Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 11 juillet 2025. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.
Renvoyée en commission le 12 mai 2026, en attente d'examen ou en cours d'examen.
Commission des finances
Proposition de loi ordinaireCe que change ce texte
L'enjeu en clair
Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.
Ce texte propose de créer un mécanisme permettant de saisir des avoirs souverains étrangers gelés, dans certaines conditions, en réponse à des violations du droit international. Il modifie le code monétaire et financier pour introduire une disposition spécifique autorisant cette saisie, à l'exception des biens utilisés pour l'usage officiel des missions diplomatiques ou consulaires. Cette mesure vise à offrir un nouvel outil pour soutenir les pays touchés par des agressions, notamment en matière de financement de leur reconstruction. Elle s'inscrit dans un contexte de tensions géopolitiques et de recours croissant aux instruments juridiques internationaux.
Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.
Où en est ce texte ?
Le parcours du texte
- 11 juillet 2025 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
- à venir Adoption définitive
- à venir Conseil constitutionnel saisine possible
- à venir Promulgation
La chaîne est affichée en entier jusqu'à la promulgation ; les étapes encore incertaines sont marquées possibles.
Le texte en détails
Dispositions du texte
Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)
MESDAMES, MESSIEURS, Dans un contexte géopolitique instable où les violations du droit international deviennent courantes, il est nécessaire de pouvoir trouver de nouveaux leviers de financement ou de négociation afin d’aider et d’accompagner les pays agressés dans leur reconstruction. La présente proposition de loi entend donc modifier le code monétaire et financier afin d’ouvrir la possibilité d’utiliser les actifs qui sont gelés en France. Ces sommes, parfois considérables, pourraient être d’un grand soutien pour les pays agressés, à la fois pour leur reconstruction, les réparations nécessaires et l’indemnisation essentielle des victimes, mais également un élément supplémentaire qui pourrait être employé dans le cadre de leurs négociations avec les pays agresseurs. Différentes demandes ont déjà été formulées sur le sujet dans le contexte de la guerre en Ukraine. Dans une lettre ouverte publiée en mars dernier, 140 Prix Nobel, toutes disciplines confondues, demandaient aux gouvernements détenteurs d’actifs gelés « de débloquer ces fonds de la Banque centrale de Russie pour financer la reconstruction de l’Ukraine et l’indemnisation des victimes de la guerre afin que le pays puisse être rapidement reconstruit après la conclusion d’un accord de paix. » L’Assemblée nationale s’est prononcée sur ce sujet lors du vote de la proposition de résolution européenne appelant au renforcement du soutien à l’Ukraine le 12 mars dernier, laquelle « exhorte l’Union européenne et ses États me…
Articles (1 extrait·s du texte)
- Article unique I. – Le chapitre III du titre V du livre I er du code monétaire et financier est complété par un article L. 153-2 ainsi rédigé : « Art. L. 153-2. – Par dérogation à l’article L.153-1, la saisie des biens, à l’exception de ceux affectés à l’usage officiel de missions diplomatiques ou consulaires reconnues par la France, peut être décidée par décret en Conseil des ministres. « La saisie ne peut être mise en œuvre qu’en vertu d’une ordonnance rendue par une juridiction désignée à cet effet par décret en Conseil d’État et saisie par l’autorité administrative compétente lorsque les conditions suivantes sont réunies : « 1° Les biens sont gelés en application d’au moins un de ces fondements : « a) Une résolution du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies ; « b) Un règlement ou une décision de l’Union européenne pris, notamment, en application des articles 75 ou 215 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne ; « c) Une sanction nationale prise par la France en exécution d’un engagement international souscrit par la France ; « d) Une mesure de gel prise par la France en réaction à une agression armée, à un conflit armé ou à une atteinte grave à sa sécurité nationale imputable à l’État ou l’entité concerné. « 2° L’État ou l’entité dont relève la banque centrale ou les autorités monétaires étrangères a commis une violation grave des règles du droit international relatives aux conflits armés, aux droits de l’homme ou à la protection des populations civiles, notamment l’emploi de la force au sens du paragraphe 4 de l’article 2 de la Charte des Nations Unies, et reconnue comme telle par une résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies. » II. – Un fonds géré par l’Agence française de développement reçoit les produits issus des saisies autorisées en application du présent article. Ce fonds finance des actions de reconstruction, de réparation ou d’indemnisation des victimes des violations mentionnées au 2° du I du présent article. III. – Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article.…
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Le travail en commission
Rapporteur·e de ce texte, désigné·e par la commission pour l'examiner et le présenter :
Commission : Commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire
En amont de la séance publique, ce texte a fait l'objet de 22 amendements examinés en commission (Finances), dont 9 adoptés. C'est l'étape, souvent décisive, où le texte est retravaillé avant les votes en séance.
Les amendements déposés
35 amendements ont été déposés sur ce texte (22 en commission, 13 en séance publique). C'est là que le texte se façonne, avant les votes solennels.
- 9 Adoptés
- 2 Rejetés
- 10 Non défendus
- 1 Retirés
- 13 En attente d'examen
Seuls les amendements adoptés et rejetés ont été mis aux voix. Les autres ont été retirés, déclarés irrecevables, rendus sans objet par une adoption antérieure, non défendus, ou pas encore examinés.
Examinés par : Séance publique · Commission des finances
Article 1 10 amendements
- n° 1 Mme Claire Lejeune LFI En attente d'examen
- n° 2 M. Thomas Portes LFI En attente d'examen
- n° 3 M. Daniel Grenon NI En attente d'examen
- n° 4 M. Daniel Grenon NI En attente d'examen
- n° 5 (Rect) M. Daniel Grenon NI En attente d'examen
- n° 6 M. Daniel Grenon NI En attente d'examen
- n° 7 M. Daniel Grenon NI En attente d'examen
- n° 8 M. Daniel Grenon NI En attente d'examen
- n° 10 M. Laurent Mazaury LIOT En attente d'examen
- n° 13 M. Laurent Mazaury LIOT rapporteur·e En attente d'examen
Après l'article 1 1 amendement
- n° 11 M. Thierry Sother SOC En attente d'examen
Article 2 1 amendement
- n° 9 M. Daniel Grenon NI En attente d'examen
Article UNIQUE 17 amendements 7 adoptés
- n° CF1 Mme Claire Lejeune LFI Rejeté
- n° CF2 M. Christophe Plassard HOR Adopté
- n° CF3 M. Daniel Grenon NI Non défendu
- n° CF4 M. Daniel Grenon NI Non défendu
- n° CF5 M. Daniel Grenon NI Non défendu
- n° CF6 M. Daniel Grenon NI Non défendu
- n° CF7 M. Daniel Grenon NI Non défendu
- n° CF8 M. Daniel Grenon NI Non défendu
- n° CF9 M. Daniel Grenon NI Non défendu
- n° CF10 M. Daniel Grenon NI Non défendu
- n° CF11 M. Daniel Grenon NI Non défendu
- n° CF15 M. Laurent Mazaury LIOT Adopté
- n° CF17 M. Laurent Mazaury LIOT Adopté
- n° CF18 M. Laurent Mazaury LIOT Adopté
- n° CF19 M. Laurent Mazaury LIOT Adopté
- n° CF21 M. Laurent Mazaury LIOT Adopté
- n° CF22 M. Laurent Mazaury LIOT Adopté
Titre 3 amendements 1 adopté
Source : open data de l'Assemblée nationale (jeu « Amendements »). Chaque amendement a sa fiche, qui dit s'il a été mis aux voix et par quel organe.
Pour aller plus loin
Cosignataires (64)
Voir aussi
Fiche officielle sur assemblee-nationale.fr ↗ (texte intégral, amendements, comptes-rendus de commission)