Lecture intermédiaire Ce dossier est devenu la loi, promulguée le 31 mai 2024, mais ce texte n'en est qu'une étape : la loi peut en différer. Voir la dernière lecture de l'Assemblée
Voir le vote sur ce texte 23 mai 2024 · adopté · 80 pour, 0 contreTexte promulgué le 31 mai 2024. Loi en vigueur.
Proposition de loi ordinaireCe que change ce texte
L'enjeu en clair
Ce résumé décrit cette étape du texte. La loi promulguée peut en différer.
Le 23 mai 2024, l’Assemblée adopte les conclusions de la commission mixte paritaire sur la proposition de loi visant à assurer une justice patrimoniale au sein de la famille, par 80 voix, aucune contre et aucune abstention. Tous les groupes qui expriment une voix votent pour.
Le texte complète le code civil par une série d’articles 1399-1 à 1399-6 : l’époux condamné, comme auteur ou complice, pour certaines atteintes commises contre son conjoint, perd le bénéfice des avantages que le régime matrimonial lui aurait procurés. La logique est celle qui existe déjà en matière successorale, l’indignité : une condamnation prive son auteur de ce qu’il aurait reçu de sa victime.
LE TEXTE EST VOTÉ SANS UNE VOIX CONTRE, ce qui est rare pour un texte qui touche au régime matrimonial et à la peine.
Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.
Le vote : Adopté le 23 mai 2024 : 80 voix pour, aucune contre. Dix groupes ont voté pour.
Où en est ce texte ?
Le parcours du texte
Comprendre les votes
2 votesVotes de l'Assemblée sur ce texte (2)
Comment les groupes ont voté sur le scrutin décisif (l’ensemble de la proposition de loi visant à assurer une justice patrimoniale au sein de la famille (texte de la commission mixte paritaire).). Cliquez une barre pour le détail nominatif.
- 18 janvier 2024 l'ensemble de la proposition de loi visant à assurer une justice patrimoniale au sein de la famille (première lecture). 78 pour · 0 contre Adopté
- 23 mai 2024 l’ensemble de la proposition de loi visant à assurer une justice patrimoniale au sein de la famille (texte de la commission mixte paritaire). 80 pour · 0 contre Adopté
Les avis, pour et contre
Les avis, pour et contre
Les positions exprimées sur le texte, avec les points de vigilance soulevés. Chaque position est attribuée et sourcée ; le site ne tranche pas.
Pour le texte, 2
Rapporteure sur le texte de la commission mixte paritaire, décrit la faille que comble l’article 1er : « aujourd’hui, lorsqu’un époux tue son époux, il demeure bénéficiaire des avantages issus de sa convention matrimoniale ». Le texte crée une déchéance de ces avantages en cas de condamnation pour meurtre ou violences sur conjoint.
Ont tous voté pour. Le scrutin ne comporte ni voix contre ni abstention.
lire le passage ↗Comprendre le vote
Justice patrimoniale dans la famille : le texte visait à établir des règles plus équitables pour la répartition des biens entre les membres d’une famille, notamment en cas de divorce ou de succession. Le scrutin a adopté le projet de loi avec l’appui de plusieurs groupes politiques. RE, RN, LR, DEM, HOR se sont prononcés en faveur du texte. Aucun groupe n’a voté contre. Le vote a été unanime parmi les élus présents.
Le texte en détails
Dispositions du texte
Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)
MESDAMES, MESSIEURS, Les époux, quel que soit leur régime matrimonial, et les partenaires de pacte civil de solidarité (PACS) forment un foyer fiscal et sont soumis au principe de solidarité fiscale. Ce devoir, découlant de ces deux types d’union que sont le mariage et le PACS, les oblige au paiement solidaire des dettes fiscales communes. Dans le cadre du mariage, si les époux choisissent le régime de la communauté universelle, c’est même l’ensemble des biens possédés par les époux qui sont mis en commun, quelle que soit leur date d’acquisition, leur origine ou leur mode de financement. Or en cas de dissolution du PACS, de divorce, voire de décès de l’un des conjoints, cette solidarité se transforme souvent en injustice et tend à léser l’un des ex-conjoints, et ses héritiers. C’est pourquoi, il appartient au législateur de garantir l’existence d’une forme de justice fiscale en cas de séparation, de divorce ou de décès, et ainsi préserver les intérêts des ex conjoints, et prévenir les conséquences induites par des atteintes à l’intégrité physique et, ou patrimoniale de chacun. L’injustice et l’inégalité sont d’autant plus grandes que ce sont souvent les femmes qui sont lésées. En effet, en cas de séparation, une dette fiscale peut peser injustement sur l’un des ex conjoints et il s’agit à plus de 80 % de femmes, alors même que la séparation entraîne déjà pour une grande majorité d’entre elles, une perte sensible de revenus. Leur situation financière peut être encore plus dégr…
Articles (3 extrait·s du texte)
- Article 1er L’article 1527 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé : « Les mêmes causes qui, suivant les deux premières dispositions de l’article 955 du code civil, autorisent la demande en révocation de la donation entre vifs, sont admises pour la demande en révocation d’un avantage matrimonial ; le cas échéant, cette révocation opère autant que de raison dans les conditions des articles 956 et suivants dudit code. »…
- Article 2 Après la deuxième phrase du premier alinéa du 2 du II de l’article 1691 bis du code général des impôts, sont insérées trois phrases ainsi rédigées : « La situation patrimoniale nette du demandeur est appréciée, à la date de la demande, en tenant compte de l’ensemble du patrimoine immobilier et mobilier du demandeur détenu en France ou à l’étranger à l’exclusion du patrimoine détenu par les personnes vivant habituellement avec lui. Les biens à exclure de la situation patrimoniale du demandeur s’entendent de la résidence principale dont le demandeur est propriétaire ou titulaire d’un droit réel immobilier et des biens immobiliers et droits réels immobiliers détenus par le demandeur antérieurement à la date du mariage ou du pacte civil de solidarité. En outre, le patrimoine du demandeur reçu par donation ou succession n’est pas pris en compte pour apprécier sa situation patrimoniale. »…
- Article 3 La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.
Le travail en commission
Rapporteur·e de ce texte, désigné·e par la commission pour l'examiner et le présenter :
Commissions : Commission mixte paritaire · Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République
En amont de la séance publique, ce texte a fait l'objet de 17 amendements examinés en commission (Lois), dont 6 adoptés. C'est l'étape, souvent décisive, où le texte est retravaillé avant les votes en séance.
Les amendements déposés
43 amendements ont été déposés sur ce texte (17 en commission, 26 en séance publique). C'est là que le texte se façonne, avant les votes solennels.
- 21 Adoptés
- 1 Rejetés
- 2 Devenus sans objet
- 3 Non défendus
- 10 Retirés
- 2 Irrecevables (article 40)
- 4 Irrecevables (autres motifs)
Seuls les amendements adoptés et rejetés ont été mis aux voix. Les autres ont été retirés, déclarés irrecevables, rendus sans objet par une adoption antérieure, non défendus, ou pas encore examinés.
Examinés par : Séance publique · Commission des lois
Avant l'article premier 1 amendement
- n° CL1 M. Antoine Léaument LFI-NUPES Déclaré irrecevable
Article premier 13 amendements 12 adoptés
- n° 1 Le Gouvernement Adopté
- n° CL2 M. Antoine Léaument LFI-NUPES Devenu sans objet
- n° 4 (2ème Rect) Mme Perrine Goulet DEM Adopté
- n° 5 (Rect) Mme Perrine Goulet DEM Adopté
- n° 6 Mme Perrine Goulet DEM Adopté
- n° CL8 Mme Perrine Goulet DEM Adopté
- n° 12 (Rect) M. Jérémie Iordanoff ECOLO Adopté
- n° 13 Mme Perrine Goulet DEM Adopté
- n° CL15 M. Hubert Ott DEM Adopté
- n° 16 (Rect) M. Hubert Ott DEM Adopté
- n° 17 (2ème Rect) M. Hubert Ott DEM Adopté
- n° 18 M. Hubert Ott DEM Adopté
- n° 20 (2ème Rect) Mme Caroline Yadan RE Adopté
Après l'article premier 5 amendements 4 adoptés
Article 2 12 amendements 4 adoptés
- n° 2 Mme Alexandra Martin (Alpes-Maritimes) LR Non défendu
- n° CL3 M. Antoine Léaument LFI-NUPES Devenu sans objet
- n° CL4 M. Guillaume Gouffier Valente RE Retiré
- n° CL5 M. Guillaume Gouffier Valente RE Retiré
- n° CL6 M. Guillaume Gouffier Valente RE Retiré
- n° CL7 M. Guillaume Gouffier Valente RE Retiré
- n° 8 Mme Perrine Goulet DEM Adopté
- n° CL9 Mme Perrine Goulet DEM Adopté
- n° CL14 M. Bryan Masson RN Déclaré irrecevable (article 40)
- n° CL16 M. Hubert Ott DEM Adopté
- n° 23 M. Bryan Masson RN Rejeté
- n° 25 Le Gouvernement Adopté
Après l'article 2 11 amendements
- n° 1 Mme Stella Dupont RE Non défendu
- n° 3 Mme Eva Sas ECOLO Retiré
- n° 10 M. Antoine Léaument LFI-NUPES Retiré
- n° CL11 Mme Valérie Bazin-Malgras LR Déclaré irrecevable
- n° 11 M. Dominique Potier SOC-A Non défendu
- n° CL12 M. Bryan Masson RN Déclaré irrecevable
- n° CL13 M. Bryan Masson RN Déclaré irrecevable
- n° 14 M. Guillaume Gouffier Valente RE Retiré
- n° 15 M. Guillaume Gouffier Valente RE Retiré
- n° 21 M. Romain Daubié DEM Retiré
- n° 22 M. Romain Daubié DEM Retiré
Article 3 1 amendement 1 adopté
- n° 24 Le Gouvernement Adopté
Source : open data de l'Assemblée nationale (jeu « Amendements »). Chaque amendement a sa fiche, qui dit s'il a été mis aux voix et par quel organe.
Pour aller plus loin
Cosignataires (50)
Voir aussi
Fiche officielle sur assemblee-nationale.fr ↗ (texte intégral, amendements, comptes-rendus de commission)
Loi au Journal officiel (Légifrance) ↗ (texte promulgué le 31 mai 2024 ; c'est là que paraissent, au fil du temps, ses décrets d'application)
Décisions de justice citant cette loi ↗ (recherche Judilibre · Cour de cassation · loi n° 2024-494 ; une loi récente ou non contentieuse peut n'en avoir aucune)