Marché du travail : mesures d'urgence pour le plein emploi

54 % des votant·es ont voté pour. Seuil de 277 voix franchi. 11 abstentions.
Très serré
Participation 98 %

Le parcours du texte

  1. 7 septembre 2022 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 11 octobre 2022 1re lecture Assemblée Adopté
  3. 25 octobre 2022 1re lecture Sénat Modifié
  4. 9 novembre 2022 Commission mixte paritaire Accord
  5. 15 novembre 2022 Lecture des conclusions de la CMP Assemblée Adopté
  6. 17 novembre 2022 Commission mixte paritaire Adopté
  7. 15 décembre 2022 Conseil constitutionnel Conforme

Ce que change ce texte

Le texte adopté le 11 octobre 2022 en première lecture prolonge d'abord la possibilité, pour le Gouvernement, de fixer par décret les règles de l'assurance chômage, par dérogation aux articles du code du travail qui les confient normalement à la négociation entre partenaires sociaux.

  • Règles par décretLe gouvernement est autorisé à fixer par décret, à titre transitoire, les règles de l’assurance chômage, ce qui a permis d’instaurer la contracyclicité (durée d’indemnisation modulée selon la conjoncture).
  • Abandon de posteLe salarié qui abandonne son poste et ne le reprend pas après mise en demeure est présumé démissionnaire, ce qui le prive en principe de l’allocation chômage.
  • Refus de CDILe demandeur d’emploi qui refuse deux CDI en un an à l’issue d’un CDD ou d’une mission d’intérim sur un emploi équivalent peut être privé de l’allocation chômage.
  • VAESimplification et élargissement de l’accès à la VAE, avec un service public dédié.
  • CDD de remplacementOuvre une expérimentation : un seul contrat à durée déterminée pourra couvrir plusieurs remplacements, dans des secteurs fixés par décret.
  • Élections professionnellesAbaisse à seize ans l'âge pour être électeur aux élections du comité social et économique.

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

Adopté le 11 octobre 2022 : 303 voix pour, 249 contre, 11 abstentions. Quatre groupes ont voté pour et six ont voté contre.

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
75LFI22GDR23EcoS31SOC20LIOT51DEM170RE30HOR62LR89RN4NIdivisé
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale0730
Gauche démocrate et républicaine - NUPES0210
Écologiste - NUPES0230
Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES)0310
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires2126
Démocrate (MoDem et Indépendants)4700
Renaissance16600
Horizons et apparentés3000
Les Républicains5803
Rassemblement National0870
Non inscrit022
Mises au point de vote 3

Sous son analyse de ce scrutin, l'Assemblée publie une rubrique « Mises au point » où des député·es font consigner la position qu'ils avaient voulu prendre. Elle ne rectifie pas le scrutin : le relevé ci-dessus reste le résultat officiel, et l'Assemblée le publie inchangé dans le même document.

Une autre mise au point émane de député·es qui ne figurent pas dans le relevé nominatif de ce scrutin : aucun vote n'y est enregistré à leur nom.

Lire la rubrique « Mises au point » sur l'analyse officielle du scrutin ↗

Les avis, pour et contre

Ce que disent les partisans et les opposants du texte. Chaque position est attribuée et sourcée ; le site ne tranche pas.

Pour le texte, 2

Défend le projet de loi par l’équilibre qu’elle lui prête : « Le texte promeut l’emploi stable, dans un esprit de justice et d’équilibre, que ce soit à l’égard de l’employé, grâce au malus appliqué aux entreprises qui abusent des CDD, ou à l’égard de l’employeur, en luttant contre les abandons de poste injustifiés ». Conclut : « le groupe Renaissance votera donc ce projet de loi ».

Ont voté pour.

lire le passage ↗
Contre le texte, 2

Juge que le projet de loi ne ramènera pas les chômeurs vers l’emploi : « Le présent projet de loi ne contient aucune mesure permettant de ramener durablement les 5,4 millions de chômeurs vers l’emploi », et « ce n’est pas en durcissant les règles d’indemnisation qu’on ramènera les chômeurs sur le chemin du travail ». Enchaîne sur la priorité nationale, qu’elle rattache à la situation de travailleurs étrangers sous-payés.

Ont voté contre : sept groupes, réunissant les oppositions de gauche, le Rassemblement national et LIOT.

lire le passage ↗

Prise de parole

Compte rendu intégral de la séance

Les avis des experts indépendants

Aucune évaluation d'un organisme indépendant (haut conseil, Cour des comptes, instance scientifique...) n'est encore rattachée à ce texte. Le site en ajoute au fil des publications, toujours attribuées et datées.

Vous connaissez une évaluation pertinente, ou vous aimeriez qu'on la cherche en priorité ?
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 12 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Mesures d’urgence relatives au fonctionnement du marché du travail en vue du plein emploi), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

Mme Astrid Panosyan-Bouvet RE
« Nous avons examiné la semaine dernière le projet de loi portant mesures d’urgence relatives au fonctionnement du marché du travail en vue du plein emploi. Je l’ai rappelé lors de la discussion générale à l’ouverture de nos travaux : il s’agit d’un premier train de mesures… »
Mme Astrid Panosyan-Bouvet RE
« …et non de la totalité de ce qui doit être fait pour atteindre le plein emploi et, mieux encore, le bon emploi. Ce texte est néanmoins nécessaire, efficace et juste. Il l’est parce que nous avons pu – avec ceux qui l’ont bien voulu – l’améliorer au cours de nos débats. »
Mme Laure Lavalette RN
« Nous connaissions depuis quelque temps le Gouvernement cabinet de conseil en communication, voilà que nous assistons à sa mutation en cabinet comptable : en témoigne sa politique de l’emploi et du salarié jetables et interchangeables. »
Mme Laure Lavalette RN
« Ne vous en déplaise, l’instauration d’une priorité nationale à l’emploi éviterait une telle situation : les employeurs n’auraient alors d’autre possibilité que d’offrir des salaires plus élevés pour recruter des Français. »
Mme Mathilde Panot LFI
« Le chômage, c’est la faute des chômeurs, au boulot, les fainéants : voilà comment résumer, en substance, les propos que vous jetez à la figure des six millions de chômeurs du pays. Votre projet de loi n’exprime rien de plus que votre haine viscérale pour les personnes privées d’emploi. »
M. Stéphane Viry LR
« La réforme de l’assurance chômage, nous l’attendions – et nous l’attendons encore. Le Gouvernement l’avait pourtant annoncée avec force en juillet : nous devions avoir un texte puissant et clair à l’automne, répondant aux besoins du marché du travail et aux tensions de recrutement que connaissent le… »
M. Philippe Vigier DEM
« Je constate quant à moi les avancées incontestables que permet le texte. Il y a en France un problème d’emploi : impossible de prétendre le contraire, madame Panot, alors qu’un million d’emplois ne sont pas pourvus ! Nous avons la responsabilité de pourvoir ce million d’emplois. »
M. Arthur Delaporte SOC
« Cette juste maxime, c’est vous qui la prononciez il y a onze ans, monsieur le ministre, lorsque vous étiez porte-parole de Martine Aubry. Ces mots ont aujourd’hui une résonance tragique. »
M. Frédéric Valletoux HOR
« L’équation politique de l’Assemblée nationale amène régulièrement certains à s’interroger sur notre capacité collective à mener à bien des débats de fond et constructifs, qui concilient la recherche d’une majorité et le respect de l’avis de chacun, ou du moins du plus grand nombre. »
Mme Marie-Charlotte Garin ECOS
« Monsieur le ministre Dussopt, nous avons convenu dès le départ que nous ne partagions pas la même vision de la société et du travail. Dans ce texte, vous imaginez l’assurance chômage comme un levier pour le plein emploi, que vous actionnerez en fonction de la situation économique du pays. »
M. Pierre Dharréville GDR
« « J’voudrais travailler encore, travailler encore Forger l’acier rouge avec mes mains d’or ». Voilà ce que disent, avec Bernard Lavilliers, la plupart de celles et de ceux qui sont privés de travail : « J’voudrais travailler encore, travailler tout court ». »
M. Olivier Serva LIOT
« Je ne vais pas faire durer le suspense : les députés du groupe Libertés, indépendants, outre-mer et territoires ne voteront pas ce texte. Cette position s’explique autant par le contenu de la réforme que vous proposez que par la méthode que vous privilégiez. »

Le passage en commission

215 amendements examinés en commission, dont 6 adoptés.

Rapporteur·e·s de ce texte

Commissions : Commission mixte paritaire · Commission des affaires sociales

Avant d'arriver dans l'hémicycle, ce texte a été examiné par la commission Affaires sociales. 215 amendements y ont été déposés, dont 6 adoptés (qui ont modifié le texte avant le vote). C'est le texte issu de ces 6 adoptions qui est arrivé en séance, où 393 amendements de plus ont été discutés.

6 adoptés108 rejetés17 retirés2 non soutenus82 en cours ou sans suite

Qui dépose, et qui fait adopter

  • LFI-NUPES aucun sur 58 0 %
  • GDR-NUPES 1 sur 21 5 %
  • SOC aucun sur 45 0 %
  • LIOT aucun sur 12 0 %
  • DEM 1 sur 12 8 %
  • RE 2 sur 23 9 %
  • HOR 1 sur 5 20 %
  • LR 1 sur 5 20 %
  • RN aucun sur 11 0 %
  • ECOLO aucun sur 23 0 %
Barre claire : les amendements déposés en commission. Partie pleine : ceux qui ont été adoptés. Le chiffre de droite les rapporte l'un à l'autre. Les groupes suivent l'ordre de l'hémicycle, comme le graphe des votes.

Où la commission a le plus changé le texte

Les articles qui ont vu le plus d'amendements adoptés EN COMMISSION, c'est-à-dire là où le texte a bougé avant même l'hémicycle. Chaque ligne renvoie à son article dans « Le texte en détails », juste en dessous.

Pour situer : sur les 211 grands votes de cette législature dont le texte est passé par une commission, la médiane est de 66 amendements et 14 adoptés.

Source : open data de l'Assemblée nationale (amendements + rapports de commission).

Le texte en détails

10 articles · 28 amendements

Les documents officiels de ce texte :

le texte voté (PDF) ↗ sa fiche sur ce site le texte déposé (PDF) ↗ la fiche du texte déposé le rapport de commission n° 276 ↗

Les 10 articles du texte adopté, chacun replié : son résumé en une phrase, le vote sur l'article, et les amendements qui y ont été mis aux voix (avec ce qu'ils proposaient). 28 amendements au total.

  • Article 1erart. adopté Confie à un décret, après concertation, les règles d'assurance chômage jusqu'au 31 décembre 2023 au plus tard, et la modulation des contributions patronales jusqu'au 31 août 2024. 18269 com. / 113 séance

    Confie à un décret, après concertation, les règles d'assurance chômage jusqu'au 31 décembre 2023 au plus tard, et la modulation des contributions patronales jusqu'au 31 août 2024.

    182 amendements déposés sur cet article : 69 en commission, puis 113 en séance, dont 1 adopté.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(203 pour, 165 contre, 9 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (23)

    • n° 1 Mme Besse NI rejeté La suppression de l’article premier était demandée par cet amendement, son autrice estimant qu’une réforme aussi importante de l’assurance chômage ne peut écarter le Parlement ni les partenaires sociaux.
    • n° 53 M. Delaporte SOC rejeté Cet amendement socialiste voulait abroger la précédente réforme de l’assurance chômage et supprimer l’article premier, son auteur la jugeant « économiquement absurde, socialement injuste et financièrement inutile ».
    • n° 38 M. Delaporte SOC rejeté Le décret n’aurait pu être pris qu’après négociation avec les syndicats, le patronat mais aussi les associations représentant chômeurs et précaires, cet amendement socialiste voulant élargir la concertation au tissu associatif.
    • n° 58 M. Delaporte SOC rejeté En l’absence de nouvel accord, l’assurance chômage serait automatiquement revenue à la dernière convention négociée par les partenaires sociaux, cet amendement socialiste voulant empêcher toute baisse d’indemnisation ou de durée des droits.
    • n° 42 M. Delaporte SOC rejeté Cet amendement de repli voulait limiter le décret à une simple prorogation des règles en vigueur jusqu’à l’agrément d’un accord des partenaires sociaux, afin selon son auteur de leur rendre la compétence.
    • n° 61 M. Delaporte SOC rejeté Cet amendement socialiste voulait remplacer la simple « concertation » des partenaires sociaux par une véritable « négociation », son auteur estimant que le droit du travail repose sur le dialogue social.
    • n° 25 M. Delaporte SOC rejeté Avant tout décret, le Gouvernement aurait dû transmettre au Parlement un rapport, réalisé par plusieurs organismes, évaluant les effets de la réforme de l’assurance chômage menée entre 2018 et 2021, selon cet amendement socialiste.
    • n° 292 Mme Amrani LFI-NUPES rejeté Cet amendement de la France insoumise voulait que le décret ne reprenne que des mesures ayant déjà fait l’objet d’un accord entre syndicats et patronat, refusant de donner « carte blanche » au Gouvernement.
    • n° 320 Mme Erodi LFI-NUPES rejeté Le décret n’aurait pu introduire de différences de traitement selon le lieu de résidence ou de travail, cet amendement de la France insoumise voulant écarter toute régionalisation de l’assurance chômage, jugée inefficace.
    • n° 238 M. Catteau rejeté Les allocations chômage des artistes, techniciens et intermittents de l’audiovisuel et du spectacle n’auraient pu être réduites par le décret, cet amendement de repli invoquant un secteur fragilisé par la crise sanitaire.
    • n° 217 M. Dharréville rejeté Avant d’être soumises au Conseil d’État, les mesures du décret auraient dû être débattues lors d’une conférence sociale réunissant syndicats, patronat, parlementaires et associations, cet amendement réclamant un large débat préalable.
    • n° 24 M. Delaporte SOC rejeté La réforme n’aurait pas concerné les départements où plus de 15 % de la population active est au chômage, cet amendement socialiste voulant en exclure les territoires les plus défavorisés.
    • n° 65 M. Califer NI rejeté Le décret d’application de l’assurance chômage aurait dû prévoir des règles spécifiques pour les outre-mer, cet amendement socialiste invoquant les particularités économiques et sociales de ces territoires, où le chômage est plus élevé.
    • n° 278 M. Clouet LFI-NUPES rejeté Dans les sept jours suivant le décret, des négociations entre syndicats et patronat auraient dû s’ouvrir, sans lettre de cadrage préalable, cet amendement de la France insoumise voulant redonner la main aux partenaires sociaux.
    • n° 232 M. Catteau rejeté La durée de versement de l’allocation chômage n’aurait pu varier selon la conjoncture économique, cet amendement de repli voulant l’empêcher au nom du pouvoir d’achat des Français.
    • n° 388 M. Da Silva adopté Le salarié qui abandonne volontairement son poste et ne reprend pas le travail après mise en demeure de l’employeur est désormais présumé démissionnaire, ce qui le prive d’allocation chômage, tout en pouvant contester cette présomption devant les prud’hommes.
    • n° 192 Mme Le Pen NI rejeté Le refus d’un contrat à durée indéterminée à l’issue d’un CDD aurait été assimilé à une démission, privant le salarié d’allocations, cet amendement entendant lutter contre ce que son autrice qualifie d’abus.
    • n° 40 M. Delaporte SOC rejeté Le caractère solidaire de l’assurance chômage, sa fonction de continuité du salaire et de garantie d’un niveau de vie satisfaisant auraient été inscrits dans la loi, selon cet amendement socialiste.
    • n° 227 Mme Mélin RN rejeté Cet amendement du Rassemblement national voulait priver d’allocations chômage, au-delà d’une année, les étrangers non européens dont le titre de séjour dépend d’un emploi, afin de réserver la solidarité aux citoyens français selon son autrice.
    • n° 242 M. Catteau rejeté L’indemnisation chômage aurait débuté dès le lendemain de la fin du contrat de travail, cet amendement supprimant le délai de carence de sept jours au nom, selon son auteur, du pouvoir d’achat.
    • n° 304 Mme Amrani LFI-NUPES rejeté L’assurance chômage n’aurait pu varier selon le lieu de résidence ou de travail, cet amendement de la France insoumise voulant interdire toute régionalisation du régime pour préserver l’égalité entre les assurés.
    • n° 70 M. Delaporte SOC rejeté L’obligation légale de réaliser des économies sur l’assurance chômage quand le Gouvernement juge sa situation financière inadaptée aurait été supprimée, son auteur y voyant un mécanisme de rationnement budgétaire absurde.
    • n° 41 M. Delaporte SOC rejeté Les demandeurs d’emploi auraient bénéficié de nouvelles protections face aux décisions administratives comme la radiation ou la sanction, cet amendement socialiste leur ouvrant un recours suspensif devant le juge et le médiateur.
  • Article 1er bis Aart. adopté Présume démissionnaire le salarié ayant volontairement abandonné son poste sans le reprendre après mise en demeure, qui peut saisir les prud'hommes, tenus de statuer en un mois. 23amendements

    Présume démissionnaire le salarié ayant volontairement abandonné son poste sans le reprendre après mise en demeure, qui peut saisir les prud'hommes, tenus de statuer en un mois.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(203 pour, 165 contre, 9 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (23)

    • n° 1 Mme Besse NI rejeté La suppression de l’article premier était demandée par cet amendement, son autrice estimant qu’une réforme aussi importante de l’assurance chômage ne peut écarter le Parlement ni les partenaires sociaux.
    • n° 53 M. Delaporte SOC rejeté Cet amendement socialiste voulait abroger la précédente réforme de l’assurance chômage et supprimer l’article premier, son auteur la jugeant « économiquement absurde, socialement injuste et financièrement inutile ».
    • n° 38 M. Delaporte SOC rejeté Le décret n’aurait pu être pris qu’après négociation avec les syndicats, le patronat mais aussi les associations représentant chômeurs et précaires, cet amendement socialiste voulant élargir la concertation au tissu associatif.
    • n° 58 M. Delaporte SOC rejeté En l’absence de nouvel accord, l’assurance chômage serait automatiquement revenue à la dernière convention négociée par les partenaires sociaux, cet amendement socialiste voulant empêcher toute baisse d’indemnisation ou de durée des droits.
    • n° 42 M. Delaporte SOC rejeté Cet amendement de repli voulait limiter le décret à une simple prorogation des règles en vigueur jusqu’à l’agrément d’un accord des partenaires sociaux, afin selon son auteur de leur rendre la compétence.
    • n° 61 M. Delaporte SOC rejeté Cet amendement socialiste voulait remplacer la simple « concertation » des partenaires sociaux par une véritable « négociation », son auteur estimant que le droit du travail repose sur le dialogue social.
    • n° 25 M. Delaporte SOC rejeté Avant tout décret, le Gouvernement aurait dû transmettre au Parlement un rapport, réalisé par plusieurs organismes, évaluant les effets de la réforme de l’assurance chômage menée entre 2018 et 2021, selon cet amendement socialiste.
    • n° 292 Mme Amrani LFI-NUPES rejeté Cet amendement de la France insoumise voulait que le décret ne reprenne que des mesures ayant déjà fait l’objet d’un accord entre syndicats et patronat, refusant de donner « carte blanche » au Gouvernement.
    • n° 320 Mme Erodi LFI-NUPES rejeté Le décret n’aurait pu introduire de différences de traitement selon le lieu de résidence ou de travail, cet amendement de la France insoumise voulant écarter toute régionalisation de l’assurance chômage, jugée inefficace.
    • n° 238 M. Catteau rejeté Les allocations chômage des artistes, techniciens et intermittents de l’audiovisuel et du spectacle n’auraient pu être réduites par le décret, cet amendement de repli invoquant un secteur fragilisé par la crise sanitaire.
    • n° 217 M. Dharréville rejeté Avant d’être soumises au Conseil d’État, les mesures du décret auraient dû être débattues lors d’une conférence sociale réunissant syndicats, patronat, parlementaires et associations, cet amendement réclamant un large débat préalable.
    • n° 24 M. Delaporte SOC rejeté La réforme n’aurait pas concerné les départements où plus de 15 % de la population active est au chômage, cet amendement socialiste voulant en exclure les territoires les plus défavorisés.
    • n° 65 M. Califer NI rejeté Le décret d’application de l’assurance chômage aurait dû prévoir des règles spécifiques pour les outre-mer, cet amendement socialiste invoquant les particularités économiques et sociales de ces territoires, où le chômage est plus élevé.
    • n° 278 M. Clouet LFI-NUPES rejeté Dans les sept jours suivant le décret, des négociations entre syndicats et patronat auraient dû s’ouvrir, sans lettre de cadrage préalable, cet amendement de la France insoumise voulant redonner la main aux partenaires sociaux.
    • n° 232 M. Catteau rejeté La durée de versement de l’allocation chômage n’aurait pu varier selon la conjoncture économique, cet amendement de repli voulant l’empêcher au nom du pouvoir d’achat des Français.
    • n° 388 M. Da Silva adopté Le salarié qui abandonne volontairement son poste et ne reprend pas le travail après mise en demeure de l’employeur est désormais présumé démissionnaire, ce qui le prive d’allocation chômage, tout en pouvant contester cette présomption devant les prud’hommes.
    • n° 192 Mme Le Pen NI rejeté Le refus d’un contrat à durée indéterminée à l’issue d’un CDD aurait été assimilé à une démission, privant le salarié d’allocations, cet amendement entendant lutter contre ce que son autrice qualifie d’abus.
    • n° 40 M. Delaporte SOC rejeté Le caractère solidaire de l’assurance chômage, sa fonction de continuité du salaire et de garantie d’un niveau de vie satisfaisant auraient été inscrits dans la loi, selon cet amendement socialiste.
    • n° 227 Mme Mélin RN rejeté Cet amendement du Rassemblement national voulait priver d’allocations chômage, au-delà d’une année, les étrangers non européens dont le titre de séjour dépend d’un emploi, afin de réserver la solidarité aux citoyens français selon son autrice.
    • n° 242 M. Catteau rejeté L’indemnisation chômage aurait débuté dès le lendemain de la fin du contrat de travail, cet amendement supprimant le délai de carence de sept jours au nom, selon son auteur, du pouvoir d’achat.
    • n° 304 Mme Amrani LFI-NUPES rejeté L’assurance chômage n’aurait pu varier selon le lieu de résidence ou de travail, cet amendement de la France insoumise voulant interdire toute régionalisation du régime pour préserver l’égalité entre les assurés.
    • n° 70 M. Delaporte SOC rejeté L’obligation légale de réaliser des économies sur l’assurance chômage quand le Gouvernement juge sa situation financière inadaptée aurait été supprimée, son auteur y voyant un mécanisme de rationnement budgétaire absurde.
    • n° 41 M. Delaporte SOC rejeté Les demandeurs d’emploi auraient bénéficié de nouvelles protections face aux décisions administratives comme la radiation ou la sanction, cet amendement socialiste leur ouvrant un recours suspensif devant le juge et le médiateur.
  • Article 1er bisart. adopté 30 com. / 3 séance

    Texte de l'article

    (nouveau) (Supprimé)

    3 amendements déposés sur cet article : 3 en séance, dont 1 adopté.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(203 pour, 165 contre, 9 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (23)

    • n° 1 Mme Besse NI rejeté La suppression de l’article premier était demandée par cet amendement, son autrice estimant qu’une réforme aussi importante de l’assurance chômage ne peut écarter le Parlement ni les partenaires sociaux.
    • n° 53 M. Delaporte SOC rejeté Cet amendement socialiste voulait abroger la précédente réforme de l’assurance chômage et supprimer l’article premier, son auteur la jugeant « économiquement absurde, socialement injuste et financièrement inutile ».
    • n° 38 M. Delaporte SOC rejeté Le décret n’aurait pu être pris qu’après négociation avec les syndicats, le patronat mais aussi les associations représentant chômeurs et précaires, cet amendement socialiste voulant élargir la concertation au tissu associatif.
    • n° 58 M. Delaporte SOC rejeté En l’absence de nouvel accord, l’assurance chômage serait automatiquement revenue à la dernière convention négociée par les partenaires sociaux, cet amendement socialiste voulant empêcher toute baisse d’indemnisation ou de durée des droits.
    • n° 42 M. Delaporte SOC rejeté Cet amendement de repli voulait limiter le décret à une simple prorogation des règles en vigueur jusqu’à l’agrément d’un accord des partenaires sociaux, afin selon son auteur de leur rendre la compétence.
    • n° 61 M. Delaporte SOC rejeté Cet amendement socialiste voulait remplacer la simple « concertation » des partenaires sociaux par une véritable « négociation », son auteur estimant que le droit du travail repose sur le dialogue social.
    • n° 25 M. Delaporte SOC rejeté Avant tout décret, le Gouvernement aurait dû transmettre au Parlement un rapport, réalisé par plusieurs organismes, évaluant les effets de la réforme de l’assurance chômage menée entre 2018 et 2021, selon cet amendement socialiste.
    • n° 292 Mme Amrani LFI-NUPES rejeté Cet amendement de la France insoumise voulait que le décret ne reprenne que des mesures ayant déjà fait l’objet d’un accord entre syndicats et patronat, refusant de donner « carte blanche » au Gouvernement.
    • n° 320 Mme Erodi LFI-NUPES rejeté Le décret n’aurait pu introduire de différences de traitement selon le lieu de résidence ou de travail, cet amendement de la France insoumise voulant écarter toute régionalisation de l’assurance chômage, jugée inefficace.
    • n° 238 M. Catteau rejeté Les allocations chômage des artistes, techniciens et intermittents de l’audiovisuel et du spectacle n’auraient pu être réduites par le décret, cet amendement de repli invoquant un secteur fragilisé par la crise sanitaire.
    • n° 217 M. Dharréville rejeté Avant d’être soumises au Conseil d’État, les mesures du décret auraient dû être débattues lors d’une conférence sociale réunissant syndicats, patronat, parlementaires et associations, cet amendement réclamant un large débat préalable.
    • n° 24 M. Delaporte SOC rejeté La réforme n’aurait pas concerné les départements où plus de 15 % de la population active est au chômage, cet amendement socialiste voulant en exclure les territoires les plus défavorisés.
    • n° 65 M. Califer NI rejeté Le décret d’application de l’assurance chômage aurait dû prévoir des règles spécifiques pour les outre-mer, cet amendement socialiste invoquant les particularités économiques et sociales de ces territoires, où le chômage est plus élevé.
    • n° 278 M. Clouet LFI-NUPES rejeté Dans les sept jours suivant le décret, des négociations entre syndicats et patronat auraient dû s’ouvrir, sans lettre de cadrage préalable, cet amendement de la France insoumise voulant redonner la main aux partenaires sociaux.
    • n° 232 M. Catteau rejeté La durée de versement de l’allocation chômage n’aurait pu varier selon la conjoncture économique, cet amendement de repli voulant l’empêcher au nom du pouvoir d’achat des Français.
    • n° 388 M. Da Silva adopté Le salarié qui abandonne volontairement son poste et ne reprend pas le travail après mise en demeure de l’employeur est désormais présumé démissionnaire, ce qui le prive d’allocation chômage, tout en pouvant contester cette présomption devant les prud’hommes.
    • n° 192 Mme Le Pen NI rejeté Le refus d’un contrat à durée indéterminée à l’issue d’un CDD aurait été assimilé à une démission, privant le salarié d’allocations, cet amendement entendant lutter contre ce que son autrice qualifie d’abus.
    • n° 40 M. Delaporte SOC rejeté Le caractère solidaire de l’assurance chômage, sa fonction de continuité du salaire et de garantie d’un niveau de vie satisfaisant auraient été inscrits dans la loi, selon cet amendement socialiste.
    • n° 227 Mme Mélin RN rejeté Cet amendement du Rassemblement national voulait priver d’allocations chômage, au-delà d’une année, les étrangers non européens dont le titre de séjour dépend d’un emploi, afin de réserver la solidarité aux citoyens français selon son autrice.
    • n° 242 M. Catteau rejeté L’indemnisation chômage aurait débuté dès le lendemain de la fin du contrat de travail, cet amendement supprimant le délai de carence de sept jours au nom, selon son auteur, du pouvoir d’achat.
    • n° 304 Mme Amrani LFI-NUPES rejeté L’assurance chômage n’aurait pu varier selon le lieu de résidence ou de travail, cet amendement de la France insoumise voulant interdire toute régionalisation du régime pour préserver l’égalité entre les assurés.
    • n° 70 M. Delaporte SOC rejeté L’obligation légale de réaliser des économies sur l’assurance chômage quand le Gouvernement juge sa situation financière inadaptée aurait été supprimée, son auteur y voyant un mécanisme de rationnement budgétaire absurde.
    • n° 41 M. Delaporte SOC rejeté Les demandeurs d’emploi auraient bénéficié de nouvelles protections face aux décisions administratives comme la radiation ou la sanction, cet amendement socialiste leur ouvrant un recours suspensif devant le juge et le médiateur.
  • Article 2art. adopté Permet aux organismes de recouvrement de transmettre à l'employeur les données d'une variable de son taux d'assurance chômage, dont celles de demandeurs d'emploi sortis de ses contrats. 92 com. / 7 séance

    Permet aux organismes de recouvrement de transmettre à l'employeur les données d'une variable de son taux d'assurance chômage, dont celles de demandeurs d'emploi sortis de ses contrats.

    9 amendements déposés sur cet article : 2 en commission, puis 7 en séance.

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    Vote sur l'article : adopté(110 pour, 55 contre, 42 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (2)

    • n° 168 Mme Garin ECOLO rejeté Les grandes entreprises délocalisant des activités à l’étranger auraient pu voir leur contribution d’assurance chômage majorée, cet amendement écologiste proposant d’appliquer un malus aux sociétés réduisant l’emploi en France plutôt que de viser les demandeurs d’emploi.
    • n° 267 M. Valletoux HOR adopté À titre expérimental jusqu’à fin 2024, un seul contrat à durée déterminée peut remplacer plusieurs salariés absents dans des secteurs fixés par décret, sans pourvoir durablement un emploi permanent, avec un rapport d’évaluation attendu avant juin 2025.
  • Article 2 bisart. adopté Expérimente jusqu'à fin 2024, en secteurs fixés par décret, un CDD ou intérim remplaçant plusieurs salariés sans pourvoir durablement un emploi permanent, avec rapport gouvernemental avant juin 2025. 2amendements

    Expérimente jusqu'à fin 2024, en secteurs fixés par décret, un CDD ou intérim remplaçant plusieurs salariés sans pourvoir durablement un emploi permanent, avec rapport gouvernemental avant juin 2025.

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    Vote sur l'article : adopté(110 pour, 55 contre, 42 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (2)

    • n° 168 Mme Garin ECOLO rejeté Les grandes entreprises délocalisant des activités à l’étranger auraient pu voir leur contribution d’assurance chômage majorée, cet amendement écologiste proposant d’appliquer un malus aux sociétés réduisant l’emploi en France plutôt que de viser les demandeurs d’emploi.
    • n° 267 M. Valletoux HOR adopté À titre expérimental jusqu’à fin 2024, un seul contrat à durée déterminée peut remplacer plusieurs salariés absents dans des secteurs fixés par décret, sans pourvoir durablement un emploi permanent, avec un rapport d’évaluation attendu avant juin 2025.
  • Article 3non mis aux voix Rétablit la définition des électeurs, salariés d'au moins 16 ans présents depuis 3 mois sans incapacité civique, et complète une règle visant les salariés assimilés au chef d'entreprise. 144 com. / 10 séance

    Rétablit la définition des électeurs, salariés d'au moins 16 ans présents depuis 3 mois sans incapacité civique, et complète une règle visant les salariés assimilés au chef d'entreprise.

    14 amendements déposés sur cet article : 4 en commission, puis 10 en séance.

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    Amendements mis aux voix sur cet article (1)

    • n° 219 M. Pfeffer RN rejeté Pour voter aux élections du comité social et économique, il aurait fallu justifier de six mois d’ancienneté dans l’entreprise, contre trois aujourd’hui, cet amendement du Rassemblement national invoquant une meilleure connaissance de l’entreprise.
  • Article 4art. adopté Refond la validation des acquis de l'expérience : service public confié à un groupement d'intérêt public, décision d'un jury, frais finançables, absence du salarié portée à 48 heures. 4712 com. / 35 séance

    Refond la validation des acquis de l'expérience : service public confié à un groupement d'intérêt public, décision d'un jury, frais finançables, absence du salarié portée à 48 heures.

    47 amendements déposés sur cet article : 12 en commission, dont 5 adoptés, puis 35 en séance, dont 5 adoptés.

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    Vote sur l'article : adopté(200 pour, 5 contre, 48 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (2)

    • n° 374 adopté Cet amendement du Gouvernement réécrit la réforme de la validation des acquis de l’expérience (VAE), en supprimant plusieurs dispositions devenues inutiles et en instituant un service public de la VAE chargé d’informer et d’accompagner les candidats.
    • n° 207 M. Villedieu RN rejeté Les travailleurs en situation de handicap auraient bénéficié de plein droit d’au moins vingt-quatre heures d’absence supplémentaires pour préparer leurs examens, selon cet amendement du Rassemblement national.
  • Article 5non mis aux voix Ratifie les ordonnances des 1° à 21°, de 2020 à 2022, sur le travail et l'emploi, notamment l'activité partielle, les congés payés et les instances représentatives du personnel. 223 com. / 19 séance

    Ratifie les ordonnances des 1° à 21°, de 2020 à 2022, sur le travail et l'emploi, notamment l'activité partielle, les congés payés et les instances représentatives du personnel.

    22 amendements déposés sur cet article : 3 en commission, puis 19 en séance.

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  • Article 6non mis aux voix Impose à Pôle emploi de remettre au Parlement, sous 6 mois, un rapport sur l'offre raisonnable d'emploi et ses évolutions depuis la loi de 2018 sur l'avenir professionnel.

    Impose à Pôle emploi de remettre au Parlement, sous 6 mois, un rapport sur l'offre raisonnable d'emploi et ses évolutions depuis la loi de 2018 sur l'avenir professionnel.

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  • Article 7non mis aux voix Demande au Gouvernement de remettre au Parlement, dans l'année suivant la promulgation, un rapport sur la conformité des offres d'emploi diffusées par Pôle emploi.

    Demande au Gouvernement de remettre au Parlement, dans l'année suivant la promulgation, un rapport sur la conformité des offres d'emploi diffusées par Pôle emploi.

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Articles du texte adopté et votes internes : données officielles de l'Assemblée nationale. Les résumés d'articles et de chaque amendement sont rédigés à partir du texte, puis vérifiés.

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