Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 12 octobre 2021. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.
Voir le vote sur ce texte 25 novembre 2021 · adopté · 69 pour, 0 contre, 1 abstentionAdopté par l'Assemblée le 25 novembre 2021, ce texte n'a pas achevé son parcours (navette au Sénat) avant la fin de la 15e législature (21 juin 2022) : il est devenu caduc sans devenir loi.
Proposition de loi ordinaireCe que change ce texte
L'enjeu en clair
Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.
Le texte vise à moderniser la lutte contre la contrefaçon. Il s'agit d'une proposition de loi qui traite des mesures à prendre pour renforcer les actions contre la contrefaçon.
Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.
Le vote : Adopté le 25 novembre 2021 : 69 voix pour, aucune contre, 1 abstention. Sept groupes ont voté pour et un s’est abstenu.
Où en est ce texte ?
Comprendre les votes
1 voteVotes de l'Assemblée sur ce texte (1)
Comment les groupes ont voté sur le scrutin décisif (l'ensemble de la proposition de loi visant à moderniser la lutte contre la contrefaçon (première lecture).). Cliquez une barre pour le détail nominatif.
Comprendre le vote
L'Assemblée nationale a adopté une proposition de loi visant à moderniser la lutte contre la contrefaçon lors d’un scrutin public ordinaire le 25 novembre 2021. Le texte a reçu l’appui de plusieurs groupes parlementaires, notamment LAREM, DEM et AGIR-E. Aucun groupe n’a voté contre, et un seul s’est abstenu. Le vote reflète un large consensus sur la nécessité de renforcer les mesures contre la contrefaçon. Le sujet principal concerne la mise à jour des outils juridiques et des sanctions pour lutter efficacement contre les actes de contrefaçon.
Le texte en détails
Dispositions du texte
Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)
MESDAMES, MESSIEURS, Qualifiée de « crime du XXIe siècle » par l’Organisation mondiale des douanes, la contrefaçon a connu un considérable essor ces dernières années. Alors que la France a été protégée au siècle précédent grâce à la présence d’acteurs expérimentés, engagés et bien organisés, elle n’a pas su s’adapter au nouveau contexte dû à l’ouverture des frontières et au commerce en ligne (le e-commerce). Pourtant, le constat est clair et, surtout, posé de longue date. Dès 2014, la Cour des comptes avait procédé à un contrôle de la politique publique de lutte contre la contrefaçon, produisant un rapport suivi de peu d’effets. En 2018, le Comité d’évaluation et de contrôle (CEC) de l’Assemblée nationale, saisi à l’initiative du député Christophe Blanchet, a demandé à la Cour des comptes d’actualiser ses travaux, sur la base duquel il a produit un rapport d’information. Le volume de la contrefaçon est difficile à évaluer, s’agissant d’une activité clandestine par nature. La Cour des comptes estime raisonnable, pour 2019, de parler de 10 Mds € de pertes fiscales pour l’État et de plus de 40 000 emplois détruits chaque année ; chiffres approuvés par les rapporteurs du CEC. Ces travaux ont tous souligné l’inadaptation de notre législation et le besoin d’initiatives parlementaires en matière de lutte contre la contrefaçon. La présente proposition de loi traduit donc en termes législatifs nombre de préconisations et d’avancées particulièrement attendues. L’état de la lutte contre…
Articles (7 extrait·s du texte)
- Article 1er Un délégué interministériel à la lutte contre la contrefaçon et à la promotion des droits de propriété intellectuelle es t chargé de l’animation et de la coordination des activités de lutte contre la contrefaçon et de promotion de la propriété intellectuelle. Il a notamment pour missions : 1° De superviser les actions d’information à destination du public ; 2° De mettre en œuvre, sous l’autorité du ministre chargé de l’économie, le plan d’action national de lutte contre la contrefaçon. Les modalités d’application du présent article sont précisées par décret.…
- Article 2 L’article L. 716-10 du code de la propriété intellectuelle est ainsi modifié : 1° Le premier alinéa est ainsi modifié : a) Au début, est ajoutée la mention : « I. – » ; b) Après le mot : « puni », sont insérés les mots : « d’une amende civile ou » ; 2° Sont ajoutés des II et III ainsi rédigés : « II. – L’amende civile prévue au I est proportionnée à la gravité de la faute commise, aux facultés contributives de l’aute ur de l’infraction et aux profits qu’il en a retirés. L’action publique peut être éteinte dans les conditions prévues aux articles 495-17 à 495-25 du code de procédure pénale, y compris en cas de récidive, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 200 euros. Le montant d e l’amende forfaitaire minorée est de 150 euros et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 450 euros. » « III. – Les peines réprimant les infractions prévu es aux a à d du I peuvent être assorties de la peine complémentaire de confiscation des avoirs tirés de ces infractions. »…
- Article 3 L’article L. 716-4-7 du code de la propriété intellectuelle est complété par trois alinéas ainsi rédigés : « La preuve de la matérialité de toute infraction aux dispositions du titre Ier du livre VII de la deuxième partie du présent code peut résulter de constats d’agents assermentés et habilités par l’autorité administrative chargée de la concurrence et de la consommation. « Les agents assermentés mentionnés au cinquième alinéa sont autorisés, dans le cadre de leurs attributions, à constater l’infraction et à intervenir, pour le compte des titulaires de droits, auprès de l’autorité administrative ou des autorités judiciaires compétentes. « Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article. »…
- Article 4 Le chapitre III du titre Ier du livre VII de la deuxième partie du code de la propriété intellectuelle est complété par deux articles ainsi rédigés : « Art. L. 713-7. – Le détenteur du droit conféré par la marque peu t demander de l’autorité judiciaire la suspension ou la suppression groupées de plusieurs noms de domaine ou comptes de réseaux sociaux contrefaisant la marque ou permettant la publication d’offres de vente de produits contrefaisant. « En cas d’impossibilité à connaître les propriétaires réels des noms de domaine ou comptes de réseaux sociaux, l’action peu t être engagée contre un ou plusieurs prestataires de service intermédiaires identifiables. « Art. L. 713-8. – Les plateformes de marchés en ligne, les réseau x sociaux et, le cas échéant, les prestataires de service intermédiaire notifient à leurs utilisateurs les comptes et pages suspendue s ou supprimées en application de l’article L. 713-7. « Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article. »…
- Article 5 À titre expérimental et pour une durée de cinq ans, les agents de police municipale peuvent constater par procès-verbal la contravention prévue à l’article R. 644-3 du code pénal. Au plus tard douze mois avant le terme de l’expérim entation, le Gouvernement dépose sur le bureau de l’une ou l’autre assemblée un rapport dressant le bilan de cette expérimentation et se prononçant sur l’opportunité et les moyens de la pérenniser.…
- Article 6 À titre expérimental et pour une durée de cinq ans à compter de la promulgation de la présente loi, une chambre juridictionnelle dédiée aux litiges relatifs au commerce en ligne est mise en place au sein de trois tribunaux judiciaires. Au plus tard douze mois avant le terme de l’expérim entation, le Gouvernement dépose sur le bureau de l’une ou l’autre assemblée un rapport dressant le bilan de cette expérimentation.…
- Article 7 La charge pour l’État est compensée, à due concurrence, par la majoration des droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.
Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.
Le travail en commission
Rapporteur·es de ce texte, désigné·es par la commission pour l'examiner et le présenter :
Commission : Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République
En amont de la séance publique, ce texte a fait l'objet de 11 amendements examinés en commission (Lois), dont 7 adoptés. C'est l'étape, souvent décisive, où le texte est retravaillé avant les votes en séance.
Les amendements déposés
22 amendements ont été déposés sur ce texte (11 en commission, 11 en séance publique). C'est là que le texte se façonne, avant les votes solennels.
- 12 Adoptés
- 6 Devenus sans objet
- 3 Retirés
- 1 Irrecevables (article 40)
Seuls les amendements adoptés et rejetés ont été mis aux voix. Les autres ont été retirés, déclarés irrecevables, rendus sans objet par une adoption antérieure, non défendus, ou pas encore examinés.
Examinés par : Séance publique · Commission des lois
Article premier 3 amendements 1 adopté
Article 2 1 amendement 1 adopté
- n° CL6 M. Pierre-Yves Bournazel AGIR-E Adopté
Article 2 bis 1 amendement
- n° 6 M. Pierre-Yves Bournazel AGIR-E Retiré
Après l'article 2 1 amendement 1 adopté
- n° CL7 M. Pierre-Yves Bournazel AGIR-E Adopté
Article 3 3 amendements 2 adoptés
Article 4 6 amendements 1 adopté
Après l'article 4 2 amendements 2 adoptés
Article 5 2 amendements 1 adopté
Après l'article 5 1 amendement 1 adopté
- n° CL11 M. Pierre-Yves Bournazel AGIR-E Adopté
Article 6 1 amendement 1 adopté
- n° CL12 M. Pierre-Yves Bournazel AGIR-E Adopté
Article 7 1 amendement 1 adopté
- n° 10 (Rect) Le Gouvernement Adopté
Source : open data de l'Assemblée nationale (jeu « Amendements »). Chaque amendement a sa fiche, qui dit s'il a été mis aux voix et par quel organe.
Pour aller plus loin
À l'initiative du texte
Cosignataires (71)
Voir aussi
Fiche officielle sur assemblee-nationale.fr ↗ (texte intégral, amendements, comptes-rendus de commission)