Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 15 octobre 2024. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.
Renvoyée en commission le 27 novembre 2024, en attente d'examen ou en cours d'examen.
Commission des affaires culturelles et de l'éducation
Proposition de loi ordinaireCe que change ce texte
L'enjeu en clair
Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.
Ce texte propose de modifier le mode de financement des établissements privés sous contrat en introduisant des règles nouvelles concernant les financements alloués par l'État et les collectivités territoriales. Il vise à assurer une répartition plus équilibrée de ces établissements sur le territoire national. L'objectif est de favoriser la mixité sociale en leur sein. Les modifications concernent principalement les conditions d'attribution des financements obligatoires. Le texte ne précise pas les modalités exactes de mise en œuvre de ces changements.
Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.
Où en est ce texte ?
Le parcours du texte
- 15 octobre 2024 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
- à venir Adoption définitive
- à venir Conseil constitutionnel saisine possible
- à venir Promulgation
La chaîne est affichée en entier jusqu'à la promulgation ; les étapes encore incertaines sont marquées possibles.
Le texte en détails
Dispositions du texte
Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)
MESDAMES, MESSIEURS, 7 500 établissements privés sous contrat scolarisent 17 % des élèves. Définis par leur « caractère propre », ils se répartissent inégalement sur le territoire national au point d’être majoritaires dans certains départements et quasiment absents dans d’autres. Leur existence contribue à garantir le principe constitutionnel de liberté d’enseignement auquel l’attachement des signataires de cette proposition de loi conduit à rappeler qu’il est aujourd’hui mis en cause dans les déserts d’écoles publiques que connaissent certaines parties du territoire national. Quelles que soient leurs spécificités, les établissements privés sous contrat sont très majoritairement financés sur fonds publics depuis l’adoption de la loi du 31 décembre 1959 dite « loi Debré ». 76,2 % du budget des établissements privés du premier degré et 74,7 % de ceux du second degré proviennent ainsi de contributions de l’État et des collectivités territoriales (1). Ces dernières atteignent un total de 10 à 12 milliards d’euros chaque année (2). Une estimation qui renseigne sur l’importance des montants consacrés aux établissements privés autant que sur l’opacité d’un système de financement public dont aucune administration n’est capable de mesurer à l’euro près le total de la dépense en raison de la sous-évaluation et de l’absence de prise en compte de nombreuses contributions. Le modèle français, associant un financement public fort à de faibles contreparties pour les établissements privés so…
Articles (1 extrait·s du texte)
- Article unique L’article L. 111-1 du code de l’éducation est complété par deux alinéas ainsi rédigés : « À ce titre, le niveau des financements alloués par l’État et des financements obligatoires alloués par les collectivités territoriales aux établissements scolaires privés des premier et second degrés ayant passé un des contrats prévus aux articles L. 442-5 et L. 442-12 est diminué si ces établissements ne contribuent pas à la mixité sociale dans l’enseignement scolaire. « Cette contribution est appréciée par la comparaison des résultats obtenus par chaque établissement à l’indicateur de mixité sociale. Les modalités de calcul de cet indicateur, qui s’appuie sur l’indice de position sociale, sont définies par un décret pris en Conseil d’État. Ce décret fixe également le barème déterminant le taux de la diminution applicable aux financements mentionnés à l’avant-dernier alinéa, qui ne peut être ni inférieure à 10 %, ni supérieure à 50 %. Ce taux est proportionnel à l’écart mesuré entre l’indicateur de mixité sociale de l’établissement privé et la moyenne pondérée des indicateurs de mixité sociale des établissements publics d’un même secteur de carte scolaire et d’un même cycle. »…
Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.
Le travail en commission
Rapporteur·e de ce texte, désigné·e par la commission pour l'examiner et le présenter :
Commission : Commission des affaires culturelles et de l'éducation
En amont de la séance publique, ce texte a fait l'objet de 23 amendements examinés en commission (Affaires culturelles et éducation), dont 2 adoptés. C'est l'étape, souvent décisive, où le texte est retravaillé avant les votes en séance.
Les amendements déposés
35 amendements ont été déposés sur ce texte (23 en commission, 12 en séance publique). C'est là que le texte se façonne, avant les votes solennels.
- 2 Adoptés
- 14 Rejetés
- 4 Retirés
- 4 Irrecevables (article 40)
- 1 Irrecevables (autres motifs)
- 10 En cours de traitement
Seuls les amendements adoptés et rejetés ont été mis aux voix. Les autres ont été retirés, déclarés irrecevables, rendus sans objet par une adoption antérieure, non défendus, ou pas encore examinés.
Examinés par : Séance publique · Commission des affaires culturelles et de l'éducation
Article UNIQUE 20 amendements
- n° AC1 M. Roger Chudeau RN Retiré
- n° 1 Mme Céline Calvez EPR Déclaré irrecevable (article 40)
- n° AC2 M. Jean Laussucq EPR Rejeté
- n° 2 M. Paul Vannier LFI En cours de traitement
- n° AC3 M. Jean Laussucq EPR Déclaré irrecevable (article 40)
- n° 3 M. Paul Vannier LFI En cours de traitement
- n° 4 M. Paul Vannier LFI En cours de traitement
- n° AC5 M. Maxime Michelet UDR Rejeté
- n° 5 M. Paul Vannier LFI En cours de traitement
- n° AC7 Mme Céline Calvez EPR Rejeté
- n° 10 M. Sébastien Huyghe EPR En cours de traitement
- n° AC11 M. Roger Chudeau RN Rejeté
- n° 11 M. Éric Ciotti UDR En cours de traitement
- n° AC12 Mme Frédérique Meunier DR Rejeté
- n° 12 Mme Frédérique Meunier DR En cours de traitement
- n° AC14 M. Sacha Houlié NI Rejeté
- n° AC19 M. Paul Vannier LFI Rejeté
- n° AC20 M. Paul Vannier LFI Rejeté
- n° AC21 M. Paul Vannier LFI Rejeté
- n° AC22 M. Paul Vannier LFI Rejeté
Titre 2 amendements
Après l'article UNIQUE 13 amendements 2 adoptés
- n° AC4 M. Jean Laussucq EPR Déclaré irrecevable (article 40)
- n° AC6 Mme Julie Delpech EPR Retiré
- n° 7 Mme Céline Calvez EPR En cours de traitement
- n° AC8 Mme Céline Calvez EPR Adopté
- n° 8 Mme Céline Calvez EPR En cours de traitement
- n° AC9 Mme Céline Calvez EPR Rejeté
- n° 9 Mme Céline Calvez EPR Déclaré irrecevable (article 40)
- n° AC10 Mme Céline Calvez EPR Adopté
- n° AC13 M. Sacha Houlié NI Rejeté
- n° AC15 M. Sacha Houlié NI Retiré
- n° AC16 M. Sacha Houlié NI Déclaré irrecevable
- n° AC17 M. Arnaud Bonnet EcoS Rejeté
- n° AC18 M. Arnaud Bonnet EcoS Rejeté
Source : open data de l'Assemblée nationale (jeu « Amendements »). Chaque amendement a sa fiche, qui dit s'il a été mis aux voix et par quel organe.
Pour aller plus loin
Cosignataires (70)
Voir aussi
Fiche officielle sur assemblee-nationale.fr ↗ (texte intégral, amendements, comptes-rendus de commission)