Abrogation du Code noir

Le texte

L'essentiel

Adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale le 28 mai 2026 (texte adopté n° 290) puis transmise au Sénat, la proposition de loi portée par le groupe LIOT abroge formellement les textes coloniaux dits « Code noir », qui ont organisé l’esclavage dans les colonies françaises. L’article 1er procède à cette abrogation. Un article 1er bis, introduit en séance, rattache ces textes au crime contre l’humanité constitué par la traite et l’esclavage au sens de la loi du 21 mai 2001 (loi Taubira), sans qualifier lui-même les textes coloniaux de crime contre l’humanité. L’article 2 demande au gouvernement un rapport, dans un délai d’un an, sur les conséquences économiques, sociales, culturelles et environnementales du droit colonial dans les Outre-mer, ainsi que sur la place accordée à l’histoire de l’esclavage, de la traite et de leur abolition dans les programmes scolaires. Le texte ne prévoit ni réparation financière ni jour férié : un amendement en ce sens a été rejeté (scrutin n° 7000). L’ensemble a été adopté à l’unanimité (254 voix pour, scrutin n° 7002).

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Le vote : Adopté le 28 mai 2026 : 254 voix pour, aucune contre. Onze groupes ont voté pour.

Résumé rédigé hors ligne avec un modèle de langage, puis vérifié. Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Les mesures

Les mesures du texte soumis au vote sur l'ensemble du 28 mai 2026, adopté.

  • AbrogationAbroge le Code noir, ou Édit du Roy sur les esclaves des îles de l’Amérique de mars 1685 (art. 1er).
  • PortéeÉtend l’abrogation à l’ensemble des dispositions prises pour son application, son adaptation ou son extension à d’autres territoires (art. 1er).
  • RapportCharge le Gouvernement de remettre au Parlement un rapport dans un délai d’un an à compter de la promulgation (art. 2).
  • InventaireDemande au Gouvernement, sous un an, la liste des dispositions issues du droit colonial encore en vigueur dans les territoires d’outre-mer, et l’analyse de leurs conséquences contemporaines. art. 2
  • Outre-merLe rapport recense les dispositions issues du droit colonial encore en vigueur dans les territoires d’outre-mer (art. 2).
  • AnalyseFait analyser les conséquences contemporaines de ces dispositions sur le développement économique, social, culturel et environnemental de ces territoires (art. 2).

Objectif affiché et moyens Abrogation du Code noir

Voici l'objectif de ce texte tel qu'affiché par ses auteurs et ses principaux leviers.

Objectif affiché

« Proposition de loi portant abrogation du « code noir » » (intitulé du texte)

Selon son auteur, abroger formellement le Code noir, recueil d'édits royaux promulgués entre 1685 et 1724 dont le premier est l'Édit du Roy de mars 1685 sur les esclaves des îles françaises de l'Amérique. L'exposé des motifs rappelle que la France a déclaré la traite négrière crime contre l'humanité et institué deux journées de mémoire, le 10 mai et le 23 mai, mais qu'elle n'a jamais abrogé ce texte.

Les principaux moyens du texte
  • Abroger le Code noir et ce qui en découle

    L'article 1er abroge le Code noir, ou Édit du Roy sur les esclaves des îles de l'Amérique de mars 1685, ainsi que l'ensemble des dispositions de toute nature qui en découlent, en constituent le prolongement ou en assurent l'application.

  • Faire dresser l'inventaire du droit colonial de 1685 à 1946

    Dans un délai d'un an à compter de la promulgation, le Gouvernement remet au Parlement un rapport listant les dispositions issues du droit colonial de 1685 à 1946, précisant celles en vigueur outre-mer à la date de l'abrogation et analysant leurs conséquences contemporaines sur la structuration et le développement économique, social, culturel et environnemental de ces territoires.

Proposition de loi de Max Mathiasin, déposée le 16 septembre 2025. L'Assemblée nationale l'a adoptée en première lecture le 28 mai 2026.

L'objectif réel d'une loi ne se décrète pas : il se lit dans l'écart entre ces moyens et les constats des travaux d'experts.

Comprendre

Les votes

Vote sur l'ensemble, 28 mai 2026La fiche du vote › Adopté 254 pour0 contre0 abstention

10 scrutins en séance sur ce texte : 3 adoptés, 7 rejetés. Les votes d'articles.

Article 2 adopté, 159-51Article 1er adopté, 205-0
Tous les votes du texte (10)
Comment les groupes ont voté le scrutin décisif

Le scrutin décisif : l'ensemble de la proposition de loi portant abrogation du « code noir » (première lecture).. Cliquez une barre pour le détail nominatif.

71LFI17GDR38EcoS68SOC23LIOT37DEM91EPR34HOR48DR17UDDPLR122RN11NI
PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60% de ses votants sur la position majoritaire.

Les avis

Les positions exprimées sur le texte, avec les points de vigilance soulevés. Chaque position est attribuée et sourcée ; le site ne tranche pas.

Pour le texte

10 avis

Présente l’abrogation formelle du Code noir comme « un acte puissant de mémoire, de justice et de reconnaissance », vingt-cinq ans après la loi Taubira. Borne lui-même la portée du texte, qui « ne prétend ni effacer l’histoire ni en solder à elle seule les blessures », et tient la question des réparations hors de son cadre pour « ne pas brouiller le message ».

Les 9 autres avis

Rappelle ce que le Code noir a permis : « La France a donné au monde des mots immenses : liberté, égalité et fraternité. Mais il y eut un temps où, dans les colonies, sous l’autorité de ces lois, ces mots ne valaient pas pour tous. » Précise le dire « non pour diminuer la France ni pour dresser les Français les uns contre les autres », et appelle, au nom du gouvernement, « à voter unanimement cette proposition de loi ».

Naïma MoutchouHORministre des Outre-mer

Annonce que son groupe votera le texte en le situant hors du registre normatif : « Ce que nous faisons aujourd’hui n’est pas un acte normatif à proprement parler. C’est un acte de clarté ». Distingue reconnaissance et repentance, « La reconnaissance n’est pas la repentance », et ajoute que ce vote « ne solde aucune dette, n’instruit aucun procès, ne désigne aucun coupable ».

Condamne le choix fait en 1685, « réglementer l’ignominie, c’était contribuer à la faire perdurer ». Situe cependant l’apport du texte sur le terrain du symbole, son groupe le soutenant « pour sa portée symbolique », le Code noir n’ayant selon lui « plus d’existence légale depuis longtemps » par l’effet de « l’abrogation tacite ».

Soutient que « Le Code noir a structuré des siècles de domination, et ses traces restent encore visibles dans la manière dont certains peuples sont encore regardés et traités ». Reconnaît que l’abrogation « ne réparera pas elle seule les blessures héritées de l’histoire », mais lui prête « une portée essentielle » : plus aucune trace juridique d’un tel système « ne peut demeurer dans notre droit ».

En explication de vote, annonce que « Le groupe Socialistes et apparentés votera avec fierté et responsabilité en faveur de cette proposition de loi » et annonce une suite : « L’heure est venue d’abroger, mais l’heure viendra aussi de réparer. » Renvoie à l’Assemblée le soin « d’engager un chantier de réflexion sur les réparations ».

Juge que « L’abolition de l’esclavage n’a pas aboli les structures produites par l’esclavage » et souligne, à l’appui, que « Les anciens esclaves ont été libérés sans terres, sans capital, sans réparation, pendant que les anciens propriétaires, eux, étaient indemnisés. »

Défend un amendement sur les réparations, rejeté, en jugeant que la loi Taubira « fait l’impasse sur la question des réparations » et que « Les crimes reconnus gagneraient maintenant à être réparés ». Conclut que « L’abrogation du Code noir ne sera pas complète si cette question n’est pas évoquée. »

Soutient quatre amendements à l’article 2, en discussion commune, tous rejetés, en refusant de réduire la réparation au matériel : « Pour la mémoire de mes ancêtres, il serait grand temps que la statue de Colbert qui précède la façade du Palais-Bourbon disparaisse définitivement de devant nos yeux ! » Ajoute que « Sans actes symboliques puissants, on pourra parler durant des jours, des mois, des années, il n’y aura pas de réparation. »

Rappelle qu’en vertu du droit international les victimes de crimes au regard du droit international et de violations des droits humains ont droit à des réparations.

Amnesty International
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Contre le texte

0 avis

Aucun avis contraire au texte n'est relevé dans les sources de cette fiche.

Réserves et nuances

1 réserve

Vote contre l’article 2, qui demande un rapport au gouvernement, avant de voter l’ensemble du texte. Reconnaît que « l’esclavage a été une tragédie et un crime contre l’humanité », mais juge que « l’histoire ne doit jamais devenir une arme politique au service d’une entreprise de repentance » et que cet article « vise à enfermer des générations entières dans une logique de culpabilité, de ressentiment, de revanche ».

Prise de parole

Compte rendu intégral de la séance

Comprendre le vote

Texte mémoriel qui abroge les références héritées du « Code noir », l'édit de 1685 organisant l'esclavage dans les colonies. Sa portée est avant tout symbolique : reconnaître et solder un héritage juridique de l'esclavage. Vote unanime (254 pour, 0 contre) : tous les groupes, de la gauche au Rassemblement national, ont voté pour. Comme souvent sur les textes de mémoire, le vote transcende les clivages politiques.

Le parcours en détail

Le parcours du texte

  1. 16 septembre 2025 Dépôt du texteAssemblée entrée au Parlement
  2. 20 octobre 2026 1re lectureSénat Modifié

Approfondir

Les amendements

  • 49amendements déposés
  • 9adoptés
  • 18en commission des lois
  • 31en séance

Barre : amendements déposés ; partie foncée : adoptés.

La carte des amendements, article par article

Les amendements déposés

49 amendements ont été déposés sur ce texte (18 en commission, 31 en séance publique). C'est là que le texte se façonne, avant les votes solennels.

  • 9 Adoptés
  • 18 Rejetés
  • 1 Devenus sans objet
  • 1 Non défendus
  • 4 Retirés
  • 5 Irrecevables (article 40)
  • 11 Irrecevables (autres motifs)

Seuls les amendements adoptés et rejetés ont été mis aux voix. Les autres ont été retirés, déclarés irrecevables, rendus sans objet par une adoption antérieure, non défendus, ou pas encore examinés.

Examinés par : Séance publique, Commission des lois

Article premier 14 amendements 1 adopté
  • n° 1 M. Marcellin Nadeau GDR Rejeté À la fin, substituer au mot : « abrogés » le mot : « annulés ».
  • n° CL8 Mme Béatrice Bellay SOC Déclaré irrecevable
  • n° CL10 M. Jiovanny William SOC Déclaré irrecevable
  • n° CL11 M. Jiovanny William SOC Rejeté Compléter cet alinéa par les mots : « et réputés illégaux ».
  • n° CL12 M. Jiovanny William SOC Retiré Compléter cet article par l’alinéa suivant : « La République française reconnaît que l’ensemble des textes qui ont…
  • n° CL13 M. Jiovanny William SOC Retiré Substituer au mot : « et » les mots : « , les lettres patentes de décembre 1723 en forme d’édit concernant les esclaves des îles…
  • n° CL14 M. Olivier Serva LIOT Retiré À la fin, substituer au mot : « abrogés » le mot : « annulés ».
  • n° CL15 M. Max Mathiasin LIOT Adopté I. - Substituer au mot : « et » les mots : « , ainsi que ». II. - En conséquence, substituer aux mots : « qui en découlent, en…
  • n° 15 M. Jiovanny William SOC Rejeté scrutin public Après l’année : « 1685 », insérer les mots : « , les lettres patentes de décembre 1723 en forme d’édit concernant les esclaves…
  • n° 16 M. Jiovanny William SOC Rejeté scrutin public Compléter cet alinéa par les mots : « et réputés illégaux ».
  • n° 24 M. Jean-Philippe Nilor LFI Rejeté À la fin, substituer au mot : « abrogés », les mots : « déclarés nuls et non avenus ».
  • n° 26 M. Jean-Philippe Nilor LFI Rejeté I. - Au début, après le mot : « Le », insérer les mots : « régime juridique du ». II. - En conséquence, à la fin, substituer au…
  • n° 28 M. Jean-Philippe Nilor LFI Rejeté À la fin, substituer au mot : « abrogés », les mots : « privés de toute portée normative ab initio ».
  • n° 30 Mme Béatrice Bellay SOC Non défendu À la fin, substituer au mot : « abrogés » le mot : « annulés ».
Après l'article premier 10 amendements 2 adoptés
  • n° CL1 M. Jean-Hugues Ratenon LFI Déclaré irrecevable
  • n° 2 M. Marcellin Nadeau GDR Rejeté scrutin public Sont également abrogés : 1° Les édits royaux de 1723 et 1724 relatifs à l’esclavage dans les colonies françaises ; 2° La loi du…
  • n° 3 M. Marcellin Nadeau GDR Rejeté La République française reconnaît que les dispositions mentionnées à l’article 1er étaient contraires aux principes d’égalité, de…
  • n° 12 Mme Sophie Taillé-Polian EcoS Déclaré irrecevable
  • n° 13 Mme Sophie Taillé-Polian EcoS Déclaré irrecevable (article 40)
  • n° 14 Mme Émeline K/Bidi GDR Rejeté Les lettres patentes de décembre 1723, connues sous l’appellation « code Noir des îles de France et de Bourbon », régissant…
  • n° 17 Mme Béatrice Bellay SOC Déclaré irrecevable (article 40)
  • n° 18 Mme Béatrice Bellay SOC Déclaré irrecevable (article 40)
  • n° 21 M. Jiovanny William SOC Adopté La République française reconnaît que l’ensemble des textes qui ont institutionnalisé la réduction d’êtres humains à l’état de…
  • n° 31 M. Max Mathiasin LIOT Adopté Substituer aux mots : « transport et leur exploitation, leur mutilation ainsi que leur mise à mort » Les mots : « déportation…
Article 2 14 amendements 6 adoptés
  • n° CL2 Mme Nadège Abomangoli LFI Adopté Compléter cet article par la phrase suivante : « Il évalue, en outre, la place accordée à l’histoire de l’esclavage, de la traite…
  • n° CL3 Mme Nadège Abomangoli LFI Adopté Compléter cet article par la phrase suivante : « Il analyse, en outre, les conséquences de l’application des dispositions en…
  • n° CL4 M. Jean-Hugues Ratenon LFI Adopté Compléter cet article par la phrase suivante : « Il analyse, en outre, l’impact sur les descendants des personnes mises en…
  • n° 4 M. Marcellin Nadeau GDR Déclaré irrecevable (article 40)
  • n° 7 M. Marcellin Nadeau GDR Rejeté À la deuxième phrase, après le mot : « contemporaines » insérer les mots : « notamment en matière d’inégalités foncières…
  • n° 10 M. Frédéric Maillot GDR Devenu sans objet Compléter l'avant-dernière phrase par les mots : « grâce à un groupe de réflexion qui analyse également la place et le rôle des…
  • n° 11 M. Max Mathiasin LIOT Adopté I. - À la fin de la deuxième phrase, substituer au mot : « territoires », les mots : « derniers, ainsi que sur les processus de…
  • n° CL16 M. Max Mathiasin LIOT Adopté À la seconde phrase, substituer aux mots : « de l’ensemble des dispositions dans » les mots : « du droit colonial sur ».
  • n° CL17 M. Max Mathiasin LIOT Adopté I. - À la première phrase, substituer aux mots : « depuis 1685 jusqu’à 1946, en précisant celles » les mots : « encore ». II. -…
  • n° CL18 M. Max Mathiasin LIOT Retiré I. - Au début de la seconde phrase de l’alinéa 2, substituer au mot : « . Il » le mot : « et ». II. - En conséquence, à la fin de…
  • n° 22 M. Jean-Philippe Nilor LFI Rejeté scrutin public Compléter cet article par les phrases suivantes : « Il aborde également la question de la justice réparatrice. Il fait des…
  • n° 23 M. Jean-Philippe Nilor LFI Rejeté scrutin public Compléter cet article par les deux phrases suivantes : « Il aborde également la question de la justice réparatrice. Il fait des…
  • n° 25 M. Jean-Philippe Nilor LFI Rejeté scrutin public Compléter cet article par les deux phrases suivantes : « Il aborde également la question de la justice réparatrice. Il évalue les…
  • n° 27 M. Jean-Philippe Nilor LFI Rejeté scrutin public Compléter cet article par la phrase suivante : « Il aborde également la question de la justice réparatrice, et formule des…
Après l'article 2 11 amendements
  • n° CL5 M. Steevy Gustave EcoS Rejeté Dans un délai de deux ans à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport relatif…
  • n° 5 M. Marcellin Nadeau GDR Déclaré irrecevable
  • n° CL6 M. Steevy Gustave EcoS Déclaré irrecevable
  • n° 6 M. Marcellin Nadeau GDR Déclaré irrecevable (article 40)
  • n° CL7 M. Steevy Gustave EcoS Déclaré irrecevable
  • n° 8 M. Steevy Gustave EcoS Rejeté Dans un délai de deux ans à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport relatif…
  • n° CL9 M. Jiovanny William SOC Déclaré irrecevable
  • n° 9 M. Frédéric Maillot GDR Déclaré irrecevable
  • n° 19 M. Philippe Naillet SOC Rejeté Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport relatif…
  • n° 20 M. Jiovanny William SOC Déclaré irrecevable
  • n° 29 M. Christian Baptiste SOC Déclaré irrecevable

Source : open data de l'Assemblée nationale (jeu « Amendements »). Chaque amendement a sa fiche, qui dit s'il a été mis aux voix et par quel organe.

Les votes sur les amendements (7)

Regards extérieurs

Ce qu'en disent des instances indépendantes, citées et datées. Le site rapporte, il ne tranche pas.

Aucune évaluation indépendante n'est rattachée à ce texte. La fiche du vote peut en citer sur des sujets connexes.

En séance

12 prises de parole de la discussion de ce texte, reprises telles quelles du compte rendu officiel, séance du 28 mai 2026.

Les lire sur la fiche du vote Le compte rendu intégral

La commission

Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République, rapporteur·e

En amont de la séance publique, ce texte a fait l'objet de 18 amendements examinés en commission (Lois), dont 6 adoptés. C'est l'étape, souvent décisive, où le texte est retravaillé avant les votes en séance.

Le texte, article par article

Les 3 articles (extraits du texte, avec leur résumé quand il existe)
  • Article 1er Abroge le « code noir » de mars 1685 et tous les textes pris pour son application, son adaptation ou son extension. Le « code noir » ou édit du Roy sur les esclaves des îles de l’Amérique de mars 1685 ainsi que l’ensemble des dispositions de toute nature prises pour son application, son adaptation ou son extension à d’autres territoires sont abrogés.
  • Article 1er bis Fait reconnaître par la République que ces textes sont indissociables du crime contre l'humanité que constituent la traite et l'esclavage. (nouveau) La République française reconnaît que l’ensemble de s textes qui ont institutionnalisé la réduction d’êtres humains à l’état de biens meubles et organisé leur déportation, leur exploitation ainsi que les violences exercées à leur encontre sont indissociables du crime contre l’humanité constitué par la traite et l’esclavage, reconnu par la loi n° 2001-434 du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité.…
  • Article 2 Impose au Gouvernement un rapport au Parlement sous 1 an listant les dispositions issues du droit colonial encore en vigueur outre-mer et analysant leurs effets. Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport dressant la liste des dispositions issues du droit colonial encore en vigueur dans les territoires d’outre-mer. Ce rapport analyse notamment les conséquences contemporaines de l’application du droit colonial sur la structuration et le développement économique, social, culturel et environnemental de ces derniers ainsi que sur les processus de discrimination et de racisme au sein de la société française. Il étudie également les conséquences durables de ce t héritage sur les descendants des personnes mises en esclavage. Il évalue aussi la place accordée à l’histoire de l’esclavage, de la traite et de leur abolition dans les programmes scolaires. Il formule enfin des propositions visant à renforcer cet enseignement sur l’ensemble du territoire national et à développer des lieux de mémoire et de recherche historique.…

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