cet amendement socialiste voulant en exclure les territoires les plus défavorisés.
    • n° 65 M. Califer NI rejeté Le décret d’application de l’assurance chômage aurait dû prévoir des règles spécifiques pour les outre-mer, cet amendement socialiste invoquant les particularités économiques et sociales de ces territoires, où le chômage est plus élevé.
    • n° 278 M. Clouet LFI-NUPES rejeté Dans les sept jours suivant le décret, des négociations entre syndicats et patronat auraient dû s’ouvrir, sans lettre de cadrage préalable, cet amendement de la France insoumise voulant redonner la main aux partenaires sociaux.
    • n° 232 M. Catteau rejeté La durée de versement de l’allocation chômage n’aurait pu varier selon la conjoncture économique, cet amendement de repli voulant l’empêcher au nom du pouvoir d’achat des Français.
    • n° 388 M. Da Silva adopté Le salarié qui abandonne volontairement son poste et ne reprend pas le travail après mise en demeure de l’employeur est désormais présumé démissionnaire, ce qui le prive d’allocation chômage, tout en pouvant contester cette présomption devant les prud’hommes.
    • n° 192 Mme Le Pen NI rejeté Le refus d’un contrat à durée indéterminée à l’issue d’un CDD aurait été assimilé à une démission, privant le salarié d’allocations, cet amendement entendant lutter contre ce que son autrice qualifie d’abus.
    • n° 40 M. Delaporte SOC rejeté Le caractère solidaire de l’assurance chômage, sa fonction de continuité du salaire et de garantie d’un niveau de vie satisfaisant auraient été inscrits dans la loi, selon cet amendement socialiste.
    • n° 227 Mme Mélin RN rejeté Cet amendement du Rassemblement national voulait priver d’allocations chômage, au-delà d’une année, les étrangers non européens dont le titre de séjour dépend d’un emploi, afin de réserver la solidarité aux citoyens français selon son autrice.
    • n° 242 M. Catteau rejeté L’indemnisation chômage aurait débuté dès le lendemain de la fin du contrat de travail, cet amendement supprimant le délai de carence de sept jours au nom, selon son auteur, du pouvoir d’achat.
    • n° 304 Mme Amrani LFI-NUPES rejeté L’assurance chômage n’aurait pu varier selon le lieu de résidence ou de travail, cet amendement de la France insoumise voulant interdire toute régionalisation du régime pour préserver l’égalité entre les assurés.
    • n° 70 M. Delaporte SOC rejeté L’obligation légale de réaliser des économies sur l’assurance chômage quand le Gouvernement juge sa situation financière inadaptée aurait été supprimée, son auteur y voyant un mécanisme de rationnement budgétaire absurde.
    • n° 41 M. Delaporte SOC rejeté Les demandeurs d’emploi auraient bénéficié de nouvelles protections face aux décisions administratives comme la radiation ou la sanction, cet amendement socialiste leur ouvrant un recours suspensif devant le juge et le médiateur.
  • Article 2art. adopté Permet la communication de certaines données à l'employeur par les organismes de recouvrement. 92 com. / 7 séance

    Permet la communication de certaines données à l'employeur par les organismes de recouvrement.

    9 amendements déposés sur cet article : 2 en commission, puis 7 en séance.

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    Vote sur l'article : adopté(110 pour, 55 contre, 42 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (2)

    • n° 168 Mme Garin ECOLO rejeté Les grandes entreprises délocalisant des activités à l’étranger auraient pu voir leur contribution d’assurance chômage majorée, cet amendement écologiste proposant d’appliquer un malus aux sociétés réduisant l’emploi en France plutôt que de viser les demandeurs d’emploi.
    • n° 267 M. Valletoux HOR adopté À titre expérimental jusqu’à fin 2024, un seul contrat à durée déterminée peut remplacer plusieurs salariés absents dans des secteurs fixés par décret, sans pourvoir durablement un emploi permanent, avec un rapport d’évaluation attendu avant juin 2025.
  • Article 2 bisart. adopté Expérimente 2 ans, dans certains secteurs, un contrat unique remplaçant plusieurs salariés, sans emploi permanent durablement pourvu, et impose au Gouvernement un rapport au Parlement 3 mois avant. 2amendements

    Expérimente 2 ans, dans certains secteurs, un contrat unique remplaçant plusieurs salariés, sans emploi permanent durablement pourvu, et impose au Gouvernement un rapport au Parlement 3 mois avant.

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    Vote sur l'article : adopté(110 pour, 55 contre, 42 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (2)

    • n° 168 Mme Garin ECOLO rejeté Les grandes entreprises délocalisant des activités à l’étranger auraient pu voir leur contribution d’assurance chômage majorée, cet amendement écologiste proposant d’appliquer un malus aux sociétés réduisant l’emploi en France plutôt que de viser les demandeurs d’emploi.
    • n° 267 M. Valletoux HOR adopté À titre expérimental jusqu’à fin 2024, un seul contrat à durée déterminée peut remplacer plusieurs salariés absents dans des secteurs fixés par décret, sans pourvoir durablement un emploi permanent, avec un rapport d’évaluation attendu avant juin 2025.
  • Article 2 terart. adopté Exclut l'application de la durée totale du contrat de mission aux salariés à durée indéterminée. 2amendements

    Exclut l'application de la durée totale du contrat de mission aux salariés à durée indéterminée.

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    Vote sur l'article : adopté(110 pour, 55 contre, 42 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (2)

    • n° 168 Mme Garin ECOLO rejeté Les grandes entreprises délocalisant des activités à l’étranger auraient pu voir leur contribution d’assurance chômage majorée, cet amendement écologiste proposant d’appliquer un malus aux sociétés réduisant l’emploi en France plutôt que de viser les demandeurs d’emploi.
    • n° 267 M. Valletoux HOR adopté À titre expérimental jusqu’à fin 2024, un seul contrat à durée déterminée peut remplacer plusieurs salariés absents dans des secteurs fixés par décret, sans pourvoir durablement un emploi permanent, avec un rapport d’évaluation attendu avant juin 2025.
  • Article 3non mis aux voix Rétablit comme électeurs les salariés de 16 ans ayant 3 mois d'ancienneté et leurs droits civiques, et complète une règle visant les salariés assimilés au chef d'entreprise. 144 com. / 10 séance

    Rétablit comme électeurs les salariés de 16 ans ayant 3 mois d'ancienneté et leurs droits civiques, et complète une règle visant les salariés assimilés au chef d'entreprise.

    14 amendements déposés sur cet article : 4 en commission, puis 10 en séance.

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    Amendements mis aux voix sur cet article (1)

    • n° 219 M. Pfeffer RN rejeté Pour voter aux élections du comité social et économique, il aurait fallu justifier de six mois d’ancienneté dans l’entreprise, contre trois aujourd’hui, cet amendement du Rassemblement national invoquant une meilleure connaissance de l’entreprise.
  • Article 3 bisnon mis aux voix Fixe la liste et le poids des organisations syndicales reconnues représentatives jusqu'à la deuxième mesure de l'audience. 1amendement

    Fixe la liste et le poids des organisations syndicales reconnues représentatives jusqu'à la deuxième mesure de l'audience.

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    Amendements mis aux voix sur cet article (1)

    • n° 219 M. Pfeffer RN rejeté Pour voter aux élections du comité social et économique, il aurait fallu justifier de six mois d’ancienneté dans l’entreprise, contre trois aujourd’hui, cet amendement du Rassemblement national invoquant une meilleure connaissance de l’entreprise.
  • Article 4art. adopté Description : Modifie la validation des acquis de l'expérience : groupement d'intérêt public, recevabilité, parcours, jury, financement, données personnelles, autorisation d'absence portée à 48 heures et augmentable par accord collectif. 4712 com. / 35 séance

    Description : Modifie la validation des acquis de l'expérience : groupement d'intérêt public, recevabilité, parcours, jury, financement, données personnelles, autorisation d'absence portée à 48 heures et augmentable par accord collectif.

    47 amendements déposés sur cet article : 12 en commission, dont 5 adoptés, puis 35 en séance, dont 5 adoptés.

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    Vote sur l'article : adopté(200 pour, 5 contre, 48 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (2)

    • n° 374 adopté Cet amendement du Gouvernement réécrit la réforme de la validation des acquis de l’expérience (VAE), en supprimant plusieurs dispositions devenues inutiles et en instituant un service public de la VAE chargé d’informer et d’accompagner les candidats.
    • n° 207 M. Villedieu RN rejeté Les travailleurs en situation de handicap auraient bénéficié de plein droit d’au moins vingt-quatre heures d’absence supplémentaires pour préparer leurs examens, selon cet amendement du Rassemblement national.
  • Article 4 bisart. adopté Permet des actions de validation des acquis de l'expérience dans les contrats de professionnalisation. 2amendements

    Permet des actions de validation des acquis de l'expérience dans les contrats de professionnalisation.

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    Vote sur l'article : adopté(200 pour, 5 contre, 48 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (2)

    • n° 374 adopté Cet amendement du Gouvernement réécrit la réforme de la validation des acquis de l’expérience (VAE), en supprimant plusieurs dispositions devenues inutiles et en instituant un service public de la VAE chargé d’informer et d’accompagner les candidats.
    • n° 207 M. Villedieu RN rejeté Les travailleurs en situation de handicap auraient bénéficié de plein droit d’au moins vingt-quatre heures d’absence supplémentaires pour préparer leurs examens, selon cet amendement du Rassemblement national.
  • Article 5non mis aux voix Ratifie plusieurs ordonnances relatives à des mesures d'urgence en matière de travail et de formation professionnelle. 223 com. / 19 séance

    Ratifie plusieurs ordonnances relatives à des mesures d'urgence en matière de travail et de formation professionnelle.

    22 amendements déposés sur cet article : 3 en commission, puis 19 en séance.

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Articles du texte adopté et votes internes : données officielles de l'Assemblée nationale. Les résumés d'articles et de chaque amendement sont rédigés à partir du texte, puis vérifiés.

Pour aller plus loin

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