Lecture intermédiaire Ce dossier est devenu la loi, promulguée le 8 juin 2020, mais ce texte n'en est qu'une étape : la loi peut en différer. Voir la dernière lecture de l'Assemblée
Voir le vote sur ce texte 26 mai 2020 · adopté · 574 pour, 0 contreTexte promulgué le 8 juin 2020. Loi en vigueur.
Proposition de loi ordinaireCe que change ce texte
L'enjeu en clair
Ce résumé décrit cette étape du texte. La loi promulguée peut en différer.
Le texte adopté le 26 mai 2020 porte le congé pris à la suite du décès d'un enfant et organise ce qui suit ce décès pour la famille.
Le point qui décide de sa portée n'est pas la durée du congé seule, mais le fait que les prestations familiales et les minima sociaux ne s'interrompent pas brutalement au moment du décès, et que le parent soit protégé contre le licenciement.
Adopté par 574 voix pour, aucune contre et aucune abstention : l'unanimité des votant·es.
Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.
Le vote : Adopté le 26 mai 2020 : 574 voix pour, aucune contre. Neuf groupes ont voté pour.
Objectif affiché et moyens Loi sur le congé de deuil d'un enfant
Voici l'objectif de ce texte tel qu'affiché par ses auteurs et ses principaux leviers avec leur sort.
« Loi visant à améliorer les droits des travailleurs et l'accompagnement des familles après le décès d'un enfant » (intitulé du texte)
Selon son auteur, mieux accompagner les familles après le décès d'un enfant en allongeant le temps d'absence indemnisé et en limitant les ruptures de revenus, de droits et d'emploi.
- Allongement du congé pour décès d'un enfant Adopté
Le congé accordé par l'employeur passe à 7 jours ouvrés lorsque l'enfant a moins de 25 ans, était lui-même parent, ou pour une personne de moins de 25 ans à charge (5 jours dans le cas général).
- Nouveau congé de deuil de huit jours Adopté
Création d'un congé de deuil de 8 jours, fractionnable, indemnisé par la sécurité sociale, pour le décès d'un enfant de moins de 25 ans.
- Maintien des droits et protection de l'emploi Adopté
Maintien des prestations familiales pendant 3 mois, interdiction de licencier pendant 13 semaines, suppression du délai de carence du premier arrêt maladie et expérimentation d'un accompagnement psychologique.
Proposition de loi de Guy Bricout (groupe UDI, Agir et Indépendants), promulguée le 8 juin 2020 (loi n° 2020-692). Le titre initial, « congé de deuil de douze jours », a été élargi au cours de la navette après une controverse en janvier 2020 sur le rejet initial d'un allongement. Des durées plus longues (12 et 14 jours) ont été instaurées plus tard, par la loi du 19 juillet 2023.
L'objectif réel d'une loi ne se décrète pas : il se lit dans l'écart entre ces moyens et les constats des travaux d'experts.
Où en est ce texte ?
Comprendre les votes
3 votesVotes de l'Assemblée sur ce texte (3)
Comment les groupes ont voté sur le scrutin décisif (l'ensemble de la proposition de loi visant à améliorer les droits des travailleurs et l'accompagnement des familles après le décès d'un enfant (deuxième lecture).). Cliquez une barre pour le détail nominatif.
- 30 janvier 2020 l'ensemble de la proposition de loi visant à instaurer un congé de deuil de douze jours consécutifs pour le décès d'un enfant mineur (première lecture). 46 pour · 0 contre · 37 abst. Adopté
- 30 janvier 2020 l'amendement n° 3 de M. Guy Bricout à l'article premier de la proposition de loi visant à instaurer un congé de deuil de douze jours consécutifs pour le décès d'un enfant mineur (première lecture). 38 pour · 40 contre · 2 abst. Rejeté
- 26 mai 2020 l'ensemble de la proposition de loi visant à améliorer les droits des travailleurs et l'accompagnement des familles après le décès d'un enfant (deuxième lecture). 574 pour · 0 contre Adopté
Les avis, pour et contre
Les avis, pour et contre
Les positions exprimées sur le texte, avec les points de vigilance soulevés. Chaque position est attribuée et sourcée ; le site ne tranche pas.
Pour le texte, 7
Le texte a été adopté à l'unanimité des 574 votant·es, sans opposition ni abstention.
lire le passage ↗Salue « cette avancée significative pour le droit de tous les travailleurs qui subissent le décès d’un enfant » et propose d’aller au-delà de la loi : « diffusion par l’éducation nationale sur le site Éduscol d’outils de formation pour une meilleure appréhension du deuil ; création d’un référent deuil au sein de chaque académie ».
Tire du parcours du texte une leçon de méthode : « Le fait que tous les articles aient pu être enrichis du travail du Sénat est une leçon : le travail parlementaire prend toute sa noblesse lorsque l’Assemblée et le Sénat se retrouvent sur un texte de fond ».
Vote le texte en le disant incomplet : le groupe demandait aussi « la création d’un statut de salarié protégé pour les parents d’enfants gravement malades », le gel des impôts et le règlement des loyers par un fonds de solidarité, mesures qui auraient donné au texte « moins d’angles morts ».
Appelle à recevoir le texte sans commentaire : « il faut savoir, exceptionnellement, adopter une loi dans la sobriété », et « l’unanimité, c’est le silence ».
Décrit ce que le Sénat a changé, là où le cœur du dispositif restait subordonné à un accord collectif : « outre l’allongement du congé de deuil à sept jours, porté à quinze jours par le congé supplémentaire pris en charge par la sécurité sociale, il étend le dispositif au secteur public et aux travailleurs indépendants ».
Voit dans le texte ce que seul le Parlement pouvait produire, « ce texte plein d’humanité qui ne pouvait venir que d’un parlementaire ou d’un groupe de parlementaires », et demande si « un tel texte aurait pu être d’initiative gouvernementale ».
Comprendre le vote
Proposition de loi visant à renforcer les droits des travailleurs et l’accompagnement des familles après le décès d’un enfant a été adoptée lors d’un scrutin public solennel le 26 mai 2020. Le texte, en deuxième lecture, a reçu l’unanimité des suffrages (574 pour, 0 contre, 0 abstentions). Aucune opposition ou abstention n’a été enregistrée, reflétant un consensus large sur l’objectif de cette mesure. Le sujet principal concerne l’amélioration des conditions de travail et le soutien aux familles en deuil.
Le texte en détails
Dispositions du texte
Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)
MESDAMES, MESSIEURS, Le code du travail prévoit que les salariés de droit privé ont droit, sur justification, à des congés en cas de survenue d’év énements familiaux (article L. 3142-1) dont la durée est définie par convention ou accord collectif ou, à défaut, convention ou accord de branche (article L. 3142-4) ne pouvant être inférieure à 5 jours pour le décès d’un enfant (mineur ou majeur). Ce congé n’entraîne pas de réduction de la rémunération et est assimilé à un temps de travail effectif pour la détermination de la durée du congé payé annuel. Sa durée ne peut être imputée sur celle du congé payé annuel. Par ailleurs, la loi permet d’accorder un congé de paternité et d’accueil de l’enfant d’une durée de 11 jours. En cas de deuil d’un enfant, les faits montrent que ce droit à 5 jours de congés est généralement insuffisant pour permettre aux parents salariés de surmonter ce terrible moment, de prendre toutes les dispositions nécessaires en vue des funérailles et, à fortiori, pour régler toutes les formalités pratiques et administratives. Heureusement, les salariés peuvent généralement compter sur la totale compréhension de leur employeur et de leurs collègues. Néanmoins, de nombreux salariés sont obligés, pour régler ces formalités, de prendre des jours de congés supplémentaires qui sont déduits de leur nombre total de jours de vacances annuels. Dans ces conditions, permettre aux travailleurs de prendre des jours de congés supplémentaires est une nécessité, non seule ment …
Articles (1 extrait·s du texte)
- Article unique Le 4° de l’article L. 3142-4 du code du travail est complété par les mots : «, porté à douze jours pour le décès d’un enfant mineur ou à charge au sens de l’article L. 513-1 du code de la sécurité sociale ».
Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.
Le travail en commission
Rapporteur·e de ce texte, désigné·e par la commission pour l'examiner et le présenter :
Commission : Commission des affaires sociales
En amont de la séance publique, ce texte a fait l'objet de 12 amendements examinés en commission (Affaires sociales), dont 3 adoptés. C'est l'étape, souvent décisive, où le texte est retravaillé avant les votes en séance.
Les amendements déposés
45 amendements ont été déposés sur ce texte (12 en commission, 33 en séance publique). C'est là que le texte se façonne, avant les votes solennels.
- 4 Adoptés
- 8 Rejetés
- 1 Devenus sans objet
- 25 Retirés
- 6 Irrecevables (article 40)
- 1 Irrecevables (autres motifs)
Seuls les amendements adoptés et rejetés ont été mis aux voix. Les autres ont été retirés, déclarés irrecevables, rendus sans objet par une adoption antérieure, non défendus, ou pas encore examinés.
Examinés par : Séance publique · Commission des affaires sociales
Article premier 13 amendements 1 adopté
- n° AS1 Mme Caroline Fiat FI Déclaré irrecevable (article 40)
- n° 3 M. Guy Bricout UDI_I Rejeté scrutin public
- n° 3 Mme Emmanuelle Ménard NI Retiré
- n° 4 Mme Emmanuelle Ménard NI Retiré
- n° 5 Mme Emmanuelle Ménard NI Retiré
- n° 6 Mme Emmanuelle Ménard NI Rejeté
- n° 8 Mme Sereine Mauborgne LAREM Adopté
- n° 17 Mme Marie-France Lorho NI Retiré
- n° 18 Mme Marie-France Lorho NI Retiré
- n° 19 Mme Marie-France Lorho NI Retiré
- n° 20 Mme Marie-France Lorho NI Retiré
- n° 21 Mme Marie-France Lorho NI Retiré
- n° 22 Mme Isabelle Valentin LR Déclaré irrecevable (article 40)
Article 1ER bis 2 amendements
Article 2 6 amendements
Après l'article 2 1 amendement
- n° AS2 M. Adrien Quatennens FI Rejeté
Article 3 3 amendements
Article 4 2 amendements
Article 5 1 amendement
- n° 12 Mme Emmanuelle Ménard NI Retiré
Article 6 3 amendements
Article 7 3 amendements
Article 8 1 amendement
- n° 16 Mme Emmanuelle Ménard NI Retiré
Après l'article 8 1 amendement
- n° AS4 M. François Ruffin FI Rejeté
Article UNIQUE 3 amendements 1 adopté
Titre 2 amendements 1 adopté
Source : open data de l'Assemblée nationale (jeu « Amendements »). Chaque amendement a sa fiche, qui dit s'il a été mis aux voix et par quel organe.
Votes sur les amendements (1)
Pour aller plus loin
Cosignataires (21)
Voir aussi
Fiche officielle sur assemblee-nationale.fr ↗ (texte intégral, amendements, comptes-rendus de commission)
Loi au Journal officiel (Légifrance) ↗ (texte promulgué le 8 juin 2020 ; c'est là que paraissent, au fil du temps, ses décrets d'application)
Décisions de justice citant cette loi ↗ (recherche Judilibre · Cour de cassation · loi n° 2020-692 ; une loi récente ou non contentieuse peut n'en avoir aucune)