Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 21 mars 2018. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.
Adoptée le 7 mars 2019.
Proposition de loi ordinaireCe que change ce texte
L'enjeu en clair
Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.
Ce texte de loi modifie le code pénal afin d’ajouter des dispositions relatives à l’inéligibilité dans certains cas de crime ou de délit. Il prévoit également une aggravation des peines encourues pour certains délits ou crimes lorsqu’ils sont commis par des personnes exerçant des fonctions électives ou des responsabilités publiques. La loi s’applique sur l’ensemble du territoire français, y compris les collectivités territoriales de la Nouvelle-Calédonie, de la Polynésie française et des îles Wallis et Futuna.
Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.
Où en est ce texte ?
Le parcours du texte
- 21 mars 2018 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
- à venir Conseil constitutionnel saisine possible
- à venir Promulgation
La chaîne est affichée en entier jusqu'à la promulgation ; les étapes encore incertaines sont marquées possibles.
Le texte en détails
Dispositions du texte
Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)
MESDAMES, MESSIEURS, Notre proposition de loi veut s’inscrire dans la continuité du changement annoncé par les élections précédentes. Ce changement est suivi et encouragé par de nombreux citoyens qui veulent le voir s’épanouir pleinement. C’est le sens des modifications proposées venant dans la droite ligne de ce que porte comme principe la loi pour la confiance dans la vie politique. Nous proposons une loi transpartisane qui malgré nos différences annonce notre volonté d’instaurer une exemplarité inconditionnelle vis-à-vis de ceux que nous nous sommes engagés à servir. Nos principes communs et notre foi dans le respect de valeurs comme la sincérité de la représentation des citoyens et même des droits élémentaires de la vie humaine fondent cette loi. Si elle est largement partagée par les citoyens des circonscriptions de Polynésie Française, cette proposition reflète indéniablement l’engagement défendu par les membres du pouvoir législatif comme exécutif. Dans cette optique, il nous paraît indispensable de donner à la justice la possibilité de prononcer une peine plus adaptée face à des infractions incompatibles avec les fonctions des plus hauts organes de l’État commises par quelques-uns. L’article 1 propose que soit permis au juge, dans les cas prévus par la loi confiance dans la vie politique, d’adapter la peine aux circonstances. Le premier alinéa sanctionne d’une inéligibilité pour trente années une personne élue ou un membre du gouvernement dans les cas d’infractions do…
Articles (3 extrait·s du texte)
- Article 1er L’article 131-26-1 du code pénal est complété par deux alinéas ainsi rédigés : « Dans le cas d’un crime prévu par la loi ou d’un délit prévu au II de l’article 131-26-2 et par dérogation à l’alinéa précédent et au septième alinéa de l’article 131-26, la peine d’inéligibilité mentionnée au 2° dudit article peut être prononcée pour une durée de trente années au plus à l’encontre d’une personne exerçant une fonction de membre du Gouvernement ou un mandat électif public au moment des faits. La peine d’inéligibilité peut être prononcée à vie lorsqu’un délit visé au II de l’article 131-26-2 ou un crime suit ou accompagne la commission d’un autre crime ou d’un autre délit prévu au II de l’article 131-26-2. « La personne à l’encontre de laquelle une peine d’inéligibilité à vie ou supérieure à dix ans a été prononcée peut formuler une demande auprès du juge toutes les dix années à partir du prononcé de la peine pour que soit examinée la pertinence du maintien, de la réduction ou de la fin de ladite peine au regard des faits reprochés, des circonstances actuelles, de la personne, de sa conduite et de son état physique et mental. Le juge prononce alors le maintien, la réduction ou la fin de la peine d’inéligibilité pour l’avenir seulement ».…
- Article 2 Après l’article 132-80 du même code, il est inséré un article 132-81 ainsi rédigé : « Art. 132-81. – Dans les cas respectivement prévus par la loi ou le règlement, les peines encourues pour un délit prévu au II de l’article 131-26-2 ou un crime sont aggravées lorsque l’infraction est commise par une personne dans l’exercice d’une fonction de membre du Gouvernement ou un mandat électif public au moment des faits. »…
- Article 3 La présente loi est applicable sur l’ensemble du territoire de la République et aux collectivités régis par l’article 74 de la Constitution que sont la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie Française et dans les îles Wallis et Futuna.
Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.
Le travail en commission
Rapporteur·e de ce texte, désigné·e par la commission pour l'examiner et le présenter :
Commission : Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République
En amont de la séance publique, ce texte a fait l'objet de 13 amendements examinés en commission (Lois), dont 0 adopté. C'est l'étape, souvent décisive, où le texte est retravaillé avant les votes en séance.
Les amendements déposés
34 amendements ont été déposés sur ce texte (13 en commission, 21 en séance publique). C'est là que le texte se façonne, avant les votes solennels.
- 8 Rejetés
- 10 Irrecevables (autres motifs)
- 16 En attente d'examen
Seuls les amendements adoptés et rejetés ont été mis aux voix. Les autres ont été retirés, déclarés irrecevables, rendus sans objet par une adoption antérieure, non défendus, ou pas encore examinés.
Examinés par : Séance publique · Commission des lois
Article premier 7 amendements
- n° CL2 Mme Marie-France Lorho NI Rejeté
- n° CL3 Mme Marie-France Lorho NI Rejeté
- n° 8 M. Moetai Brotherson GDR En attente d'examen
- n° CL10 (Rect) M. Moetai Brotherson GDR Rejeté
- n° 18 Mme Marie-France Lorho NI En attente d'examen
- n° 19 Mme Marie-France Lorho NI En attente d'examen
- n° 22 M. Rémy Rebeyrotte LAREM En attente d'examen
Après l'article premier 6 amendements
Article 2 3 amendements
Après l'article 2 13 amendements
- n° CL4 M. Ugo Bernalicis FI Déclaré irrecevable
- n° 4 M. Luc Carvounas En attente d'examen
- n° CL5 M. Ugo Bernalicis FI Déclaré irrecevable
- n° 5 M. Luc Carvounas En attente d'examen
- n° CL6 Mme Danièle Obono FI Déclaré irrecevable
- n° 6 M. Luc Carvounas En attente d'examen
- n° CL7 M. Ugo Bernalicis FI Déclaré irrecevable
- n° CL8 Mme Danièle Obono FI Déclaré irrecevable
- n° 13 M. Ugo Bernalicis FI Déclaré irrecevable
- n° 14 Mme Danièle Obono FI Déclaré irrecevable
- n° 15 M. Ugo Bernalicis FI Déclaré irrecevable
- n° 16 Mme Danièle Obono FI Déclaré irrecevable
- n° 17 M. Ugo Bernalicis FI Déclaré irrecevable
Article 3 3 amendements
Source : open data de l'Assemblée nationale (jeu « Amendements »). Chaque amendement a sa fiche, qui dit s'il a été mis aux voix et par quel organe.
Pour aller plus loin
Cosignataires (16)
Voir aussi
Fiche officielle sur assemblee-nationale.fr ↗ (texte intégral, amendements, comptes-rendus de commission)