Le parcours du texte
- 14 décembre 2022 Dépôt du texte Sénat entrée au Parlement
- 16 mars 2023 1re lecture Sénat Adopté
- 27 juin 2023 1re lecture Assemblée Modifié
- 6 juillet 2023 Commission mixte paritaire Accord
- 12 juillet 2023 Lecture des conclusions de la CMP Assemblée Adopté
- 13 juillet 2023 Commission mixte paritaire Adopté
- 20 juillet 2023 Promulgation loi n° 2023-630
Ce que change ce texte
Le texte adopté le 27 juin 2023 aménage l'application de l'objectif « zéro artificialisation nette » fixé par la loi Climat et résilience de 2021, sans en modifier la cible.
- Code urbanismeLe texte intègre des conditions anti-artificialisation dans l’évaluation des projets d’envergure nationale.
- Données collectivitésL’État transmet aux collectivités locales des données sur la consommation des espaces naturels, agricoles et forestiers.
- RapportLe gouvernement doit présenter un rapport sur l’application des mesures de planification territoriale issues de la loi Climat de 2021.
Comprendre les votes
Comment chaque groupe a voté
Adopté le 27 juin 2023 : 437 voix pour, 4 contre, 94 abstentions. Huit groupes ont voté pour et deux se sont abstenus.
| Groupe | Pour | Contre | Abstention |
|---|---|---|---|
| La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale | 0 | 0 | 64 |
| Gauche démocrate et républicaine - NUPES | 17 | 0 | 0 |
| Écologiste - NUPES | 0 | 0 | 18 |
| Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) | 30 | 0 | 0 |
| Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires | 16 | 0 | 4 |
| Démocrate (MoDem et Indépendants) | 47 | 0 | 0 |
| Renaissance | 164 | 1 | 0 |
| Horizons et apparentés | 27 | 0 | 2 |
| Les Républicains | 55 | 2 | 4 |
| Rassemblement National | 81 | 0 | 0 |
| Non inscrit | 0 | 1 | 2 |
Mises au point de vote 1
Sous son analyse de ce scrutin, l'Assemblée publie une rubrique « Mises au point » où des député·es font consigner la position qu'ils avaient voulu prendre. Elle ne rectifie pas le scrutin : le relevé ci-dessus reste le résultat officiel, et l'Assemblée le publie inchangé dans le même document.
- Jérémie Patrier-Leitus HOR Vote enregistré Abstention Position déclarée voter pour
Lire la rubrique « Mises au point » sur l'analyse officielle du scrutin ↗
Les avis, pour et contre
Les positions exprimées sur le texte, avec les points de vigilance soulevés. Chaque position est attribuée et sourcée ; le site ne tranche pas.
Pour le texte, 2
Justifie le vote du groupe GDR-NUPES par sa critique de la règle en vigueur : « Sans prendre en compte les bilans de chaque territoire en matière d’artificialisation ni garantir une équité de traitement, le ZAN s’est appliqué jusqu’à présent comme un outil de fracturation des territoires ». Voit dans ce texte « un premier pas » : le groupe « votera pour cette proposition de loi, tout en rappelant qu’il restera vigilant et exigeant ».
Regrette « l’absence d’une grande loi de programmation sur le foncier », mais annonce que son groupe « votera pour le texte issu des travaux de notre assemblée ». Compte sur le ministre pour défendre « auprès des sénateurs, les points d’équilibre importants adoptés dans notre assemblée », faute de quoi la position du groupe sur le texte de la commission mixte paritaire sera « susceptible d’évoluer ».
Réserves et nuances, 2
Motive l’abstention du groupe Écologiste : le texte est « sensiblement meilleur que celui proposé par le Sénat », mais « certains points restent problématiques », dont la garantie rurale, qui « dans sa forme actuelle, reste également un mécanisme sous-optimal et insatisfaisant ». Maintient un « point fondamental de discorde » avec le Gouvernement, qui, selon elle, n’a « pas encore fait le deuil du productivisme du siècle passé ».
Se sont également abstenus. Avec 94 abstentions pour seulement 4 voix contre, l’opposition frontale y est presque absente.
lire le passage ↗Les avis des experts indépendants
Dans son 7e rapport annuel (juin 2025), le Haut Conseil pour le climat constate que le rythme de baisse des émissions françaises de gaz à effet de serre a fortement ralenti en 2024 (-1,8 %, contre -6,7 % entre 2022 et 2023), une part importante des baisses récentes tenant à des facteurs conjoncturels (hivers doux, redémarrage du nucléaire). Il estime que la France doit réduire ses émissions d'environ 4,7 % par an d'ici 2030, soit un rythme à peu près doublé, pour tenir ses objectifs, et appelle à consolider le pilotage de l'action climatique.
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 11 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel
Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Accompagnement des élus locaux dans la lutte contre l’artificialisation des sols), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.
« Comme j’ai eu l’occasion de le dire lors de la discussion générale, notre groupe regrette l’absence d’une grande loi de programmation sur le foncier, adaptant nos objectifs de politique publique au nouveau cadre du zéro artificialisation nette (ZAN) et prévoyant en son sein, ou dans une loi de finan… »
« Mercredi dernier, le Gouvernement présentait le décret portant dissolution des Soulèvements de la Terre. Derrière les faux prétextes et les opérations de com’ destinées à faire plaisir à certains lobbys, le véritable motif de cette décision est passé sous silence : le Gouvernement, shooté au product… »
« …du barrage de Sivens, de la Montagne d’or, d’EuropaCity. Chaque fois, vous vous êtes entêtés devant l’évidence ; chaque fois, vous nous avez fait perdre du temps et vous avez gaspillé l’argent public. »
« Réussir à réduire l’artificialisation des sols est un enjeu majeur pour la transition écologique. Personne ici n’en doute. Pour l’agriculture comme pour la biodiversité, le défi est là, et nous devons y répondre, sans jamais oublier que la meilleure des réponses est la démocratie locale. »
« Tout le monde s’accorde à vouloir protéger les terres agricoles et les milieux naturels. Mais, si le but est louable, la méthode doit être équitable. »
« À cette prise de parole, j’aimerais associer ma collègue Pascale Boyer, coanimatrice pour ce texte au sein de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire. Le vote d’aujourd’hui est l’aboutissement d’un long travail collectif de concertation et de dialogue. »
« Il y a maintenant deux ans, régnait ici un profond consensus sur les mesures à adopter pour lancer la France dans la lutte contre l’artificialisation des sols. À l’époque, nous n’étions malheureusement que six députés RN. »
« La question traitée dans cette proposition de loi – le zéro artificialisation nette – n’est pas une question comme les autres : trouver les voies et moyens qui permettront de réduire, puis de stopper notre consommation de terres naturelles, agricoles et forestières constitue, pour l’humanité, un enj… »
« En 2021, la loi « climat et résilience » a introduit des termes qui, bien qu’encore peu connus de nos concitoyens, revêtent une grande importance : zéro artificialisation nette. »
« Mais si les buts sont partagés, c’est l’application du texte qui pose des difficultés aux élus locaux. Plus d’un an après l’adoption de la loi, nous avons tous été interpellés à de nombreuses reprises à propos du ZAN, notamment par les élus de la ruralité, du littoral et de la montagne qui m’est si… »
« Onze heures de discussion en commission, quinze en séance publique et une quarantaine d’amendements – de tous les bords – adoptés ont mené au vote de ce texte qui porte sur la lutte contre l’artificialisation, un enjeu crucial qui nécessite que nous préservions le stockage du carbone, mais aussi la… »
Le passage en commission
595 amendements examinés en commission, dont 103 adoptés.
Rapporteur·e·s de ce texte
Commissions : Commission mixte paritaire · Commission des affaires économiques
Avant d'arriver dans l'hémicycle, ce texte a été examiné par les commissions Développement durable et Affaires économiques. 595 amendements y ont été déposés, dont 103 adoptés (qui ont modifié le texte avant le vote). C'est le texte issu de ces 103 adoptions qui est arrivé en séance, où 822 amendements de plus ont été discutés.
Qui dépose, et qui fait adopter
- LFI-NUPES 4 sur 28 14 %
- GDR-NUPES 1 sur 24 4 %
- SOC 4 sur 43 9 %
- LIOT 3 sur 42 7 %
- DEM 6 sur 8 75 %
- RE 64 sur 158 41 %
- HOR 3 sur 4 75 %
- LR 3 sur 138 2 %
- RN 1 sur 69 1 %
- ECOLO 6 sur 73 8 %
8 amendements de plus ne sont rattachés à aucun groupe identifiable, dont 8 adoptés.
Où la commission a le plus changé le texte
Les articles qui ont vu le plus d'amendements adoptés EN COMMISSION, c'est-à-dire là où le texte a bougé avant même l'hémicycle. 17 articles au total ont été modifiés, voici les 6 premiers. Chaque ligne renvoie à son article dans « Le texte en détails », juste en dessous.
- Article 3 Réécrit la conférence régionale de gouvernance de la réduction de l'artificialisation des sols : composition, coprésidence, conférence départementale, consultations, propositions d'objectifs, délai, bilan, rapport au Parlement, Corse, outre-mer. 38 adoptés sur 85
- Article 4 Impute nationalement, dans un premier forfait décennal de 15 mille hectares, la consommation des projets d'envergure nationale recensés par arrêté, et permet de mutualiser celle des projets régionaux. 11 adoptés sur 73
- Article 1er Allonge le délai des schémas régionaux pour intégrer la réduction de l'artificialisation, ouvre une conciliation et interdit à compter d'août 2027 d'étendre l'urbanisation en Corse sans document d'urbanisme. 11 adoptés sur 27
- Article 13 Permet de déduire de la consommation d'espaces comptabilisée la renaturation transformant, sur le même territoire, des espaces urbanisés en espaces naturels, agricoles ou forestiers. 9 adoptés sur 22
- Article 7 Garantit une surface minimale de consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers aux communes peu ou très peu denses dotées d'un document d'urbanisme prescrit avant le 22 août 2026. 5 adoptés sur 56
- Article 2 5 adoptés sur 8
Pour situer : sur les 211 grands votes de cette législature dont le texte est passé par une commission, la médiane est de 66 amendements et 14 adoptés.
Source : open data de l'Assemblée nationale (amendements + rapports de commission).
Le texte en détails
14 articles · 45 amendementsLes documents officiels de ce texte :
le texte voté (PDF) ↗ sa fiche sur ce site le texte déposé (PDF) ↗ la fiche du texte déposé le rapport de commission n° 1359 ↗
Les 14 articles du texte adopté, chacun replié : son résumé en une phrase, le vote sur l'article, et les amendements qui y ont été mis aux voix (avec ce qu'ils proposaient). 45 amendements au total.
Article 1ernon mis aux voix Allonge le délai des schémas régionaux pour intégrer la réduction de l'artificialisation, ouvre une conciliation et interdit à compter d'août 2027 d'étendre l'urbanisation en Corse sans document d'urbanisme. 5427 com. / 27 séance
Allonge le délai des schémas régionaux pour intégrer la réduction de l'artificialisation, ouvre une conciliation et interdit à compter d'août 2027 d'étendre l'urbanisation en Corse sans document d'urbanisme.
54 amendements déposés sur cet article : 27 en commission, dont 11 adoptés, puis 27 en séance, dont 7 adoptés.
Amendements mis aux voix sur cet article (10)
- n° 168 M. Gosselin LR rejeté Cet amendement proposait d’abroger purement et simplement le dispositif « zéro artificialisation nette » de la loi Climat et résilience, son auteur estimant qu’il freine usines, logements et infrastructures et aggrave le déclin rural.
- n° 364 M. Rolland LR rejeté Jugeant trop court le calendrier adopté en commission, cet amendement du groupe LR voulait allonger les délais laissés aux régions, puis aux communes et intercommunalités, pour adapter leurs documents d’urbanisme aux objectifs « ZAN ».
- n° 600 M. Lopez-Liguori rejeté Les communes de moins de 10 000 habitants auraient pu obtenir du préfet une dérogation aux objectifs de réduction de l’artificialisation, son auteur souhaitant une application souple, au cas par cas.
- n° 73 Mme Dalloz LR rejeté En matière d’artificialisation, l’objectif « d’atteindre » zéro artificialisation nette en 2050 serait devenu « tendre vers », son autrice préférant un objectif incitatif à un objectif contraignant.
- n° 477 M. Gaillard LFI-NUPES rejeté L’objectif national de zéro artificialisation nette aurait été avancé de 2050 à 2040 avec cet amendement, son auteur voulant accélérer la lutte contre un rythme d’artificialisation qu’il juge excessif.
- n° 110 M. Lottiaux RN rejeté Les délais comptés depuis la promulgation de la loi auraient été remplacés par des dates fixes, décalant notamment la décennie de référence à 2025-2035, son auteur dénonçant des échéances trop courtes.
- n° 1 M. Molac LT rejeté La lutte contre l’artificialisation aurait été territorialisée région par région selon les dynamiques démographiques, M. Molac citant la forte croissance de population attendue en Bretagne.
- n° 601 M. Castor GDR-NUPES rejeté La Guyane aurait été exemptée des objectifs de réduction de l’artificialisation, avec des objectifs propres fixés par décret, son auteur invoquant les spécificités et l’urgence socio-économique du territoire.
- n° 610 Mme Belluco ECOLO rejeté En élargissant les références légales visées, cet amendement voulait appliquer aussi à la Corse et à l’Île-de-France l’obligation de diviser par deux l’artificialisation sur la décennie 2021-2031.
- n° 612 Mme Belluco ECOLO rejeté Cet amendement de repli voulait soumettre l’Île-de-France au même objectif intermédiaire de limitation de l’artificialisation que les autres régions hexagonales, son autrice soulignant que la région artificialise massivement.
Article 2supprimé 188 com. / 10 séance
Texte de l'article
(Supprimé)
18 amendements déposés sur cet article : 8 en commission, dont 5 adoptés, puis 10 en séance.
Amendements mis aux voix sur cet article (3)
- n° 479 M. Martinet rejeté À l’inverse, cet amendement voulait rétablir l’article 2 pour que les documents d’urbanisme soient « compatibles avec » les objectifs régionaux anti-artificialisation, et non plus seulement les « prendre en compte ».
- n° 288 M. Jumel rejeté Cet amendement voulait rétablir l’article 2 pour supprimer le lien de compatibilité obligeant les documents d’urbanisme locaux à suivre le schéma régional (SRADDET), son auteur défendant l’autonomie des communes.
- n° 245 M. Jean-Pierre Vigier LR rejeté L’article 2, supprimé, aurait été rétabli dans la version du Sénat, pour que les objectifs régionaux de réduction de l’artificialisation soient seulement « pris en compte » par les documents d’urbanisme locaux.
Article 3art. adopté Description : Réécrit la conférence régionale de gouvernance de la réduction de l'artificialisation des sols : composition, coprésidence, conférence départementale, consultations, propositions d'objectifs, délai, bilan, rapport au Parlement, Corse, outre-mer. 20285 com. / 117 séance
Description : Réécrit la conférence régionale de gouvernance de la réduction de l'artificialisation des sols : composition, coprésidence, conférence départementale, consultations, propositions d'objectifs, délai, bilan, rapport au Parlement, Corse, outre-mer.
202 amendements déposés sur cet article : 85 en commission, dont 38 adoptés, puis 117 en séance, dont 16 adoptés.
Vote sur l'article : adopté(29 pour, 0 contre, 4 abstentions).
Amendements mis aux voix sur cet article (2)
- n° 480 Mme Couturier rejeté Cet amendement proposait de remplacer le représentant de la chambre d’agriculture par un membre de la commission de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers, son autrice jugeant cette instance mieux à même d’apprécier les enjeux d’artificialisation.
- n° 634 Mme Belluco ECOLO adopté La conférence régionale chargée de la réduction de l’artificialisation des sols intègre désormais au moins cinq représentants d’organismes de gestion des espaces naturels et au moins cinq représentants d’associations de protection de l’environnement agréées.
Article 4art. adopté Impute nationalement, dans un premier forfait décennal de 15 mille hectares, la consommation des projets d'envergure nationale recensés par arrêté, et permet de mutualiser celle des projets régionaux. 20473 com. / 131 séance
Impute nationalement, dans un premier forfait décennal de 15 mille hectares, la consommation des projets d'envergure nationale recensés par arrêté, et permet de mutualiser celle des projets régionaux.
204 amendements déposés sur cet article : 73 en commission, dont 11 adoptés, puis 131 en séance, dont 10 adoptés.
Vote sur l'article : adopté(35 pour, 15 contre, 4 abstentions).
Amendements mis aux voix sur cet article (21)
- n° 646 Mme Belluco ECOLO rejeté La suppression pure et simple de l’article 4, qui prévoit de décompter à part les grands projets nationaux, était demandée par cet amendement, son autrice jugeant ce périmètre trop large et menaçant l’objectif ZAN.
- n° 113 Mme Louwagie rejeté Cet amendement proposait de réécrire l’article pour exempter du décompte ZAN les projets d’intérêt national majeur pour la souveraineté ou la transition écologique, son autrice jugeant ces objectifs d’importance équivalente.
- n° 365 M. Rolland LR rejeté La liste des grands projets exemptés du ZAN aurait été élargie par cet amendement, revenant à la version large du Sénat (chantiers de l’État, industries valorisant des ressources renouvelables, grandes infrastructures).
- n° 721 M. Delautrette SOC rejeté Cet amendement de précision voulait inscrire que la comptabilisation des grands projets nationaux ne puisse pas, à l’échelle du pays, faire dépasser le plafond national d’artificialisation des sols.
- n° 688 Mme Belluco ECOLO rejeté Par une réécriture d’ensemble, cet amendement voulait restreindre les grands projets décomptés (ports, défense, prisons), abaisser le forfait à 10 000 hectares et soumettre l’arrêté à l’avis des régions.
- n° 492 Mme Couturier rejeté Cet amendement proposait de resserrer la liste des grands projets décomptés du ZAN aux seuls jugés utiles à la transition écologique (ports, lignes du quotidien, énergies renouvelables, hôpitaux, universités, défense).
- n° 483 Mme Hignet LFI-NUPES rejeté La construction de lignes à grande vitesse n’aurait plus compté parmi les grands projets nationaux exemptés du ZAN, son autrice préférant financer la rénovation des lignes classiques et des petites lignes.
- n° 484 Mme Hignet LFI-NUPES rejeté Les lignes à grande vitesse auraient cédé la place, dans les grands projets décomptés du ZAN, à la rénovation des « lignes du quotidien », que son autrice juge prioritaires.
- n° 660 Mme Mathilde Paris rejeté En retirant la mention « à grande vitesse » attachée aux lignes ferroviaires décomptées du ZAN, cet amendement voulait, selon son autrice, étendre le dispositif à toutes les lignes existantes et futures.
- n° 823 M. Fournier ECOLO rejeté Cet amendement d’appel voulait supprimer la disposition permettant de sortir du décompte ZAN les projets dits d’industrie verte, son auteur craignant qu’ils artificialisent au lieu de s’installer sur des friches.
- n° 725 M. Delautrette SOC rejeté Les projets de production, transformation ou stockage d’énergies fossiles dans les grands ports auraient été exclus des grands projets décomptés du ZAN, sauf un terminal méthanier flottant, selon les députés socialistes.
- n° 493 M. Martinet rejeté Les opérations menées dans le périmètre d’une opération d’intérêt national, comme Paris-Saclay, auraient été retirées des grands projets décomptés du ZAN, son auteur les jugeant parfois contraires aux impératifs écologiques.
- n° 490 M. Laisney LFI-NUPES rejeté La construction de réacteurs nucléaires n’aurait plus figuré, avec cet amendement, parmi les grands projets nationaux décomptés du ZAN, son auteur s’opposant au nucléaire et à l’artificialisation qu’il entraîne.
- n° 285 M. Jumel rejeté Les aménagements induits par un grand projet, comme l’EPR de Penly (logements, routes, équipements), auraient été intégrés à son périmètre, M. Jumel voulant que les territoires d’accueil ne soient pas pénalisés.
- n° 366 M. Rolland LR rejeté Les voies ferroviaires nouvelles rendues nécessaires par un grand projet industriel, comme dans le bassin dunkerquois, auraient été ajoutées par M. Rolland aux projets exclus du décompte de l’artificialisation.
- n° 367 M. Rolland LR rejeté Les logements rendus nécessaires par l’arrivée d’un grand projet industriel auraient rejoint, selon M. Rolland, la liste des projets décomptés du ZAN, pour accompagner les communes confrontées à l’afflux de travailleurs.
- n° 664 Mme Belluco ECOLO rejeté Cet amendement de repli voulait empêcher que l’arrêté listant les grands projets nationaux puisse être modifié pour en ajouter d’autres en cours de route, ce qui selon son autrice ferait dépasser l’enveloppe fixée.
- n° 665 Mme Belluco ECOLO rejeté Ni l’ajout d’un projet d’envergure nationale ou européenne, ni la modification de l’arrêté, n’auraient pu conduire à dépasser le forfait national d’artificialisation, selon cet amendement de repli du groupe Écologiste.
- n° 667 Mme Belluco ECOLO rejeté Le forfait national d’hectares réservé aux grands projets de l’État serait passé de 15 000 à 10 000 hectares avec cet amendement, son autrice voulant que l’État applique lui aussi la sobriété foncière.
- n° 671 Mme Belluco ECOLO rejeté Le plafond fixé par le forfait d’artificialisation ne pourrait pas être dépassé : cet amendement de clarification voulait l’inscrire explicitement, son autrice reprenant une formulation présentée par le rapporteur et le ministre en commission.
- n° 668 Mme Belluco ECOLO rejeté Cet amendement voulait supprimer la possibilité de dépasser le forfait d’artificialisation fixé au niveau national, son autrice estimant qu’un tel dépassement reviendrait à abandonner l’objectif de réduire de moitié la consommation d’espaces d’ici 2031.
Article 5supprimé 44 com. / 0 séance
Texte de l'article
(Supprimé) CHAPITRE III Mieux prendre en compte les spécificités des territoires
4 amendements déposés sur cet article : 4 en commission, dont 1 adopté.
Article 6supprimé 2412 com. / 12 séance
Texte de l'article
(Supprimé)
24 amendements déposés sur cet article : 12 en commission, dont 2 adoptés, puis 12 en séance.
Article 7art. adopté Garantit une surface minimale de consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers aux communes peu ou très peu denses dotées d'un document d'urbanisme prescrit avant le 22 août 2026. 14356 com. / 87 séance
Garantit une surface minimale de consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers aux communes peu ou très peu denses dotées d'un document d'urbanisme prescrit avant le 22 août 2026.
143 amendements déposés sur cet article : 56 en commission, dont 5 adoptés, puis 87 en séance, dont 5 adoptés.
Vote sur l'article : adopté(25 pour, 2 contre, 3 abstentions).
Amendements mis aux voix sur cet article (5)
- n° 713 Mme Belluco ECOLO rejeté La garantie rurale aurait été réservée, avec cet amendement, aux seules communes ayant artificialisé moins de 0,5 % de leurs espaces déjà artificialisés entre 2011 et 2021, son autrice voulant valoriser les communes économes en foncier.
- n° 724 Mme Belluco ECOLO rejeté La surface minimale garantie aux communes rurales aurait été conditionnée, avec cet amendement, à l’absence de déclin démographique, à moins de 10 % de logements vacants et à une étude des capacités de densification déjà existantes.
- n° 734 M. Delautrette SOC adopté Le bénéfice de la surface minimale de développement communal, dite garantie rurale, ne dispense pas les communes sans document d’urbanisme du respect des règles limitant les constructions hors des zones déjà urbanisées.
- n° 717 Mme Belluco ECOLO rejeté Cet amendement voulait plafonner à 50 hectares l’artificialisation d’une commune sur la première décennie, en miroir de la garantie rurale, son autrice ciblant une poignée de communes très consommatrices d’espaces naturels et agricoles.
- n° 742 M. Delautrette SOC rejeté Une part de 1 % de l’enveloppe d’artificialisation du schéma de cohérence territoriale aurait été réservée, avec cet amendement, aux pistes cyclables intercommunales, mobilisable surtout par les communes peu denses, pour développer les réseaux vélo ruraux.
Article 10art. adopté Adapte au littoral les objectifs de lutte contre l'artificialisation et permet d'y réputer désartificialisées les surfaces exposées au recul du trait de côte vouées à renaturation partenariale. 3216 com. / 16 séance
Adapte au littoral les objectifs de lutte contre l'artificialisation et permet d'y réputer désartificialisées les surfaces exposées au recul du trait de côte vouées à renaturation partenariale.
32 amendements déposés sur cet article : 16 en commission, dont 4 adoptés, puis 16 en séance, dont 2 adoptés.
Vote sur l'article : adopté(36 pour, 0 contre, 1 abstention).
Article 11supprimé 98 com. / 1 séance
Texte de l'article
(Supprimé)
9 amendements déposés sur cet article : 8 en commission, dont 1 adopté, puis 1 en séance.
Amendements mis aux voix sur cet article (1)
- n° 514 M. Gaillard rejeté
Article 12art. adopté Permet de surseoir à statuer, jusqu'à l'approbation du document d'urbanisme modifié, sur les projets compromettant la réduction de la consommation d'espaces, et ouvre un droit de rachat. 8155 com. / 26 séance
Permet de surseoir à statuer, jusqu'à l'approbation du document d'urbanisme modifié, sur les projets compromettant la réduction de la consommation d'espaces, et ouvre un droit de rachat.
81 amendements déposés sur cet article : 55 en commission, dont 4 adoptés, puis 26 en séance, dont 2 adoptés.
Vote sur l'article : adopté(33 pour, 0 contre, 3 abstentions).
Amendements mis aux voix sur cet article (2)
- n° 737 M. Delautrette SOC rejeté Cet amendement voulait supprimer la possibilité, pour un propriétaire dont le projet de construire a été refusé, d’obliger la collectivité à racheter son terrain, son auteur jugeant cette acquisition injustifiée hors d’un véritable projet d’aménagement.
- n° 399 M. Molac LT rejeté Une commune n’aurait plus pu, avec cet amendement, opposer le motif d’artificialisation à un projet composé majoritairement de logements sociaux, son auteur visant les communes carencées qui refusent leurs obligations issues de la loi SRU.
Article 12 bisart. adopté 2214 com. / 8 séance
Texte de l'article
(Supprimé)
22 amendements déposés sur cet article : 14 en commission, dont 4 adoptés, puis 8 en séance.
Vote sur l'article : adopté(33 pour, 0 contre, 3 abstentions).
Amendements mis aux voix sur cet article (2)
- n° 737 M. Delautrette SOC rejeté Cet amendement voulait supprimer la possibilité, pour un propriétaire dont le projet de construire a été refusé, d’obliger la collectivité à racheter son terrain, son auteur jugeant cette acquisition injustifiée hors d’un véritable projet d’aménagement.
- n° 399 M. Molac LT rejeté Une commune n’aurait plus pu, avec cet amendement, opposer le motif d’artificialisation à un projet composé majoritairement de logements sociaux, son auteur visant les communes carencées qui refusent leurs obligations issues de la loi SRU.
Article 13art. adopté Permet de déduire de la consommation d'espaces comptabilisée la renaturation transformant, sur le même territoire, des espaces urbanisés en espaces naturels, agricoles ou forestiers. 3622 com. / 14 séance
Permet de déduire de la consommation d'espaces comptabilisée la renaturation transformant, sur le même territoire, des espaces urbanisés en espaces naturels, agricoles ou forestiers.
36 amendements déposés sur cet article : 22 en commission, dont 9 adoptés, puis 14 en séance.
Vote sur l'article : adopté(29 pour, 7 contre).
Amendements mis aux voix sur cet article (1)
- n° 744 M. Delautrette SOC rejeté Cet amendement voulait garantir que les surfaces renaturées soient protégées contre toute nouvelle artificialisation pendant au moins trente ans, son auteur craignant qu’elles ne soient reconstruites à court terme, d’après ses échanges avec France Nature Environnement.
Article 14art. adopté Étend le rapport d'évaluation de la limitation de l'artificialisation des sols au bilan des effets de la loi et aux incidences du régime sur le logement et l'environnement. 225 com. / 17 séance
Étend le rapport d'évaluation de la limitation de l'artificialisation des sols au bilan des effets de la loi et aux incidences du régime sur le logement et l'environnement.
22 amendements déposés sur cet article : 5 en commission, dont 2 adoptés, puis 17 en séance, dont 3 adoptés.
Vote sur l'article : adopté(35 pour, 0 contre, 1 abstention).
Article 15non mis aux voix Impose au Gouvernement de remettre au Parlement, sous 6 mois, un rapport sur la fiscalité comme outil de lutte contre l'artificialisation des sols, chiffrant ses propositions. 10 com. / 1 séance
Impose au Gouvernement de remettre au Parlement, sous 6 mois, un rapport sur la fiscalité comme outil de lutte contre l'artificialisation des sols, chiffrant ses propositions.
1 amendement déposé sur cet article : 1 en séance, dont 1 adopté.
Articles du texte adopté et votes internes : données officielles de l'Assemblée nationale. Les résumés d'articles et de chaque amendement sont rédigés à partir du texte, puis vérifiés.
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Rapprochés par proximité thématique (analyse locale des intitulés et enjeux, sans suivi).
- 17 mai 2023 L'ensemble de la proposition de loi visant à renforcer la prévention et la lutte contre l'intensification et l'extension du risque adopté
- 24 juin 2026 L’ensemble de la proposition de loi visant à réduire l’impact environnemental de l’industrie textile (texte de la commission mixte adopté
- 17 juin 2025 L'ensemble du projet de loi autorisant la ratification de la résolution LP.3(4) portant amendement de l’article 6 du Protocole de adopté
- 21 juillet 2023 L'ensemble du projet de loi relatif à l'industrie verte adopté
- 15 octobre 2019 L'ensemble du projet de loi relatif à la bioéthique adopté
- 4 juin 2020 La proposition de résolution déclarant la nécessité d'une bifurcation écologique et solidaire pour aller vers les jours heureux (a rejeté