Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 3 décembre 2019. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.
Voir le vote sur ce texte 26 novembre 2020 · adopté · 98 pour, 3 contre, 1 abstentionAdopté par l'Assemblée le 26 novembre 2020, ce texte n'a pas achevé son parcours (navette au Sénat) avant la fin de la 15e législature (21 juin 2022) : il est devenu caduc sans devenir loi.
Proposition de loi ordinaireCe que change ce texte
L'enjeu en clair
Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.
Le texte vise à promouvoir la France des accents, c'est-à-dire la diversité linguistique et culturelle des régions de France. Il s'inscrit dans un dossier législatif inconnu.
Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.
Le vote : Adopté le 26 novembre 2020 : 98 voix pour, 3 contre, 1 abstention. Six groupes ont voté pour, un a voté contre et un s’est abstenu.
Où en est ce texte ?
Comprendre les votes
1 voteVotes de l'Assemblée sur ce texte (1)
Comment les groupes ont voté sur le scrutin décisif (l'ensemble de la proposition de loi visant à promouvoir la France des accents (première lecture).). Cliquez une barre pour le détail nominatif.
Comprendre le vote
Scrutin sur une proposition de loi visant à promouvoir la France des accents. Le texte a été adopté le 26 novembre 2020 par 98 voix pour, 3 contre et 1 abstention. Les groupes LAREM, DEM et AGIR-E se sont prononcés en faveur du texte. Le vote reflète un large soutien à l’initiative, avec peu de débats opposés. Le sujet porte sur la valorisation de la diversité linguistique en France.
Le texte en détails
Dispositions du texte
Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)
MESDAMES, MESSIEURS, La présente proposition de loi vise à promouvoir la diversité de prononciation de la langue française en prohibant les « discriminations par l’accent » (1) que l’on constate factuellement dans les fonctions impliquant, tout particulièrement, une expression publique : le texte entend faire évoluer les mentalités dans le temps en engageant la modification du droit en vigueur. La notion de discrimination, très présente en droit français, n’intègre en effet pas les difficultés auxquelles font face, de façon pourtant bien réelle, les locuteurs porteurs d’un accent local, lorsqu’ils veulent embrasser certaines carrières impliquant une expression publique. Il est aujourd’hui indispensable, dans un souci d’égalité des chances et en période de doute quant à la cohésion des territoires qui fondent la Nation, d’adresser un signe de reconnaissance fort, en favorisant la revalorisation des prononciations « atypiques » (2). La notion de « discrimination » en droit français La discrimination est définie à l’article 225-1 du code pénal (3) comme une « distinction opérée entre les personnes physiques sur le fondement de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de la particulière vulnérabilité résultant de leur situation économique, apparente ou connue de son auteur, de leur patronyme, de leur lieu de résidence, de leur état de santé, de leur perte d’autonomie, de leur handicap, de leurs caractéristiques génét…
Articles (2 extrait·s du texte)
- Article 1er Au premier et au second alinéas de l’article 225-1 du code pénal, après le mot : « syndicales, » sont insérés les mots : « de leur accent, ».
- Article 2 À l’article L. 1132-1 du code du travail, après le mot : « handicap, » sont insérés les mots : «, de son accent ».
Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.
Le travail en commission
Rapporteur·e de ce texte, désigné·e par la commission pour l'examiner et le présenter :
Commission : Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République
En amont de la séance publique, ce texte a fait l'objet de 8 amendements examinés en commission (Lois), dont 2 adoptés. C'est l'étape, souvent décisive, où le texte est retravaillé avant les votes en séance.
Les amendements déposés
16 amendements ont été déposés sur ce texte (8 en commission, 8 en séance publique). C'est là que le texte se façonne, avant les votes solennels.
- 5 Adoptés
- 7 Rejetés
- 1 Non défendus
- 1 Retirés
- 2 Irrecevables (autres motifs)
Seuls les amendements adoptés et rejetés ont été mis aux voix. Les autres ont été retirés, déclarés irrecevables, rendus sans objet par une adoption antérieure, non défendus, ou pas encore examinés.
Examinés par : Séance publique · Commission des lois
Article premier 5 amendements 1 adopté
Article 2 3 amendements
Après l'article 2 1 amendement 1 adopté
- n° CL4 M. Vincent Bru DEM Adopté
Article 3 2 amendements
Après l'article 3 1 amendement 1 adopté
- n° 6 M. Christophe Euzet AGIR-E Adopté
Titre 4 amendements 2 adoptés
- n° CL3 M. Vincent Bru DEM Retiré
- n° CL7 (Rect) M. Christophe Euzet AGIR-E Adopté
- n° 7 M. Christophe Euzet AGIR-E Adopté
- n° CL8 M. Vincent Bru DEM Déclaré irrecevable
Source : open data de l'Assemblée nationale (jeu « Amendements »). Chaque amendement a sa fiche, qui dit s'il a été mis aux voix et par quel organe.
Pour aller plus loin
Cosignataires (57)
Voir aussi
Fiche officielle sur assemblee-nationale.fr ↗ (texte intégral, amendements, comptes-rendus de commission)