Ce que change le texte

Cette loi crée un régime dérogatoire permettant à la France de restituer des biens culturels, pour la période 1815-1972, après avis d’un comité scientifique bilatéral et de la commission nationale des restitutions.

Comment chaque groupe a voté

en gris : absent·es ou n'ont pas pris part au vote

Adopté le 13 avril 2026 : 170 voix pour, aucune contre, 1 abstention. Onze groupes ont voté pour.

Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention ; un clic sur le groupe ouvre la liste de ses député·es
GroupeRépartitionPour, contre, abstention
14 pour, 0 contre, 0 abst.
2 pour, 0 contre, 0 abst.
7 pour, 0 contre, 0 abst.
26 pour, 0 contre, 0 abst.
2 pour, 0 contre, 0 abst.
9 pour, 0 contre, 0 abst.
28 pour, 0 contre, 0 abst.
7 pour, 0 contre, 0 abst.
11 pour, 0 contre, 0 abst.
3 pour, 0 contre, 1 abst.
60 pour, 0 contre, 0 abst.
1 pour, 0 contre, 0 abst.

Comprendre les votes

Les avis

Les positions exprimées sur le texte, avec les points de vigilance soulevés. Chaque position est attribuée et sourcée ; le site ne tranche pas.

Pour le texte

5 avis

Présente le texte comme la suite de restitutions que l’Assemblée a déjà votées : « des restitutions ont déjà eu lieu, avec le plein assentiment de la représentation nationale ». Après la loi sur le tambour Djidji Ayôkwê et celles qui l’ont précédée, elle y voit « une architecture cohérente pour répondre aux demandes de restitution qui nous sont adressées », et rappelle que le projet n’ouvre au gouvernement qu’une faculté, encadrée par des critères et par une procédure.

Catherine Pégardministre de la Culturesans étiquette
Les 4 autres avis

Défend une procédure d’instruction unique, qu’il présente comme une égalité de traitement entre États demandeurs : « les mêmes critères s’appliqueront à toutes les demandes reçues ; c’en sera fini du fait du prince ». Les critères qu’il décrit reposent d’abord sur un bornage temporel, « allant du 20 novembre 1815 au 23 avril 1972 », dont il reconnaît qu’il est lui-même un sujet de débat dans l’hémicycle.

Frantz GumbsDEMrapporteur à l’Assemblée

Oppose à l’amendement n° 8 l’existence de musées récents dans les pays demandeurs, citant Abomey au Bénin, Abidjan, Conakry, le musée des Civilisations noires de Dakar et celui du Continent à Rabat. Il invite à s’y rendre « plutôt que de les regarder de haut et de leur dire qu’ils n’ont pas la capacité de reprendre leurs œuvres », et demande que l’Assemblée revienne sur l’adoption de cet amendement.

Retourne l’argument des conditions de conservation en citant le tambour parleur Djidji Ayôkwê, spolié par la France puis abandonné des années dans le jardin du gouverneur français : « Laissé à tous les vents, mangé par les mites, il s’était considérablement détérioré ». Elle relève qu’une restauration complète a été nécessaire, en France, avant sa restitution à la Côte d’Ivoire.

Soutient le texte mais conditionne son effet aux moyens de le mettre en œuvre : « Il ne se passera cependant pas grand-chose sans un nombre suffisant de fonctionnaires et d’agents du ministère de la culture, des musées et du Quai d’Orsay », chargés selon lui de déterminer quels biens doivent être soumis au comité scientifique et à la commission de restitution.

Contre le texte

0 avis

Aucun avis contraire au texte n'est relevé dans les sources de cette fiche.

Réserves et nuances

7 réserves

Dans son avis, relève l'absence d'engagement international contraignant faisant naître une obligation de restitution ; recommande, pour les dons et legs, de retenir un consentement des donateurs plutôt qu'une présomption tirée du silence (réserve non suivie dans le texte final, qui retient un consentement présumé au terme d'un délai de six mois) ; pointe un vide juridique sur la période 1972-1997 et critique l'étude d'impact.

Conseil d'État
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Les 6 autres réserves

Se dit favorable au principe, avec deux craintes : « Nous sommes favorables, sur le principe, à cette loi-cadre qui simplifierait les procédures de restitution », mais « nous pouvons craindre un appauvrissement significatif de certaines collections publiques », et « nous nous interrogeons quant au sort à réserver aux biens volés à plusieurs reprises au cours de l’histoire ».

Salue l’ambition du texte puis nomme deux réserves qui « portent sur les bornes temporelles et les biens militaires ». Sur la première, « nous estimons que fixer une borne temporelle unique n’a pas de sens en soi », le choix du 20 novembre 1815 perpétuant selon lui une lecture européenne. La seconde vise « les biens militaires, aujourd’hui exclus du projet de loi ».

Votera le texte tout en pointant ce qui, selon elle, l’empêchera d’agir : « Un obstacle majeur demeure à nos yeux : l’accès à l’information. » Les États demandeurs n’ont pas les archives, qui sont en France, et « on ne répare pas ce que l’on maintient dans l’ombre ». Son groupe propose d’élargir le champ du texte « en assouplissant des critères que nous jugeons parfois trop restrictifs ».

Juge que la borne temporelle ampute la portée du texte : « le bornage proposé par le rapporteur retire au projet de loi son caractère universel : en fixant une limite temporelle, vous excluez l’universalité de la réflexion historique ». Il s’abstient néanmoins sur ces amendements « afin que la commission mixte paritaire puisse statuer et que l’on ne reporte pas indéfiniment l’adoption du projet de loi ».

Défend son amendement n° 8 comme « une garantie quant à la mise à disposition universelle des biens que nous restituons après les avoir spoliés, pour éviter leur appropriation personnelle », et en écarte la portée contraignante : « Cet amendement ne prévoit aucune obligation, seulement un engagement formel ».

Estime que le législateur se trouve contraint, sur plusieurs points cruciaux du projet de loi, de travailler avec un niveau d'information très largement insuffisant, et regrette l'insuffisante association du Parlement.

Catherine Morin-Desaillyrapporteure au Sénat (Union Centriste (Sénat
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Prise de parole

Compte rendu intégral de la séance

Les mesures

  • ObjetLe texte encadre la restitution de biens culturels provenant d’États qui en ont été privés du fait d’une appropriation illicite.
  • CodeIl modifie le code du patrimoine en y ajoutant une section 4 au chapitre V du titre I er du livre I er (article 1 er).
  • InaliénabilitéLe nouvel article L. 115-10 instaure une dérogation au principe d’inaliénabilité des biens des personnes publiques relevant du domaine public.
  • Domaine publicIl autorise la sortie du domaine public de ces biens, par dérogation à l’article L. 3111-1 du CG3P.

Regards extérieurs

Ce qu'en disent des instances indépendantes, citées et datées. Le site rapporte, il ne tranche pas.

Aucune évaluation d'un organisme indépendant (haut conseil, Cour des comptes, instance scientifique...) n'est encore rattachée à ce texte. Le site en ajoute au fil des publications, toujours attribuées et datées.

Vous connaissez une évaluation pertinente, ou vous aimeriez qu'on la cherche en priorité ?
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 10 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Restitution de biens culturels), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

Mme Catherine Pégard (ministre de la culture)
« J’ai l’honneur de présenter à votre assemblée, au nom du gouvernement, le projet de loi relatif à la restitution de biens culturels provenant d’États qui, du fait d’une appropriation illicite, en ont été privés. »
M. Frantz Gumbs (rapporteur de la commission des affaires culturelles et de l’éducation)
« Je me félicite, madame la ministre, de l’annonce que vous venez de faire à propos de la restitution de restes humains au peuple kali’na. C’est une avancée significative et une très bonne nouvelle pour beaucoup de personnes dans tous les outre-mer. »
Mme Céline Calvez (suppléant M. Alexandre Portier, président de la commission des affaires culturelles et de l’éducation)
« Nous mesurons aujourd’hui toute la portée de l’engagement pris il y a neuf ans par la France à travers la voix du président de la République, Emmanuel Macron, à l’université de Ouagadougou. »
Mme Florence Joubert RN
« Nous sommes favorables, sur le principe, à cette loi-cadre qui simplifierait les procédures de restitution et, surtout, les fonderait scientifiquement. »
M. Pierre Pribetich SOC
« Au carrefour de notre patrimoine, de nos relations diplomatiques mais aussi de notre propre rapport à l’histoire, la restitution des biens culturels aux États qui en ont été privés en raison de spoliations nous engage collectivement. »
M. Jean-Victor Castor GDR
« « Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir. » Souvenons-nous-en après Aimé Césaire. Madame la ministre, je tiens d’abord à vous remercier pour les annonces que vous venez de faire. »
M. Maxime Michelet UDDPLR
« Le projet de loi dont nous sommes saisis cet après-midi répond à un manquement incontestable dans les procédures françaises relatives à la restitution des biens culturels illicitement appropriés. »
M. Eric Liégeon DR
« Nous nous apprêtons aujourd’hui à clore le triptyque de textes traitant des exceptions à l’inaliénabilité des biens culturels auxquelles nous souhaitons consentir. »
M. Rodrigo Arenas LFI
« Nous soutiendrons l’amendement de Mme Taillé-Polian. Je suis originaire du Chili, pays frontalier de l’Argentine. Dans ces deux pays vit non une communauté mais un peuple, celui des Mapuches, qui n’est constitutionnellement reconnu ni par la république fédérale argentine ni par l’État chilien. »
M. Laurent Mazaury LIOT
« Le texte organise les conditions dans lesquelles les biens culturels sortent de nos collections nationales, mais il reste muet – du moins, pour l’instant – sur le destin des œuvres concernées. »

Lire le compte rendu intégral de la séance ↗

Le passage en commission

28 amendements adoptés en commission sur 73 déposés, 2 articles modifiés ; 4 réunions de commission. Le détail ›

Rapporteur·e·s de ce texte

Commissions : Commission mixte paritaire, Commission des affaires culturelles et de l'éducation

Avant d'arriver dans l'hémicycle, ce texte a été examiné par les commissions Affaires culturelles et éducation et Affaires étrangères. 73 amendements y ont été déposés, dont 28 adoptés (qui ont modifié le texte avant le vote). C'est le texte issu de ces 28 adoptions qui est arrivé en séance, où 53 amendements de plus ont été discutés.

28 adoptés32 rejetés3 tombés4 non soutenus6 en cours ou sans suite

Qui dépose, et qui fait adopter

  • LFI 1 sur 9 11%
  • EcoS 15 sur 40 38%
  • SOC aucun sur 4 0%
  • DEM 12 sur 14 86%
  • RN aucun sur 6 0%
Barre claire : les amendements déposés en commission. Partie pleine : ceux qui ont été adoptés. Le chiffre de droite les rapporte l'un à l'autre. Les groupes suivent l'ordre de l'hémicycle, comme le graphe des votes.

Où la commission a le plus changé le texte

Les articles qui ont vu le plus d'amendements adoptés EN COMMISSION, c'est-à-dire là où le texte a bougé avant même l'hémicycle. Chaque ligne renvoie à son article dans « Le texte en détails », juste en dessous.

Pour situer : sur les 225 grands votes de cette législature dont le texte est passé par une commission, la médiane est de 47 amendements et 13 adoptés.

Auditions et travaux en commission 4 réunions, dont 1 audition

Le compte rendu officiel de chaque réunion est accessible.

31 mars 2026 Affaires étrangères Examen du texte Compte rendu ↗
7 avril 2026 Affaires culturelles et éducation Audition Examen du texte Compte rendu ↗
8 avril 2026 Affaires culturelles et éducation Examen du texte Compte rendu ↗
13 avril 2026 Affaires culturelles et éducation Examen du texte Compte rendu ↗

Source : open data de l'Assemblée nationale (amendements + rapports de commission).

Le texte en détails

1 article, 41 amendements

Les documents officiels de ce texte :

le texte voté (PDF) ↗ sa fiche sur ce site le texte déposé (PDF) ↗ la fiche du texte déposé le rapport de commission n° 2628 ↗

L'article unique du texte adopté, replié : son résumé en une phrase, le vote sur l'article, et les amendements qui y ont été mis aux voix (avec ce qu'ils proposaient). 41 amendements au total.

  • Article 1erart. adopté Permet de sortir du domaine public un bien culturel pour le restituer à l'État qui en a été illicitement privé. 11468 com. / 46 séance

    Permet de sortir du domaine public un bien culturel pour le restituer à l'État qui en a été illicitement privé.

    114 amendements déposés sur cet article : 68 en commission, dont 27 adoptés, puis 46 en séance, dont 16 adoptés.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(89 pour, 0 contre, 1 abstention).

    Amendements mis aux voix sur cet article (36)

    • n° 18 Mme Taillé-Polian ECOS rejeté Au-delà des seuls États, Mme Taillé-Polian voulait permettre que des biens culturels soient restitués aux « communautés concernées », estimant que les frontières actuelles ne recouvrent pas toujours les réalités historiques et culturelles de ces objets.
    • n° 39 Mme Sebaihi ECOS adopté Cet amendement précise que la restitution peut porter sur des biens culturels originaires du territoire d’un État demandeur, quel qu’en ait été le propriétaire initial, même s’ils n’appartenaient pas à cet État.
    • n° 44 Mme Sebaihi ECOS rejeté Mme Sebaihi voulait supprimer le mot « fondamentaux » qualifiant les biens restituables, y voyant une condition de recevabilité floue laissant au Gouvernement une marge d’appréciation trop large pour écarter des demandes.
    • n° 21 Mme Taillé-Polian ECOS rejeté La notion d’« éléments fondamentaux » du patrimoine, jugée trop restrictive, aurait cédé la place à celle d’éléments « importants ou significatifs » avec cet amendement de Mme Taillé-Polian, pour élargir le champ des restitutions.
    • n° 1 M. Aurélien Taché rejeté
    • n° 2 M. Aurélien Taché LFI-NFP adopté Cet amendement précise dans la loi que la politique de restitution des biens culturels s’inscrit dans une coopération culturelle, scientifique et muséographique renforcée entre la France et les États demandeurs.
    • n° 34 M. Marion EPR adopté Un État demandeur peut désormais présenter sa demande de restitution « au nom d’un groupe humain » toujours présent sur son territoire et à la culture vivante, l’auteur explicitant une possibilité déjà ouverte par le texte.
    • n° 43 M. Michelet UDDPLR rejeté M. Michelet voulait supprimer la possibilité de fonder une restitution sur une simple présomption d’appropriation illicite, estimant qu’une décision aussi grave et irréversible ne pouvait reposer sur de seuls indices concordants.
    • n° 31 M. Pribetich SOC rejeté Le groupe Socialistes voulait retirer toute borne temporelle au dispositif, jugeant sa charge symbolique négative : dès lors que les critères sont réunis, une demande de restitution devrait pouvoir être examinée quelle que soit l’époque.
    • n° 11 Mme Taillé-Polian ECOS rejeté En supprimant la date de 1815, Mme Taillé-Polian voulait étendre aux spoliations antérieures la période ouvrant droit à restitution, afin d’y inclure notamment deux codex mexicains conservés en France et réclamés par le Mexique.
    • n° 47 Mme Sebaihi ECOS rejeté Mme Sebaihi voulait ajouter la « tromperie » à la liste des modes d’appropriation illicite ouvrant droit à restitution, pour viser les biens acquis à vil prix ou sans consentement libre et éclairé du propriétaire.
    • n° 12 Mme Taillé-Polian ECOS rejeté Dans le même esprit, Mme Taillé-Polian voulait préciser que la notion de contrainte englobe les acquisitions faites dans un contexte de domination coloniale marqué par un déséquilibre manifeste des rapports de pouvoir.
    • n° 25 M. Aurélien Taché LFI-NFP rejeté M. Taché voulait que l’évaluation d’une appropriation illicite tienne compte du contexte colonial de domination, marqué selon lui par un rapport de force structurellement déséquilibré en faveur de la puissance coloniale.
    • n° 22 Mme Taillé-Polian ECOS rejeté Mme Taillé-Polian voulait que, à la demande de l’État concerné, les autorités françaises participent avec lui aux recherches de provenance, afin de corriger l’inégalité d’accès aux archives qui pénalise les États demandeurs.
    • n° 51 M. Larrouquis EPR rejeté M. Larrouquis voulait préciser que, pour présumer une appropriation illicite, on puisse tenir compte des conditions historiques d’acquisition du bien lorsqu’elles suggèrent l’absence de consentement réel des autorités de l’État d’origine.
    • n° 3 M. Arenas LFI-NFP rejeté L’exclusion des biens militaires du champ des restitutions, aux contours jugés flous, aurait été supprimée par cet amendement du groupe LFI, qui craignait qu’elle ne bloque de nombreuses demandes comme le sabre d’El Hadj Omar Tall.
    • n° 29 M. Pribetich SOC rejeté Le groupe Socialistes voulait confier au comité scientifique le soin de déterminer, au cas par cas, si un bien saisi présente un caractère militaire l’excluant du champ des restitutions, plutôt que d’en écarter d’emblée tous ces biens.
    • n° 37 M. Coquerel LFI-NFP rejeté Le groupe LFI voulait permettre la restitution de biens déjà réclamés à la France avant la loi, même si leur appropriation illicite est antérieure à 1815 ou postérieure à 1972, sans charge financière pour l’État.
    • n° 30 M. Pribetich SOC adopté Cet amendement impose une composition strictement paritaire, et non plus seulement « équilibrée », du comité scientifique réunissant la France et l’État demandeur pour instruire les demandes de restitution de biens culturels.
    • n° 42 Mme Sebaihi ECOS rejeté Mme Sebaihi voulait fixer au comité scientifique un délai de deux ans, à compter de la demande, pour instruire et publier son rapport sur une restitution, afin d’éviter des attentes trop longues pour les États demandeurs.
    • n° 33 Mme Joubert RN rejeté Mme Joubert voulait que le rapport du comité scientifique sur une restitution soit rendu public sans attendre l’accord de l’État demandeur, au nom de la transparence complète du processus.
    • n° 36 M. Gumbs DEM adopté Cet amendement supprime une disposition sur le rapport du comité scientifique, jugée redondante avec l’alinéa précédent et dont le délai maximal de deux ans rigidifiait, selon son auteur, la procédure de restitution.
    • n° 52 M. Michelet UDDPLR rejeté M. Michelet voulait ajouter à la procédure de restitution un avis consultatif des commissions parlementaires de la culture et des affaires étrangères, rendu dans les six semaines suivant l’avis de la commission de restitution.
    • n° 48 M. Marion EPR adopté En matière de restitution de biens culturels, le Gouvernement transmet désormais au Conseil d’État, lorsqu’il le saisit, le rapport du comité scientifique, afin, selon l’auteur, que cette juridiction soit aussi informée que les autres parties.
    • n° 20 Mme Taillé-Polian ECOS rejeté Mme Taillé-Polian voulait ouvrir un recours devant le juge administratif lorsqu’une collectivité refuse une restitution, recours exerçable par l’État demandeur ou toute personne ayant un intérêt à agir, afin d’éviter des blocages sans contrôle.
    • n° 15 Mme Taillé-Polian ECOS adopté Cet amendement impose que tout refus de restituer un bien culturel soit justifié par écrit, de façon détaillée et rendue publique, en exposant les raisons de droit et de fait qui l’ont motivé.
    • n° 38 M. Diouara LFI-NFP rejeté Pour éviter que les collectivités disposent d’un droit de veto sur les restitutions, le groupe LFI voulait remplacer leur approbation obligatoire par une simple consultation, dont l’avis serait rendu public.
    • n° 8 M. Mazaury LIOT adopté Avant toute restitution, cet amendement impose à l’État demandeur des engagements écrits sur la conservation du bien, son accessibilité au public et sa protection juridique, dont le respect sera évalué dans le rapport annuel au Parlement.
    • n° 13 Mme Taillé-Polian ECOS rejeté Cet amendement voulait instituer un « guichet unique » pour accompagner les États demandeurs dans leurs démarches administratives, scientifiques et juridiques de restitution, son autrice y voyant un moyen de rendre ce droit réellement effectif.
    • n° 26 M. Arenas LFI-NFP adopté Cet amendement ouvre à tout membre des commissions compétentes de l’Assemblée et du Sénat le droit d’accéder à l’ensemble des documents et informations de chaque dossier de restitution examiné par la commission.
    • n° 24 M. Arenas LFI-NFP adopté Cet amendement garantit la présence d’un élu de l’opposition parmi les deux députés et parmi les deux sénateurs siégeant à la commission qui rend un avis sur les demandes de restitution de biens culturels.
    • n° 4 M. Aurélien Taché LFI-NFP adopté Cet amendement permet aux commissions de la culture de l’Assemblée et du Sénat de réclamer un vote contraignant sur chaque demande de restitution ; un rejet réunissant au moins trois cinquièmes des voix bloque la restitution.
    • n° 35 M. Gumbs DEM adopté Cet amendement rebaptise l’instance chargée de rendre un avis sur les restitutions, désormais « commission de restitution de biens culturels » plutôt que « commission nationale des restitutions », et met à jour les renvois juridiques correspondants.
    • n° 9 Mme Taillé-Polian ECOS adopté Cet amendement impose à l’État de publier chaque année la liste des objets des collections publiques dont l’origine est jugée douteuse ou susceptible d’une acquisition illicite, avec les informations connues sur leur provenance.
    • n° 10 Mme Taillé-Polian ECOS adopté Sur la restitution de biens culturels acquis illicitement, cet amendement impose que la liste de ces biens soit régulièrement actualisée pour y intégrer ceux que les recherches de provenance identifient au fil du temps.
    • n° 1 M. Gumbs DEM rejeté Sur la restitution de biens culturels, M. Gumbs voulait retirer plusieurs alinéas relatifs aux conditions de conservation et de valorisation des biens dans l’État demandeur, estimant qu’ils rigidifiaient inutilement la procédure.
Autres Votes sans article correspondant dans le texte final 2articles 5amendements

L'Assemblée vote sur le texte tel qu'il sort de la commission ; le texte affiché ici est celui qui a été adopté au terme de la navette, et sa numérotation n'est plus la même. Les votes ci-dessous portent sur des articles ajoutés puis retirés, fondus dans d'autres, ou renumérotés.

  • n° 5 M. Arenas LFI-NFP rejeté Le groupe LFI souhaitait élargir la procédure de restitution des biens culturels volés ou exportés illégalement pour y inclure ceux obtenus par contrainte, violence ou cession consentie par une personne qui ne pouvait pas en disposer.
  • n° 27 M. Arenas LFI-NFP rejeté Un rapport gouvernemental aurait examiné, avec cet amendement, l’opportunité de lever l’exclusion des biens militaires du champ des restitutions, ses auteurs LFI jugeant cette exclusion trop large et contraire à certaines obligations historiques.
  • n° 28 M. Aurélien Taché LFI-NFP rejeté Cet amendement demandait au Gouvernement un rapport, sous six mois, sur les moyens humains et financiers consacrés à identifier et restituer les biens culturels concernés, ses auteurs LFI craignant un dispositif de restitution sans moyens réels.
  • n° 50 M. Dufau SOC rejeté Dans la même logique, M. Dufau voulait un rapport sur la recherche de provenance des biens culturels issus de l’outre-mer, de la Nouvelle-Calédonie, du Pays Basque, de la Corse et de la Bretagne conservés dans les collections publiques.
  • n° 49 M. Dufau SOC rejeté M. Dufau voulait obliger le Gouvernement à remettre, sous un an, un rapport sur la recherche de provenance des biens culturels basques conservés dans les collections publiques et possiblement issus d’une appropriation illicite, assorti de recommandations budgétaires.

Articles du texte adopté et votes internes : données officielles de l'Assemblée nationale. Les résumés d'articles et de chaque amendement sont rédigés à partir du texte, puis vérifiés.

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue