Un corps de fonctionnaires pour les AESH

Le texte

L'essentiel

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Le 29 octobre 2026, l’Assemblée adopte en première lecture, par 166 voix pour, 16 contre et 123 abstentions (305 votants, 182 suffrages exprimés), la proposition de loi de Nadège Abomangoli (La France insoumise) et plusieurs de ses collègues visant à créer un corps de fonctionnaires de catégorie B pour les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Elle a été examinée par la commission des affaires culturelles et de l’éducation, sur le rapport de Murielle Lepvraud (La France insoumise) ; le texte part au Sénat. Ce décryptage décrit le texte adopté n° 360 dans sa version provisoire publiée par l’Assemblée, la « petite loi » n’étant pas encore en ligne le 30 octobre.

Lire la suite du résumé

Jusqu’ici, les AESH sont des agents contractuels de l’État régis par l’article L. 917-1 du code de l’éducation. Ils sont recrutés par l’État ou, après accord du directeur académique des services de l’éducation nationale, par des établissements d’enseignement publics ou privés sous contrat, par contrat de trois ans renouvelable une fois, un contrat à durée indéterminée pouvant leur être proposé au bout de trois ans ; ils peuvent exercer dans plusieurs établissements et écoles. Selon le rapport de la commission, environ 140 000 AESH étaient en poste à la rentrée 2026, 72 % en contrat à durée indéterminée ; 98 % exercent à temps incomplet, les contrats étant en général établis sur 24 heures hebdomadaires, pour une rémunération moyenne de 1 030 euros nets par mois, et près de 39 000 élèves ayant droit à un accompagnement humain étaient sans solution à la rentrée 2026.

Le texte crée un corps des accompagnants des élèves en situation de handicap, classé dans la catégorie B de la fonction publique, dont les modalités d’organisation sont déterminées par décret. Les AESH seront recrutés par concours, avec affectation des lauréats dans l’un des départements de l’académie où le concours a été organisé. L’article L. 917-1 perd les dispositions sur le recrutement par les établissements, sur l’exercice dans un ou plusieurs établissements et écoles, sur les contrats de trois ans et sur l’assimilation des services d’assistant d’éducation. Les agents non titulaires exerçant comme AESH au 1er septembre 2026 dans les établissements publics ou privés sous contrat d’association sont nommés fonctionnaires stagiaires : ils accomplissent un stage d’un an, avec une formation en alternance organisée par un établissement d’enseignement supérieur, assortie d’un tutorat et adaptable à leur parcours antérieur. Ceux qui ne remplissent pas les conditions générales d’accès à la fonction publique (articles L. 321-1 à L. 321-3 du code général de la fonction publique, dont la nationalité) se voient proposer un contrat à durée indéterminée aux mêmes conditions de rémunération et de temps de travail que les titulaires ; selon le rapport, 0,27 % des AESH en poste seraient concernés. L’article L. 611-1 du code général de la fonction publique, relatif à la durée du travail, est complété pour viser les AESH : selon le rapport, il s’agit de leur étendre la règle particulière déjà prévue pour les personnels enseignants et de recherche, afin que 24 heures de présence auprès des élèves soient rémunérées comme un temps plein. En séance, l’Assemblée a ajouté, par l’amendement n° 6 défendu par Lionel Duparay (Droite Républicaine), avec l’avis favorable de la commission et contre l’avis du gouvernement, un article 1er bis demandant au gouvernement un rapport, dans les six mois, sur la situation des AESH de l’enseignement agricole. L’article 2 compense la charge pour l’État par une taxe additionnelle sur les tabacs et la majoration du prélèvement forfaitaire, de l’impôt sur les sociétés et de l’impôt sur la fortune immobilière.

Le point qui en décide la portée est le renvoi au pouvoir réglementaire : le texte crée le corps et organise l’intégration des agents en poste, mais l’organisation du corps et les modalités des concours sont fixées par décret, et la loi n’inscrit pas elle-même la durée de 24 heures. Le coût n’est pas chiffré par le texte ; en séance, plusieurs orateurs ont cité une évaluation du ministère supérieure à 4 milliards d’euros par an. Deux députées d’Ensemble pour la République ont soutenu que le texte laisse en vigueur l’alinéa qui soumet les AESH aux règles des agents contractuels de l’État.

L’article 1er avait été adopté plus tôt par 161 voix contre 119 et 16 abstentions (scrutin n° 9202), le Rassemblement national votant alors contre à 76 voix sur 77. Sur l’ensemble, les votants de La France insoumise (68), des Socialistes et apparentés (41), d’Écologiste et Social (34), de la Gauche démocrate et républicaine (12) et de LIOT (4) votent pour ; à la Droite Républicaine, 7 votent pour et 3 s’abstiennent. Les 7 votants des Démocrates votent contre. Au Rassemblement national, 79 s’abstiennent et 1 vote contre ; à Ensemble pour la République, 23 s’abstiennent et 6 votent contre ; à Horizons & Indépendants, 8 s’abstiennent et 2 votent contre ; les 10 votants de l’Union des droites pour la République s’abstiennent. Selon les mises au point publiées, Thierry Frappé et Anaïs Sabatini (Rassemblement national), décomptés abstentionnistes, ont indiqué avoir voulu voter contre, et Julien Gabarron (Rassemblement national), décompté contre, n’a pas pris part au scrutin.

Le vote : Adopté le 29 octobre 2026 : 166 voix pour, 16 contre, 123 abstentions. Six groupes ont voté pour, un a voté contre et quatre se sont abstenus.

Résumé rédigé hors ligne avec un modèle de langage, puis vérifié. Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Les mesures

Les mesures du texte soumis au vote sur l'ensemble du 29 octobre 2026, adopté.

  • Catégorie BCrée un corps d’AESH fonctionnaires de catégorie B, organisé par décret. art. 1er
  • ConcoursRecrute les AESH par concours, avec affectation dans un département de l’académie. art. 1er
  • Agents en posteNomme fonctionnaires stagiaires les AESH en poste au 1er septembre 2026. art. 1er
  • StagePrévoit un stage d’un an, en alternance avec un établissement d’enseignement supérieur. art. 1er
  • Sinon, un CDIPropose un contrat à durée indéterminée à ceux qui ne peuvent devenir fonctionnaires. art. 1er

Comprendre

Les votes

Vote sur l'ensemble, 29 octobre 2026La fiche du vote › Adopté 166 pour16 contre123 abstentions

2 scrutins en séance sur ce texte : 2 adoptés, 0 rejeté. Le vote d'article.

Article 1er adopté, 161-119
Tous les votes du texte (2)
Comment les groupes ont voté le scrutin décisif

Le scrutin décisif : l'ensemble de la proposition de loi créant un corps de fonctionnaires de catégorie B pour les accompagnants d’élèves en situation de handicap (première lecture).. Cliquez une barre pour le détail nominatif.

70LFI17GDR38EcoS68SOC23LIOT37DEM90EPR35HOR47DR17UDDPLR121RN11NI
PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60% de ses votants sur la position majoritaire.

Les avis

Ce que disent les partisans et les opposants du texte, un camp par bande, toujours dans le même ordre. Chaque position est attribuée et sourcée ; le site ne tranche pas.

Pour le texte

7 avis

Ne conteste pas le surcroît de dépenses et répond sur le financement : « dès lors que la nation considère qu’une politique est nécessaire, il appartient au Parlement de l’approuver et au gouvernement de trouver les ressources nécessaires pour la mener ». Au ministre, qui envisage selon elle de fonctionnariser 20 % des AESH, elle oppose : « Pourquoi ce qui vaudrait pour 20 % d’entre elles ne vaudrait pas pour toutes ? »

Murielle LepvraudLFIrapporteure de la commission des affaires culturelles
Les 6 autres avis

Annonce le vote favorable de son groupe en partant de la situation des familles et des AESH, dont il rappelle, d’après une étude ministérielle, que « 94 % des AESH sont des femmes et 98 % travaillent à temps incomplet ». À l’objection du coût, il répond : « qui paie déjà le prix ? Les parents, sur leurs revenus ; les AESH, sur leurs conditions de vie ; les enfants, sur leur apprentissage. »

Explique le vote favorable de son groupe : tout en admettant qu’on peut « évoquer les milliards ou les imperfections du texte qui mériteraient d’être corrigées », il juge que « nous ne pouvons pas les laisser sur le bord de la route » et que l’adoption du texte « encouragera sans doute le gouvernement à reprendre les négociations avec leurs organisations représentatives, aujourd’hui à l’arrêt ».

Juge insuffisantes des orientations ministérielles qui ne prévoient selon elle « la titularisation que de 20 % des AESH », et demande « la titularisation de l’ensemble des AESH et leur intégration à un corps de fonctionnaires de catégorie B car le statut de fonctionnaire organise et protège une carrière ». Elle réclame aussi « un véritable temps complet de vingt-quatre heures, rémunéré comme tel ».

Intervenant sur l’article 1er, rappelle que le texte « reprend quasiment à l’identique une proposition que j’avais déposée » et annonce le vote de la grande majorité de son groupe : « Ce n’est pas parce que ce texte est repris aujourd’hui par un adversaire politique que nous devons refuser de le voter. » Sa seule réserve porte sur le gage, qui « doit être levé car il est hors de question d’augmenter les impôts ».

Rappelle que son groupe a soutenu l’article 1er et a « exprimé son opposition à l’article 2 en ne le votant pas », puis annonce : « Nous voterons donc majoritairement en faveur de la proposition de loi », présentée comme un texte d’appel à améliorer pendant la navette. Il invite les autres groupes à la même cohérence : « quand on cosigne un texte et qu’il est repris à l’identique, fût-ce par La France insoumise, on le soutient ».

Se réjouit de l’adoption de l’article 1er, qui doit contribuer « à une moindre précarisation des AESH », tout en jugeant qu’il n’épuise pas le sujet, « puisqu’on peut avoir en même temps un statut de fonctionnaire et un salaire de misère ». Ses deux amendements, qui demandaient des rapports sur la grille de rémunération et sur le passage à temps plein, n’ont pas été adoptés.

Contre le texte

2 avis

Elle a voté contre et appelle au rejet d’un texte qu’elle qualifie de « fausse promesse : il change le statut sans changer le quotidien ». Elle chiffre son coût à 4 milliards d’euros par an, financés selon elle par des hausses d’impôt, « sans ajouter une minute d’accompagnement pour les élèves ».

L'autre avis

Intervenant sur l’article 2, qui compense la charge pour l’État par des hausses d’impôts, il dit ne pas pouvoir « ignorer la réalité économique et financière du pays » et s’oppose à l’article « car, une fois de plus, il gage les dépenses prévues par une proposition de loi sur l’accroissement de l’impôt et des prélèvements obligatoires qui pèsent sur les Français ». Il a voté contre l’ensemble du texte.

Réserves et nuances

7 réserves

Se dit depuis longtemps favorable au « principe d’une fonctionnarisation progressive des AESH », mais juge que « le texte tel qu’il est rédigé pose objectivement des problèmes lourds » : affectation d’office à l’échelle académique et départementale, formation initiale pendant laquelle les stagiaires ne seront pas auprès des élèves, risque de licenciement en cas de non-titularisation. Il vise janvier pour définir avec les syndicats « un schéma consensuel qui ne mette pas en danger les AESH ».

Édouard Geffrayministre de l’Éducation nationalesans étiquette
Les 6 autres réserves

Il a voté pour. Favorable à « la création d’un statut d’AESH », il juge que la proposition « telle qu’elle est rédigée aujourd’hui n’est pas entièrement satisfaisante » et redoute des affectations éloignées : selon lui, sa rédaction actuelle « découragerait nombre de candidats et aggraverait les problèmes ». Il souhaite que le Sénat la rende « plus réaliste, plus équilibré ».

Alexandre PortierDRprésident de la commission des affaires culturelles

Elle s’est abstenue. Disant son groupe favorable à une évolution du statut mais en désaccord avec la méthode, elle relève une « rupture d’égalité entre les agents » : « une AESH recrutée le 31 août 2026 pourrait devenir fonctionnaire stagiaire, tandis qu’une autre, recrutée deux jours plus tard, devra passer un concours ». Elle demande qui remplacera les AESH en formation et un financement crédible pour un coût « estimé à plus de 4 milliards d’euros par an ».

Annonce l’abstention de son groupe sur un texte qu’elle juge « mal ficelé ». Elle relève qu’il supprime certains alinéas de l’article L. 917-1 du code de l’éducation mais conserve « celui qui précise que les AESH sont des agents contractuels de l’État », et demande comment « prétendre en faire des fonctionnaires dans votre texte sans supprimer cette mention contradictoire ».

Elle s’est abstenue. Partage le constat de précarité, mais estime qu’une dépense que le ministère évalue à plus de 4 milliards d’euros par an pour un dispositif comparable « ne financera pas une seule heure d’accompagnement supplémentaire », et que la titularisation sans concours soulève « des questions sérieuses eu égard au principe d’égalité d’accès aux emplois publics ». Son groupe, dit-elle, « ne votera pas en faveur de cette proposition de loi ».

Il s’est abstenu. Saluant le travail des AESH, il juge la proposition « démagogique et insoutenable » et doute que « les règles d’affectation des fonctionnaires de l’État présentent la souplesse nécessaire ». Il défend à la place un cadre d’emplois de « trente-cinq heures de services effectifs », incluant la concertation, la formation continue et le remplacement.

Il s’est abstenu, comme l’ensemble des votants de son groupe. Il estime que « Tout problème de politique publique ne disparaît pas par le miracle de la fonctionnarisation » et que de nouvelles règles de mobilité feraient entrer les AESH dans un système « décrié par les personnels de l’éducation nationale pour sa rigidité administrative ». Il propose de rémunérer « une heure de suivi et de formation » pour deux heures d’accompagnement afin d’atteindre un temps complet.

Prise de parole

Compte rendu intégral de la séance

Comprendre le vote

L'Assemblée nationale a examiné en première lecture une proposition de loi visant à créer un corps de fonctionnaires de catégorie B pour les accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH), recrutés par concours, et de nommer fonctionnaires stagiaires les agents en poste. Le texte a été soumis à un scrutin public ordinaire. Il a été adopté par 166 voix pour, 16 contre et 123 abstentions. Les groupes LFI-NFP, SOC, DR, ECOS, LIOT et GDR ont voté pour. Les groupes EPR et DEM ont voté contre. Les groupes RN, HOR et UDDPLR se sont abstenus.

Le parcours en détail

Le parcours du texte

  1. 15 septembre 2026 Dépôt du texteAssemblée entrée au Parlement
  2. à venir Conseil constitutionnel saisine possible
  3. à venir Promulgation

La chaîne est affichée en entier jusqu'à la promulgation ; les étapes encore incertaines sont marquées possibles.

Approfondir

Les amendements

  • 18amendements déposés
  • 6adoptés
  • 5en commission des affaires culturelles et éducation
  • 13en séance

Les articles les plus amendés

Art. 1er, 6 amendements, 4 adoptés

Barre : amendements déposés ; partie foncée : adoptés.

La carte des amendements, article par article

Les amendements déposés

18 amendements ont été déposés sur ce texte (5 en commission, 13 en séance publique). C'est là que le texte se façonne, avant les votes solennels.

  • 6 Adoptés
  • 4 Rejetés
  • 8 Retirés

Seuls les amendements adoptés et rejetés ont été mis aux voix. Les autres ont été retirés, déclarés irrecevables, rendus sans objet par une adoption antérieure, non défendus, ou pas encore examinés.

Examinés par : Séance publique, Commission des affaires culturelles et de l'éducation

Article premier 6 amendements 4 adoptés
  • n° AC1 Mme Murielle Lepvraud LFI Adopté Substituer à l’alinéa 3 les deux alinéas suivants : « a) Après le mot : « État », la fin de la deuxième phrase est supprimée ; «…
  • n° AC2 Mme Murielle Lepvraud LFI Adopté I. - Supprimer les alinéas 5 et 6. II. - En conséquence, après l’alinéa 11, insérer l’alinéa suivant : « III. - Les agents non…
  • n° AC3 Mme Murielle Lepvraud LFI Adopté Rédiger ainsi l’alinéa 11 : « II. - Le premier alinéa de l’article L. 611-1 du code général de la fonction publique est complété…
  • n° AC5 Mme Murielle Lepvraud LFI Adopté Après l’alinéa 10, insérer les quatre alinéas suivants : « I bis. - L’article L. 975-1 du même code est ainsi modifié : « 1° La…
  • n° 5 M. Roger Chudeau RN Retiré Supprimer cet article.
  • n° 7 M. Maxime Michelet UDDPLR Retiré Supprimer cet article.
Après l'article premier 5 amendements 1 adopté
  • n° 1 M. Pierrick Courbon SOC Rejeté Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant…
  • n° 2 M. Pierrick Courbon SOC Rejeté Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant…
  • n° 6 M. Nicolas Tryzna DR Adopté Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la…
  • n° 8 M. Maxime Michelet UDDPLR Rejeté Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant…
  • n° 9 M. Roger Chudeau RN Rejeté Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la…
Titre 7 amendements 1 adopté
  • n° AC4 Mme Murielle Lepvraud LFI Adopté Au titre, substituer aux mots : « visant à créer » le mot : « créant ».
  • n° 10 M. Antoine Valentin UDDPLR Retiré Rédiger ainsi le titre : « visant à créer plus de cent mille fonctionnaires supplémentaires sans en évaluer le coût ».
  • n° 11 M. Antoine Valentin UDDPLR Retiré Rédiger ainsi le titre : « de clientélisme électoral à l’approche de l’élection présidentielle ».
  • n° 12 M. Antoine Valentin UDDPLR Retiré Rédiger ainsi le titre : « visant à étendre encore la fonction publique au lieu de la réformer ».
  • n° 13 M. Antoine Valentin UDDPLR Retiré Rédiger ainsi le titre : « visant à instrumentaliser la cause des enfants en situation de handicap à des fins partisanes ».
  • n° 14 M. Antoine Valentin UDDPLR Retiré Rédiger ainsi le titre : « visant à fonctionnariser à vie plutôt qu’à améliorer les conditions de travail ».
  • n° 15 M. Antoine Valentin UDDPLR Retiré Rédiger ainsi le titre : « visant à transmettre la facture aux générations futures ».

Source : open data de l'Assemblée nationale (jeu « Amendements »). Chaque amendement a sa fiche, qui dit s'il a été mis aux voix et par quel organe.

Regards extérieurs

Ce qu'en disent des instances indépendantes, citées et datées. Le site rapporte, il ne tranche pas.

Aucune évaluation indépendante n'est rattachée à ce texte. La fiche du vote peut en citer sur des sujets connexes.

En séance

12 prises de parole de la discussion de ce texte, reprises telles quelles du compte rendu officiel, séance du 29 octobre 2026.

Les lire sur la fiche du vote Le compte rendu intégral

La commission

Commission des affaires culturelles et de l'éducation, rapporteur·e

En amont de la séance publique, ce texte a fait l'objet de 5 amendements examinés en commission (Affaires culturelles et éducation), dont 5 adoptés. C'est l'étape, souvent décisive, où le texte est retravaillé avant les votes en séance.

Le texte, article par article

Les 3 articles (extraits du texte, avec leur résumé quand il existe)
  • Article 1er I. – L’article L. 917-1 du code de l’éducation est ainsi modifié : 1° Le premier alinéa est ainsi modifié : a) Après le mot : « État », la fin de la deuxième phrase est supprimée ; a bis) (nouveau) Après la même deuxième phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Les modalités d’organisation du corps des accompagnants des élèves en situation de handicap, classé dans la catégorie B prévue à l’article L. 411-2 du code général de la fonction publique, sont déterminées par décret. » ; b) La dernière phrase est supprimée ; 2° (Supprimé) 3° Le troisième alinéa est supprimé ; 4° Après le quatrième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Les accompagnants des élèves en situation de handicap sont recrutés par concours, organisés selon des modalités fixées par voie réglementaire, qui prévoient une affectation des lauréats dans l ’un des départements de l’académie dans lequel le concours a été organisé. » ; 5° Les sixième et huitième alinéas sont supprimés. Ibis (nouveau). – L’article L. 975-1 du même code est ainsi modifié : 1° La dix-septième ligne du tableau du second alinéa du I est ainsi rédigée : « L. 917-1 Résultant de la loi n° du créant un corps de fonctionnaires de catégorie B pour les accompagnants d’élèves en situation de handicap » ; 2° Le 4° du II est abrogé. II. – Le premier alinéa de l’article L. 611-1 du code général de la fonction publique est complété par les mots : « ainsi que pour les accompagnants des élèves en situation de handicap ». III (nouveau). – Les agents non titulaires exerçant en qualité d’accompagnant des élèves en situation de handicap dans des établissements d’enseignement publics ou privés sous contrat d’association au 1er septembre 2026 sont nommés fonctionnaires stagiaires dans leur corps d’exercice. Ceux de ces agents qui ne remplissent pas les conditions prévues aux articles L. 321-1 à L. 321-3 du code général de la fonction publique se voient proposer un contrat detr avail à durée indéterminée prévoyant les mêmes conditions de rémunération et de temps de travail que les fonctionnaires titulaires. Les fonctionnaires stagiaires accomplissent un stage d’un an. Au cours de leur stage, ils bénéficient d’une formation organisée, dans le cadre d’orientations définies par l’État, par un établissement d’enseignement supérieur. Cette formation fait alterner des périodes de mise en situation professionnelle dans un établissement et des périodes de formation dans cet établissement d’enseignement supérieur. Elle est accompagnée d’un tutorat et peut être adaptée pour tenir compte du parcours antérieur des fonctionnaires stagiaires.…
  • Article 1er bis (nouveau) Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la situation des personnels chargés de l’accompagnement des élèves en situation de handicap dans les établissements d’enseignement agricole publics et privés. Ce rapport évalue leurs conditions d’emploi et de rémunération ainsi que les conditions dans lesquelles ils pourraient bénéficier de garanties équivalentes à celles prévues par la présente loi.…
  • Article 2 La charge pour l’État est compensée à due concurrence par : 1° La création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services ; 2° La majoration du taux forfaitaire mentionné à l’article 200 A du code général des impôts ; 3° La majoration de l’impôt sur les sociétés ; 4° La majoration de l’impôt sur la fortune immobilière.…

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