Lecture intermédiaire Ce dossier est devenu la loi, promulguée le 15 avril 2024, mais ce texte n'en est qu'une étape : la loi peut en différer. Voir la dernière lecture de l'Assemblée
Voir le vote sur ce texte 8 avril 2024 · adopté · 46 pour, 7 contreTexte promulgué le 15 avril 2024. Loi en vigueur.
Proposition de loi ordinaireCe que change ce texte
L'enjeu en clair
Ce résumé décrit cette étape du texte. La loi promulguée peut en différer.
Le texte de loi vise à adapter le droit de la responsabilité civile aux enjeux actuels. Il s'agit d'une proposition de loi issue d'une commission mixte paritaire, qui traite des modifications législatives en matière de responsabilité civile.
Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.
Le vote : Adopté le 8 avril 2024 : 46 voix pour, 7 contre. Sept groupes ont voté pour et deux ont voté contre.
Où en est ce texte ?
Le parcours du texte
Comprendre les votes
3 votesVotes de l'Assemblée sur ce texte (3)
Comment les groupes ont voté sur le scrutin décisif (l'ensemble de la proposition de loi visant à adapter le droit de la responsabilité civile aux enjeux actuels (texte de la commission mixte paritaire).). Cliquez une barre pour le détail nominatif.
- 4 décembre 2023 l'ensemble de la proposition de loi visant à adapter le droit de la responsabilité civile aux enjeux actuels (première lecture). 78 pour · 12 contre · 3 abst. Adopté
- 4 décembre 2023 l'article unique de la proposition de loi visant à adapter le droit de la responsabilité civile aux enjeux actuels (première lecture). 61 pour · 11 contre · 5 abst. Adopté
- 8 avril 2024 l'ensemble de la proposition de loi visant à adapter le droit de la responsabilité civile aux enjeux actuels (texte de la commission mixte paritaire). 46 pour · 7 contre Adopté
Comprendre le vote
L'Assemblée nationale a adopté, le 8 avril 2024, une proposition de loi visant à adapter le droit de la responsabilité civile aux enjeux actuels. Le texte, issu d’un scrutin public ordinaire, a reçu le soutien de RE et RN, et s’est opposé par LFI-NUPES. Le vote s’est conclu par 46 voix pour, 7 contre, sans abstention. Ce résultat reflète un clivage entre les groupes qui soutiennent une modernisation du droit et ceux qui s’y opposent. Le sujet traite de la responsabilité civile, sans précision sur les dispositions concrètes.
Le texte en détails
Dispositions du texte
Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)
MESDAMES, MESSIEURS, Dans son application quotidienne, le droit de la responsabilité civile présente une forte dimension humaine et économique. La responsabilité civile peut se définir comme l’obligation de répond re du dommage causé à autrui et d’assumer les conséquences civiles qui en découlent par le biais de la réparation. Ce droit repose aujourd’hui pour l’essentiel sur cinq articles du code civil, datant de 1804, et qui sont demeurés pratiquement inchangés. L’adaptation de ce droit aux bouleversements sociaux, économiques, scientifiques et technologiques résulte d’une importante construction jurisprudentielle élaborée depuis plus de deux siècles par la Cour de cassation, de sorte que la seule lecture des articles 1240 et suivants du code civil (anciens articles 1382 à 1386) ne suffit plus à appréhender la réalité du droit français de la responsabilité civile et peut être source d’incertitude juridique pour les justiciables. En raison des enjeux qu’ils suscitent, les troubles anormaux du voisinage constituent un premier pan à adapter. La responsabilité pour trouble anormal de voisinage ne résulte en effet pa s de la loi, mais d’une création, dite prétorienne, des juges, en vertu du principe selon lequel "nul ne doit causer à autrui un trouble anormal de voisinage". La notion de trouble anormal de voisinage est marquée par une volonté de trouver un juste équilibre entre la nécessité de protéger les voisins de bruits insupportables provenant d’une usine, et celle de permet…
Articles (1 extrait·s du texte)
- Article unique Le sous-titre II du titre III du livre III du code civil est complété par un chapitre IV ainsi rédigé : « CHAPITRE IV « Les troubles anormaux du voisinage « Art. 1253. – Le propriétaire, le locataire, l’occupant sans titre, l’exploitant d’un fonds, le maître d’ouvrage ou celui qui en exerce les pouvoirs, à l’origine d’un trouble excédant les inconvénients normaux de voisinage, est responsable de plein droit du dommage qui en résulte. « Toutefois, lorsque le trouble provient d’activité s, quelles que soient leur nature, préexistantes à l’installation sur le fonds, qui se sont poursuivies dans les mêmes conditions et qui s’exercent conformément à la législation en vigueur, la responsabilité prévue au premier alinéa ne saurait être engagée. ».…
Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.
Le travail en commission
Rapporteur·es de ce texte, désigné·es par la commission pour l'examiner et le présenter :
Commissions : Commission mixte paritaire · Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République
En amont de la séance publique, ce texte a fait l'objet de 10 amendements examinés en commission (Lois), dont 1 adopté. C'est l'étape, souvent décisive, où le texte est retravaillé avant les votes en séance.
Les amendements déposés
30 amendements ont été déposés sur ce texte (10 en commission, 20 en séance publique). C'est là que le texte se façonne, avant les votes solennels.
- 5 Adoptés
- 8 Rejetés
- 5 Devenus sans objet
- 7 Non défendus
- 5 Retirés
Seuls les amendements adoptés et rejetés ont été mis aux voix. Les autres ont été retirés, déclarés irrecevables, rendus sans objet par une adoption antérieure, non défendus, ou pas encore examinés.
Examinés par : Séance publique · Commission des lois
Article UNIQUE 25 amendements 5 adoptés
- n° CL1 Mme Emmanuelle Ménard NI Non défendu
- n° 1 M. Julien Dive LR Devenu sans objet
- n° CL2 Mme Emmanuelle Ménard NI Non défendu
- n° 2 Mme Anne-Laure Blin LR Devenu sans objet
- n° CL3 Mme Emmanuelle Ménard NI Non défendu
- n° 3 M. Didier Le Gac RE Retiré
- n° 4 Mme Emmanuelle Ménard NI Devenu sans objet
- n° 5 Mme Emmanuelle Ménard NI Rejeté
- n° CL6 M. Jean-François Coulomme LFI-NUPES Devenu sans objet
- n° CL7 M. Jean-François Coulomme LFI-NUPES Rejeté
- n° 7 Mme Emmanuelle Ménard NI Retiré
- n° CL8 M. Jean-François Coulomme LFI-NUPES Rejeté
- n° 8 M. Victor Habert-Dassault LR Devenu sans objet
- n° CL9 M. Stéphane Rambaud RN Non défendu
- n° 9 M. Thibault Bazin LR Non défendu
- n° CL10 Mme Nicole Le Peih RE Adopté
- n° 10 M. Philippe Pradal HOR Rejeté
- n° 11 M. Jean-François Coulomme LFI-NUPES Rejeté
- n° 12 M. Jean-François Coulomme LFI-NUPES Rejeté
- n° 13 M. Jean-François Coulomme LFI-NUPES Rejeté
- n° 15 Mme Josiane Corneloup LR Non défendu
- n° 16 Mme Nicole Le Peih RE Adopté
- n° 17 Mme Nicole Le Peih RE Adopté
- n° 19 Mme Nicole Le Peih RE Adopté
- n° 20 Mme Nicole Le Peih RE Adopté
Source : open data de l'Assemblée nationale (jeu « Amendements »). Chaque amendement a sa fiche, qui dit s'il a été mis aux voix et par quel organe.
Pour aller plus loin
Cosignataires (170)
Voir aussi
Fiche officielle sur assemblee-nationale.fr ↗ (texte intégral, amendements, comptes-rendus de commission)
Loi au Journal officiel (Légifrance) ↗ (texte promulgué le 15 avril 2024 ; c'est là que paraissent, au fil du temps, ses décrets d'application)
Décisions de justice citant cette loi ↗ (recherche Judilibre · Cour de cassation · loi n° 2024-346 ; une loi récente ou non contentieuse peut n'en avoir aucune)