Ce que change le texte

Cette loi allonge la durée maximale de rétention administrative des étrangers jusqu’à 210 jours, contre 90 auparavant, après plusieurs faits divers marquants et trois censures du Conseil constitutionnel.

Comment chaque groupe a voté

en gris : absent·es ou n'ont pas pris part au vote

Adopté le 5 mai 2026 : 345 voix pour, 177 contre, 13 abstentions. Sept groupes ont voté pour et quatre ont voté contre.

Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention ; un clic sur le groupe ouvre la liste de ses député·es
GroupeRépartitionPour, contre, abstention
0 pour, 67 contre, 0 abst.
0 pour, 15 contre, 1 abst.
0 pour, 36 contre, 0 abst.
0 pour, 58 contre, 0 abst.
11 pour, 0 contre, 10 abst.
33 pour, 0 contre, 2 abst.
80 pour, 0 contre, 0 abst.
35 pour, 0 contre, 0 abst.
44 pour, 0 contre, 0 abst.
17 pour, 0 contre, 0 abst.
117 pour, 0 contre, 0 abst.
8 pour, 1 contre, 0 abst.
Mises au point de vote 4

Sous son analyse de ce scrutin, l'Assemblée publie une rubrique « Mises au point » où des député·es font consigner la position qu'ils avaient voulu prendre. Elle ne rectifie pas le scrutin : le relevé ci-dessus reste le résultat officiel, et l'Assemblée le publie inchangé dans le même document.

4 autres mises au point émanent de député·es qui ne figurent pas dans le relevé nominatif de ce scrutin : aucun vote n'y est enregistré à leur nom.

Lire la rubrique « Mises au point » sur l'analyse officielle du scrutin ↗

Comprendre les votes

Les avis

Ce que disent les partisans et les opposants du texte, un camp par bande, toujours dans le même ordre. Chaque position est attribuée et sourcée ; le site ne tranche pas.

Pour le texte

2 avis

Salue sur le réseau social X, après le vote du 5 mai, un texte qui « renforce notre sécurité et permet de stopper plus vite les individus les plus dangereux ». Il ajoute que « face au terrorisme, la République doit agir plus rapidement » et invoque « une seule priorité : protéger les Français ».

Sébastien LecornuEPRPremier ministre
lire le passage ↗
L'autre avis

Défend l'allongement de la rétention pour un public qu'il décrit comme des personnes sous obligation de quitter le territoire condamnées pour des faits graves d'atteinte à la personne : « même si quelques dizaines de personnes seulement seront concernées chaque année, il est indispensable que nous les retenions plus longtemps en centre de rétention administrative (CRA) avant de les expulser du territoire ».

Charles RodwellEPRauteur de la proposition de loi

Contre le texte

3 avis

Le collectif affirme que la radicalisation n'est pas un trouble psychiatrique et conteste le rapprochement opéré par le texte entre la psychiatrie et la lutte antiterroriste, ainsi que la responsabilité qu'il ferait peser sur les psychiatres.

Collectif d'organisations de professionnels de la santé mentale et d'usagersdont le SPEP, la FFP, la FNAPSY et l'USP
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Les 2 autres avis

Explique l'opposition de son groupe : la proposition de loi « propose simplement de durcir un certain nombre d’instruments, qui sont des mesures privatives de liberté, peu importe leur efficacité pour lutter contre le terrorisme, peu importe leur conformité aux exigences de notre État de droit ». Elle juge que le texte « n’est pas à la hauteur des enjeux ».

Dénonce un texte inutile et liberticide, qui prend pour cibles les personnes étrangères, celles présentant des troubles mentaux et les personnes trans, et qui prévoit une injonction d'expertise psychiatrique avec possibilité d'hospitalisation sans consentement ; rappelle que l'immense majorité des personnes qui présentent des troubles mentaux ne constitue aucun danger.

Ligue des droits de l'HommeLDH
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Réserves et nuances

2 réserves

Dans son avis du 18 décembre 2025, il suggère de retenir un critère de peine encourue d'au moins trois ans, estime qu'un délai de maintien à disposition de la justice supérieur à dix heures ne serait pas admissible (12 heures et 16 heures écartés) et encadre les placements répétés (360 jours cumulés pour cinq placements au maximum, au-delà réservé aux menaces les plus graves).

Conseil d'État
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L'autre réserve

Il avait censuré des dispositions antérieures par ses décisions n° 2025-895 DC (7 août 2025), n° 2025-1158 QPC (12 septembre 2025) et n° 2025-1172 QPC (16 octobre 2025). Il a été saisi de ce texte le 23 juin 2026 par plus de soixante députés (art. 61 al. 2) ; le contenu des griefs reste à examiner.

Conseil constitutionnel
lire le passage ↗

Prise de parole

Compte rendu intégral de la séance

Les mesures

  • Examen psychiatrique imposéAux seules fins de prévenir des actes de terrorisme, le préfet peut obliger une personne à se soumettre à un examen psychiatrique lorsqu’il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace grave, en raison de son adhésion à des théories incitant au terrorisme et d’agissements liés à des troubles mentaux identifiés par l’avis d’un psychiatre. Le délai fixé ne peut être inférieur à quinze jours, sauf urgence justifiée.
  • Le psychiatre est choisiL’examen est réalisé par un psychiatre choisi par la personne concernée sur une liste établie par la cour d’appel de son ressort, et qui ne l’a pas eue comme patient au cours des dix dernières années.
  • Recours suspensifLa personne peut demander l’annulation de la décision dans un délai de quarante-huit heures. Le tribunal administratif statue dans les soixante-douze heures, et la mesure ne peut entrer en vigueur avant qu’il ait statué.
  • Rétention de sûreté terroristeÀ titre exceptionnel, une personne condamnée à quinze ans de réclusion au moins pour terrorisme, dont la commission pluridisciplinaire établit à la fin de sa peine une particulière dangerosité caractérisée par une probabilité très élevée de récidive, une adhésion persistante et un trouble grave de la personnalité, peut être placée dans un centre socio-médico-judiciaire de sûreté offrant une prise en charge médicale, sociale et psychologique permanente.
  • La cour d’assises doit l’avoir prévuCette rétention ne peut être prononcée que si la cour d’assises l’a expressément prévue dans sa décision de condamnation. Par exception, le procureur antiterroriste peut saisir la commission. Pour les condamnés à perpétuité, l’examen intervient après dix-huit années de réclusion, ou vingt-deux en état de récidive légale.
  • Condamnés radicalisésPour une peine privative de liberté d’au moins dix ans, le tribunal de l’application des peines de Paris peut ordonner une mesure judiciaire de prévention : prise en charge sanitaire, sociale, éducative ou psychiatrique, obligation d’exercer une activité ou de suivre une formation, interdiction d’activités à risque, résidence en un lieu déterminé.
Les 9 mesures (3 de plus)
  • Sorties psychiatriques signaléesLe préfet doit être informé quarante-huit heures avant une sortie non accompagnée, sans délai de toute modification de la forme de la prise en charge, et dans les vingt-quatre heures suivant la levée d’une mesure de soins psychiatriques.
  • Changer de nom ou de prénomLe bulletin n° 3 du casier judiciaire est désormais joint à la demande de changement de prénom ou de nom, et l’officier d’état civil saisit le procureur lorsque le demandeur a été condamné pour terrorisme ou pour une infraction sexuelle.
  • Rétention administrativeLa prolongation de la rétention court pour une nouvelle période d’une durée maximale de trente jours, la durée totale ne pouvant alors excéder deux cent dix jours. Le régime le plus long devient applicable, à titre exceptionnel, à l’étranger définitivement condamné pour des atteintes aux personnes punies d’au moins trois ans d’emprisonnement et représentant une menace réelle, actuelle et d’une particulière gravité.

Regards extérieurs

Ce qu'en disent des instances indépendantes, citées et datées. Le site rapporte, il ne tranche pas.

Aucune évaluation d'un organisme indépendant (haut conseil, Cour des comptes, instance scientifique...) n'est encore rattachée à ce texte. Le site en ajoute au fil des publications, toujours attribuées et datées.

Vous connaissez une évaluation pertinente, ou vous aimeriez qu'on la cherche en priorité ?
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 11 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Sécurité, rétention administrative et la prévention des risques d’attentat), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. Charles Rodwell (rapporteur)
« Avant de procéder au vote solennel, nous examinons, dans le cadre d’une seconde délibération, un amendement qui vise à rétablir l’article 8 dans sa rédaction issue des travaux de la commission. »
M. Andy Kerbrat LFI
« Nous avions réussi à le modifier lors de son examen en séance publique, car nous jugions que la double peine qu’il instaurerait en prévoyant d’enfermer des gens qui présenteraient des risques n’est pas une solution. Ce n’est pas une bonne utilisation des centres de rétention administrative. »
Mme Léa Balage El Mariky ECOS
« Je relève d’abord une incohérence dans votre propos, monsieur le rapporteur. Vous parlez de personnes arrivées illégalement sur le territoire et qui ne disposeraient donc pas d’un titre de séjour, mais vous savez très bien que l’on peut être entré légalement sur le territoire, disposer d’un titre de… »
M. Michaël Taverne RN
« …c’est parce que les macronistes et les députés du groupe Droite républicaine étaient absents. Heureusement que les députés du Rassemblement national étaient là pour sauvegarder la philosophie du texte ! »
Mme Céline Hervieu SOC
« Je commencerai par réagir aux propos de notre collègue Léaument, dont j’ai pourtant partagé beaucoup d’analyses lors de la discussion de la proposition de loi. »
Mme Élisabeth de Maistre DR
« Le groupe Droite républicaine votera ce texte. Sans hésitation, parce qu’il le faut. Ce vote s’impose avec évidence parce que ce texte apporte à une nécessité une réponse que nous ne pouvons plus différer. Il corrige des insuffisances juridiques trop longtemps tolérées. »
M. Éric Martineau DEM
« La présente proposition de loi s’inscrit dans le contexte d’une évolution de la menace terroriste qui met à l’épreuve nos outils juridiques et nos capacités d’anticipation. »
M. Sylvain Berrios HOR
« Merci, monsieur le rapporteur, pour le formidable travail que vous avez conduit avec les parlementaires. Monsieur le premier ministre Barnier, permettez-moi également de saluer votre effort en ce domaine. Enfin, j’ai bien sûr une pensée pour Olivier Marleix. »
M. Laurent Mazaury LIOT
« Colin, Philippine et Lino, respectivement tués en 2023, 2024 et 2025, ne sont pas des faits divers. Ces noms révèlent des failles réelles dans le dispositif de prévention des attentats. »
Mme Elsa Faucillon GDR
« Après avoir écouté les collègues montés à cette tribune, sans doute faut-il rappeler que nous ne sommes pas en train de voter pour ou contre le terrorisme. »
M. Olivier Fayssat UDDPLR
« Nous nous apprêtons à voter pour ou contre le renforcement de nos moyens légaux de lutte contre le terrorisme ; pour ou contre la détection et la prévention des comportements à risque ; pour ou contre le suivi des individus dangereux après leur condamnation ; pour ou contre la rétention de certains… »

Lire le compte rendu intégral de la séance ↗

Le passage en commission

26 amendements adoptés en commission sur 74 déposés, 7 articles modifiés ; 2 réunions de commission. Le détail ›

Rapporteur·e·s de ce texte

Commissions : Commission mixte paritaire, Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République

Avant d'arriver dans l'hémicycle, ce texte a été examiné par la commission Lois. 74 amendements y ont été déposés, dont 26 adoptés (qui ont modifié le texte avant le vote). C'est le texte issu de ces 26 adoptions qui est arrivé en séance, où 295 amendements de plus ont été discutés.

26 adoptés39 rejetés2 tombés1 retirés6 en cours ou sans suite

Qui dépose, et qui fait adopter

  • LFI aucun sur 8 0%
  • GDR aucun sur 8 0%
  • EcoS aucun sur 10 0%
  • SOC aucun sur 15 0%
  • EPR 26 sur 28 93%
  • DR aucun sur 1 0%
  • RN aucun sur 4 0%
Barre claire : les amendements déposés en commission. Partie pleine : ceux qui ont été adoptés. Le chiffre de droite les rapporte l'un à l'autre. Les groupes suivent l'ordre de l'hémicycle, comme le graphe des votes.

Où la commission a le plus changé le texte

Les articles qui ont vu le plus d'amendements adoptés EN COMMISSION, c'est-à-dire là où le texte a bougé avant même l'hémicycle. 7 articles au total ont été modifiés, voici les 6 premiers. Chaque ligne renvoie à son article dans « Le texte en détails », juste en dessous.

Pour situer : sur les 225 grands votes de cette législature dont le texte est passé par une commission, la médiane est de 47 amendements et 13 adoptés.

Auditions et travaux en commission 2 réunions

Le compte rendu officiel de chaque réunion est accessible.

11 février 2026 Lois Examen du texte Amendements article 88 PPL 2424 Amendements article 88 PPL 2428 Amendements article 88 PPL 2431 nomination rapporteur ppl 2258 Compte rendu ↗
13 avril 2026 Lois Examen du texte Compte rendu ↗

Source : open data de l'Assemblée nationale (amendements + rapports de commission).

Le texte en détails

12 articles, 92 amendements

Les documents officiels de ce texte :

le texte voté (PDF) ↗ sa fiche sur ce site le texte déposé (PDF) ↗ la fiche du texte déposé le rapport de commission n° 2468 ↗

Les 12 articles du texte adopté, chacun replié : son résumé en une phrase, le vote sur l'article, et les amendements qui y ont été mis aux voix (avec ce qu'ils proposaient). 92 amendements au total.

  • Article 1erart. adopté Crée une injonction d'examen psychiatrique prononcée par le représentant de l'État dans le département pour prévenir des actes de terrorisme, et étend la motivation aux avis. 7417 com. / 57 séance

    Crée une injonction d'examen psychiatrique prononcée par le représentant de l'État dans le département pour prévenir des actes de terrorisme, et étend la motivation aux avis.

    74 amendements déposés sur cet article : 17 en commission, dont 8 adoptés, puis 57 en séance, dont 2 adoptés.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(79 pour, 51 contre).

    Amendements mis aux voix sur cet article (15)

    • n° 2 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Le groupe LFI voulait supprimer l’ensemble de l’article 1er, qui autorise le préfet à imposer un examen psychiatrique, puis une admission en soins sans consentement en cas de refus, y voyant des pouvoirs disproportionnés confiés à l’administration.
    • n° 3 M. Léaument LFI-NFP rejeté Cet amendement du groupe LFI entendait retirer l’extension de l’anonymat aux auteurs des décisions administratives liées à la nouvelle procédure d’injonction d’examen psychiatrique, y voyant une atteinte supplémentaire aux droits de la défense.
    • n° 85 Mme Faucillon GDR rejeté Jugeant excessifs les pouvoirs confiés à l’administration, Mme Faucillon voulait supprimer une large partie de l’article 1er organisant l’injonction d’examen psychiatrique, pouvant conduire à une admission en soins sans consentement sur des critères qu’elle estimait trop imprécis.
    • n° 4 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Le groupe LFI proposait de supprimer la faculté donnée au préfet d’imposer un examen psychiatrique à une personne soupçonnée de menacer l’ordre public par son adhésion à des théories terroristes, mesure qu’il jugeait attentatoire aux libertés.
    • n° 117 Mme Balage El Mariky ECOS rejeté Plutôt qu’une obligation, le groupe Écologiste et social voulait une simple invitation à l’examen psychiatrique, et la suppression des alinéas encadrant la contrainte, réaffirmant son opposition à ce dispositif.
    • n° 80 Mme Faucillon GDR rejeté Cet amendement de Mme Faucillon voulait resserrer les conditions déclenchant la mesure, en exigeant des éléments circonstanciés, concordants et liés à une infraction pour établir une menace « actuelle, grave et objectivement caractérisée » pour l’ordre public.
    • n° 24 M. Mazaury LIOT rejeté En matière d’injonction d’examen psychiatrique, M. Mazaury voulait exiger des troubles mentaux « caractérisés », c’est-à-dire objectivement documentés, plutôt que simplement « identifiés par l’avis d’un psychiatre », afin selon lui de mieux circonscrire la mesure.
    • n° 86 Mme Faucillon GDR rejeté Pour Mme Faucillon, confier à l’administration le pouvoir d’imposer un examen psychiatrique porte atteinte à la liberté individuelle, et son amendement voulait soumettre cette décision à l’autorisation préalable du juge des libertés et de la détention.
    • n° 118 Mme Balage El Mariky ECOS rejeté Les écologistes voulaient supprimer les dispositions permettant de recourir à la force publique pour contraindre une personne à un examen psychiatrique, voire à une admission provisoire en soins sans consentement, jugées contraires à la liberté individuelle.
    • n° 5 M. Léaument LFI-NFP rejeté Cet amendement du groupe LFI voulait supprimer la disposition permettant au préfet, autorisé par un magistrat, de placer provisoirement une personne en soins psychiatriques sans consentement lorsqu’elle refuse de se soumettre à l’obligation d’examen psychiatrique.
    • n° 156 adopté Cet amendement remplace l’admission provisoire en établissement de santé : si la personne se dérobe sans motif à son examen psychiatrique, un juge peut désormais autoriser les forces de l’ordre à la conduire chez un psychiatre.
    • n° 7 M. Léaument LFI-NFP rejeté Le groupe LFI voulait rendre suspensif l’appel formé contre l’ordonnance autorisant le préfet à décider une admission provisoire en soins psychiatriques sans consentement, alors que le texte prévoyait un appel dépourvu d’effet suspensif.
    • n° 8 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Cet amendement du groupe LFI proposait de retirer la possibilité, pour le président de la cour d’appel, de rejeter les appels manifestement irrecevables sans avoir d’abord convoqué les parties, qu’il jugeait contraire aux droits de la défense.
    • n° 190 M. Léaument LFI-NFP rejeté Ce sous-amendement du groupe LFI voulait retirer une condition restrictive pour élargir les cas où les personnes condamnées échapperaient aux mesures de l’article 1er, sans la limiter à celles privées d’une prise en charge adaptée.
    • n° 122 Mme Balage El Mariky ECOS rejeté Cet amendement écologiste voulait soustraire aux mesures psychiatriques prévues à l’article 1er les personnes détenues qui, pendant leur peine, n’ont pas pu bénéficier d’une prise en charge adaptée à leurs troubles mentaux.
  • Article 1er bisart. adopté Étend à l'injonction d'examen psychiatrique l'obligation d'informer sans délai l'Assemblée nationale et le Sénat des mesures prises et de leur transmettre copie des actes. 15amendements

    Étend à l'injonction d'examen psychiatrique l'obligation d'informer sans délai l'Assemblée nationale et le Sénat des mesures prises et de leur transmettre copie des actes.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(79 pour, 51 contre).

    Amendements mis aux voix sur cet article (15)

    • n° 2 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Le groupe LFI voulait supprimer l’ensemble de l’article 1er, qui autorise le préfet à imposer un examen psychiatrique, puis une admission en soins sans consentement en cas de refus, y voyant des pouvoirs disproportionnés confiés à l’administration.
    • n° 3 M. Léaument LFI-NFP rejeté Cet amendement du groupe LFI entendait retirer l’extension de l’anonymat aux auteurs des décisions administratives liées à la nouvelle procédure d’injonction d’examen psychiatrique, y voyant une atteinte supplémentaire aux droits de la défense.
    • n° 85 Mme Faucillon GDR rejeté Jugeant excessifs les pouvoirs confiés à l’administration, Mme Faucillon voulait supprimer une large partie de l’article 1er organisant l’injonction d’examen psychiatrique, pouvant conduire à une admission en soins sans consentement sur des critères qu’elle estimait trop imprécis.
    • n° 4 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Le groupe LFI proposait de supprimer la faculté donnée au préfet d’imposer un examen psychiatrique à une personne soupçonnée de menacer l’ordre public par son adhésion à des théories terroristes, mesure qu’il jugeait attentatoire aux libertés.
    • n° 117 Mme Balage El Mariky ECOS rejeté Plutôt qu’une obligation, le groupe Écologiste et social voulait une simple invitation à l’examen psychiatrique, et la suppression des alinéas encadrant la contrainte, réaffirmant son opposition à ce dispositif.
    • n° 80 Mme Faucillon GDR rejeté Cet amendement de Mme Faucillon voulait resserrer les conditions déclenchant la mesure, en exigeant des éléments circonstanciés, concordants et liés à une infraction pour établir une menace « actuelle, grave et objectivement caractérisée » pour l’ordre public.
    • n° 24 M. Mazaury LIOT rejeté En matière d’injonction d’examen psychiatrique, M. Mazaury voulait exiger des troubles mentaux « caractérisés », c’est-à-dire objectivement documentés, plutôt que simplement « identifiés par l’avis d’un psychiatre », afin selon lui de mieux circonscrire la mesure.
    • n° 86 Mme Faucillon GDR rejeté Pour Mme Faucillon, confier à l’administration le pouvoir d’imposer un examen psychiatrique porte atteinte à la liberté individuelle, et son amendement voulait soumettre cette décision à l’autorisation préalable du juge des libertés et de la détention.
    • n° 118 Mme Balage El Mariky ECOS rejeté Les écologistes voulaient supprimer les dispositions permettant de recourir à la force publique pour contraindre une personne à un examen psychiatrique, voire à une admission provisoire en soins sans consentement, jugées contraires à la liberté individuelle.
    • n° 5 M. Léaument LFI-NFP rejeté Cet amendement du groupe LFI voulait supprimer la disposition permettant au préfet, autorisé par un magistrat, de placer provisoirement une personne en soins psychiatriques sans consentement lorsqu’elle refuse de se soumettre à l’obligation d’examen psychiatrique.
    • n° 156 adopté Cet amendement remplace l’admission provisoire en établissement de santé : si la personne se dérobe sans motif à son examen psychiatrique, un juge peut désormais autoriser les forces de l’ordre à la conduire chez un psychiatre.
    • n° 7 M. Léaument LFI-NFP rejeté Le groupe LFI voulait rendre suspensif l’appel formé contre l’ordonnance autorisant le préfet à décider une admission provisoire en soins psychiatriques sans consentement, alors que le texte prévoyait un appel dépourvu d’effet suspensif.
    • n° 8 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Cet amendement du groupe LFI proposait de retirer la possibilité, pour le président de la cour d’appel, de rejeter les appels manifestement irrecevables sans avoir d’abord convoqué les parties, qu’il jugeait contraire aux droits de la défense.
    • n° 190 M. Léaument LFI-NFP rejeté Ce sous-amendement du groupe LFI voulait retirer une condition restrictive pour élargir les cas où les personnes condamnées échapperaient aux mesures de l’article 1er, sans la limiter à celles privées d’une prise en charge adaptée.
    • n° 122 Mme Balage El Mariky ECOS rejeté Cet amendement écologiste voulait soustraire aux mesures psychiatriques prévues à l’article 1er les personnes détenues qui, pendant leur peine, n’ont pas pu bénéficier d’une prise en charge adaptée à leurs troubles mentaux.
  • Article 2art. adopté Description : Crée une rétention de sûreté terroriste exceptionnelle pour certains condamnés à 15 ans de réclusion au moins, particulièrement dangereux et atteints d'un trouble grave de la personnalité. 4111 com. / 30 séance

    Description : Crée une rétention de sûreté terroriste exceptionnelle pour certains condamnés à 15 ans de réclusion au moins, particulièrement dangereux et atteints d'un trouble grave de la personnalité.

    41 amendements déposés sur cet article : 11 en commission, dont 6 adoptés, puis 30 en séance, dont 1 adopté.

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    Vote sur l'article : adopté(64 pour, 35 contre).

    Amendements mis aux voix sur cet article (11)

    • n° 44 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté L’article 2 créait une rétention de sûreté propre au terrorisme, permettant de prolonger l’enfermement après la peine, et cet amendement du groupe LFI voulait le supprimer, jugeant cette mesure attentatoire aux libertés.
    • n° 45 M. Léaument LFI-NFP rejeté La création d’une rétention de sûreté propre au terrorisme aurait été écartée par cet amendement de M. Léaument, qui refuse que des condamnés soient enfermés après leur peine au nom d’une dangerosité supposée.
    • n° 25 M. Mazaury LIOT adopté La « particulière dangerosité » d’une personne, réévaluée en fin de peine, doit désormais être établie par la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté, l’auteur voulant désigner l’organe compétent que le texte laissait indéterminé.
    • n° 223 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Pour qualifier une notion de l’article 2, ce sous-amendement voulait retenir le mot « fondée » à la place de « objectivée », une retouche que son auteur présentait comme une amélioration purement rédactionnelle.
    • n° 224 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Cet amendement proposait, à l’article 2, de substituer au mot « objectivée » le mot « documentée », une variante de vocabulaire que son auteur qualifiait de simple précision de rédaction.
    • n° 229 M. Léaument LFI-NFP rejeté Dans l’article 2, ce sous-amendement voulait remplacer le mot « objectivée » par le mot « confirmée », une modification de vocabulaire que son auteur présentait comme une simple précision rédactionnelle.
    • n° 125 Mme Balage El Mariky ECOS rejeté Cet amendement de repli du groupe écologiste voulait supprimer la faculté, pour le parquet, de demander une rétention de sûreté que la cour d’assises n’avait pas prévue lors de la condamnation initiale.
    • n° 30 M. Mazaury LIOT rejeté M. Mazaury (LIOT) proposait de supprimer l’évaluation de dangerosité prévue pour les condamnés à perpétuité après dix-huit ou vingt-deux ans, la jugeant redondante avec les règles existantes de libération conditionnelle.
    • n° 46 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté La notion de dangerosité, sur laquelle repose la rétention de sûreté des condamnés terroristes, était au cœur de cet amendement de M. Kerbrat, qui demandait la suppression des alinéas fixant les conditions de cette mesure.
    • n° 42 M. Chenu RN rejeté M. Chenu (non inscrit) souhaitait que, pour une personne condamnée de nationalité étrangère, l’avis de la commission des mesures de sûreté soit transmis sans délai au préfet, afin de faciliter un éventuel éloignement.
    • n° 47 M. Léaument LFI-NFP rejeté Trois alinéas relatifs à la rétention de sûreté auraient été retirés par M. Léaument (LFI), qui rejette cette prolongation de l’enfermement après la peine, y voyant l’aveu d’un échec des politiques pénitentiaires.
  • Article 3non mis aux voix Crée une mesure judiciaire de prévention visant les condamnés de droit commun radicalisés, à l'issue d'une peine d'au moins 10 ans. 316 com. / 25 séance

    Crée une mesure judiciaire de prévention visant les condamnés de droit commun radicalisés, à l'issue d'une peine d'au moins 10 ans.

    31 amendements déposés sur cet article : 6 en commission, puis 25 en séance, dont 1 adopté.

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    Amendements mis aux voix sur cet article (4)

    • n° 50 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté L’article 3 étendrait aux condamnés de droit commun jugés dangereux les mesures judiciaires de prévention de la récidive terroriste ; M. Kerbrat en réclamait la suppression, contestant ce contrôle après la peine.
    • n° 196 M. Léaument rejeté
    • n° 192 M. Léaument LFI-NFP rejeté Cet amendement de repli voulait préciser que les « valeurs de la citoyenneté » évoquées par le texte sont celles de la République, en y ajoutant explicitement la liberté, l’égalité et la fraternité.
    • n° 109 M. Boudié adopté Cet amendement crée une mesure judiciaire permettant de suivre, à la fin d’une peine d’au moins dix ans, une personne condamnée de droit commun radicalisée et jugée toujours très dangereuse, afin de prévenir un acte terroriste.
  • Article 4art. adopté Fait informer le préfet 48 heures avant une sortie non accompagnée en soins psychiatriques, de tout changement de prise en charge et, sous 24 heures, de sa levée. 285 com. / 23 séance

    Fait informer le préfet 48 heures avant une sortie non accompagnée en soins psychiatriques, de tout changement de prise en charge et, sous 24 heures, de sa levée.

    28 amendements déposés sur cet article : 5 en commission, dont 1 adopté, puis 23 en séance.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(49 pour, 16 contre).

    Amendements mis aux voix sur cet article (7)

    • n° 10 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Tout l’article 4 aurait disparu avec cet amendement de M. Kerbrat, opposé aux nouvelles informations transmises au préfet sur les personnes suivies en soins psychiatriques, qu’il décrivait comme une surveillance disproportionnée.
    • n° 11 M. Léaument LFI-NFP rejeté M. Léaument (LFI) demandait de retirer l’obligation d’avertir le préfet quarante-huit heures avant la sortie non accompagnée d’un patient admis en soins psychiatriques à la demande d’un tiers, mesure qu’il jugeait superflue.
    • n° 106 M. Taverne RN rejeté Le Rassemblement national proposait d’étendre l’information à d’autres préfets, ceux du domicile du patient et des départements traversés, lors d’une autorisation de sortie en soins psychiatriques, et de préciser qui doit la transmettre.
    • n° 161 Mme Balage El Mariky ECOS rejeté Cet amendement écologiste voulait préciser que le préfet, même informé, ne pourrait pas s’opposer à la sortie d’un patient hospitalisé à la demande d’un tiers, afin de distinguer nettement les régimes d’hospitalisation.
    • n° 12 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Toute décision modifiant la prise en charge d’un patient en soins sans consentement n’aurait plus été signalée sans délai au préfet, selon cet amendement de M. Kerbrat, opposé à cette information jugée excessive.
    • n° 13 M. Léaument LFI-NFP rejeté Informer systématiquement le préfet, dans les vingt-quatre heures, de toute levée d’une mesure de soins psychiatriques : cette obligation nouvelle aurait été supprimée par M. Léaument, qui la jugeait excessive.
    • n° 162 Mme Balage El Mariky ECOS rejeté En matière de soins psychiatriques sans consentement, cet amendement écologiste voulait interdire que le manque d’effectifs ou d’organisation d’un établissement justifie l’absence d’examen clinique du patient avant une décision le concernant.
Les 12 articles du texte (7 de plus)
  • Article 5art. adopté Description : Fait statuer la juridiction dans les 72 heures sur un sursis à exécution demandé en appel sous 48 heures contre l'annulation de certaines mesures, maintenues en vigueur jusque-là. 206 com. / 14 séance

    Description : Fait statuer la juridiction dans les 72 heures sur un sursis à exécution demandé en appel sous 48 heures contre l'annulation de certaines mesures, maintenues en vigueur jusque-là.

    20 amendements déposés sur cet article : 6 en commission, dont 2 adoptés, puis 14 en séance.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(72 pour, 47 contre).

    Amendements mis aux voix sur cet article (4)

    • n° 52 M. Léaument LFI-NFP rejeté Cet amendement de M. Léaument demandait la suppression entière de l’article 5, contestant le dispositif qui laisserait l’administration maintenir une MICAS pendant l’examen de l’appel, après son annulation par le premier juge.
    • n° 56 M. Léaument LFI-NFP rejeté M. Léaument (LFI) proposait, par ce repli, de retirer plusieurs alinéas ouvrant à l’administration un recours pour maintenir une mesure de surveillance (MICAS) le temps de l’appel, malgré son annulation en première instance.
    • n° 107 M. Taverne RN rejeté Cet amendement du Rassemblement national voulait rétablir une disposition supprimée, permettant qu’une mesure de surveillance annulée reste en vigueur le temps que le juge statue, sous soixante-douze heures, sur une demande de sursis.
    • n° 57 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Par ce repli, M. Kerbrat cherchait à retirer la possibilité, pour l’administration, de maintenir une mesure de surveillance (MICAS) le temps de l’appel, malgré son annulation par le premier juge.
  • Article 6art. adopté Description : Encadre les changements de prénom et nom (acte de naissance, bulletin n° 3, condamnations), le suivi pénal d'état civil et l'action d'office du procureur et du juge d'instruction. 4012 com. / 28 séance

    Description : Encadre les changements de prénom et nom (acte de naissance, bulletin n° 3, condamnations), le suivi pénal d'état civil et l'action d'office du procureur et du juge d'instruction.

    40 amendements déposés sur cet article : 12 en commission, dont 7 adoptés, puis 28 en séance, dont 1 adopté.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(57 pour, 37 contre).

    Amendements mis aux voix sur cet article (12)

    • n° 14 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté La suppression de tout l’article 6 était demandée par M. Kerbrat, opposé aux nouvelles conditions encadrant le changement de prénom et de nom, qu’il présentait comme excessives et discriminatoires envers les personnes étrangères.
    • n° 15 M. Léaument LFI-NFP rejeté Cet amendement de M. Léaument proposait de supprimer la totalité de l’article, soit l’ensemble des restrictions apportées aux procédures de changement de prénom et de nom, jugées inutiles et discriminatoires par son auteur.
    • n° 43 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté L’ensemble des restrictions nouvelles à la procédure de changement de prénom auraient été balayées par cet amendement de M. Kerbrat, qui les estimait superflues et pénalisantes, notamment pour les personnes trans.
    • n° 16 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté M. Kerbrat contestait que le changement de prénom soit réservé aux personnes dont l’acte de naissance est détenu par un officier d’état civil français, limitation qu’il jugeait discriminatoire.
    • n° 17 M. Léaument LFI-NFP rejeté Joindre le bulletin n° 3 du casier judiciaire à une demande de changement de prénom : cette obligation aurait été supprimée par M. Léaument, qui y voyait une surveillance inutile des personnes déjà condamnées.
    • n° 248 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Ce sous-amendement voulait remplacer, au début d’un alinéa de l’article 6, le mot « Toutefois » par le mot « Néanmoins », un changement de vocabulaire que son auteur présentait comme une simple précision rédactionnelle.
    • n° 247 M. Léaument LFI-NFP rejeté Simple retouche de vocabulaire, ce sous-amendement voulait remplacer, dans l’article 6, les mots « ce bulletin » par « cette information », une clarification purement rédactionnelle selon son auteur, sans portée sur le fond.
    • n° 18 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Ce texte de M. Kerbrat proposait de supprimer l’obligation, pour les personnes nées à l’étranger, de prouver que le prénom de leur acte de naissance correspond à celui demandé, une exigence jugée discriminatoire.
    • n° 19 M. Léaument LFI-NFP rejeté Pour le changement de prénom, cet amendement de M. Léaument visait à retirer la nouvelle possibilité, pour l’officier d’état civil, de saisir le procureur lorsqu’une condamnation figure au casier judiciaire.
    • n° 20 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté La restriction du changement de nom aux seules personnes françaises aurait été supprimée par M. Kerbrat, qui la jugeait discriminatoire envers les personnes étrangères et porteuse d’une suspicion généralisée.
    • n° 21 M. Léaument LFI-NFP rejeté Cet amendement de repli de M. Léaument entendait supprimer la procédure particulière imposée aux personnes nées à l’étranger pour changer de nom, notamment la production du bulletin n° 3 du casier judiciaire.
    • n° 22 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Sur la procédure de changement de nom, M. Kerbrat voulait retirer la faculté élargie donnée à l’officier d’état civil de saisir le procureur en cas de condamnation liée notamment au terrorisme.
  • Article 7art. adopté Permet au juge, dans les cas des 2° et 3° de l'article L. 742-4, de prolonger la rétention d'au plus 30 jours, dans la limite de 210 jours. 254 com. / 21 séance

    Permet au juge, dans les cas des 2° et 3° de l'article L. 742-4, de prolonger la rétention d'au plus 30 jours, dans la limite de 210 jours.

    25 amendements déposés sur cet article : 4 en commission, puis 21 en séance.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : adopté(55 pour, 49 contre).

    Amendements mis aux voix sur cet article (11)

    • n° 59 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Cet amendement de M. Kerbrat proposait de supprimer l’article 7 entier, qui rétablissait la base légale d’une rétention pouvant aller jusqu’à deux cent dix jours pour les étrangers condamnés ou liés au terrorisme.
    • n° 60 M. Léaument LFI-NFP rejeté Ce texte d’appel de M. Léaument entendait supprimer une phrase de l’article L. 742-4 et abroger l’article L. 742-7 du code des étrangers, afin de réduire la durée de rétention décidée par un magistrat.
    • n° 62 M. Léaument LFI-NFP rejeté Cet amendement voulait abroger l’article du code des étrangers permettant de prolonger la rétention administrative jusqu’à 210 jours, une durée que ses auteurs LFI jugeaient contraire au caractère exceptionnel de cette privation de liberté.
    • n° 252 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Le terme « applicabilité » aurait été remplacé par « mise en œuvre » à l’article 7, ce sous-amendement désignant ainsi, selon son auteur, plus clairement la phase d’application de la mesure.
    • n° 253 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Pour ce qui est de l’article 7, ce sous-amendement voulait écrire « conditionnée » au lieu de « subordonnée », son auteur ne présentant ce remplacement que comme une précision rédactionnelle.
    • n° 254 M. Léaument LFI-NFP rejeté Le qualificatif « mental » serait devenu « psychologique » à l’article 7 avec ce sous-amendement de M. Léaument, présenté par son auteur comme une simple précision de vocabulaire.
    • n° 198 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté En matière de rétention, ce sous-amendement de M. Kerbrat voulait que le rapport prévu couvre aussi les effets des mesures sur les conditions générales régnant dans les centres de rétention administrative.
    • n° 170 Mme Balage El Mariky ECOS rejeté Le maintien des règles de prolongation de rétention aurait été subordonné, par cet amendement écologiste, à la remise au Parlement d’un rapport évaluant leur efficacité, leur impact sanitaire et les tensions dans les centres.
    • n° 98 Mme Faucillon GDR rejeté Deux alinéas encadrant la prolongation de la rétention au-delà de la durée maximale auraient été supprimés par Mme Faucillon (GDR), qui jugeait, statistiques à l’appui, cet allongement sans effet sur les éloignements.
    • n° 61 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Cet amendement de repli de M. Kerbrat cherchait à retirer la disposition rétablissant la base légale d’une rétention portée à deux cent dix jours pour les étrangers condamnés ou liés à des activités terroristes.
    • n° 82 Mme Faucillon GDR rejeté Cet amendement proposait de ramener de deux cent dix à quatre-vingt-dix jours la durée maximale de rétention administrative, son autrice jugeant qu’une rétention trop longue aggrave les atteintes aux droits sans faciliter les éloignements.
  • Article 8art. rejeté Étend cette possibilité à l'étranger sous décision d'éloignement définitivement condamné pour des atteintes aux personnes punies d'au moins 3 ans et représentant une menace grave. 4610 com. / 36 séance

    Étend cette possibilité à l'étranger sous décision d'éloignement définitivement condamné pour des atteintes aux personnes punies d'au moins 3 ans et représentant une menace grave.

    46 amendements déposés sur cet article : 10 en commission, dont 1 adopté, puis 36 en séance, dont 4 adoptés.

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    Vote sur l'article : rejeté(45 pour, 91 contre, 1 abstention).

    Amendements mis aux voix sur cet article (25)

    • n° 63 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté M. Kerbrat (LFI) demandait la suppression de l’article 8, qui élargissait le champ des personnes pouvant être retenues jusqu’à deux cent dix jours, un dispositif présenté comme une réponse à une censure du Conseil constitutionnel.
    • n° 265 M. Léaument LFI-NFP rejeté En matière de rédaction, ce sous-amendement de M. Léaument voulait remplacer « à la condition » par « et sous réserve » à l’article 8, sans modifier, selon lui, le sens de la disposition.
    • n° 267 M. Léaument LFI-NFP rejeté Le verbe « établisse » deviendrait « démontre » à l’article 8 selon ce sous-amendement de M. Léaument, qui présentait ce choix de mot comme une simple précision rédactionnelle.
    • n° 272 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Le « via » aurait, avec ce sous-amendement, remplacé le « par des » de l’article 8, un changement de préposition que son auteur présentait comme purement rédactionnel.
    • n° 271 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté La condition tenant à ce que l’éloignement puisse être réalisé rapidement aurait été reformulée par ce sous-amendement en « possibilité effective d’exécuter l’éloignement à court terme », retouche que son auteur présentait comme rédactionnelle.
    • n° 268 M. Léaument LFI-NFP rejeté La formule « peut être effectivement réalisé à bref délai » aurait cédé la place à « est réalisable dans un délai bref », ce sous-amendement de M. Léaument y voyant une amélioration purement rédactionnelle.
    • n° 269 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Ce sous-amendement proposait, à l’article 8, de préférer « des échanges en cours » à « de l’état des échanges », reformulation que son auteur jugeait purement rédactionnelle.
    • n° 172 Mme Balage El Mariky ECOS rejeté Prolonger la rétention n’aurait été possible, selon cet amendement écologiste, qu’à condition que l’administration démontre par des éléments précis et vérifiables que l’éloignement peut réellement intervenir à bref délai.
    • n° 64 M. Léaument LFI-NFP rejeté La durée maximale de rétention fixée à cent quatre-vingts jours aurait été ramenée à quatre-vingt-dix par cet amendement d’appel de M. Léaument, opposé à l’allongement de l’enfermement des personnes étrangères.
    • n° 199 M. Léaument LFI-NFP rejeté Porté par M. Léaument (LFI), ce sous-amendement visait à ce que le rapport demandé mentionne également les effets des mesures sur les conditions générales de rétention dans les centres administratifs.
    • n° 273 M. Kerbrat LFI-NFP adopté Sur le rapport prévu à l’article 8, ce sous-amendement précise qu’il devra aussi rendre compte des incidences des mesures sur les conditions générales de rétention dans les centres.
    • n° 275 M. Kerbrat LFI-NFP adopté Sur le rapport prévu à l’article 8, ce sous-amendement précise qu’il devra aussi analyser les incidences des mesures de rétention sur les garanties fondamentales des personnes retenues.
    • n° 173 Mme Balage El Mariky ECOS adopté Sur la rétention des étrangers, cet amendement subordonne l’application de l’article L. 742-6 à la remise au Parlement d’un rapport évaluant son efficacité, son impact sanitaire et ses effets sur les tensions en centre de rétention.
    • n° 1 M. Rodwell EPR adopté Sur la rétention des étrangers, cet amendement reprend la version de la commission, qui étend à titre exceptionnel la prolongation de la rétention à l’étranger condamné pour atteinte aux personnes et jugé dangereux pour l’ordre public.
    • n° 65 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté La suppression de l’article 8 bis était ici demandée par le groupe LFI, qui contestait la possibilité d’un nouveau placement en rétention pouvant atteindre 360, voire 540 jours pour les personnes visées par des faits de terrorisme.
    • n° 175 Mme Balage El Mariky ECOS rejeté Cet amendement du groupe écologiste proposait d’abroger l’article du code des étrangers permettant un nouveau placement en rétention sur le fondement d’une même mesure d’éloignement, pour empêcher, selon son autrice, des renouvellements prolongeant l’enfermement.
    • n° 278 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Le mot « subordonnée » aurait été remplacé par « conditionnée » à l’article 8 bis, ce sous-amendement cherchant, selon son auteur, une formulation plus précise sans en changer la portée.
    • n° 279 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Toujours à l’article 8 bis, ce sous-amendement voulait substituer le mot « transmission » au mot « remise », un ajustement de vocabulaire présenté par son auteur comme une simple précision.
    • n° 280 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Le membre de phrase « sur les tensions » aurait, avec ce sous-amendement, laissé place à « leur influence sur le climat » à l’article 8 bis, retouche que son auteur qualifiait de rédactionnelle.
    • n° 202 M. Léaument LFI-NFP rejeté Ce sous-amendement voulait élargir le rapport prévu sur les centres de rétention pour qu’il traite aussi des conditions générales de rétention, ses auteurs du groupe LFI invoquant la hausse continue du taux d’occupation.
    • n° 176 Mme Balage El Mariky ECOS rejeté L’application des règles sur les placements successifs en rétention aurait été suspendue, avec cet amendement, à la remise au Parlement d’un rapport évaluant leur efficacité et leurs effets sur la santé des personnes retenues.
    • n° 66 M. Léaument LFI-NFP adopté Sur la rétention des étrangers, cet amendement supprime les deux alinéas de l’article 8 bis qui permettaient à l’administration de prononcer un nouveau placement en rétention sur les mêmes motifs que le précédent.
    • n° 69 M. Kerbrat LFI-NFP adopté Sur la durée de la rétention des étrangers, cet amendement fixe à trente jours le maintien maximal, limite à deux les placements pris sur un même fondement et plafonne à soixante jours leur durée cumulée.
    • n° 102 Mme Faucillon GDR adopté Sur la rétention des étrangers, cet amendement inscrit dans l’article 8 bis que tout nouveau placement en rétention doit être autorisé au préalable par le juge judiciaire.
    • n° 157 rejeté Sur la rétention administrative des étrangers, cet amendement du Gouvernement voulait fixer à 540 jours la durée maximale de rétention prévue, pour la seule application de cet article, par le droit de l’Union européenne.
  • Article 8 bisart. rejeté 450 com. / 45 séance

    Texte de l'article

    (nouveau) (Supprimé)

    45 amendements déposés sur cet article : 45 en séance, dont 5 adoptés.

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    Vote sur l'article : rejeté(45 pour, 91 contre, 1 abstention).

    Amendements mis aux voix sur cet article (25)

    • n° 63 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté M. Kerbrat (LFI) demandait la suppression de l’article 8, qui élargissait le champ des personnes pouvant être retenues jusqu’à deux cent dix jours, un dispositif présenté comme une réponse à une censure du Conseil constitutionnel.
    • n° 265 M. Léaument LFI-NFP rejeté En matière de rédaction, ce sous-amendement de M. Léaument voulait remplacer « à la condition » par « et sous réserve » à l’article 8, sans modifier, selon lui, le sens de la disposition.
    • n° 267 M. Léaument LFI-NFP rejeté Le verbe « établisse » deviendrait « démontre » à l’article 8 selon ce sous-amendement de M. Léaument, qui présentait ce choix de mot comme une simple précision rédactionnelle.
    • n° 272 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Le « via » aurait, avec ce sous-amendement, remplacé le « par des » de l’article 8, un changement de préposition que son auteur présentait comme purement rédactionnel.
    • n° 271 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté La condition tenant à ce que l’éloignement puisse être réalisé rapidement aurait été reformulée par ce sous-amendement en « possibilité effective d’exécuter l’éloignement à court terme », retouche que son auteur présentait comme rédactionnelle.
    • n° 268 M. Léaument LFI-NFP rejeté La formule « peut être effectivement réalisé à bref délai » aurait cédé la place à « est réalisable dans un délai bref », ce sous-amendement de M. Léaument y voyant une amélioration purement rédactionnelle.
    • n° 269 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Ce sous-amendement proposait, à l’article 8, de préférer « des échanges en cours » à « de l’état des échanges », reformulation que son auteur jugeait purement rédactionnelle.
    • n° 172 Mme Balage El Mariky ECOS rejeté Prolonger la rétention n’aurait été possible, selon cet amendement écologiste, qu’à condition que l’administration démontre par des éléments précis et vérifiables que l’éloignement peut réellement intervenir à bref délai.
    • n° 64 M. Léaument LFI-NFP rejeté La durée maximale de rétention fixée à cent quatre-vingts jours aurait été ramenée à quatre-vingt-dix par cet amendement d’appel de M. Léaument, opposé à l’allongement de l’enfermement des personnes étrangères.
    • n° 199 M. Léaument LFI-NFP rejeté Porté par M. Léaument (LFI), ce sous-amendement visait à ce que le rapport demandé mentionne également les effets des mesures sur les conditions générales de rétention dans les centres administratifs.
    • n° 273 M. Kerbrat LFI-NFP adopté Sur le rapport prévu à l’article 8, ce sous-amendement précise qu’il devra aussi rendre compte des incidences des mesures sur les conditions générales de rétention dans les centres.
    • n° 275 M. Kerbrat LFI-NFP adopté Sur le rapport prévu à l’article 8, ce sous-amendement précise qu’il devra aussi analyser les incidences des mesures de rétention sur les garanties fondamentales des personnes retenues.
    • n° 173 Mme Balage El Mariky ECOS adopté Sur la rétention des étrangers, cet amendement subordonne l’application de l’article L. 742-6 à la remise au Parlement d’un rapport évaluant son efficacité, son impact sanitaire et ses effets sur les tensions en centre de rétention.
    • n° 1 M. Rodwell EPR adopté Sur la rétention des étrangers, cet amendement reprend la version de la commission, qui étend à titre exceptionnel la prolongation de la rétention à l’étranger condamné pour atteinte aux personnes et jugé dangereux pour l’ordre public.
    • n° 65 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté La suppression de l’article 8 bis était ici demandée par le groupe LFI, qui contestait la possibilité d’un nouveau placement en rétention pouvant atteindre 360, voire 540 jours pour les personnes visées par des faits de terrorisme.
    • n° 175 Mme Balage El Mariky ECOS rejeté Cet amendement du groupe écologiste proposait d’abroger l’article du code des étrangers permettant un nouveau placement en rétention sur le fondement d’une même mesure d’éloignement, pour empêcher, selon son autrice, des renouvellements prolongeant l’enfermement.
    • n° 278 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Le mot « subordonnée » aurait été remplacé par « conditionnée » à l’article 8 bis, ce sous-amendement cherchant, selon son auteur, une formulation plus précise sans en changer la portée.
    • n° 279 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Toujours à l’article 8 bis, ce sous-amendement voulait substituer le mot « transmission » au mot « remise », un ajustement de vocabulaire présenté par son auteur comme une simple précision.
    • n° 280 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Le membre de phrase « sur les tensions » aurait, avec ce sous-amendement, laissé place à « leur influence sur le climat » à l’article 8 bis, retouche que son auteur qualifiait de rédactionnelle.
    • n° 202 M. Léaument LFI-NFP rejeté Ce sous-amendement voulait élargir le rapport prévu sur les centres de rétention pour qu’il traite aussi des conditions générales de rétention, ses auteurs du groupe LFI invoquant la hausse continue du taux d’occupation.
    • n° 176 Mme Balage El Mariky ECOS rejeté L’application des règles sur les placements successifs en rétention aurait été suspendue, avec cet amendement, à la remise au Parlement d’un rapport évaluant leur efficacité et leurs effets sur la santé des personnes retenues.
    • n° 66 M. Léaument LFI-NFP adopté Sur la rétention des étrangers, cet amendement supprime les deux alinéas de l’article 8 bis qui permettaient à l’administration de prononcer un nouveau placement en rétention sur les mêmes motifs que le précédent.
    • n° 69 M. Kerbrat LFI-NFP adopté Sur la durée de la rétention des étrangers, cet amendement fixe à trente jours le maintien maximal, limite à deux les placements pris sur un même fondement et plafonne à soixante jours leur durée cumulée.
    • n° 102 Mme Faucillon GDR adopté Sur la rétention des étrangers, cet amendement inscrit dans l’article 8 bis que tout nouveau placement en rétention doit être autorisé au préalable par le juge judiciaire.
    • n° 157 rejeté Sur la rétention administrative des étrangers, cet amendement du Gouvernement voulait fixer à 540 jours la durée maximale de rétention prévue, pour la seule application de cet article, par le droit de l’Union européenne.
  • Article 8 terart. rejeté Impose au Gouvernement un rapport au Parlement sous 6 mois sur l'organisation des lieux de rétention administrative et le respect des droits fondamentaux. 25amendements

    Impose au Gouvernement un rapport au Parlement sous 6 mois sur l'organisation des lieux de rétention administrative et le respect des droits fondamentaux.

    lire le texte officiel ↗

    Vote sur l'article : rejeté(45 pour, 91 contre, 1 abstention).

    Amendements mis aux voix sur cet article (25)

    • n° 63 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté M. Kerbrat (LFI) demandait la suppression de l’article 8, qui élargissait le champ des personnes pouvant être retenues jusqu’à deux cent dix jours, un dispositif présenté comme une réponse à une censure du Conseil constitutionnel.
    • n° 265 M. Léaument LFI-NFP rejeté En matière de rédaction, ce sous-amendement de M. Léaument voulait remplacer « à la condition » par « et sous réserve » à l’article 8, sans modifier, selon lui, le sens de la disposition.
    • n° 267 M. Léaument LFI-NFP rejeté Le verbe « établisse » deviendrait « démontre » à l’article 8 selon ce sous-amendement de M. Léaument, qui présentait ce choix de mot comme une simple précision rédactionnelle.
    • n° 272 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Le « via » aurait, avec ce sous-amendement, remplacé le « par des » de l’article 8, un changement de préposition que son auteur présentait comme purement rédactionnel.
    • n° 271 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté La condition tenant à ce que l’éloignement puisse être réalisé rapidement aurait été reformulée par ce sous-amendement en « possibilité effective d’exécuter l’éloignement à court terme », retouche que son auteur présentait comme rédactionnelle.
    • n° 268 M. Léaument LFI-NFP rejeté La formule « peut être effectivement réalisé à bref délai » aurait cédé la place à « est réalisable dans un délai bref », ce sous-amendement de M. Léaument y voyant une amélioration purement rédactionnelle.
    • n° 269 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Ce sous-amendement proposait, à l’article 8, de préférer « des échanges en cours » à « de l’état des échanges », reformulation que son auteur jugeait purement rédactionnelle.
    • n° 172 Mme Balage El Mariky ECOS rejeté Prolonger la rétention n’aurait été possible, selon cet amendement écologiste, qu’à condition que l’administration démontre par des éléments précis et vérifiables que l’éloignement peut réellement intervenir à bref délai.
    • n° 64 M. Léaument LFI-NFP rejeté La durée maximale de rétention fixée à cent quatre-vingts jours aurait été ramenée à quatre-vingt-dix par cet amendement d’appel de M. Léaument, opposé à l’allongement de l’enfermement des personnes étrangères.
    • n° 199 M. Léaument LFI-NFP rejeté Porté par M. Léaument (LFI), ce sous-amendement visait à ce que le rapport demandé mentionne également les effets des mesures sur les conditions générales de rétention dans les centres administratifs.
    • n° 273 M. Kerbrat LFI-NFP adopté Sur le rapport prévu à l’article 8, ce sous-amendement précise qu’il devra aussi rendre compte des incidences des mesures sur les conditions générales de rétention dans les centres.
    • n° 275 M. Kerbrat LFI-NFP adopté Sur le rapport prévu à l’article 8, ce sous-amendement précise qu’il devra aussi analyser les incidences des mesures de rétention sur les garanties fondamentales des personnes retenues.
    • n° 173 Mme Balage El Mariky ECOS adopté Sur la rétention des étrangers, cet amendement subordonne l’application de l’article L. 742-6 à la remise au Parlement d’un rapport évaluant son efficacité, son impact sanitaire et ses effets sur les tensions en centre de rétention.
    • n° 1 M. Rodwell EPR adopté Sur la rétention des étrangers, cet amendement reprend la version de la commission, qui étend à titre exceptionnel la prolongation de la rétention à l’étranger condamné pour atteinte aux personnes et jugé dangereux pour l’ordre public.
    • n° 65 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté La suppression de l’article 8 bis était ici demandée par le groupe LFI, qui contestait la possibilité d’un nouveau placement en rétention pouvant atteindre 360, voire 540 jours pour les personnes visées par des faits de terrorisme.
    • n° 175 Mme Balage El Mariky ECOS rejeté Cet amendement du groupe écologiste proposait d’abroger l’article du code des étrangers permettant un nouveau placement en rétention sur le fondement d’une même mesure d’éloignement, pour empêcher, selon son autrice, des renouvellements prolongeant l’enfermement.
    • n° 278 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Le mot « subordonnée » aurait été remplacé par « conditionnée » à l’article 8 bis, ce sous-amendement cherchant, selon son auteur, une formulation plus précise sans en changer la portée.
    • n° 279 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Toujours à l’article 8 bis, ce sous-amendement voulait substituer le mot « transmission » au mot « remise », un ajustement de vocabulaire présenté par son auteur comme une simple précision.
    • n° 280 M. Kerbrat LFI-NFP rejeté Le membre de phrase « sur les tensions » aurait, avec ce sous-amendement, laissé place à « leur influence sur le climat » à l’article 8 bis, retouche que son auteur qualifiait de rédactionnelle.
    • n° 202 M. Léaument LFI-NFP rejeté Ce sous-amendement voulait élargir le rapport prévu sur les centres de rétention pour qu’il traite aussi des conditions générales de rétention, ses auteurs du groupe LFI invoquant la hausse continue du taux d’occupation.
    • n° 176 Mme Balage El Mariky ECOS rejeté L’application des règles sur les placements successifs en rétention aurait été suspendue, avec cet amendement, à la remise au Parlement d’un rapport évaluant leur efficacité et leurs effets sur la santé des personnes retenues.
    • n° 66 M. Léaument LFI-NFP adopté Sur la rétention des étrangers, cet amendement supprime les deux alinéas de l’article 8 bis qui permettaient à l’administration de prononcer un nouveau placement en rétention sur les mêmes motifs que le précédent.
    • n° 69 M. Kerbrat LFI-NFP adopté Sur la durée de la rétention des étrangers, cet amendement fixe à trente jours le maintien maximal, limite à deux les placements pris sur un même fondement et plafonne à soixante jours leur durée cumulée.
    • n° 102 Mme Faucillon GDR adopté Sur la rétention des étrangers, cet amendement inscrit dans l’article 8 bis que tout nouveau placement en rétention doit être autorisé au préalable par le juge judiciaire.
    • n° 157 rejeté Sur la rétention administrative des étrangers, cet amendement du Gouvernement voulait fixer à 540 jours la durée maximale de rétention prévue, pour la seule application de cet article, par le droit de l’Union européenne.
  • Article 9supprimé 20 com. / 2 séance

    Texte de l'article

    (Supprimé)

    2 amendements déposés sur cet article : 2 en séance, dont 2 adoptés.

    lire le texte officiel ↗

    Amendements mis aux voix sur cet article (1)

    • n° 300 adopté L’article 9, qui constituait le « gage » financier de la proposition de loi (le dispositif censé compenser son coût pour les finances publiques), est supprimé à l’initiative du Gouvernement.
Hors article Sous-amendements et votes non rattachés à un article 2votes

Articles du texte adopté et votes internes : données officielles de l'Assemblée nationale. Les résumés d'articles et de chaque amendement sont rédigés à partir du texte, puis vérifiés.

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