Le parcours du texte
- 28 avril 2023 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
- 29 janvier 2024 1re lecture Assemblée Adopté
- 21 mai 2024 1re lecture Sénat Modifié
- 29 octobre 2024 Commission mixte paritaire Accord
- 7 novembre 2024 Lecture des conclusions de la CMP Assemblée Adopté
- 19 novembre 2024 Promulgation loi n° 2024-1039
Ce que change ce texte
Cette proposition de loi donne aux maires de nouveaux outils pour réguler les meublés de tourisme type Airbnb (abaissement possible à 90 jours par an, quotas, enregistrement obligatoire) et réduit l’avantage fiscal des locations touristiques.
- EnregistrementOblige toute personne qui loue un meublé de tourisme à le déclarer au préalable, en personne, auprès d'un téléservice national, en indiquant s'il s'agit de sa résidence principale. art. 1
- Durée de locationPermet à une commune d'abaisser, par délibération motivée, le nombre maximal de jours de location d'une résidence principale, dans la limite de quatre-vingt-dix jours. art. 4
- FiscalitéRamène à 15 000 euros le seuil du régime micro pour les entreprises dont l'activité principale est la location de meublés de tourisme. art. 7
- Changement d'usageConfie à l'organe délibérant de la commune la décision de soumettre à autorisation le changement d'usage d'un local à usage d'habitation, et cale la liste des communes concernées sur le décret prévu à l'article 232 du code général des impôts. art. 5
- Performance énergétiqueSoumet les meublés de tourisme aux niveaux de performance énergétique exigés d'un logement décent, sauf lorsque le local est la résidence principale du loueur. art. 3
- CopropriétéImpose aux règlements de copropriété établis après la loi de mentionner explicitement si la location en meublé de tourisme est autorisée ou interdite. art. 6
- CopropriétéOblige le copropriétaire qui déclare un meublé de tourisme à en informer le syndic, et fait inscrire un point d'information à l'ordre du jour de la prochaine assemblée générale. art. 8
- Logement indigneFait cesser le paiement du loyer d'un meublé de tourisme frappé d'un arrêté d'insalubrité ou de péril, dès la notification de celui-ci et jusqu'à sa mainlevée. art. 2
Comprendre les votes
Comment chaque groupe a voté
Adopté le 7 novembre 2024 : 168 voix pour, 54 contre. Neuf groupes ont voté pour et deux ont voté contre.
| Groupe | Pour | Contre | Abstention |
|---|---|---|---|
| La France insoumise - Nouveau Front Populaire | 24 | 0 | 0 |
| Gauche Démocrate et Républicaine | 5 | 0 | 0 |
| Écologiste et Social | 16 | 0 | 0 |
| Socialistes et apparentés | 37 | 0 | 0 |
| Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires | 5 | 0 | 0 |
| Les Démocrates | 5 | 0 | 0 |
| Ensemble pour la République | 38 | 0 | 0 |
| Horizons & Indépendants | 17 | 0 | 0 |
| Droite Républicaine | 18 | 0 | 0 |
| UDR | 0 | 3 | 0 |
| Rassemblement National | 1 | 51 | 0 |
| Non inscrit | 2 | 0 | 0 |
Mises au point de vote 1
Sous son analyse de ce scrutin, l'Assemblée publie une rubrique « Mises au point » où des député·es font consigner la position qu'ils avaient voulu prendre. Elle ne rectifie pas le scrutin : le relevé ci-dessus reste le résultat officiel, et l'Assemblée le publie inchangé dans le même document.
Une autre mise au point émane de député·es qui ne figurent pas dans le relevé nominatif de ce scrutin : aucun vote n'y est enregistré à leur nom.
- Cyrille Isaac-Sibille DEM Vote enregistré aucun Position déclarée voter pour
Lire la rubrique « Mises au point » sur l'analyse officielle du scrutin ↗
Les avis, pour et contre
Ce que disent les partisans et les opposants du texte. Chaque position est attribuée et sourcée ; le site ne tranche pas.
Pour le texte, 3
Autrice du texte, elle en résume l'ambition : « Redonner au logement sa fonction première est notre seul leitmotiv », face à l'éviction des habitants au profit de la location touristique dans les zones tendues.
Co-auteur, il pointe l'injustice fiscale corrigée par le texte : « Comment justifier, en effet, que le propriétaire d’un meublé de tourisme gagne plus et paye moins d’impôts qu’un propriétaire qui loue à l’année »
Il indique que son groupe votera le texte, conscient de la nécessité de permettre à celles et ceux qui vivent dans les zones touristiques de se loger dignement.
Contre le texte, 1
Il juge que « sous couvert de régulation des meublés de tourisme », le texte est une manoeuvre pour imposer de nouvelles taxes et faire payer ceux qui, le plus souvent, louent leur logement pour faire face à des charges qui explosent.
Les avis des experts indépendants
Selon la Cour des comptes, le dispositif Pinel semble avoir eu un réel effet sur le volume de construction mais sa performance est difficile à mesurer ; il attire surtout des investisseurs aux revenus élevés, pour un coût de l'ordre de 10 à 12 milliards d'euros (7,3 milliards cumulés fin 2023), et ses engagements locatifs temporaires ne constituent pas un parc pérenne.
L'aide fiscale à l'investissement locatif Pinel, septembre 2024
Selon la Cour des comptes, le quota de 20 à 25 % de logements sociaux imposé aux communes a eu un effet réel sur la production (plus de 210 000 logements construits entre 2017 et 2019, objectif triennal atteint à 107 %), mais plus de la moitié des communes concernées restent sous les seuils et versent un prélèvement plutôt que d'atteindre la cible.
Le passage en commission
200 amendements examinés en commission, dont 30 adoptés.
Rapporteur·e·s de ce texte
Commission : Commission des affaires économiques
Avant d'arriver dans l'hémicycle, ce texte a été examiné par la commission Affaires économiques. 200 amendements y ont été déposés, dont 30 adoptés (qui ont modifié le texte avant le vote). C'est le texte issu de ces 30 adoptions qui est arrivé en séance, où 127 amendements de plus ont été discutés.
Qui dépose, et qui fait adopter
- LFI-NUPES aucun sur 10 0 %
- GDR-NUPES 4 sur 31 13 %
- SOC-A 8 sur 15 53 %
- LIOT 4 sur 19 21 %
- DEM aucun sur 12 0 %
- HOR 2 sur 7 29 %
- RN aucun sur 15 0 %
- RE 10 sur 37 27 %
- ECOLO 1 sur 26 4 %
- LR aucun sur 23 0 %
5 amendements de plus ne sont rattachés à aucun groupe identifiable, dont 1 adopté.
Où la commission a le plus changé le texte
Les articles qui ont vu le plus d'amendements adoptés EN COMMISSION, c'est-à-dire là où le texte a bougé avant même l'hémicycle. 7 articles au total ont été modifiés, voici les 6 premiers. Chaque ligne renvoie à son article dans « Le texte en détails », juste en dessous.
- Article 2 Suspend le loyer d'un meublé de tourisme frappé d'un arrêté, jusqu'à la mainlevée, et impose la restitution des sommes indûment perçues. 15 adoptés sur 50
- Après l’article 1er 7 adoptés sur 32
- Après l’article 3 3 adoptés sur 38
- Avant l’article 1er 2 adoptés sur 7
- Article 1er 1 adopté sur 34
- Article 3 Impose aux meublés de tourisme, à compter de 2034, le niveau de performance énergétique d'un logement décent, sous peine d'une amende pouvant atteindre 5 000 euros. 1 adopté sur 31
Pour situer : sur les 221 grands votes de cette législature dont le texte est passé par une commission, la médiane est de 47 amendements et 13 adoptés.
Source : open data de l'Assemblée nationale (amendements + rapports de commission).
Le texte en détails
8 articles · 43 amendementsLes documents officiels de ce texte :
le texte voté (PDF) ↗ sa fiche sur ce site le texte déposé (PDF) ↗ la fiche du texte déposé le rapport de commission n° 1928 ↗
Les 8 articles du texte adopté, chacun replié : son résumé en une phrase, le vote sur l'article, et les amendements qui y ont été mis aux voix (avec ce qu'ils proposaient). 43 amendements au total.
Article 1art. adopté Généralise la déclaration nationale de tout meublé de tourisme, étend à toutes les communes le plafond annuel des résidences principales et laisse le maire la suspendre pour insalubrité. 6934 com. / 35 séance
Généralise la déclaration nationale de tout meublé de tourisme, étend à toutes les communes le plafond annuel des résidences principales et laisse le maire la suspendre pour insalubrité.
69 amendements déposés sur cet article : 34 en commission, dont 1 adopté, puis 35 en séance, dont 1 adopté.
Vote sur l'article : adopté(118 pour, 27 contre, 13 abstentions).
Amendements mis aux voix sur cet article (24)
- n° 78 M. de Lépinau RN rejeté L’article généralisant le numéro d’enregistrement des meublés de tourisme aurait été supprimé par cet amendement, son auteur y voyant une intrusion dans le droit de propriété et une porte vers des obligations de rénovation coûteuses.
- n° 33 Mme Florence Goulet RN rejeté Cet amendement voulait réserver l’article 1er A aux logements situés en zone de déséquilibre entre offre et demande, son autrice jugeant le texte plus large que son intitulé consacré aux zones tendues.
- n° 32 Mme Florence Goulet RN rejeté La mention précisant que l’obligation de déclaration s’applique aux meublés « classés ou non » aurait été retirée par cet amendement de repli, son autrice invoquant la protection du patrimoine architectural.
- n° 31 Mme Florence Goulet RN rejeté Les bâtiments classés auraient été exemptés des exigences de rénovation énergétique prévues par le texte, cet amendement voulant, selon son autrice, préserver le patrimoine architectural des villes et des campagnes.
- n° 49 M. Falcon RN rejeté Une solution non numérique, courrier papier ou dépôt manuscrit en mairie, aurait dû être proposée par la collectivité aux personnes incapables de déclarer leur meublé en ligne, selon cet amendement de M. Falcon.
- n° 81 M. de Lépinau RN rejeté Cet amendement voulait supprimer l’extension aux résidences principales de l’obligation de déclaration préalable avant mise en location de courte durée, la réservant aux autres types de biens.
- n° 2 M. Falcon RN rejeté L’article premier, qui étendait aux locations saisonnières l’interdiction progressive de louer les logements les moins performants, aurait été supprimé par cet amendement, son auteur y voyant une atteinte au droit de propriété.
- n° 84 M. de Lépinau RN rejeté L’exigence d’un diagnostic de performance énergétique pour obtenir l’autorisation de louer un meublé de courte durée aurait été supprimée par cet amendement, son auteur jugeant ces travaux trop coûteux pour les petits propriétaires.
- n° 92 M. Lottiaux RN rejeté Plutôt qu’une obligation générale, cet amendement voulait laisser au maire la faculté de demander le diagnostic énergétique aux propriétaires concernés, après délibération du conseil municipal, pour tenir compte de leurs moyens.
- n° 85 M. de Lapinau RN rejeté L’extension du diagnostic énergétique aux meublés de tourisme n’aurait joué, selon cet amendement, que si le conseil municipal en décidait par délibération motivée aux deux tiers, son auteur invoquant le droit de propriété.
- n° 97 M. Emmanuel Maquet rejeté L’obligation de mise en conformité énergétique n’aurait visé, avec cet amendement, que les meublés loués à titre professionnel au sens du code général des impôts, épargnant les loueurs occasionnels.
- n° 29 M. Tivoli RN rejeté La location de courte durée aurait été autorisée jusqu’à la classe énergétique F, et non plus D, avec cet amendement de repli alignant ces logements sur le régime des locations de longue durée.
- n° 136 M. Zgainski rejeté Ce sous-amendement voulait supprimer un alinéa de l’amendement n° 109 afin de corriger une erreur de référence, son auteur estimant inutile d’accorder un délai supplémentaire de cinq ans au nouveau calendrier proposé.
- n° 109 Mme Ferrari rejeté Cet amendement proposait d’aligner le calendrier énergétique des meublés touristiques sur celui des locations classiques, en n’exigeant la classe F qu’à partir de 2028 et la classe E à partir de 2034.
- n° 28 M. Tivoli RN rejeté Pour les locations meublées de courte durée, cet amendement proposait de retenir la classe énergétique « E » plutôt que « D », afin d’aligner selon son auteur ces exigences sur celles des locations de longue durée.
- n° 34 Mme Florence Goulet RN rejeté Les meublés classés au titre du code du tourisme auraient échappé à l’obligation de travaux de performance énergétique, son autrice invoquant la protection du patrimoine architectural des communes.
- n° 54 M. Falcon RN rejeté Les propriétaires d’un unique bien loué soixante jours ou moins par an, pour moins de 5 000 euros de revenus, auraient été exonérés du diagnostic de performance énergétique, selon cet amendement visant les revenus d’appoint modestes.
- n° 39 Mme Duby-Muller LR rejeté Le conseil municipal aurait pu, avec cet amendement, déroger par délibération motivée aux obligations de performance énergétique, son autrice visant notamment les stations de montagne dont le parc touristique date des années 1970.
- n° 59 M. jean-Pierre Vigier LR rejeté La rédaction des délais applicables aux exigences énergétiques des meublés touristiques aurait été clarifiée par cet amendement, précisant le point de départ du délai de cinq ans selon la date d’entrée en vigueur du changement d’usage.
- n° 88 M. de Lépinau RN rejeté Les obligations de l’article premier auraient, avec cet amendement, visé les seuls logements situés en zone de déséquilibre entre offre et demande, son auteur jugeant le texte trop large face à son intitulé sur les zones tendues.
- n° 98 M. Emmanuel Maquet rejeté
- n° 4 M. Falcon RN rejeté La durée maximale de location touristique d’une résidence principale serait passée de 120 à 60 jours par an, avec cet amendement, le maire pouvant l’étendre jusqu’à 120 selon les besoins locaux.
- n° 30 Mme Duby-Muller LR rejeté Cet amendement voulait revenir sur la réduction de 120 à 90 jours de la durée annuelle de location saisonnière d’une résidence, son autrice y voyant une atteinte au pouvoir d’achat et au droit de propriété.
- n° 90 M. de Lépinau RN rejeté L’amende administrative de 15 000 euros visant les propriétaires qui présenteraient des documents falsifiés aurait été supprimée par cet amendement, son auteur la jugeant « totalement disproportionnée ».
Article 2art. adopté Suspend le loyer d'un meublé de tourisme frappé d'un arrêté, jusqu'à la mainlevée, et impose la restitution des sommes indûment perçues. 7650 com. / 26 séance
Suspend le loyer d'un meublé de tourisme frappé d'un arrêté, jusqu'à la mainlevée, et impose la restitution des sommes indûment perçues.
76 amendements déposés sur cet article : 50 en commission, dont 15 adoptés, puis 26 en séance, dont 9 adoptés.
Vote sur l'article : adopté(62 pour, 5 contre).
Amendements mis aux voix sur cet article (11)
- n° 64 M. Echaniz SOC-A adopté Cet amendement corrige une erreur matérielle à l’article 2 afin que la disposition vise correctement une « autorisation préalable » dans les conditions de l’article L. 631-7-1, relatif au changement d’usage des locaux d’habitation.
- n° 10 M. Falcon RN rejeté La fiche de révision foncière de 1970 aurait été maintenue, avec cet amendement, comme référence pour trancher les litiges sur l’usage d’un local, son auteur redoutant qu’aucune matrice de remplacement ne subsiste pour les communes.
- n° 65 M. Echaniz SOC-A adopté L’accord grammatical de l’alinéa 14 de l’article 2 est ajusté, « elles sont accordées » devenant « elle est accordée », par simple retouche rédactionnelle sans effet sur le fond.
- n° 67 M. Echaniz SOC-A adopté Au sein de l’article 2, cet amendement procède à une correction rédactionnelle en remplaçant, à l’alinéa 15, le mot « atteste » par « en atteste par », sans rien changer au fond.
- n° 68 Mme Le Meur LAREM adopté La notion de tension locative, jugée trop floue par ses auteurs, est redéfinie ici comme un déséquilibre entre l’offre et la demande de logements entraînant des difficultés sérieuses d’accès au logement dans le parc existant.
- n° 11 M. Rolland LR rejeté Le seuil de taux minimal de résidences secondaires, à l’article 2, aurait été supprimé par cet amendement, son auteur craignant qu’un tel seuil ne déplace le problème vers les communes limitrophes progressivement prises d’assaut.
- n° 105 M. Roseren LAREM adopté Les communes pouvant réserver les logements neufs à la résidence principale ne sont plus seulement celles à fort taux de résidences secondaires : cet amendement y ajoute celles soumises à la taxe sur les logements vacants.
- n° 16 M. Rolland LR rejeté Ramener à 5 %, au lieu de 20 %, le taux minimal de résidences secondaires fixé par le texte : telle était la proposition de repli de son auteur, redoutant un report du problème vers les communes voisines.
- n° 15 M. Rolland LR rejeté Le taux minimal de résidences secondaires retenu à l’article 2 serait tombé, avec cet amendement, de 20 % à 10 %, son auteur présentant cette baisse comme un repli faute de supprimer le seuil.
- n° 14 M. Rolland LR rejeté Amendement de repli, faute d’obtenir la suppression du seuil : son auteur proposait de ramener de 20 % à 15 % le taux minimal de résidences secondaires, y voyant un risque pour les communes voisines.
- n° 46 M. Colombani LT rejeté Les cartes communales auraient pu, avec cet amendement, délimiter des secteurs où toute construction neuve de logement serait réservée à la résidence principale, lorsque les résidences secondaires y dépassent 20 % des habitations.
Article 3art. adopté Impose aux meublés de tourisme, à compter de 2034, le niveau de performance énergétique d'un logement décent, sous peine d'une amende pouvant atteindre 5 000 euros. 5331 com. / 22 séance
Impose aux meublés de tourisme, à compter de 2034, le niveau de performance énergétique d'un logement décent, sous peine d'une amende pouvant atteindre 5 000 euros.
53 amendements déposés sur cet article : 31 en commission, dont 1 adopté, puis 22 en séance.
Vote sur l'article : adopté(74 pour, 15 contre, 3 abstentions).
Amendements mis aux voix sur cet article (3)
- n° 5 M. Falcon RN rejeté L’article 3 durcissait la fiscalité des meublés en réduisant l’abattement du micro-BIC ; cet amendement du Rassemblement National proposait de le supprimer, son auteur y voyant une sanction pour les petits propriétaires bailleurs.
- n° 53 M. Falcon RN rejeté Un propriétaire occupant d’un seul bien, le louant soixante jours ou moins par an pour moins de 5 000 euros, aurait été exonéré de déclaration et d’impôt sur ces revenus, avec une taxe compensant la perte pour l’État.
- n° 115 Mme Ferrari rejeté Le resserrement de l’avantage fiscal du micro-BIC aurait, avec cet amendement, épargné toutes les communes touristiques et stations classées, la perte de recettes étant compensée par une taxe additionnelle sur les tabacs.
Article 4art. adopté Permet à la commune d'abaisser par délibération le nombre maximal de jours de location d'un meublé de tourisme et alourdit les amendes encourues par les loueurs. 10 com. / 1 séance
Permet à la commune d'abaisser par délibération le nombre maximal de jours de location d'un meublé de tourisme et alourdit les amendes encourues par les loueurs.
1 amendement déposé sur cet article : 1 en séance.
Vote sur l'article : adopté(79 pour, 16 contre, 2 abstentions).
Amendements mis aux voix sur cet article (1)
- n° 79 M. Jean-Pierre Vigier LR rejeté L’article 4, qui modifiait la fiscalité des plus-values de cession des meublés, aurait été supprimé par cet amendement, son auteur préférant attendre les conclusions d’une mission d’évaluation sur la fiscalité du logement.
Article 5non mis aux voix Permet aux communes de plafonner les autorisations temporaires de location en meublé de tourisme et de réserver les constructions nouvelles de certains secteurs aux résidences principales. 10 com. / 1 séance
Permet aux communes de plafonner les autorisations temporaires de location en meublé de tourisme et de réserver les constructions nouvelles de certains secteurs aux résidences principales.
1 amendement déposé sur cet article : 1 en séance, dont 1 adopté.
Amendements mis aux voix sur cet article (4)
- n° 3 M. Falcon RN rejeté Le Gouvernement aurait dû remettre au Parlement, sous six mois, un rapport sur l’effet de la loi Climat de 2021 sur le nombre de meublés de tourisme proposés à la location, selon cet amendement.
- n° 36 Mme Florence Goulet RN rejeté Un rapport gouvernemental aurait, avec cet amendement, étudié comment favoriser la rénovation des meublés de tourisme : ouvrir MaPrimeRénov’ aux logements classés F, ne pas imposer un chauffage décarboné et maintenir le chauffage au gaz.
- n° 35 Mme Florence Goulet RN rejeté Un rapport gouvernemental aurait, sous six mois, été demandé sur les règles à imposer pour assurer la sincérité des préconisations de travaux de rénovation des meublés de tourisme et l’accès des artisans à ce marché.
- n° 17 M. Rolland LR rejeté Le Gouvernement aurait dû, avec cet amendement, remettre sous trois mois un rapport sur l’opportunité d’exiger un diagnostic de performance énergétique pour les meublés de tourisme en zone tendue, et sur les écarts de notes entre diagnostiqueurs.
Article 6non mis aux voix Oblige les nouveaux règlements de copropriété à trancher sur les meublés de tourisme et permet d'en voter l'interdiction hors résidence principale, si le commerce y est interdit.
Oblige les nouveaux règlements de copropriété à trancher sur les meublés de tourisme et permet d'en voter l'interdiction hors résidence principale, si le commerce y est interdit.
Article 7non mis aux voix Fixe à 15 000 euros le plafond et à 30 % l'abattement des meublés de tourisme non classés, et retire les meublés classés de l'abattement de 71 %.
Fixe à 15 000 euros le plafond et à 30 % l'abattement des meublés de tourisme non classés, et retire les meublés classés de l'abattement de 71 %.
Article 8non mis aux voix Oblige le copropriétaire, ou le locataire autorisé, à informer le syndic de la déclaration d'un meublé de tourisme, et inscrit un point d'information à la prochaine assemblée générale.
Oblige le copropriétaire, ou le locataire autorisé, à informer le syndic de la déclaration d'un meublé de tourisme, et inscrit un point d'information à la prochaine assemblée générale.
Articles du texte adopté et votes internes : données officielles de l'Assemblée nationale. Les résumés d'articles et de chaque amendement sont rédigés à partir du texte, puis vérifiés.