Ce que change le texte

  • Prévoit la restitution des biens saisis aux victimes.
  • Permet la vente avant jugement des cryptoactifs saisis.
  • Encadre le délai de paiement des experts judiciaires.

Comment chaque groupe a voté

en gris : absent·es ou n'ont pas pris part au vote

Adopté le 3 juin 2026 : 93 voix pour, 20 contre, 2 abstentions. Dix groupes ont voté pour et un a voté contre.

Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention ; un clic sur le groupe ouvre la liste de ses député·es
GroupeRépartitionPour, contre, abstention
0 pour, 20 contre, 0 abst.
1 pour, 0 contre, 0 abst.
11 pour, 0 contre, 2 abst.
12 pour, 0 contre, 0 abst.
3 pour, 0 contre, 0 abst.
6 pour, 0 contre, 0 abst.
18 pour, 0 contre, 0 abst.
5 pour, 0 contre, 0 abst.
5 pour, 0 contre, 0 abst.
2 pour, 0 contre, 0 abst.
29 pour, 0 contre, 0 abst.
1 pour, 0 contre, 0 abst.

Lire le compte rendu intégral de la séance ↗

Comprendre les votes

Les avis

Les positions exprimées sur le texte, avec les points de vigilance soulevés. Chaque position est attribuée et sourcée ; le site ne tranche pas.

Pour le texte

4 avis

Porte l'objectif d'améliorer le recouvrement des avoirs criminels et le fonctionnement de l'AGRASC, ainsi que de faciliter l'exercice des missions d'expert judiciaire.

Antoine Lefèvresénateur, auteur de la proposition de loiLes Républicains au Sénat
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Les 3 autres avis

Fait valoir que ces mesures frappent les délinquants sur le plan patrimonial et seraient, selon les intéressés eux-mêmes, plus dissuasives que l'incarcération (substance rapportée, sans citation verbatim vérifiée).

Nadine Bellurotrapporteure au Sénat (Les Républicains (Sénat
lire le passage ↗

Inscrit le texte dans la continuité de l'agence qu'il a fait créer : « J’ai l’honneur d’avoir été l’auteur d’une proposition de loi adoptée ici à l’unanimité en 2010, qui a créé l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués, l’Agrasc. » Il en chiffre le résultat : « En 2025, plus de 1,4 milliard d’euros de saisies ont été réalisées, contre 521 millions en 2016. »

Jean-Luc WarsmannLIOTrapporteur à l'Assemblée nationale

Soutient le texte au nom du gouvernement : donner à l'Agrasc « les moyens de sa mission face au narcotrafic est un sujet de consensus national, raison pour laquelle le gouvernement a engagé la procédure accélérée sur ce texte, dont il a souhaité l’inscription rapide à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale ».

Gérald DarmaninEPRministre de la Justice

Contre le texte

0 avis

Aucun avis contraire au texte n'est relevé dans les sources de cette fiche.

Prise de parole

Compte rendu intégral de la séance

Les mesures

  • NotificationToute décision sur une demande de restitution doit désormais être notifiée, au requérant en cas de rejet ou à toute partie intéressée en cas de restitution (article 1er).
  • Destruction anticipéeL’article 2 prévoit que le procureur de la République ordonne, sauf décision motivée contraire, la destruction de biens meubles saisis de faible valeur (au plus 1 500 euros) dont la conservation n’est plus nécessaire et engendre des frais disproportionnés.
  • Exécution provisoireL’article 3 rend certaines décisions sur les biens saisis exécutoires par provision, sauf décision du procureur d’en suspendre l’exécution.
  • Crypto-actifsL’article 4 prévoit que la saisie de crypto-actifs (hors ceux à fonction d’anonymisation) emporte leur remise à l’AGRASC.
  • Information condamnéL’article 5 impose que la signification d’une peine de confiscation complémentaire à une peine de réclusion criminelle ou d’emprisonnement d’au moins trois ans présente au condamné la procédure prévue à l’article 706-166-1.
  • Enquête post-sentencielleLe nouvel article 709-1-4 crée une enquête post-sentencielle permettant de rechercher les biens d’une personne dont la peine de confiscation n’a pas pu être entièrement exécutée.
Les 9 mesures (3 de plus)
  • Paiement des fraisLa mise en paiement des frais de justice doit intervenir dans un délai réglementaire qui « ne peut excéder soixante jours » jusqu’au 31 décembre 2027, puis quarante-cinq jours à compter du 1er janvier 2028 et trente jours à compter du 1er janvier 2029. art. 6
  • Nouvelle-CalédonieL’article 8 étend l’application outre-mer de ces dispositions, notamment en Nouvelle-Calédonie.
  • Motivation exigéeLe premier président de la cour d’appel statue sur une demande de suspension de l’exécution provisoire sous dix jours, par une ordonnance expressément motivée tenant compte des conséquences manifestement excessives qu’elle pourrait engendrer.

Regards extérieurs

Ce qu'en disent des instances indépendantes, citées et datées. Le site rapporte, il ne tranche pas.

National Institute of Justice Sujet connexe
synthèse des recherches sur la dissuasion (agence de recherche, États-Unis) ↗

C'est la certitude d'être pris, bien plus que la sévérité de la peine, qui dissuade : augmenter des peines déjà longues n'a, au mieux, qu'un effet dissuasif très modeste, et la présence policière (qui accroît le sentiment d'être pris) pèse davantage qu'un simple durcissement des peines.

Le passage en commission

24 amendements adoptés en commission sur 76 déposés, 11 articles modifiés ; 2 réunions de commission. Le détail ›

Rapporteur·e·s de ce texte

Commission : Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République

Avant d'arriver dans l'hémicycle, ce texte a été examiné par la commission Lois. 76 amendements y ont été déposés, dont 24 adoptés (qui ont modifié le texte avant le vote). C'est le texte issu de ces 24 adoptions qui est arrivé en séance, où 63 amendements de plus ont été discutés.

24 adoptés25 rejetés7 tombés7 retirés13 en cours ou sans suite

Qui dépose, et qui fait adopter

  • LFI aucun sur 11 0%
  • EcoS 2 sur 16 13%
  • SOC aucun sur 7 0%
  • LIOT 18 sur 23 78%
  • DEM aucun sur 2 0%
  • EPR 1 sur 2 50%
  • DR 1 sur 7 14%
  • RN 2 sur 8 25%
Barre claire : les amendements déposés en commission. Partie pleine : ceux qui ont été adoptés. Le chiffre de droite les rapporte l'un à l'autre. Les groupes suivent l'ordre de l'hémicycle, comme le graphe des votes.

Où la commission a le plus changé le texte

Pour situer : sur les 225 grands votes de cette législature dont le texte est passé par une commission, la médiane est de 47 amendements et 13 adoptés.

Auditions et travaux en commission 2 réunions

Le compte rendu officiel de chaque réunion est accessible.

27 mai 2026 Lois Examen du texte Art. 88 PPL 2810 Compte rendu ↗
2 juin 2026 Lois Examen du texte Compte rendu ↗

Source : open data de l'Assemblée nationale (amendements + rapports de commission).

Le texte en détails

17 articles, 15 amendements

Les documents officiels de ce texte :

le texte voté (PDF) ↗ sa fiche sur ce site le texte déposé (PDF) ↗ la fiche du texte déposé le rapport de commission n° 2840 ↗

Les 17 articles du texte adopté, chacun replié : son résumé en une phrase, le vote sur l'article, et les amendements qui y ont été mis aux voix (avec ce qu'ils proposaient). 15 amendements au total.

  • Article 1erart. adopté Fait notifier la décision sur une demande de restitution : au requérant en cas de rejet, aux parties intéressées en cas de restitution. 33 com. / 0 séance

    Fait notifier la décision sur une demande de restitution : au requérant en cas de rejet, aux parties intéressées en cas de restitution.

    3 amendements déposés sur cet article : 3 en commission, dont 2 adoptés.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(64 pour, 0 contre, 1 abstention).

  • Article 1er bisart. adopté Permet à l'Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis d'intervenir au profit de la partie civile. 30 com. / 3 séance

    Permet à l'Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis d'intervenir au profit de la partie civile.

    3 amendements déposés sur cet article : 3 en séance, dont 3 adoptés.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(64 pour, 0 contre, 1 abstention).

  • Article 1er terart. adopté Fait informer la partie civile, quand des dommages et intérêts lui sont accordés, de la possibilité de se faire payer sur les avoirs saisis.

    Fait informer la partie civile, quand des dommages et intérêts lui sont accordés, de la possibilité de se faire payer sur les avoirs saisis.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(64 pour, 0 contre, 1 abstention).

  • Article 2art. adopté Permet au procureur d'ordonner la destruction des biens saisis de faible valeur lorsque leur conservation coûte trop cher, qu'ils sont inutilisables ou qu'ils n'ont pas trouvé preneur. 198 com. / 11 séance

    Permet au procureur d'ordonner la destruction des biens saisis de faible valeur lorsque leur conservation coûte trop cher, qu'ils sont inutilisables ou qu'ils n'ont pas trouvé preneur.

    19 amendements déposés sur cet article : 8 en commission, dont 1 adopté, puis 11 en séance, dont 2 adoptés.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(108 pour, 21 contre).

    Amendements mis aux voix sur cet article (2)

    • n° 24 M. Bernalicis LFI-NFP rejeté Le délai pour contester la destruction d’objets saisis avant jugement aurait été porté à quinze jours par cet amendement de repli du groupe LFI, sauf notification orale en matière de stupéfiants.
    • n° 27 M. Bernalicis LFI-NFP rejeté L’obligation faite aux enquêteurs de signaler au procureur toute saisie de véhicule, pour qu’il en décide vite le sort, aurait été retirée, son auteur redoutant la destruction de biens encore utiles à l’enquête.
  • Article 2 bisart. adopté Élargit aux services placés sous l'autorité du ministre de la justice l'affectation des biens saisis. 2amendements

    Élargit aux services placés sous l'autorité du ministre de la justice l'affectation des biens saisis.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(108 pour, 21 contre).

    Amendements mis aux voix sur cet article (2)

    • n° 24 M. Bernalicis LFI-NFP rejeté Le délai pour contester la destruction d’objets saisis avant jugement aurait été porté à quinze jours par cet amendement de repli du groupe LFI, sauf notification orale en matière de stupéfiants.
    • n° 27 M. Bernalicis LFI-NFP rejeté L’obligation faite aux enquêteurs de signaler au procureur toute saisie de véhicule, pour qu’il en décide vite le sort, aurait été retirée, son auteur redoutant la destruction de biens encore utiles à l’enquête.
Les 17 articles du texte (12 de plus)
  • Article 2 terart. adopté Applique aux saisies demandées par des autorités judiciaires étrangères les règles françaises de gestion des avoirs saisis. 2amendements

    Applique aux saisies demandées par des autorités judiciaires étrangères les règles françaises de gestion des avoirs saisis.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(108 pour, 21 contre).

    Amendements mis aux voix sur cet article (2)

    • n° 24 M. Bernalicis LFI-NFP rejeté Le délai pour contester la destruction d’objets saisis avant jugement aurait été porté à quinze jours par cet amendement de repli du groupe LFI, sauf notification orale en matière de stupéfiants.
    • n° 27 M. Bernalicis LFI-NFP rejeté L’obligation faite aux enquêteurs de signaler au procureur toute saisie de véhicule, pour qu’il en décide vite le sort, aurait été retirée, son auteur redoutant la destruction de biens encore utiles à l’enquête.
  • Article 3art. adopté Raccourcit d'un mois à 10 jours un délai de la procédure de restitution des biens saisis. 106 com. / 4 séance

    Raccourcit d'un mois à 10 jours un délai de la procédure de restitution des biens saisis.

    10 amendements déposés sur cet article : 6 en commission, dont 2 adoptés, puis 4 en séance, dont 3 adoptés.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(64 pour, 60 contre).

    Amendements mis aux voix sur cet article (2)

    • n° 28 M. Bernalicis de suppression de l'article 3 de la proposition de loi visant LFI-NFP rejeté L’article 3, qui accélère la vente des biens saisis en retirant l’effet suspensif des recours, aurait été supprimé, son auteur y voyant un affaiblissement des garanties des personnes concernées.
    • n° 50 Mme Thiébault-Martinez SOC adopté Cet amendement encadre l’exécution provisoire des confiscations en exigeant qu’elle soit expressément motivée et tienne compte des conséquences manifestement excessives qu’elle pourrait avoir pour les personnes concernées ou propriétaires des biens.
  • Article 3 bisart. adopté 2amendements

    Adopté conforme. Les deux chambres l'ont voté dans les mêmes termes lors d'une lecture précédente : il est acquis, et le texte soumis à ce vote ne le réimprime pas.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(64 pour, 60 contre).

    Amendements mis aux voix sur cet article (2)

    • n° 28 M. Bernalicis de suppression de l'article 3 de la proposition de loi visant LFI-NFP rejeté L’article 3, qui accélère la vente des biens saisis en retirant l’effet suspensif des recours, aurait été supprimé, son auteur y voyant un affaiblissement des garanties des personnes concernées.
    • n° 50 Mme Thiébault-Martinez SOC adopté Cet amendement encadre l’exécution provisoire des confiscations en exigeant qu’elle soit expressément motivée et tienne compte des conséquences manifestement excessives qu’elle pourrait avoir pour les personnes concernées ou propriétaires des biens.
  • Article 4art. adopté Encadre la saisie des crypto-actifs, en excluant ceux qui comportent une fonction d'anonymisation intégrée. 32 com. / 1 séance

    Encadre la saisie des crypto-actifs, en excluant ceux qui comportent une fonction d'anonymisation intégrée.

    3 amendements déposés sur cet article : 2 en commission, dont 1 adopté, puis 1 en séance.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(116 pour, 1 contre, 2 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (1)

    • n° 40 M. Guitton RN rejeté Les cryptoactifs dotés d’une fonction d’anonymisation auraient pu, eux aussi, être vendus avant jugement une fois saisis, son auteur y voyant les outils de prédilection des trafiquants et refusant de les protéger.
  • Article 4 bisart. adopté Fait retenir la valeur des crypto-actifs au jour de leur cession pour apprécier la peine de confiscation en valeur. 1amendement

    Fait retenir la valeur des crypto-actifs au jour de leur cession pour apprécier la peine de confiscation en valeur.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(116 pour, 1 contre, 2 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (1)

    • n° 40 M. Guitton RN rejeté Les cryptoactifs dotés d’une fonction d’anonymisation auraient pu, eux aussi, être vendus avant jugement une fois saisis, son auteur y voyant les outils de prédilection des trafiquants et refusant de les protéger.
  • Article 5art. adopté Fait figurer, dans la signification d'une condamnation à confiscation, une présentation de la procédure applicable. 117 com. / 4 séance

    Fait figurer, dans la signification d'une condamnation à confiscation, une présentation de la procédure applicable.

    11 amendements déposés sur cet article : 7 en commission, dont 3 adoptés, puis 4 en séance.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(103 pour, 0 contre, 17 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (7)

    • n° 13 Mme de Maistre DR rejeté La procédure de signification fictive contre un condamné en fuite aurait visé les peines d’au moins un an, et non trois, afin d’englober selon son autrice davantage d’infractions patrimoniales comme l’escroquerie ou l’abus de biens sociaux.
    • n° 29 M. Bernalicis LFI-NFP rejeté À l’inverse, cet amendement voulait porter ce même délai de quinze jours à un mois, pour laisser au condamné le temps de prendre connaissance de la décision et de se faire conseiller, selon son auteur.
    • n° 11 Mme de Maistre DR rejeté Pour un condamné en fuite, le délai entre la publication de l’avis et sa signification réputée acquise aurait été ramené de quinze à dix jours, son autrice jugeant quinze jours excessifs.
    • n° 30 M. Bernalicis de suppression de l'article 5 bis A de la proposition de loi visant LFI-NFP rejeté La confiscation obligatoire, et dispensée de motivation, des biens à l’origine inexpliquée après une lourde condamnation aurait été supprimée, son auteur rejetant par principe les peines automatiques échappant à l’appréciation du juge.
    • n° 12 Mme de Maistre DR rejeté La « personnalité de l’auteur » aurait disparu des motifs permettant d’écarter une confiscation, son autrice y voyant une notion trop floue et propice, selon elle, à de multiples exemptions.
    • n° 31 M. Bernalicis de suppression de l'article 5 bis de la proposition de loi visant LFI-NFP rejeté Cet amendement d’appel voulait supprimer la nouvelle enquête possible après condamnation, qui permet au juge de retenir un montant confiscable supérieur aux biens révélés, un procédé que son auteur juge contraire au principe non bis in idem.
    • n° 65 Mme Regol ECOS adopté Ce sous-amendement supprime la création d’un fichier consultable en ligne recensant les personnes n’ayant pas exécuté une peine de confiscation, son autrice y voyant une atteinte disproportionnée à la vie privée.
  • Article 5 bis Aart. adopté Rend la confiscation obligatoire et non motivée, sauf décision spécialement motivée de ne pas la prononcer. 64 com. / 2 séance

    Rend la confiscation obligatoire et non motivée, sauf décision spécialement motivée de ne pas la prononcer.

    6 amendements déposés sur cet article : 4 en commission, dont 1 adopté, puis 2 en séance.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(103 pour, 0 contre, 17 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (7)

    • n° 13 Mme de Maistre DR rejeté La procédure de signification fictive contre un condamné en fuite aurait visé les peines d’au moins un an, et non trois, afin d’englober selon son autrice davantage d’infractions patrimoniales comme l’escroquerie ou l’abus de biens sociaux.
    • n° 29 M. Bernalicis LFI-NFP rejeté À l’inverse, cet amendement voulait porter ce même délai de quinze jours à un mois, pour laisser au condamné le temps de prendre connaissance de la décision et de se faire conseiller, selon son auteur.
    • n° 11 Mme de Maistre DR rejeté Pour un condamné en fuite, le délai entre la publication de l’avis et sa signification réputée acquise aurait été ramené de quinze à dix jours, son autrice jugeant quinze jours excessifs.
    • n° 30 M. Bernalicis de suppression de l'article 5 bis A de la proposition de loi visant LFI-NFP rejeté La confiscation obligatoire, et dispensée de motivation, des biens à l’origine inexpliquée après une lourde condamnation aurait été supprimée, son auteur rejetant par principe les peines automatiques échappant à l’appréciation du juge.
    • n° 12 Mme de Maistre DR rejeté La « personnalité de l’auteur » aurait disparu des motifs permettant d’écarter une confiscation, son autrice y voyant une notion trop floue et propice, selon elle, à de multiples exemptions.
    • n° 31 M. Bernalicis de suppression de l'article 5 bis de la proposition de loi visant LFI-NFP rejeté Cet amendement d’appel voulait supprimer la nouvelle enquête possible après condamnation, qui permet au juge de retenir un montant confiscable supérieur aux biens révélés, un procédé que son auteur juge contraire au principe non bis in idem.
    • n° 65 Mme Regol ECOS adopté Ce sous-amendement supprime la création d’un fichier consultable en ligne recensant les personnes n’ayant pas exécuté une peine de confiscation, son autrice y voyant une atteinte disproportionnée à la vie privée.
  • Article 5 bis Bart. adopté Étend la confiscation aux peines égales au seuil, et fait informer la personne de son droit à être assistée d'un avocat. 7amendements

    Étend la confiscation aux peines égales au seuil, et fait informer la personne de son droit à être assistée d'un avocat.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(103 pour, 0 contre, 17 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (7)

    • n° 13 Mme de Maistre DR rejeté La procédure de signification fictive contre un condamné en fuite aurait visé les peines d’au moins un an, et non trois, afin d’englober selon son autrice davantage d’infractions patrimoniales comme l’escroquerie ou l’abus de biens sociaux.
    • n° 29 M. Bernalicis LFI-NFP rejeté À l’inverse, cet amendement voulait porter ce même délai de quinze jours à un mois, pour laisser au condamné le temps de prendre connaissance de la décision et de se faire conseiller, selon son auteur.
    • n° 11 Mme de Maistre DR rejeté Pour un condamné en fuite, le délai entre la publication de l’avis et sa signification réputée acquise aurait été ramené de quinze à dix jours, son autrice jugeant quinze jours excessifs.
    • n° 30 M. Bernalicis de suppression de l'article 5 bis A de la proposition de loi visant LFI-NFP rejeté La confiscation obligatoire, et dispensée de motivation, des biens à l’origine inexpliquée après une lourde condamnation aurait été supprimée, son auteur rejetant par principe les peines automatiques échappant à l’appréciation du juge.
    • n° 12 Mme de Maistre DR rejeté La « personnalité de l’auteur » aurait disparu des motifs permettant d’écarter une confiscation, son autrice y voyant une notion trop floue et propice, selon elle, à de multiples exemptions.
    • n° 31 M. Bernalicis de suppression de l'article 5 bis de la proposition de loi visant LFI-NFP rejeté Cet amendement d’appel voulait supprimer la nouvelle enquête possible après condamnation, qui permet au juge de retenir un montant confiscable supérieur aux biens révélés, un procédé que son auteur juge contraire au principe non bis in idem.
    • n° 65 Mme Regol ECOS adopté Ce sous-amendement supprime la création d’un fichier consultable en ligne recensant les personnes n’ayant pas exécuté une peine de confiscation, son autrice y voyant une atteinte disproportionnée à la vie privée.
  • Article 5 bisart. adopté Crée une enquête post-sentencielle quand une peine de confiscation n'a pas pu être entièrement exécutée. 2110 com. / 11 séance

    Crée une enquête post-sentencielle quand une peine de confiscation n'a pas pu être entièrement exécutée.

    21 amendements déposés sur cet article : 10 en commission, dont 6 adoptés, puis 11 en séance, dont 5 adoptés.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(103 pour, 0 contre, 17 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (7)

    • n° 13 Mme de Maistre DR rejeté La procédure de signification fictive contre un condamné en fuite aurait visé les peines d’au moins un an, et non trois, afin d’englober selon son autrice davantage d’infractions patrimoniales comme l’escroquerie ou l’abus de biens sociaux.
    • n° 29 M. Bernalicis LFI-NFP rejeté À l’inverse, cet amendement voulait porter ce même délai de quinze jours à un mois, pour laisser au condamné le temps de prendre connaissance de la décision et de se faire conseiller, selon son auteur.
    • n° 11 Mme de Maistre DR rejeté Pour un condamné en fuite, le délai entre la publication de l’avis et sa signification réputée acquise aurait été ramené de quinze à dix jours, son autrice jugeant quinze jours excessifs.
    • n° 30 M. Bernalicis de suppression de l'article 5 bis A de la proposition de loi visant LFI-NFP rejeté La confiscation obligatoire, et dispensée de motivation, des biens à l’origine inexpliquée après une lourde condamnation aurait été supprimée, son auteur rejetant par principe les peines automatiques échappant à l’appréciation du juge.
    • n° 12 Mme de Maistre DR rejeté La « personnalité de l’auteur » aurait disparu des motifs permettant d’écarter une confiscation, son autrice y voyant une notion trop floue et propice, selon elle, à de multiples exemptions.
    • n° 31 M. Bernalicis de suppression de l'article 5 bis de la proposition de loi visant LFI-NFP rejeté Cet amendement d’appel voulait supprimer la nouvelle enquête possible après condamnation, qui permet au juge de retenir un montant confiscable supérieur aux biens révélés, un procédé que son auteur juge contraire au principe non bis in idem.
    • n° 65 Mme Regol ECOS adopté Ce sous-amendement supprime la création d’un fichier consultable en ligne recensant les personnes n’ayant pas exécuté une peine de confiscation, son autrice y voyant une atteinte disproportionnée à la vie privée.
  • Article 6art. adopté Impose un délai réglementaire de paiement des frais de justice, courant du dépôt du mémoire par le prestataire. 2914 com. / 15 séance

    Impose un délai réglementaire de paiement des frais de justice, courant du dépôt du mémoire par le prestataire.

    29 amendements déposés sur cet article : 14 en commission, dont 3 adoptés, puis 15 en séance, dont 1 adopté.

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    Vote sur l'article : adopté(89 pour, 0 contre, 15 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (3)

    • n° 15 Mme de Maistre DR rejeté Les honoraires des experts judiciaires auraient dû être payés en trente jours au lieu de soixante, le délai courant dès le dépôt du mémoire, cet amendement jugeant les retards de paiement excessifs.
    • n° 32 M. Bernalicis LFI-NFP rejeté Cet amendement du groupe LFI voulait ramener de soixante à trente jours le délai de paiement des experts de justice, décompté dès le dépôt de leur mémoire et sans exception pour force majeure.
    • n° 1 M. Breton DR rejeté Le délai maximal de paiement des experts judiciaires aurait été ramené de soixante à trente jours, cet amendement invoquant la fragilité de ces collaborateurs de la justice.
  • Article 7non mis aux voix

    Texte de l'article

    (Suppression conforme)

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  • Article 8conforme

    Adopté conforme. Les deux chambres l'ont voté dans les mêmes termes lors d'une lecture précédente : il est acquis, et le texte soumis à ce vote ne le réimprime pas.

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Articles du texte adopté et votes internes : données officielles de l'Assemblée nationale. Les résumés d'articles et de chaque amendement sont rédigés à partir du texte, puis vérifiés.

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue