Loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur (LOPMI)

74 % des votant·es ont voté pour. Seuil de 268 voix franchi. 35 abstentions.
MajoritaireClivage gauche-droite
Participation 99 %

Le parcours du texte

  1. 7 septembre 2022 Dépôt du texte Sénat entrée au Parlement
  2. 18 octobre 2022 1re lecture Sénat Adopté
  3. 22 novembre 2022 1re lecture Assemblée Modifié
  4. 1er décembre 2022 Commission mixte paritaire Accord
  5. 7 décembre 2022 Lecture des conclusions de la CMP Assemblée Adopté
  6. 14 décembre 2022 Commission mixte paritaire Adopté
  7. 19 janvier 2023 Conseil constitutionnel Partiellement conforme

Ce que change ce texte

Le texte vise à orienter et programmer les actions du ministère de l'intérieur. Il concerne les politiques publiques liées à la sécurité, à l'administration territoriale et aux relations avec les collectivités locales.

  • BudgetLe ministère de l’intérieur bénéficie d’une trajectoire de 15 milliards d’euros supplémentaires sur cinq ans (2023-2027). Loi n° 2023-22 du 24 janvier 2023, rapport annexé (Légifrance) ↗ art. 1er
  • Trajectoire budgétaireLe budget du ministère hors pensions passe de 20 784 millions d’euros en 2022 à 25 354 millions en 2027, selon le tableau que la loi fixe pour la période 2023-2027. art. 2
  • NumériqueLe ministère engage sa transformation numérique, renforce la lutte contre la cybercriminalité et améliore l’accompagnement des victimes.
  • Violences élusL’article 15 aggravait la répression des violences contre les élus et de certains délits routiers ; mesure censurée par le Conseil constitutionnel.
  • Menaces de mortL’article 26 modifiait la répression des menaces de mort ; mesure censurée par le Conseil constitutionnel.
  • Enquête pseudonymeL’article 10 étendait l’enquête sous pseudonyme des agents ; mesure censurée par le Conseil constitutionnel.

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

Adopté le 22 novembre 2022 : 419 voix pour, 116 contre, 35 abstentions. Six groupes ont voté pour, trois ont voté contre et un s’est abstenu.

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
75LFI22GDR23EcoS31SOC20LIOT51DEM170RE30HOR62LR89RN4NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale0710
Gauche démocrate et républicaine - NUPES0220
Écologiste - NUPES0230
Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES)0031
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires1604
Démocrate (MoDem et Indépendants)5000
Renaissance16900
Horizons et apparentés3000
Les Républicains6200
Rassemblement National8800
Non inscrit400

Les avis, pour et contre

Le projet de loi concerne l'orientation et la programmation du ministère de l'intérieur. Il a été adopté lors d'un scrutin public solennel le 22 novembre 2022. Le vote a recueilli 419 voix pour, 116 contre et 35 abstentions. Les principaux clivages portaient sur les mesures liées à la sécurité et aux finances publiques. Les débats ont mis en évidence des divergences entre les groupes favorables à une approche renforcée de la sécurité et ceux plus prudents sur les impacts budgétaires.

Signaler une erreur

Les avis des experts indépendants

La vidéosurveillance de voie publique est associée à une baisse modeste mais significative de la délinquance. L'effet est le plus net dans des contextes précis (parkings, zones résidentielles), quand les caméras sont activement visionnées et combinées à d'autres mesures, et il reste faible sur les violences : la vidéosurveillance ressort comme un outil d'appoint plutôt qu'une réponse à elle seule.

2019 (revue systématique et méta-analyse, 40 ans d'évaluations, « Criminology & Public Policy »)

Les premières études laissaient penser que les caméras-piétons portées par les policiers réduisaient l'usage de la force et les plaintes ; les travaux plus récents donnent des résultats mitigés et peu concluants. Cette revue systématique souligne que les effets attendus de cette technologie, coûteuse et largement déployée, ne sont pas toujours observés.

Lum et al., 2019 (revue systématique, plus de 70 études)

L'évaluation de référence du NIST (2019), qui a testé près de 200 algorithmes de reconnaissance faciale, conclut que la majorité d'entre eux présentent des écarts de fiabilité selon les groupes démographiques : les « faux positifs » (deux personnes différentes prises l'une pour l'autre) sont souvent 10 à 100 fois plus fréquents pour les visages asiatiques, afro-américains et amérindiens que pour les visages caucasiens, et plus fréquents chez les femmes. En identification dans une base (un visage comparé à une foule, l'usage le plus proche de la surveillance), les femmes afro-américaines subissent le plus de fausses correspondances, donc le plus grand risque d'être identifiées à tort. Le NIST nuance toutefois : ces écarts ne touchent pas tous les algorithmes, les plus équitables figurant aussi parmi les plus précis, la diversité des données d'entraînement jouant un rôle.

Grother, Ngan et Hanaoka, 2019 (NISTIR 8280, FRVT Part 3 : Demographic Effects)

Braga et al. ↗ Sur ce texte

La concentration des moyens policiers sur les petites zones à forte criminalité (police des « points chauds ») réduit modestement mais réellement la délinquance, sans simplement la déplacer ailleurs : on observe plutôt une diffusion des bénéfices aux alentours, et les approches de résolution de problèmes y font mieux que la seule présence policière accrue.

revue systématique et méta-analyse de criminologie expérimentale, 2014

Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 12 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Orientation et programmation du ministère de l’intérieur), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

Mme Blandine Brocard DEM
« « Sans ordre républicain, il n’y a ni sécurité ni liberté. Cet ordre, ce sont les policiers et les gendarmes sur notre sol qui l’assurent. Ils sont exposés à des risques quotidiens en notre nom, c’est pourquoi ils méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la nation. »
M. Roger Vicot SOC
« …ce projet de Lopmi aurait pu être si l’arbre des 15 milliards d’euros que vous y consacrez ne cachait pas une forêt de carences, d’incertitudes, de choix contestables et de refus de votre part à l’issue de notre travail en commission et en séance toute la semaine dernière. »
M. Philippe Pradal HOR
« Ce projet de loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur est une preuve, la preuve que la sécurité des Français est et doit demeurer une priorité. »
M. Philippe Pradal HOR
« Les agents des services d’enquête verront, eux aussi, leur charge administrative allégée : soutenu par des nouveaux assistants d’enquêtes, ils pourront se concentrer sur leur cœur de métier, sur leur vocation. »
Mme Sandra Regol ECOS
« Parce que la sécurité est une priorité pour les écologistes… Ces exclamations montrent bien que certains d’entre vous étaient absents pendant les débats ! »
M. Davy Rimane GDR
« Nous votons aujourd’hui le projet de Lopmi, cette loi de programmation censée orienter la feuille de route du ministère de l’intérieur pour les cinq ans à venir. »
M. Christophe Naegelen LIOT
« Je tenais tout d’abord à rendre hommage aux gendarmes, aux policiers et aux membres des services d’incendie et de secours qui sont tous les jours sur le terrain. Cette Lopmi est aussi faite pour eux. »
Mme Marie Lebec RE
« Aujourd’hui s’achève une longue semaine de débats relatifs au projet de loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur, un texte inédit qui s’inscrit dans la traduction concrète des engagements pris lors du Beauvau de la sécurité et qui tient compte des besoins d’évolution nécessa… »
Mme Élisa Martin LFI
« Nous voici au terme de l’examen de ce projet de Lopmi. Au préalable, permettez-moi de formuler une remarque : nous regrettons que les débats aient été écourtés et que le travail ait été, si je puis dire, bâclé. »
M. Jordan Guitton RN
« Depuis des années, le Rassemblement national brandissait la sécurité comme la première des libertés et alertait les gouvernements successifs sur les causes et les conséquences de l’insécurité. »
M. Ian Boucard LR
« Je vois qu’il me revient, comme lors des débats, de ramener un peu de sérénité dans l’hémicycle ! Après plus de quarante heures de débat et l’étude de près de 1 200 amendements, nous avons terminé vendredi, tard dans la nuit, l’examen d’un projet de loi essentiel, la loi d’orientation et de programm… »
M. Gérald Darmanin (ministre de l’intérieur et des outre-mer)
« Je tiens tout d’abord à remercier M. le rapporteur pour l’excellent travail qu’il a mené avec vous. C’est notamment grâce à lui, ainsi qu’aux orateurs de chaque groupe, que nous avons pu adopter 170 amendements, dont 40 % provenaient de l’opposition : c’est un signe d’ouverture du Gouvernement et du… »

Le passage en commission

714 amendements examinés en commission, dont 152 adoptés.

Rapporteur·e·s de ce texte

Commissions : Commission mixte paritaire · Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République

Avant d'arriver dans l'hémicycle, ce texte a été examiné par les commissions Défense et Lois. 714 amendements y ont été déposés, dont 152 adoptés (qui ont modifié le texte avant le vote). C'est le texte issu de ces 152 adoptions qui est arrivé en séance, où 1 310 amendements de plus ont été discutés.

152 adoptés306 rejetés20 tombés26 retirés38 non soutenus172 en cours ou sans suite

Qui dépose, et qui fait adopter

  • LFI-NUPES 2 sur 74 3 %
  • GDR-NUPES 3 sur 35 9 %
  • SOC 7 sur 63 11 %
  • LIOT 9 sur 50 18 %
  • DEM 20 sur 49 41 %
  • RE 87 sur 121 72 %
  • HOR 9 sur 16 56 %
  • LR 5 sur 47 11 %
  • RN 5 sur 130 4 %
  • ECOLO 5 sur 127 4 %
Barre claire : les amendements déposés en commission. Partie pleine : ceux qui ont été adoptés. Le chiffre de droite les rapporte l'un à l'autre. Les groupes suivent l'ordre de l'hémicycle, comme le graphe des votes.

2 amendements de plus ne sont rattachés à aucun groupe identifiable.

Où la commission a le plus changé le texte

Pour situer : sur les 211 grands votes de cette législature dont le texte est passé par une commission, la médiane est de 66 amendements et 14 adoptés.

Source : open data de l'Assemblée nationale (amendements + rapports de commission).

Le texte en détails

34 articles · 37 amendements

Les documents officiels de ce texte :

le texte voté (PDF) ↗ sa fiche sur ce site le texte déposé (PDF) ↗ la fiche du texte déposé le rapport de commission n° 436 ↗

Les 34 articles du texte adopté, chacun replié : son résumé en une phrase, le vote sur l'article, et les amendements qui y ont été mis aux voix (avec ce qu'ils proposaient). 37 amendements au total.

  • Article 1erart. adopté Approuve le rapport sur la modernisation du ministère de l'intérieur annexé à la loi. 966295 com. / 671 séance

    Approuve le rapport sur la modernisation du ministère de l'intérieur annexé à la loi.

    966 amendements déposés sur cet article : 295 en commission, dont 50 adoptés, puis 671 en séance, dont 106 adoptés.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(44 pour, 15 contre, 7 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (12)

    • n° 687 Mme Faucillon GDR rejeté La rétention administrative des enfants étrangers et les tests osseux d’évaluation de leur minorité auraient été interdits par cet amendement, qui rappelait les condamnations de la France par la Cour européenne des droits de l’homme.
    • n° 1189 M. Berteloot rejeté Les agents et les élus locaux auraient été sensibilisés aux risques de cybercriminalité et informés des bonnes pratiques à appliquer dans leurs communes, cet amendement pointant le manque de préparation des petites collectivités en cybersécurité.
    • n° 1190 M. Berteloot rejeté L’État se serait engagé, avec cet amendement, à assurer chaque jour une veille de cybersécurité pour protéger l’outil FranceConnect des attaques informatiques, inscrite dans le rapport annexé au projet de loi.
    • n° 717 M. Houssin RN rejeté Pour mesurer la présence des forces de l’ordre sur le terrain, cet amendement proposait de prendre comme référence l’année 2019 plutôt que 2021, marquée selon son auteur par les confinements liés au covid.
    • n° 276 M. Vicot SOC rejeté Cet amendement voulait soustraire la police judiciaire à la départementalisation sous l’autorité du préfet, en lui conservant une capacité nationale et des effectifs consacrés aux seules affaires complexes et à la grande criminalité.
    • n° 415 Mme Untermaier rejeté La police judiciaire aurait été placée sous la seule autorité du procureur de la République, cet amendement socialiste entendant la soustraire à celle du préfet, au nom de l’indépendance de la justice et de la séparation des pouvoirs.
    • n° 293 M. Rudigoz adopté La lutte contre les groupuscules violents a été renforcée dans la programmation, avec une coordination des services de renseignement, un suivi des anciens membres de groupes dissous et un guide méthodologique mis à disposition des élus locaux.
    • n° 786 M. Taverne RN rejeté Dans la formation initiale des policiers, cet amendement voulait inscrire une forte augmentation des heures consacrées aux techniques de défense, d’interpellation et d’intervention, jugées insuffisantes par son auteur.
    • n° 736 Mme Garrido adopté La lutte contre la corruption et la délinquance financière, les crypto-actifs illicites et le blanchiment devient une spécialisation prioritaire, deux directions du ministère devant organiser une filière d’enquêteurs spécialisés et présenter un plan d’action.
    • n° 551 M. Haddad adopté Des cellules d’enquête spécialisées et pluridisciplinaires contre la délinquance des mineurs non accompagnés seront déployées dans les villes les plus concernées comme Paris, Rennes ou Nice, sur le modèle de celle installée à Bordeaux depuis 2019.
    • n° 600 Mme Colombier RN rejeté Face aux ingérences étrangères, cet amendement voulait inscrire dans le rapport annexé une vigilance accrue des forces de sécurité autour des entreprises et universités, avec des sessions annuelles de sensibilisation à la captation de données.
    • n° 334 M. Boudié LAREM adopté Le rapport annexé à la loi de programmation du ministère de l’Intérieur détaille désormais, dans un tableau, la ventilation prévisionnelle indicative des crédits entre ses missions et programmes jusqu’en 2027.
  • Article 2art. adopté Fixe pour 2023 à 2027 la trajectoire des crédits de paiement et des plafonds de taxes affectées du ministère de l'intérieur, hors charges de pensions. 4315 com. / 28 séance

    Fixe pour 2023 à 2027 la trajectoire des crédits de paiement et des plafonds de taxes affectées du ministère de l'intérieur, hors charges de pensions.

    43 amendements déposés sur cet article : 15 en commission, dont 5 adoptés, puis 28 en séance.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(134 pour, 21 contre, 2 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (3)

    • n° 335 M. Ménagé RN rejeté Une hausse de 200 millions d’euros sur cinq ans (soit 40 millions par an) de la trajectoire budgétaire du ministère de l’Intérieur était proposée par cet amendement, pour améliorer les conditions de travail des policiers.
    • n° 651 M. Houssin RN rejeté Cet amendement proposait d’augmenter de 500 000 euros par an le budget du ministère de l’Intérieur pour financer un programme de mobilisation contre le suicide des policiers et gendarmes.
    • n° 36 M. Naegelen UDI-AGIR rejeté Chaque année, le Gouvernement aurait dû, avec cet amendement, justifier les écarts importants relevés par le Haut Conseil des finances publiques entre l’exécution et la programmation budgétaire, et annoncer des mesures de correction.
  • Article 3non mis aux voix Étend aux actifs numériques et aux jetons non fongibles la saisie sur autorisation du procureur ou du juge d'instruction, y compris chez des prestataires non enregistrés. 84 com. / 4 séance

    Étend aux actifs numériques et aux jetons non fongibles la saisie sur autorisation du procureur ou du juge d'instruction, y compris chez des prestataires non enregistrés.

    8 amendements déposés sur cet article : 4 en commission, dont 2 adoptés, puis 4 en séance, dont 2 adoptés.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 3 bisnon mis aux voix Punit de 5 ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende l'exploitant d'une plateforme anonymisée permettant sciemment la cession de produits ou services manifestement illicites.

    Punit de 5 ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende l'exploitant d'une plateforme anonymisée permettant sciemment la cession de produits ou services manifestement illicites.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 4art. adopté Subordonne l'indemnisation d'une cyberattaque par l'assurance au dépôt d'une plainte dans les 72 heures suivant la connaissance de l'atteinte, pour les seules victimes professionnelles. 6921 com. / 48 séance

    Subordonne l'indemnisation d'une cyberattaque par l'assurance au dépôt d'une plainte dans les 72 heures suivant la connaissance de l'atteinte, pour les seules victimes professionnelles.

    69 amendements déposés sur cet article : 21 en commission, dont 4 adoptés, puis 48 en séance, dont 18 adoptés.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(127 pour, 89 contre, 4 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (3)

    • n° 517 M. Bernalicis FI rejeté L’article encadrant l’indemnisation par les assurances des rançons versées après un rançongiciel aurait été supprimé par cet amendement, son auteur jugeant le dispositif plus protecteur des assureurs que des victimes.
    • n° 52 M. Naegelen UDI-AGIR adopté Après une cyberattaque, les entreprises disposeront de soixante-douze heures, au lieu de quarante-huit, pour porter plainte, un délai jugé trop court par son auteur, notamment pour les TPE et PME.
    • n° 38 M. Molac LT rejeté À partir de 2024, cet amendement voulait conditionner le versement de l’assurance après une cyberattaque, pour les grandes entreprises et ETI, à la mise en place préalable de moyens de protection informatique.
  • Article 4 bis Aart. adopté Description : Relève à 100 000, 150 000 et 300 000 euros les montants des 3 alinéas modifiés de l'article 323-1 du code pénal, et un nombre dans chacun. 30 com. / 3 séance

    Description : Relève à 100 000, 150 000 et 300 000 euros les montants des 3 alinéas modifiés de l'article 323-1 du code pénal, et un nombre dans chacun.

    3 amendements déposés sur cet article : 3 en séance.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(127 pour, 89 contre, 4 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (3)

    • n° 517 M. Bernalicis FI rejeté L’article encadrant l’indemnisation par les assurances des rançons versées après un rançongiciel aurait été supprimé par cet amendement, son auteur jugeant le dispositif plus protecteur des assureurs que des victimes.
    • n° 52 M. Naegelen UDI-AGIR adopté Après une cyberattaque, les entreprises disposeront de soixante-douze heures, au lieu de quarante-huit, pour porter plainte, un délai jugé trop court par son auteur, notamment pour les TPE et PME.
    • n° 38 M. Molac LT rejeté À partir de 2024, cet amendement voulait conditionner le versement de l’assurance après une cyberattaque, pour les grandes entreprises et ETI, à la mise en place préalable de moyens de protection informatique.
  • Article 4 bis Bart. adopté Étend à tout système de traitement automatisé de données des dispositions du code pénal et du code de procédure pénale jusqu'alors limitées aux systèmes de l'État. 20 com. / 2 séance

    Étend à tout système de traitement automatisé de données des dispositions du code pénal et du code de procédure pénale jusqu'alors limitées aux systèmes de l'État.

    2 amendements déposés sur cet article : 2 en séance, dont 1 adopté.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(127 pour, 89 contre, 4 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (3)

    • n° 517 M. Bernalicis FI rejeté L’article encadrant l’indemnisation par les assurances des rançons versées après un rançongiciel aurait été supprimé par cet amendement, son auteur jugeant le dispositif plus protecteur des assureurs que des victimes.
    • n° 52 M. Naegelen UDI-AGIR adopté Après une cyberattaque, les entreprises disposeront de soixante-douze heures, au lieu de quarante-huit, pour porter plainte, un délai jugé trop court par son auteur, notamment pour les TPE et PME.
    • n° 38 M. Molac LT rejeté À partir de 2024, cet amendement voulait conditionner le versement de l’assurance après une cyberattaque, pour les grandes entreprises et ETI, à la mise en place préalable de moyens de protection informatique.
  • Article 4 bisart. adopté Permet aux enquêteurs d'acquérir tout contenu ou produit, y compris illicite sur autorisation d'un magistrat, et de fournir aux suspects des moyens facilitant cette acquisition. 1810 com. / 8 séance

    Permet aux enquêteurs d'acquérir tout contenu ou produit, y compris illicite sur autorisation d'un magistrat, et de fournir aux suspects des moyens facilitant cette acquisition.

    18 amendements déposés sur cet article : 10 en commission, dont 4 adoptés, puis 8 en séance, dont 1 adopté.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(127 pour, 89 contre, 4 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (3)

    • n° 517 M. Bernalicis FI rejeté L’article encadrant l’indemnisation par les assurances des rançons versées après un rançongiciel aurait été supprimé par cet amendement, son auteur jugeant le dispositif plus protecteur des assureurs que des victimes.
    • n° 52 M. Naegelen UDI-AGIR adopté Après une cyberattaque, les entreprises disposeront de soixante-douze heures, au lieu de quarante-huit, pour porter plainte, un délai jugé trop court par son auteur, notamment pour les TPE et PME.
    • n° 38 M. Molac LT rejeté À partir de 2024, cet amendement voulait conditionner le versement de l’assurance après une cyberattaque, pour les grandes entreprises et ETI, à la mise en place préalable de moyens de protection informatique.
  • Article 4 bis Cart. adopté Inscrit l'accès et le maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données, dans leur forme de base, à l'article 398-1 du code de procédure pénale. 10 com. / 1 séance

    Inscrit l'accès et le maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données, dans leur forme de base, à l'article 398-1 du code de procédure pénale.

    1 amendement déposé sur cet article : 1 en séance.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(127 pour, 89 contre, 4 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (3)

    • n° 517 M. Bernalicis FI rejeté L’article encadrant l’indemnisation par les assurances des rançons versées après un rançongiciel aurait été supprimé par cet amendement, son auteur jugeant le dispositif plus protecteur des assureurs que des victimes.
    • n° 52 M. Naegelen UDI-AGIR adopté Après une cyberattaque, les entreprises disposeront de soixante-douze heures, au lieu de quarante-huit, pour porter plainte, un délai jugé trop court par son auteur, notamment pour les TPE et PME.
    • n° 38 M. Molac LT rejeté À partir de 2024, cet amendement voulait conditionner le versement de l’assurance après une cyberattaque, pour les grandes entreprises et ETI, à la mise en place préalable de moyens de protection informatique.
  • Article 5art. adopté Crée un réseau de communications mobiles critiques dédié aux services de secours et sécurité, confié à un établissement public, et oblige les opérateurs à l'accueillir en itinérance. 1712 com. / 5 séance

    Crée un réseau de communications mobiles critiques dédié aux services de secours et sécurité, confié à un établissement public, et oblige les opérateurs à l'accueillir en itinérance.

    17 amendements déposés sur cet article : 12 en commission, dont 7 adoptés, puis 5 en séance, dont 1 adopté.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(263 pour, 1 contre).

  • Article 6art. adopté Permet à toute victime de déposer plainte par un moyen de télécommunication audiovisuelle, sans que cette modalité puisse lui être imposée. 5628 com. / 28 séance

    Permet à toute victime de déposer plainte par un moyen de télécommunication audiovisuelle, sans que cette modalité puisse lui être imposée.

    56 amendements déposés sur cet article : 28 en commission, dont 9 adoptés, puis 28 en séance, dont 4 adoptés.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(155 pour, 2 contre, 18 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (7)

    • n° 1036 Mme Roullaud RN rejeté Cet amendement voulait interdire aux policiers et gendarmes de refuser une plainte ou d’orienter la victime vers une simple main courante, même en l’absence de preuve au moment du dépôt.
    • n° 761 M. de Lépinau RN rejeté L’enregistrement audiovisuel d’un dépôt de plainte, lorsqu’il est nécessaire, n’aurait pu se faire sans le consentement de la personne, au nom du droit à l’image et pour rassurer les victimes.
    • n° 251 M. Vicot SOC rejeté Pour les atteintes aux personnes, cet amendement voulait qu’un dépôt de plainte par visioconférence soit suivi rapidement d’une visite des policiers ou gendarmes au domicile de la victime, afin de vérifier qu’elle n’est pas sous pression.
    • n° 56 M. Naegelen UDI-AGIR rejeté Lors d’une plainte déposée par visioconférence, la date de l’audition ultérieure de la victime aurait pu être fixée dès le dépôt de plainte, cet amendement y voyant un suivi plus rapide et des démarches allégées pour la victime.
    • n° 880 Mme Roullaud RN rejeté Toute victime aurait pu, avec cet amendement, déposer plainte en ligne depuis son domicile et pour toutes les infractions, sur un site sécurisé, cette plainte valant dépôt validé par signature électronique.
    • n° 379 Mme Lechanteux RN rejeté Cet amendement proposait que l’avis de la CNIL sur les nouvelles modalités de dépôt de plainte soit rendu dans un délai de trois mois après la promulgation de la loi, au motif de l’urgence.
    • n° 715 Mme Pochon ECOLO adopté À titre expérimental pendant cinq ans, des brigades mobiles de gendarmes et de policiers pourront recueillir en zone rurale les plaintes des victimes de violences conjugales, dans des secteurs fixés par décret et avec évaluation finale.
  • Article 6 bis Aart. adopté Impose d'informer la victime avant toute audition et permet à son avocat de poser des questions après chaque audition et de déposer des observations écrites. 7amendements

    Impose d'informer la victime avant toute audition et permet à son avocat de poser des questions après chaque audition et de déposer des observations écrites.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(155 pour, 2 contre, 18 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (7)

    • n° 1036 Mme Roullaud RN rejeté Cet amendement voulait interdire aux policiers et gendarmes de refuser une plainte ou d’orienter la victime vers une simple main courante, même en l’absence de preuve au moment du dépôt.
    • n° 761 M. de Lépinau RN rejeté L’enregistrement audiovisuel d’un dépôt de plainte, lorsqu’il est nécessaire, n’aurait pu se faire sans le consentement de la personne, au nom du droit à l’image et pour rassurer les victimes.
    • n° 251 M. Vicot SOC rejeté Pour les atteintes aux personnes, cet amendement voulait qu’un dépôt de plainte par visioconférence soit suivi rapidement d’une visite des policiers ou gendarmes au domicile de la victime, afin de vérifier qu’elle n’est pas sous pression.
    • n° 56 M. Naegelen UDI-AGIR rejeté Lors d’une plainte déposée par visioconférence, la date de l’audition ultérieure de la victime aurait pu être fixée dès le dépôt de plainte, cet amendement y voyant un suivi plus rapide et des démarches allégées pour la victime.
    • n° 880 Mme Roullaud RN rejeté Toute victime aurait pu, avec cet amendement, déposer plainte en ligne depuis son domicile et pour toutes les infractions, sur un site sécurisé, cette plainte valant dépôt validé par signature électronique.
    • n° 379 Mme Lechanteux RN rejeté Cet amendement proposait que l’avis de la CNIL sur les nouvelles modalités de dépôt de plainte soit rendu dans un délai de trois mois après la promulgation de la loi, au motif de l’urgence.
    • n° 715 Mme Pochon ECOLO adopté À titre expérimental pendant cinq ans, des brigades mobiles de gendarmes et de policiers pourront recueillir en zone rurale les plaintes des victimes de violences conjugales, dans des secteurs fixés par décret et avec évaluation finale.
  • Article 6 bis Bart. adopté Permet à la victime, si une difficulté manifeste ou un motif impérieux le justifie, de demander à déposer plainte à son domicile ou dans un autre lieu. 7amendements

    Permet à la victime, si une difficulté manifeste ou un motif impérieux le justifie, de demander à déposer plainte à son domicile ou dans un autre lieu.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(155 pour, 2 contre, 18 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (7)

    • n° 1036 Mme Roullaud RN rejeté Cet amendement voulait interdire aux policiers et gendarmes de refuser une plainte ou d’orienter la victime vers une simple main courante, même en l’absence de preuve au moment du dépôt.
    • n° 761 M. de Lépinau RN rejeté L’enregistrement audiovisuel d’un dépôt de plainte, lorsqu’il est nécessaire, n’aurait pu se faire sans le consentement de la personne, au nom du droit à l’image et pour rassurer les victimes.
    • n° 251 M. Vicot SOC rejeté Pour les atteintes aux personnes, cet amendement voulait qu’un dépôt de plainte par visioconférence soit suivi rapidement d’une visite des policiers ou gendarmes au domicile de la victime, afin de vérifier qu’elle n’est pas sous pression.
    • n° 56 M. Naegelen UDI-AGIR rejeté Lors d’une plainte déposée par visioconférence, la date de l’audition ultérieure de la victime aurait pu être fixée dès le dépôt de plainte, cet amendement y voyant un suivi plus rapide et des démarches allégées pour la victime.
    • n° 880 Mme Roullaud RN rejeté Toute victime aurait pu, avec cet amendement, déposer plainte en ligne depuis son domicile et pour toutes les infractions, sur un site sécurisé, cette plainte valant dépôt validé par signature électronique.
    • n° 379 Mme Lechanteux RN rejeté Cet amendement proposait que l’avis de la CNIL sur les nouvelles modalités de dépôt de plainte soit rendu dans un délai de trois mois après la promulgation de la loi, au motif de l’urgence.
    • n° 715 Mme Pochon ECOLO adopté À titre expérimental pendant cinq ans, des brigades mobiles de gendarmes et de policiers pourront recueillir en zone rurale les plaintes des victimes de violences conjugales, dans des secteurs fixés par décret et avec évaluation finale.
  • Article 6 bis Cart. adopté Autorise, à titre expérimental pendant 5 ans, des brigades mobiles recueillant les plaintes des victimes de violences conjugales en territoire rural, dans des zones fixées par décret. 7amendements

    Autorise, à titre expérimental pendant 5 ans, des brigades mobiles recueillant les plaintes des victimes de violences conjugales en territoire rural, dans des zones fixées par décret.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(155 pour, 2 contre, 18 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (7)

    • n° 1036 Mme Roullaud RN rejeté Cet amendement voulait interdire aux policiers et gendarmes de refuser une plainte ou d’orienter la victime vers une simple main courante, même en l’absence de preuve au moment du dépôt.
    • n° 761 M. de Lépinau RN rejeté L’enregistrement audiovisuel d’un dépôt de plainte, lorsqu’il est nécessaire, n’aurait pu se faire sans le consentement de la personne, au nom du droit à l’image et pour rassurer les victimes.
    • n° 251 M. Vicot SOC rejeté Pour les atteintes aux personnes, cet amendement voulait qu’un dépôt de plainte par visioconférence soit suivi rapidement d’une visite des policiers ou gendarmes au domicile de la victime, afin de vérifier qu’elle n’est pas sous pression.
    • n° 56 M. Naegelen UDI-AGIR rejeté Lors d’une plainte déposée par visioconférence, la date de l’audition ultérieure de la victime aurait pu être fixée dès le dépôt de plainte, cet amendement y voyant un suivi plus rapide et des démarches allégées pour la victime.
    • n° 880 Mme Roullaud RN rejeté Toute victime aurait pu, avec cet amendement, déposer plainte en ligne depuis son domicile et pour toutes les infractions, sur un site sécurisé, cette plainte valant dépôt validé par signature électronique.
    • n° 379 Mme Lechanteux RN rejeté Cet amendement proposait que l’avis de la CNIL sur les nouvelles modalités de dépôt de plainte soit rendu dans un délai de trois mois après la promulgation de la loi, au motif de l’urgence.
    • n° 715 Mme Pochon ECOLO adopté À titre expérimental pendant cinq ans, des brigades mobiles de gendarmes et de policiers pourront recueillir en zone rurale les plaintes des victimes de violences conjugales, dans des secteurs fixés par décret et avec évaluation finale.
  • Article 6 bisart. adopté Ouvre aux victimes de discriminations ou de violences liées à leur identité de genre ou orientation sexuelle le droit d'être reçues par un agent référent formé. 90 com. / 9 séance

    Ouvre aux victimes de discriminations ou de violences liées à leur identité de genre ou orientation sexuelle le droit d'être reçues par un agent référent formé.

    9 amendements déposés sur cet article : 9 en séance, dont 2 adoptés.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(155 pour, 2 contre, 18 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (7)

    • n° 1036 Mme Roullaud RN rejeté Cet amendement voulait interdire aux policiers et gendarmes de refuser une plainte ou d’orienter la victime vers une simple main courante, même en l’absence de preuve au moment du dépôt.
    • n° 761 M. de Lépinau RN rejeté L’enregistrement audiovisuel d’un dépôt de plainte, lorsqu’il est nécessaire, n’aurait pu se faire sans le consentement de la personne, au nom du droit à l’image et pour rassurer les victimes.
    • n° 251 M. Vicot SOC rejeté Pour les atteintes aux personnes, cet amendement voulait qu’un dépôt de plainte par visioconférence soit suivi rapidement d’une visite des policiers ou gendarmes au domicile de la victime, afin de vérifier qu’elle n’est pas sous pression.
    • n° 56 M. Naegelen UDI-AGIR rejeté Lors d’une plainte déposée par visioconférence, la date de l’audition ultérieure de la victime aurait pu être fixée dès le dépôt de plainte, cet amendement y voyant un suivi plus rapide et des démarches allégées pour la victime.
    • n° 880 Mme Roullaud RN rejeté Toute victime aurait pu, avec cet amendement, déposer plainte en ligne depuis son domicile et pour toutes les infractions, sur un site sécurisé, cette plainte valant dépôt validé par signature électronique.
    • n° 379 Mme Lechanteux RN rejeté Cet amendement proposait que l’avis de la CNIL sur les nouvelles modalités de dépôt de plainte soit rendu dans un délai de trois mois après la promulgation de la loi, au motif de l’urgence.
    • n° 715 Mme Pochon ECOLO adopté À titre expérimental pendant cinq ans, des brigades mobiles de gendarmes et de policiers pourront recueillir en zone rurale les plaintes des victimes de violences conjugales, dans des secteurs fixés par décret et avec évaluation finale.
  • Article 7art. adopté Punit de 3 750 euros d'amende l'outrage sexiste et sexuel commis notamment sur un mineur, une personne vulnérable ou par une personne abusant de son autorité. 4922 com. / 27 séance

    Punit de 3 750 euros d'amende l'outrage sexiste et sexuel commis notamment sur un mineur, une personne vulnérable ou par une personne abusant de son autorité.

    49 amendements déposés sur cet article : 22 en commission, dont 8 adoptés, puis 27 en séance, dont 6 adoptés.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(170 pour, 28 contre, 6 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (4)

    • n° 1230 Mme Parmentier RN rejeté L’amende encourue pour outrage sexiste aggravé serait passée de 3 750 à 7 500 euros, cet amendement invoquant la gravité de ces faits, notamment lorsqu’ils visent un mineur ou une personne vulnérable.
    • n° 253 M. Vicot SOC adopté La circonstance aggravante de l’outrage sexiste s’applique désormais lorsque la victime est mineure, quel que soit son âge, et non plus seulement aux mineurs de moins de quinze ans.
    • n° 388 Mme Lechanteux RN rejeté Les personnes condamnées pour outrage sexiste et sexuel auraient été inscrites, avec cet amendement, au fichier des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS), une mesure que son autrice jugeait dissuasive.
    • n° 767 Mme Moutchou adopté En matière de rodéos motorisés, cet amendement a ajouté aux peines encourues la confiscation d’un ou plusieurs véhicules appartenant au condamné, mesure jugée par son auteur la plus dissuasive contre ces pratiques.
  • Article 7 bisart. adopté Étend aux titulaires d'un mandat électif public les peines aggravées prévues à l'article 222-14-5 du code pénal et alourdit certaines peines du code de la route. 4512 com. / 33 séance

    Étend aux titulaires d'un mandat électif public les peines aggravées prévues à l'article 222-14-5 du code pénal et alourdit certaines peines du code de la route.

    45 amendements déposés sur cet article : 12 en commission, dont 2 adoptés, puis 33 en séance, dont 3 adoptés.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(170 pour, 28 contre, 6 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (4)

    • n° 1230 Mme Parmentier RN rejeté L’amende encourue pour outrage sexiste aggravé serait passée de 3 750 à 7 500 euros, cet amendement invoquant la gravité de ces faits, notamment lorsqu’ils visent un mineur ou une personne vulnérable.
    • n° 253 M. Vicot SOC adopté La circonstance aggravante de l’outrage sexiste s’applique désormais lorsque la victime est mineure, quel que soit son âge, et non plus seulement aux mineurs de moins de quinze ans.
    • n° 388 Mme Lechanteux RN rejeté Les personnes condamnées pour outrage sexiste et sexuel auraient été inscrites, avec cet amendement, au fichier des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS), une mesure que son autrice jugeait dissuasive.
    • n° 767 Mme Moutchou adopté En matière de rodéos motorisés, cet amendement a ajouté aux peines encourues la confiscation d’un ou plusieurs véhicules appartenant au condamné, mesure jugée par son auteur la plus dissuasive contre ces pratiques.
  • Article 7 terart. adopté 1111 com. / 0 séance

    Texte de l'article

    (Supprimé)

    11 amendements déposés sur cet article : 11 en commission, dont 6 adoptés.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(170 pour, 28 contre, 6 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (4)

    • n° 1230 Mme Parmentier RN rejeté L’amende encourue pour outrage sexiste aggravé serait passée de 3 750 à 7 500 euros, cet amendement invoquant la gravité de ces faits, notamment lorsqu’ils visent un mineur ou une personne vulnérable.
    • n° 253 M. Vicot SOC adopté La circonstance aggravante de l’outrage sexiste s’applique désormais lorsque la victime est mineure, quel que soit son âge, et non plus seulement aux mineurs de moins de quinze ans.
    • n° 388 Mme Lechanteux RN rejeté Les personnes condamnées pour outrage sexiste et sexuel auraient été inscrites, avec cet amendement, au fichier des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS), une mesure que son autrice jugeait dissuasive.
    • n° 767 Mme Moutchou adopté En matière de rodéos motorisés, cet amendement a ajouté aux peines encourues la confiscation d’un ou plusieurs véhicules appartenant au condamné, mesure jugée par son auteur la plus dissuasive contre ces pratiques.
  • Article 8art. adopté Description : Relève de 5 à 7 et à un million d'euros les peines d'abus de faiblesse en bande organisée, ajouté avec meurtres et viols en concours à l'article 706-73. 75 com. / 2 séance

    Description : Relève de 5 à 7 et à un million d'euros les peines d'abus de faiblesse en bande organisée, ajouté avec meurtres et viols en concours à l'article 706-73.

    7 amendements déposés sur cet article : 5 en commission, dont 2 adoptés, puis 2 en séance.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(85 pour, 8 contre).

  • Article 9art. adopté Remplace, pour l'habilitation des gendarmes et fonctionnaires concernés, l'ancienneté de 3 ans par 30 mois de services dont 6 mois comme agent de police judiciaire. 2510 com. / 15 séance

    Remplace, pour l'habilitation des gendarmes et fonctionnaires concernés, l'ancienneté de 3 ans par 30 mois de services dont 6 mois comme agent de police judiciaire.

    25 amendements déposés sur cet article : 10 en commission, dont 1 adopté, puis 15 en séance.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(70 pour, 16 contre).

  • Article 10art. adopté Description : Crée des assistants d'enquête effectuant certains actes sous le contrôle des enquêteurs et impose au Gouvernement un rapport au Parlement dans les 2 ans suivant le décret d'application. 4623 com. / 23 séance

    Description : Crée des assistants d'enquête effectuant certains actes sous le contrôle des enquêteurs et impose au Gouvernement un rapport au Parlement dans les 2 ans suivant le décret d'application.

    46 amendements déposés sur cet article : 23 en commission, dont 2 adoptés, puis 23 en séance, dont 2 adoptés.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(79 pour, 15 contre, 3 abstentions).

  • Article 10 bisart. adopté 123 com. / 9 séance

    Texte de l'article

    (Conforme) CHAPITRE II Renforcer la fonction investigation

    12 amendements déposés sur cet article : 3 en commission, puis 9 en séance.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(79 pour, 15 contre, 3 abstentions).

  • Article 11art. adopté Dispense de réquisition les services de police technique et scientifique qui procèdent à des constatations ou examens techniques à la demande d'un officier de police judiciaire. 106 com. / 4 séance

    Dispense de réquisition les services de police technique et scientifique qui procèdent à des constatations ou examens techniques à la demande d'un officier de police judiciaire.

    10 amendements déposés sur cet article : 6 en commission, dont 5 adoptés, puis 4 en séance.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(74 pour, 9 contre, 5 abstentions).

  • Article 12art. adopté 126 com. / 6 séance

    Adopté conforme. Les deux chambres l'ont voté dans les mêmes termes lors d'une lecture précédente : il est acquis, et le texte soumis à ce vote ne le réimprime pas.

    12 amendements déposés sur cet article : 6 en commission, puis 6 en séance.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(63 pour, 18 contre).

  • Article 12 bisart. adopté Étend aux demandes de visa et d'autorisation de voyage les enquêtes administratives et ouvre l'accès de certains fichiers aux agents des douanes spécialement habilités. 20 com. / 2 séance

    Étend aux demandes de visa et d'autorisation de voyage les enquêtes administratives et ouvre l'accès de certains fichiers aux agents des douanes spécialement habilités.

    2 amendements déposés sur cet article : 2 en séance.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(63 pour, 18 contre).

  • Article 13art. adopté Permet au procureur de la République d'autoriser par instructions générales, pour 6 mois renouvelables, certaines réquisitions d'enquête, dont les images de vidéoprotection et la recherche de comptes bancaires. 1910 com. / 9 séance

    Permet au procureur de la République d'autoriser par instructions générales, pour 6 mois renouvelables, certaines réquisitions d'enquête, dont les images de vidéoprotection et la recherche de comptes bancaires.

    19 amendements déposés sur cet article : 10 en commission, dont 4 adoptés, puis 9 en séance, dont 1 adopté.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(42 pour, 15 contre).

  • Article 13 bisart. adopté Autorise les agents de police judiciaire à accomplir, sous le contrôle d'un officier, plusieurs actes d'enquête jusqu'alors réservés aux officiers de police judiciaire. 116 com. / 5 séance

    Autorise les agents de police judiciaire à accomplir, sous le contrôle d'un officier, plusieurs actes d'enquête jusqu'alors réservés aux officiers de police judiciaire.

    11 amendements déposés sur cet article : 6 en commission, dont 2 adoptés, puis 5 en séance.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(42 pour, 15 contre).

  • Article 14art. adopté Étend l'amende forfaitaire délictuelle à de nombreux délits et punit de 3 750 € d'amende les bruits ou tapages injurieux ou nocturnes troublant la tranquillité d'autrui. 19545 com. / 150 séance

    Étend l'amende forfaitaire délictuelle à de nombreux délits et punit de 3 750 € d'amende les bruits ou tapages injurieux ou nocturnes troublant la tranquillité d'autrui.

    195 amendements déposés sur cet article : 45 en commission, dont 13 adoptés, puis 150 en séance, dont 20 adoptés.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(55 pour, 28 contre, 13 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (8)

    • n° 550 Mme Élisa Martin LFI-NUPES rejeté L’article 14, qui élargit l’usage des amendes forfaitaires délictuelles à de nombreux délits, aurait été entièrement supprimé par cet amendement, son groupe s’opposant à ce mode de sanction jugé inégalitaire.
    • n° 1173 M. Léaument LFI-NUPES rejeté L’amende forfaitaire délictuelle, qui permet d’éteindre les poursuites par le paiement d’une somme fixe (notamment pour l’usage de stupéfiants), aurait été supprimée par cet amendement, son auteur dénonçant un recul des droits et du rôle du juge.
    • n° 635 Mme Élisa Martin LFI-NUPES rejeté Cet amendement voulait retirer l’extension de l’amende forfaitaire délictuelle au délit de « vente au déballage », son autrice estimant que ce dispositif cible surtout les personnes les plus précaires.
    • n° 290 M. Vicot SOC rejeté Les amendes forfaitaires délictuelles auraient été réservées, par cet amendement, aux premières infractions : en supprimant leur usage « y compris en cas de récidive », un récidiviste aurait dû être présenté à un juge.
    • n° 1044 M. Léaument LFI-NUPES rejeté Pour l’intrusion dans un établissement scolaire, cet amendement de repli voulait réduire l’amende forfaitaire à des montants symboliques (2, 1 et 3 euros), son auteur contestant ce mode de sanction sans procès.
    • n° 816 M. Léaument LFI-NUPES rejeté L’amende forfaitaire délictuelle prévue pour la falsification des documents de contrôle des véhicules de transport routier aurait été retirée par cet amendement, jugée par son auteur contraire au droit à un procès.
    • n° 768 Mme Moutchou adopté À titre expérimental pendant trois ans, l’infraction de rodéo motorisé pourra être sanctionnée par une amende forfaitaire de 500 euros, minorée à 400 et majorée à 1000, avec une évaluation transmise au Parlement.
    • n° 1276 M. Léaument LFI-NUPES rejeté Sur l’amende forfaitaire prévue pour l’entrave à la circulation, cet amendement voulait ramener les montants à des sommes symboliques (2, 1 et 3 euros), afin de neutraliser ce dispositif que son auteur juge expéditif.
  • Article 14 bisart. adopté 84 com. / 4 séance

    Texte de l'article

    (Supprimé) CHAPITRE IV Faire face aux crises hybrides et interministérielles

    8 amendements déposés sur cet article : 4 en commission, dont 4 adoptés, puis 4 en séance.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(55 pour, 28 contre, 13 abstentions).

    Amendements mis aux voix sur cet article (8)

    • n° 550 Mme Élisa Martin LFI-NUPES rejeté L’article 14, qui élargit l’usage des amendes forfaitaires délictuelles à de nombreux délits, aurait été entièrement supprimé par cet amendement, son groupe s’opposant à ce mode de sanction jugé inégalitaire.
    • n° 1173 M. Léaument LFI-NUPES rejeté L’amende forfaitaire délictuelle, qui permet d’éteindre les poursuites par le paiement d’une somme fixe (notamment pour l’usage de stupéfiants), aurait été supprimée par cet amendement, son auteur dénonçant un recul des droits et du rôle du juge.
    • n° 635 Mme Élisa Martin LFI-NUPES rejeté Cet amendement voulait retirer l’extension de l’amende forfaitaire délictuelle au délit de « vente au déballage », son autrice estimant que ce dispositif cible surtout les personnes les plus précaires.
    • n° 290 M. Vicot SOC rejeté Les amendes forfaitaires délictuelles auraient été réservées, par cet amendement, aux premières infractions : en supprimant leur usage « y compris en cas de récidive », un récidiviste aurait dû être présenté à un juge.
    • n° 1044 M. Léaument LFI-NUPES rejeté Pour l’intrusion dans un établissement scolaire, cet amendement de repli voulait réduire l’amende forfaitaire à des montants symboliques (2, 1 et 3 euros), son auteur contestant ce mode de sanction sans procès.
    • n° 816 M. Léaument LFI-NUPES rejeté L’amende forfaitaire délictuelle prévue pour la falsification des documents de contrôle des véhicules de transport routier aurait été retirée par cet amendement, jugée par son auteur contraire au droit à un procès.
    • n° 768 Mme Moutchou adopté À titre expérimental pendant trois ans, l’infraction de rodéo motorisé pourra être sanctionnée par une amende forfaitaire de 500 euros, minorée à 400 et majorée à 1000, avec une évaluation transmise au Parlement.
    • n° 1276 M. Léaument LFI-NUPES rejeté Sur l’amende forfaitaire prévue pour l’entrave à la circulation, cet amendement voulait ramener les montants à des sommes symboliques (2, 1 et 3 euros), afin de neutraliser ce dispositif que son auteur juge expéditif.
  • Article 15art. adopté Permet au préfet de zone d'autoriser le préfet de département à diriger les services de l'État en cas de danger grave et imminent, pour un mois renouvelable. 2113 com. / 8 séance

    Permet au préfet de zone d'autoriser le préfet de département à diriger les services de l'État en cas de danger grave et imminent, pour un mois renouvelable.

    21 amendements déposés sur cet article : 13 en commission, dont 8 adoptés, puis 8 en séance, dont 1 adopté.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(59 pour, 17 contre, 3 abstentions).

  • Article 16non mis aux voix Étend des dispositions à certaines collectivités d'outre-mer, où les hauts-commissaires de Polynésie française et Nouvelle-Calédonie peuvent diriger les services de l'État face à un danger grave et imminent. 129 com. / 3 séance

    Étend des dispositions à certaines collectivités d'outre-mer, où les hauts-commissaires de Polynésie française et Nouvelle-Calédonie peuvent diriger les services de l'État face à un danger grave et imminent.

    12 amendements déposés sur cet article : 9 en commission, dont 7 adoptés, puis 3 en séance, dont 1 adopté.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 17non mis aux voix Impose au Gouvernement de remettre au Parlement, avant le 31 décembre 2023, 2 rapports sur la cybersécurité des collectivités territoriales et des entreprises.

    Impose au Gouvernement de remettre au Parlement, avant le 31 décembre 2023, 2 rapports sur la cybersécurité des collectivités territoriales et des entreprises.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 18non mis aux voix Impose au Gouvernement de remettre au Parlement, dans un délai de 3 mois, un rapport sur les techniques d'interpellation face aux refus d'obtempérer.

    Impose au Gouvernement de remettre au Parlement, dans un délai de 3 mois, un rapport sur les techniques d'interpellation face aux refus d'obtempérer.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 19non mis aux voix Impose au Gouvernement un rapport au Parlement sous 3 mois sur la création de brigades contre les outrages sexistes et sexuels patrouillant dans les transports et lieux publics.

    Impose au Gouvernement un rapport au Parlement sous 3 mois sur la création de brigades contre les outrages sexistes et sexuels patrouillant dans les transports et lieux publics.

    lire le texte officiel ↗

Articles du texte adopté et votes internes : données officielles de l'Assemblée nationale. Les résumés d'articles et de chaque amendement sont rédigés à partir du texte, puis vérifiés.

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue