Proposition de loi visant à réformer le mode d'élection des membres du Conseil de Paris et des conseils municipaux de Lyon et Marseille

72 % des votant·es ont voté pour. Seuil de 119 voix franchi. 17 abstentions.
MajoritaireVote transpartisan
Participation 44 %

Le parcours du texte

  1. 15 octobre 2024 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 9 avril 2025 1re lecture Assemblée Adopté
  3. 3 juin 2025 1re lecture Sénat Rejeté
  4. 26 juin 2025 Commission mixte paritaire Accord
  5. 7 juillet 2025 Lecture des conclusions de la CMP Assemblée Adopté
  6. 9 juillet 2025 Nouvelle lecture Sénat Rejeté
  7. 7 août 2025 Conseil constitutionnel Conforme

Ce que change ce texte

En clair

Cette proposition de loi réforme le mode d’élection à Paris, Lyon et Marseille en ajoutant un scrutin à l’échelle de la commune entière et en abaissant la prime majoritaire de 50 % à 25 %.

  • Deux scrutins distinctsLes conseillers de Paris et les conseillers municipaux de Lyon et Marseille, d’une part, les conseillers d’arrondissement, d’autre part, sont désormais élus par deux scrutins distincts : les premiers à l’échelle de la ville, les seconds par secteur.
  • Tête de listeLes documents de campagne pour l’élection des conseillers d’arrondissement peuvent porter le nom et la photographie du candidat désigné comme devant présider l’organe délibérant de la commune.
  • MarseilleLe nombre de membres du conseil municipal de Marseille passe de 101 à 111.
  • Le maire d’arrondissementIl peut assister au conseil de Paris ou au conseil municipal même s’il n’en est pas membre, et il est entendu à sa demande sur les affaires de son arrondissement. Il peut être remplacé par un adjoint ou un membre du conseil d’arrondissement.
  • Conférence des mairesUne instance de coordination, la conférence des maires, réunit le maire de la ville et les maires d’arrondissement pour débattre de tout sujet d’intérêt municipal. Elle se réunit au moins une fois par an, ou à la demande de la moitié des maires d’arrondissement.
  • Entrée en vigueurCes règles s’appliquent à compter du premier renouvellement général des conseils municipaux qui suit la promulgation.

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

Adopté le 9 avril 2025 : 183 voix pour, 53 contre, 17 abstentions. Sept groupes ont voté pour, trois ont voté contre et un s’est abstenu.

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
71LFI17GDR38EcoS66SOC23LIOTdivisé36DEM94EPR33HOR48DR16UDR123RN11NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise - Nouveau Front Populaire5000
Gauche Démocrate et Républicaine060
Écologiste et Social0200
Socialistes et apparentés2220
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires431
Les Démocrates2010
Ensemble pour la République2802
Horizons & Indépendants0012
Droite Républicaine1412
UDR600
Rassemblement National5700
Non inscrit200

Les avis, pour et contre

Ce que disent les partisans et les opposants du texte. Chaque position est attribuée et sourcée ; le site ne tranche pas.

Pour le texte, 3

Auteur du texte, il défend une réforme qui redonne du pouvoir aux électeurs en instaurant à l'échelle de la ville l'égalité entre les voix, pour que le maire soit élu par l'ensemble de la commune et non par la seule addition des secteurs.

lire le passage ↗

Il défend le texte comme une avancée pour une meilleure représentation des oppositions au conseil municipal, et rejette les accusations de manipulation électorale portées par une partie de l'opposition.

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Il estime que le système actuel n'est plus tenable et soutient la réforme comme une clarification démocratique du scrutin municipal dans les trois villes.

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Contre le texte, 2

Candidat à la mairie de Paris, il dénonce une manoeuvre électorale menée à moins d'un an des municipales, qui changerait les règles du jeu au bénéfice de la majorité présidentielle.

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Il accuse la majorité de vouloir modifier le mode de scrutin juste avant les municipales pour tenter de remporter Paris, et juge la méthode précipitée et imposée sans réelle concertation.

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Réserves et nuances, 1

Tout en votant globalement pour, il met en garde contre l'abaissement de la prime majoritaire de 50 % à 25 %, qu'il juge une concession risquée pouvant profiter aux partis situés aux extrémités de l'échiquier politique.

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Prise de parole

Compte rendu intégral de la séance

Les avis des experts indépendants

Conseil constitutionnel ↗ 7 août 2025 Sujet connexe

Saisi par des députés et des sénateurs, le Conseil a jugé la loi entièrement conforme à la Constitution, sans censure ni réserve. Il relève que le législateur a entendu favoriser le pluralisme des courants d'idées et d'opinions (un objectif de valeur constitutionnelle) et rappelle que, sous le système antérieur, la prime majoritaire de 50 % par secteur pouvait conduire à ce qu'un maire soit élu en ayant recueilli moins de voix que son adversaire.

Décision n° 2025-892 DC

Sénat ↗ mai 2025 Sujet connexe

La commission des lois du Sénat a recommandé le rejet du texte. Elle pointe le risque d'affaiblir l'échelon de proximité (un arrondissement pourrait ne pas être représenté au conseil central), conteste la prime ramenée à 25 % au regard de l'égalité entre communes, juge le calendrier trop tardif (moins de dix mois avant les municipales de mars 2026) et regrette l'absence d'avis du Conseil d'État, qui aurait pu éclairer les débats.

Rapport n° 648 sur la proposition de loi

INSEE ↗ Sur ce texte

Selon l'INSEE, la contrainte d'alternance femmes-hommes sur les listes rend la parité quasi effective là où le scrutin de liste l'impose (conseils départementaux 50,1 %, régionaux 46,8 %, communes de 1 000 habitants et plus 41,8 %), mais elle reste très en retrait pour les fonctions issues d'un scrutin uninominal (19,2 % de femmes parmi les maires).

Insee Flash Occitanie, La loi fait progresser la parité chez les élus, 2021

Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 12 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Mode d’élection des membres du Conseil de Paris et des conseils municipaux de Lyon et Marseille), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. Emmanuel Grégoire SOC
« Alors que nous nous engageons dans de longues heures de débat, je voudrais insister sur le fait que nous avons terminé nos travaux à minuit lundi. Nous en avons fait autant hier soir et nous en ferons autant ce soir, demain et vendredi. »
M. Jean-Paul Mattei (rapporteur de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République)
« Hier soir, nous avons débattu et avons même réussi à adopter l’article 1 er . Continuons à débattre et voyons plus tard si la loi est reconnue comme inconstitutionnelle – ce n’est pas le sujet qui nous occupe à l’instant. »
M. Patrick Mignola (ministre délégué chargé des relations avec le Parlement)
« Nous avons échangé avec la présidente de l’Assemblée, avec le bureau et l’ensemble d’entre vous, au sujet de l’organisation des débats. On le sait, c’est un mois particulier, puisque le gouvernement ne peut fixer l’ordre du jour que d’une de ses semaines. »
Mme Sandrine Runel SOC
« Nous l’avons déjà dit hier, mais j’ai l’impression que les jours se suivent et se ressemblent dans cet hémicycle. Avec tout le respect que je lui dois, il me semble que le ministre des relations avec le parlement n’est pas le meilleur interlocuteur des députés au sujet d’une loi tendant à modifier l… »
M. Bastien Lachaud LFI
« Monsieur Marleix, j’ai bien compris que le mode d’élection des sénateurs était votre principale préoccupation, puisque c’est la dernière chambre où votre groupe politique exerce une quelconque influence et que ce mode de scrutin n’y est pas pour rien ! »
Mme Léa Balage El Mariky ECOS
« Merci, monsieur le président ! Mon intervention n’avait pas d’autre but. Ce nouveau fléchage pour l’élection des conseillers métropolitains entraînera en réalité une distorsion au carré : une première distorsion due au découplage entre l’élection des conseillers d’arrondissement et des conseillers m… »
M. Sylvain Maillard EPR
« L’amendement du rapporteur est intéressant. Le texte que nous défendons renforce la visibilité des arrondissements, qui forment la structure et le cœur des trois villes concernées. »
M. Stéphane Peu GDR
« Ils pourront peut-être opiner du chef ou exprimer leur désapprobation ; ils auront sans doute la parole mais pas le droit de voter – une situation totalement ubuesque. »
M. Olivier Fayssat AD
« Comme nous l’avons indiqué lors de la discussion générale, le groupe UDR votera pour cette proposition de loi, qui est globalement satisfaisante quoique ponctuellement imparfaite. »
M. Franck Allisio RN
« Cette proposition de loi est imparfaite mais elle nous rapproche d’un objectif : l’élection directe des maires de Paris, Marseille et Lyon. Jusqu’ici, les Marseillais, les Parisiens et les Lyonnais votaient en quelque sorte par procuration, de façon très indirecte, pour leurs maires. »
M. Nicolas Ray DR
« Cette proposition de loi visait à corriger les effets pervers de la loi PLM – loi portant modification de certaines dispositions du code électoral relatives à l’élection des membres du Conseil de Paris et des conseils municipaux de Lyon et de Marseille – et à réformer le système électoral trop compl… »
M. Jean Moulliere HOR
« L’examen de cette proposition de loi a démontré que tout n’est pas si simple quand on tente de changer un mode de scrutin, surtout à moins d’un an des élections en question,… »

Lire le compte rendu intégral de la séance ↗

Le passage en commission

88 amendements examinés en commission, dont 18 adoptés.

Rapporteur·e·s de ce texte

Commissions : Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République · Commission mixte paritaire

Avant d'arriver dans l'hémicycle, ce texte a été examiné par la commission Lois. 88 amendements y ont été déposés, dont 18 adoptés (qui ont modifié le texte avant le vote). C'est le texte issu de ces 18 adoptions qui est arrivé en séance, où 129 amendements de plus ont été discutés.

18 adoptés36 rejetés11 tombés2 retirés3 non soutenus18 en cours ou sans suite

Qui dépose, et qui fait adopter

  • LFI aucun sur 1 0 %
  • GDR aucun sur 3 0 %
  • EcoS aucun sur 10 0 %
  • SOC 1 sur 20 5 %
  • DEM 15 sur 31 48 %
  • EPR 2 sur 4 50 %
  • DR aucun sur 13 0 %
  • RN aucun sur 4 0 %
  • NI aucun sur 2 0 %
Barre claire : les amendements déposés en commission. Partie pleine : ceux qui ont été adoptés. Le chiffre de droite les rapporte l'un à l'autre. Les groupes suivent l'ordre de l'hémicycle, comme le graphe des votes.

Où la commission a le plus changé le texte

Pour situer : sur les 221 grands votes de cette législature dont le texte est passé par une commission, la médiane est de 47 amendements et 13 adoptés.

Auditions et travaux en commission 4 réunions, dont 1 audition

Le compte rendu officiel de chaque réunion est accessible.

2 avril 2025 Lois Examen du texte Compte rendu ↗
2 juillet 2025 Lois Audition Examen du texte Examen du texte Nomination rapporteur sur la recevabilité Test Compte rendu ↗
7 juillet 2025 Lois Amendements (art. 88) Amendements (art. 88) Compte rendu ↗
10 juillet 2025 Lois Examen du texte Examen du texte Compte rendu ↗

Source : open data de l'Assemblée nationale (amendements + rapports de commission).

Le texte en détails

8 articles · 24 amendements

Les documents officiels de ce texte :

le texte voté (PDF) ↗ sa fiche sur ce site le texte déposé (PDF) ↗ la fiche du texte déposé le rapport de commission n° 1247 ↗le rapport de commission n° 1656 ↗le rapport de commission n° 1699 ↗

Les 8 articles du texte adopté, chacun replié : son résumé en une phrase, le vote sur l'article, et les amendements qui y ont été mis aux voix (avec ce qu'ils proposaient). 24 amendements au total.

  • Article 1erart. adopté Organise à Paris, Lyon et Marseille des scrutins municipal et d'arrondissement distincts, ouverts au même candidat, la liste municipale en tête recevant une prime du quart des sièges. 8236 com. / 46 séance

    Organise à Paris, Lyon et Marseille des scrutins municipal et d'arrondissement distincts, ouverts au même candidat, la liste municipale en tête recevant une prime du quart des sièges.

    82 amendements déposés sur cet article : 36 en commission, dont 3 adoptés, puis 46 en séance, dont 1 adopté.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(103 pour, 24 contre, 2 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (16)

    • n° 5 M. Emmanuel Grégoire rejeté La réforme du mode de scrutin municipal à Paris, Lyon et Marseille aurait été entièrement retirée du texte, les auteurs de l’amendement contestant l’idée que le mode actuel confisquerait la volonté des électeurs.
    • n° 97 M. Allisio RN rejeté Ce sous-amendement entendait conserver le principe du scrutin unique tout en maintenant la prime majoritaire à 25 %, la prime de droit commun de 50 % étant présentée comme une ligne rouge par le groupe Rassemblement national.
    • n° 3 M. Isaac-Sibille MODEM rejeté Un scrutin unique avec deux listes distinctes, l’une pour le conseil d’arrondissement, l’autre pour le conseil municipal, aurait remplacé les deux scrutins séparés prévus à Paris, Lyon et Marseille ; rejet.
    • n° 4 M. Isaac-Sibille MODEM rejeté Les électeurs de Paris, Lyon et Marseille auraient voté une seule fois sur deux listes distinctes, l’une pour le conseil d’arrondissement, l’autre pour le conseil municipal, avec une prime majoritaire de 25 %.
    • n° 18 Mme Runel SOC rejeté Mme Runel proposait un scrutin unique à deux listes dans ces trois villes, un décompte des voix à l’échelle de la commune entière et le rétablissement de la prime majoritaire à 50 %.
    • n° 62 M. Mattei MODEM rejeté M. Mattei voulait réserver la réforme du mode de scrutin à Paris et Marseille, en laissant Lyon sous son régime actuel pour éviter, selon lui, trois scrutins simultanés le même jour.
    • n° 33 Mme Brocard LAREM rejeté Lyon aurait été exclue du champ de la réforme, l’autrice de l’amendement invoquant la superposition de trois scrutins le même jour, municipal, d’arrondissement et métropolitain, sur des périmètres différents.
    • n° 2 M. Sitzenstuhl RE rejeté La dérogation retenue pour le calcul de la prime majoritaire à Paris, Lyon et Marseille aurait disparu, son auteur estimant que l’alignement sur le droit commun des élections municipales ne la justifie pas.
    • n° 6 M. Emmanuel Grégoire rejeté La multiplication des bureaux de vote et l’illisibilité des bulletins qu’entraînerait la réforme, M. Grégoire et Mme Hervieu les invoquaient pour réclamer la suppression de son article premier.
    • n° 5 Mme Runel SOC rejeté La ville de Lyon aurait été retirée de la réforme du mode de scrutin par cet amendement de Mme Runel (SOC), qui jugeait qu’un troisième vote rendrait les élections illisibles pour les Lyonnais.
    • n° 2 M. Lhardit SOC rejeté Afin de simplifier le scrutin à Paris, Lyon et Marseille, M. Lhardit (SOC) proposait un vote unique où l’électeur ne glisserait qu’un seul bulletin pour désigner à la fois conseillers municipaux et conseillers d’arrondissement.
    • n° 18 Mme Runel SOC rejeté Les conseillers municipaux et d’arrondissement de Lyon auraient été élus par un scrutin unique à l’échelle de la ville entière, avec une prime majoritaire rétablie à 50 %, selon Mme Runel.
    • n° 3 M. Delautrette SOC rejeté Cet amendement des députés socialistes, porté par M. Delautrette, voulait conserver la prime majoritaire de droit commun (la moitié des sièges pour la liste en tête) au lieu du quart prévu par la proposition de loi.
    • n° 19 M. Emmanuel Grégoire rejeté Cet amendement visait à faire tomber l’article 1er bis, autre pièce de la réforme du scrutin municipal à Paris, Lyon et Marseille que ses auteurs jugeaient fondée sur une présentation trompeuse.
    • n° 7 M. Emmanuel Grégoire rejeté Au nom de la libre administration des collectivités garantie par la Constitution, M. Grégoire et Mme Hervieu voulaient supprimer cet article central de la réforme du scrutin à Paris, Lyon et Marseille.
    • n° 8 M. Emmanuel Grégoire rejeté L’article portant le cœur de la réforme du scrutin à Paris, Lyon et Marseille, M. Grégoire et Mme Hervieu voulaient le supprimer, rappelant que nulle part en France le maire n’est élu directement par les électeurs.
  • Article 1er bisart. adopté Supprime la mention des conseillers d'arrondissement et des secteurs municipaux dans plusieurs règles du code électoral relatives aux conseillers communautaires. 60 com. / 6 séance

    Supprime la mention des conseillers d'arrondissement et des secteurs municipaux dans plusieurs règles du code électoral relatives aux conseillers communautaires.

    6 amendements déposés sur cet article : 6 en séance, dont 2 adoptés.

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    Vote sur l'article : adopté(103 pour, 24 contre, 2 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (16)

    • n° 5 M. Emmanuel Grégoire rejeté La réforme du mode de scrutin municipal à Paris, Lyon et Marseille aurait été entièrement retirée du texte, les auteurs de l’amendement contestant l’idée que le mode actuel confisquerait la volonté des électeurs.
    • n° 97 M. Allisio RN rejeté Ce sous-amendement entendait conserver le principe du scrutin unique tout en maintenant la prime majoritaire à 25 %, la prime de droit commun de 50 % étant présentée comme une ligne rouge par le groupe Rassemblement national.
    • n° 3 M. Isaac-Sibille MODEM rejeté Un scrutin unique avec deux listes distinctes, l’une pour le conseil d’arrondissement, l’autre pour le conseil municipal, aurait remplacé les deux scrutins séparés prévus à Paris, Lyon et Marseille ; rejet.
    • n° 4 M. Isaac-Sibille MODEM rejeté Les électeurs de Paris, Lyon et Marseille auraient voté une seule fois sur deux listes distinctes, l’une pour le conseil d’arrondissement, l’autre pour le conseil municipal, avec une prime majoritaire de 25 %.
    • n° 18 Mme Runel SOC rejeté Mme Runel proposait un scrutin unique à deux listes dans ces trois villes, un décompte des voix à l’échelle de la commune entière et le rétablissement de la prime majoritaire à 50 %.
    • n° 62 M. Mattei MODEM rejeté M. Mattei voulait réserver la réforme du mode de scrutin à Paris et Marseille, en laissant Lyon sous son régime actuel pour éviter, selon lui, trois scrutins simultanés le même jour.
    • n° 33 Mme Brocard LAREM rejeté Lyon aurait été exclue du champ de la réforme, l’autrice de l’amendement invoquant la superposition de trois scrutins le même jour, municipal, d’arrondissement et métropolitain, sur des périmètres différents.
    • n° 2 M. Sitzenstuhl RE rejeté La dérogation retenue pour le calcul de la prime majoritaire à Paris, Lyon et Marseille aurait disparu, son auteur estimant que l’alignement sur le droit commun des élections municipales ne la justifie pas.
    • n° 6 M. Emmanuel Grégoire rejeté La multiplication des bureaux de vote et l’illisibilité des bulletins qu’entraînerait la réforme, M. Grégoire et Mme Hervieu les invoquaient pour réclamer la suppression de son article premier.
    • n° 5 Mme Runel SOC rejeté La ville de Lyon aurait été retirée de la réforme du mode de scrutin par cet amendement de Mme Runel (SOC), qui jugeait qu’un troisième vote rendrait les élections illisibles pour les Lyonnais.
    • n° 2 M. Lhardit SOC rejeté Afin de simplifier le scrutin à Paris, Lyon et Marseille, M. Lhardit (SOC) proposait un vote unique où l’électeur ne glisserait qu’un seul bulletin pour désigner à la fois conseillers municipaux et conseillers d’arrondissement.
    • n° 18 Mme Runel SOC rejeté Les conseillers municipaux et d’arrondissement de Lyon auraient été élus par un scrutin unique à l’échelle de la ville entière, avec une prime majoritaire rétablie à 50 %, selon Mme Runel.
    • n° 3 M. Delautrette SOC rejeté Cet amendement des députés socialistes, porté par M. Delautrette, voulait conserver la prime majoritaire de droit commun (la moitié des sièges pour la liste en tête) au lieu du quart prévu par la proposition de loi.
    • n° 19 M. Emmanuel Grégoire rejeté Cet amendement visait à faire tomber l’article 1er bis, autre pièce de la réforme du scrutin municipal à Paris, Lyon et Marseille que ses auteurs jugeaient fondée sur une présentation trompeuse.
    • n° 7 M. Emmanuel Grégoire rejeté Au nom de la libre administration des collectivités garantie par la Constitution, M. Grégoire et Mme Hervieu voulaient supprimer cet article central de la réforme du scrutin à Paris, Lyon et Marseille.
    • n° 8 M. Emmanuel Grégoire rejeté L’article portant le cœur de la réforme du scrutin à Paris, Lyon et Marseille, M. Grégoire et Mme Hervieu voulaient le supprimer, rappelant que nulle part en France le maire n’est élu directement par les électeurs.
  • Article 1er terart. adopté 20 com. / 2 séance

    Texte de l'article

    (nouveau) Au premier alinéa de l’article L. 2513-1 du code général des collectivités territoriales, le nombre : « 101 » est remplacé par le nombre : « 111 ».

    2 amendements déposés sur cet article : 2 en séance.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(103 pour, 24 contre, 2 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (16)

    • n° 5 M. Emmanuel Grégoire rejeté La réforme du mode de scrutin municipal à Paris, Lyon et Marseille aurait été entièrement retirée du texte, les auteurs de l’amendement contestant l’idée que le mode actuel confisquerait la volonté des électeurs.
    • n° 97 M. Allisio RN rejeté Ce sous-amendement entendait conserver le principe du scrutin unique tout en maintenant la prime majoritaire à 25 %, la prime de droit commun de 50 % étant présentée comme une ligne rouge par le groupe Rassemblement national.
    • n° 3 M. Isaac-Sibille MODEM rejeté Un scrutin unique avec deux listes distinctes, l’une pour le conseil d’arrondissement, l’autre pour le conseil municipal, aurait remplacé les deux scrutins séparés prévus à Paris, Lyon et Marseille ; rejet.
    • n° 4 M. Isaac-Sibille MODEM rejeté Les électeurs de Paris, Lyon et Marseille auraient voté une seule fois sur deux listes distinctes, l’une pour le conseil d’arrondissement, l’autre pour le conseil municipal, avec une prime majoritaire de 25 %.
    • n° 18 Mme Runel SOC rejeté Mme Runel proposait un scrutin unique à deux listes dans ces trois villes, un décompte des voix à l’échelle de la commune entière et le rétablissement de la prime majoritaire à 50 %.
    • n° 62 M. Mattei MODEM rejeté M. Mattei voulait réserver la réforme du mode de scrutin à Paris et Marseille, en laissant Lyon sous son régime actuel pour éviter, selon lui, trois scrutins simultanés le même jour.
    • n° 33 Mme Brocard LAREM rejeté Lyon aurait été exclue du champ de la réforme, l’autrice de l’amendement invoquant la superposition de trois scrutins le même jour, municipal, d’arrondissement et métropolitain, sur des périmètres différents.
    • n° 2 M. Sitzenstuhl RE rejeté La dérogation retenue pour le calcul de la prime majoritaire à Paris, Lyon et Marseille aurait disparu, son auteur estimant que l’alignement sur le droit commun des élections municipales ne la justifie pas.
    • n° 6 M. Emmanuel Grégoire rejeté La multiplication des bureaux de vote et l’illisibilité des bulletins qu’entraînerait la réforme, M. Grégoire et Mme Hervieu les invoquaient pour réclamer la suppression de son article premier.
    • n° 5 Mme Runel SOC rejeté La ville de Lyon aurait été retirée de la réforme du mode de scrutin par cet amendement de Mme Runel (SOC), qui jugeait qu’un troisième vote rendrait les élections illisibles pour les Lyonnais.
    • n° 2 M. Lhardit SOC rejeté Afin de simplifier le scrutin à Paris, Lyon et Marseille, M. Lhardit (SOC) proposait un vote unique où l’électeur ne glisserait qu’un seul bulletin pour désigner à la fois conseillers municipaux et conseillers d’arrondissement.
    • n° 18 Mme Runel SOC rejeté Les conseillers municipaux et d’arrondissement de Lyon auraient été élus par un scrutin unique à l’échelle de la ville entière, avec une prime majoritaire rétablie à 50 %, selon Mme Runel.
    • n° 3 M. Delautrette SOC rejeté Cet amendement des députés socialistes, porté par M. Delautrette, voulait conserver la prime majoritaire de droit commun (la moitié des sièges pour la liste en tête) au lieu du quart prévu par la proposition de loi.
    • n° 19 M. Emmanuel Grégoire rejeté Cet amendement visait à faire tomber l’article 1er bis, autre pièce de la réforme du scrutin municipal à Paris, Lyon et Marseille que ses auteurs jugeaient fondée sur une présentation trompeuse.
    • n° 7 M. Emmanuel Grégoire rejeté Au nom de la libre administration des collectivités garantie par la Constitution, M. Grégoire et Mme Hervieu voulaient supprimer cet article central de la réforme du scrutin à Paris, Lyon et Marseille.
    • n° 8 M. Emmanuel Grégoire rejeté L’article portant le cœur de la réforme du scrutin à Paris, Lyon et Marseille, M. Grégoire et Mme Hervieu voulaient le supprimer, rappelant que nulle part en France le maire n’est élu directement par les électeurs.
  • Article 2art. adopté Fixe les secteurs et le nombre de sièges de conseillers d'arrondissement de Paris, Lyon et Marseille. 2915 com. / 14 séance

    Fixe les secteurs et le nombre de sièges de conseillers d'arrondissement de Paris, Lyon et Marseille.

    29 amendements déposés sur cet article : 15 en commission, dont 5 adoptés, puis 14 en séance, dont 1 adopté.

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    Vote sur l'article : adopté(104 pour, 24 contre, 9 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (2)

    • n° 13 Mme Runel SOC rejeté L’article 2, qui adaptait les tableaux annexés au code électoral pour les scrutins parisien, lyonnais et marseillais, aurait été supprimé par cet amendement, son autrice les jugeant contraires à l’égalité démographique.
    • n° 9 M. Emmanuel Grégoire rejeté Cet amendement de M. Grégoire et Mme Hervieu visait à supprimer l’article organisant, dans un même bureau, deux scrutins parallèles pour les conseils d’arrondissement et municipaux, dont ils redoutaient qu’il n’atteigne la sincérité du vote.
  • Article 3art. adopté Permet au maire d'arrondissement d'assister aux conseils et d'être entendu sur les affaires de l'arrondissement. 2610 com. / 16 séance

    Permet au maire d'arrondissement d'assister aux conseils et d'être entendu sur les affaires de l'arrondissement.

    26 amendements déposés sur cet article : 10 en commission, dont 3 adoptés, puis 16 en séance.

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    Vote sur l'article : adopté(102 pour, 26 contre, 1 abstention).

    Amendements mis aux voix sur cet article (2)

    • n° 15 M. Emmanuel Grégoire rejeté En cohérence avec leurs autres amendements, les auteurs voulaient supprimer l’article 3 organisant la représentation des maires d’arrondissement au Conseil de Paris, jugé inutile à droit constant.
    • n° 10 M. Emmanuel Grégoire rejeté Jugeant la réforme du scrutin à Paris, Lyon et Marseille précipitée et insincère, faute d’étude d’impact, M. Grégoire et Mme Hervieu réclamaient la suppression de l’article 3.
  • Article 4art. adopté Rend les articles 1er à 3 applicables à compter du premier renouvellement général des conseils municipaux qui suit la promulgation de la loi. 164 com. / 12 séance

    Rend les articles 1er à 3 applicables à compter du premier renouvellement général des conseils municipaux qui suit la promulgation de la loi.

    16 amendements déposés sur cet article : 4 en commission, dont 1 adopté, puis 12 en séance.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(96 pour, 24 contre, 8 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (2)

    • n° 21 M. Emmanuel Grégoire rejeté Cet amendement proposait de retirer l’article 4, autre volet de la réforme du scrutin municipal à Paris, Lyon et Marseille, ses auteurs contestant l’idée d’un maire aujourd’hui élu directement.
    • n° 16 M. Emmanuel Grégoire rejeté La réduction de la prime majoritaire de moitié à un quart des sièges à Paris, Lyon et Marseille, M. Grégoire et Mme Hervieu voulaient la supprimer, y voyant une dérogation au droit commun aux implications constitutionnelles incertaines.
  • Article 5art. adopté Impose au Gouvernement un rapport au Parlement, sous 6 mois, sur la possibilité de transférer des compétences des mairies centrales aux mairies d'arrondissement à Paris, Lyon et Marseille. 94 com. / 5 séance

    Impose au Gouvernement un rapport au Parlement, sous 6 mois, sur la possibilité de transférer des compétences des mairies centrales aux mairies d'arrondissement à Paris, Lyon et Marseille.

    9 amendements déposés sur cet article : 4 en commission, dont 2 adoptés, puis 5 en séance.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(55 pour, 19 contre, 58 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (1)

    • n° 15 M. Emmanuel Grégoire rejeté M. Grégoire et Mme Hervieu voulaient supprimer cet article de mise en œuvre de la réforme électorale à Paris, Lyon et Marseille, craignant une multiplication des recours liés à la complexité du nouveau scrutin.
  • Article 6art. adopté Crée une conférence des maires réunissant, à Paris, Lyon et Marseille, le maire de la ville et les maires d'arrondissement. 71 com. / 6 séance

    Crée une conférence des maires réunissant, à Paris, Lyon et Marseille, le maire de la ville et les maires d'arrondissement.

    7 amendements déposés sur cet article : 1 en commission, dont 1 adopté, puis 6 en séance, dont 3 adoptés.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(59 pour, 15 contre, 54 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (1)

    • n° 23 M. Emmanuel Grégoire rejeté L’article 6, qui participait à la réforme du mode de scrutin municipal à Paris, Lyon et Marseille, aurait disparu avec cet amendement, ses auteurs contestant l’idée que les électeurs y seraient privés du choix de leur maire.

Articles du texte adopté et votes internes : données officielles de l'Assemblée nationale. Les résumés d'articles et de chaque amendement sont rédigés à partir du texte, puis vérifiés.

Pour aller plus loin

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