Le texte
L'essentiel
La loi n° 2026-553 du 29 juin 2026, « visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics » (issue d'un accord en commission mixte paritaire), comporte six articles. Elle instaure une « clause de fonction » : l'agent logé par son employeur public peut se voir demander de quitter le logement à la fin de ses fonctions, avec un préavis d'au moins six mois. Elle porte de 10 % à 50 % la part des logements sociaux que la personne publique qui cède un terrain avec décote peut réserver à ses agents, réserve la moitié des logements de certains programmes aux agents publics (dérogations d'urbanisme) et permet aux hôpitaux de bâtir des logements pour leur personnel. Sur le périmètre : les outils généraux visent « tout agent public civil ou militaire » (les trois fonctions publiques), donc les enseignants ou les agents de crèche y entrent ; mais un régime prioritaire de réservation sur des « logements identifiés » (article 3) est réservé à la défense, la sécurité intérieure, la justice, les hôpitaux, les douanes et le transport public en zone tendue, dont l'éducation et la petite enfance sont absentes. La loi n'ouvre pas de droit automatique : le bénéfice suppose que l'employeur dispose de droits de réservation.
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Le vote : Adopté le 17 juin 2026 : 292 voix pour, 160 contre, 14 abstentions. Six groupes ont voté pour, quatre ont voté contre et un s’est abstenu.
Résumé rédigé hors ligne avec un modèle de langage, puis vérifié. Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.
Les mesures
Les mesures du texte soumis au vote sur l'ensemble du 17 juin 2026, adopté.
- Logement publicL’article L. 442-7 du CCH est réécrit pour encadrer le logement social lié à l’emploi des agents publics civils et militaires et, en zone tendue, des salariés des entreprises de transport public de personnes.
- Clause de bailLe contrat de location peut contenir une clause de fonction limitant le droit au maintien dans les lieux à l’exercice de l’emploi qu’elle mentionne.
- Délai d’activationL’employeur public dispose d’un an pour activer cette clause de fin de bail.
- PréavisLe départ du logement est assorti d’un préavis d’au moins six mois.
- Décote foncièreLors d’une cession de terrain public avec décote ou d’une mise à disposition par bail emphytéotique, la convention peut réserver à la personne publique un contingent plafonné à 50 % des logements sociaux du programme, pour loger ses agents, au-delà du contingent de l’État (L. 3211-7 CGPPP).
- Priorité d’attributionL’article L. 441-1 du CCH prévoit que les réservations des services de la défense, de la sécurité intérieure et de la justice, des hôpitaux publics, des douanes et, en zone tendue, des entreprises de transport public portent sur des logements identifiés.
Les 10 mesures (4 de plus)
- UrbanismeUn nouvel article L. 152-6-11 du code de l’urbanisme permet à l’autorité compétente d’accorder, par décision motivée, des dérogations aux règles de destination du PLU pour construire des logements sur un terrain public, dont la moitié au moins est réservée aux agents.
- GéranceL’article L. 1611-7 du CGCT est complété pour étendre aux immeubles et domaines des collectivités confiés en gérance les conventions qu’il prévoit.
- HôpitauxLes établissements publics de santé peuvent désormais « valoriser leur patrimoine immobilier aux fins de réaliser des logements pour leur personnel » ou d’en financer la réalisation, et « prendre des participations et créer des filiales » pour le faire. art. 6
- GéranceLes conventions de gérance des collectivités sont étendues « aux immeubles ou aux domaines leur appartenant et confiés en gérance ». art. 5
Objectif affiché et moyens Logement des travailleurs des services publics
Voici l'objectif de ce texte tel qu'affiché par ses auteurs et ses principaux leviers avec leur sort.
« Proposition de loi visant à améliorer l’accès au logement des travailleurs des services publics » (intitulé du texte)
Selon ses auteurs, répondre au constat que les travailleurs indispensables au fonctionnement des services publics « ne parviennent plus à se loger dans de nombreuses parties du territoire ». L’exposé des motifs relève que nombre d’entre eux ne peuvent vivre à une distance raisonnable de leur emploi, certains réalisant quotidiennement des trajets considérables et d’autres se logeant dans des conditions indignes, et que cette situation alimente la crise d’attractivité de la fonction publique, des hôpitaux jusqu’aux écoles. Il présente le texte comme une série d’« avancées concrètes et rapides », d’autant plus nécessaires selon lui que les agents publics ne disposent pas, contrairement aux salariés du secteur privé, d’Action logement.
- Reprendre le logement d’un agent qui change d’emploi Modifié
L’article 1er réécrit l’article L. 442-7 du code de la construction et de l’habitation : les bailleurs sociaux mettent fin, à la demande de l’employeur après un changement d’emploi, au bail d’un agent public ou d’un salarié d’une entreprise ou d’un établissement public logé sur un contingent réservé par cet employeur, lorsque l’attribution était conditionnée à l’exercice d’un emploi déterminé. Le locataire dispose alors de six mois pour libérer les lieux.
Le texte définitif retient une « clause de fonction » limitant le droit au maintien dans les lieux : dans l’année qui suit la fin de l’emploi, l’employeur peut demander la résiliation du bail, avec un préavis d’au moins six mois.
- Lever le plafond de réservation sur terrains décotés Modifié
L’article 2 supprime le plafond de 10 % des logements sociaux du programme réservables par l’administration qui cède un terrain avec décote, étend ce droit aux terrains mis à disposition par bail emphytéotique et permet de le céder à une autre administration pour le logement de ses agents.
Le texte définitif porte ce plafond de 10 % à 50 %, conserve l’extension au bail emphytéotique et ne retient pas la cession du droit à une autre administration.
- Compenser les communes logeant des agents non-résidents Écarté
L’article 2 bis accorde à la commune qui désigne sur son contingent un agent public occupant un emploi prioritaire, travaillant sur son territoire sans y résider, un droit de réservation équivalent sur le contingent du représentant de l’État dans le département.
Adoptée en première lecture, cette disposition ne figure pas dans le texte définitif.
- Identifier les logements réservés à certains services publics Modifié
L’article 3 prévoit que les réservations dont bénéficient la défense nationale, la sécurité intérieure, les établissements publics de santé, les douanes, l’administration pénitentiaire et, dans certaines communes, les entreprises de service public de transport portent sur des logements identifiés dans la convention.
Le texte définitif vise les services de la justice au lieu de l’administration pénitentiaire, restreint les entreprises au transport de personnes et ne retient pas la disposition sur les filiales d’habitations à loyer modéré de ces entreprises.
- Déroger au plan local d’urbanisme sur le foncier public Modifié
L’article 4 permet à l’autorité compétente d’accorder, par décision motivée, des dérogations à une ou plusieurs règles du plan local d’urbanisme pour construire des logements sur un terrain détenu par une personne publique.
Le texte définitif limite la dérogation, dans les zones urbaines ou à urbaniser, aux règles relatives aux destinations, pour des terrains détenus ou cédés par une personne ou une entreprise publique, à condition que la moitié au moins des logements créés soit réservée aux agents publics et salariés concernés.
- Rapport sur une « action logement » du secteur public Écarté
L’article 6 demande au Gouvernement un rapport, dans un délai d’un an et élaboré en concertation avec les représentants des personnels et des employeurs des trois versants de la fonction publique, sur les modalités d’élaboration d’une « action logement » du secteur public.
Adoptée en première lecture, cette demande de rapport ne figure pas dans le texte définitif.
Proposition de loi de David Amiel, déposée le 17 avril 2025 et examinée selon la procédure accélérée. L’Assemblée nationale l’a adoptée en première lecture le 12 janvier 2026 (46 voix pour, 7 contre), le Sénat l’a modifiée, puis l’Assemblée a adopté le texte de la commission mixte paritaire le 17 juin 2026 (292 voix pour, 160 contre) ; la loi a été promulguée le 29 juin 2026 (loi n° 2026-553). Les moyens ci-dessous sont lus dans le texte de la commission des affaires économiques, discuté en séance en première lecture, et leur sort dans le texte définitif.
L'objectif réel d'une loi ne se décrète pas : il se lit dans l'écart entre ces moyens et les constats des travaux d'experts.
Comprendre
Les votes
16 scrutins en séance sur ce texte : 10 adoptés, 6 rejetés. Les votes d'articles les plus disputés.
Article 6 adopté, 32-19Article 5 adopté, 48-8Article 4 adopté, 42-6Tous les votes du texte (16)
- 12 janvier 2026 l'ensemble de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 46 pour, 7 contre, 11 abst. Adopté
- 12 janvier 2026 l'amendement de suppression n° 10 de M. Peu et l'amendement identique suivant à l'article premier de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 8 pour, 34 contre, 6 abst. Rejeté
- 12 janvier 2026 l'amendement n° 44 (rect.) de M. Armand à l'article premier de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 35 pour, 9 contre, 6 abst. Adopté
- 12 janvier 2026 l'amendement de suppression n° 5 de Mme Belouassa-Cherifi et les amendements identiques suivants à l'article 2 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 7 pour, 38 contre, 7 abst. Rejeté
- 12 janvier 2026 l'amendement n° 2 de M. Falcon et l'amendement identique suivant à l'article 2 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 20 pour, 26 contre Rejeté
- 12 janvier 2026 l'article 2 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 33 pour, 0 contre, 20 abst. Adopté
- 12 janvier 2026 l'article 2 bis de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 49 pour, 4 contre, 1 abst. Adopté
- 12 janvier 2026 l'article 3 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 49 pour, 2 contre, 3 abst. Adopté
- 12 janvier 2026 l'amendement de suppression n° 8 de M. Piquemal et l'amendement identique suivant à l'article 4 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 7 pour, 38 contre, 3 abst. Rejeté
- 12 janvier 2026 l'article 4 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 42 pour, 6 contre Adopté
- 12 janvier 2026 l'amendement de suppression n° 9 de Mme Belouassa-Cherifi à l'article 5 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 8 pour, 52 contre Rejeté
- 12 janvier 2026 l'article 5 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 48 pour, 8 contre, 4 abst. Adopté
- 12 janvier 2026 l'article 6 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 32 pour, 19 contre, 9 abst. Adopté
- 12 janvier 2026 l'amendement n° 4 de M. Falcon après l'article 6 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 19 pour, 40 contre, 1 abst. Rejeté
- 12 janvier 2026 l'article 7 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 46 pour, 5 contre, 10 abst. Adopté
- 17 juin 2026 l'ensemble de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (texte de la commission mixte paritaire). 292 pour, 160 contre, 14 abst. Adopté
Comment les groupes ont voté le scrutin décisif
Le scrutin décisif : l'ensemble de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (texte de la commission mixte paritaire).. Cliquez une barre pour le détail nominatif.
Les avis
Ce que disent les partisans et les opposants du texte, un camp par bande, toujours dans le même ordre. Chaque position est attribuée et sourcée ; le site ne tranche pas.
Pour le texte
2 avisL'autre avis
Contre le texte
4 avisLes 3 autres avis
Comprendre le vote
L'Assemblée nationale a adopté, le 17 juin 2026, une proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics. Le texte, issu d’un scrutin public solennel, a reçu 292 voix pour, 160 contre et 14 abstentions. Les principaux clivages se sont dégagés entre les groupes qui ont voté pour (RN, EPR, DR, DEM, HOR, LIOT, UDDPLR, NI) et ceux qui ont voté contre (LFI-NFP, SOC, ECOS, GDR). Le sujet du texte porte sur des mesures concrètes pour faciliter le logement des agents publics. Le vote reflète des divergences d’approche sur les priorités sociales et budgétaires.
Le parcours en détail
Le parcours du texte
Approfondir
Les amendements
- 88amendements déposés
- 18adoptés
- 36en commission des affaires économiques
- 52en séance
Les articles les plus amendés
Art. 1er, 25 amendements, 4 adoptés Art. 2, 19 amendements, 2 adoptés Art. 3, 11 amendements, 4 adoptés Art. 4, 9 amendements, 2 adoptés Art. 2 bis, 2 amendements, 2 adoptésBarre : amendements déposés ; partie foncée : adoptés.
La carte des amendements, article par article
Les amendements déposés
88 amendements ont été déposés sur ce texte (36 en commission, 52 en séance publique). C'est là que le texte se façonne, avant les votes solennels.
- 18 Adoptés
- 24 Rejetés
- 15 Devenus sans objet
- 9 Non défendus
- 10 Retirés
- 2 Irrecevables (article 40)
- 10 Irrecevables (autres motifs)
Seuls les amendements adoptés et rejetés ont été mis aux voix. Les autres ont été retirés, déclarés irrecevables, rendus sans objet par une adoption antérieure, non défendus, ou pas encore examinés.
Examinés par : Séance publique, Commission des affaires économiques
Article premier 25 amendements 4 adoptés
- n° CE1 M. Guillaume Gouffier Valente EPR Non défendu
- n° CE3 M. Stéphane Travert EPR Non défendu
- n° 3 M. François Piquemal LFI Non défendu
- n° 10 M. Stéphane Peu GDR Rejeté scrutin public
- n° 15 Le Gouvernement Devenu sans objet
- n° CE16 M. Iñaki Echaniz SOC Retiré
- n° 18 Le Gouvernement Devenu sans objet
- n° 21 M. Emmanuel Duplessy EcoS Rejeté
- n° CE22 Mme Olivia Grégoire EPR Adopté
- n° 24 M. François Jolivet HOR Retiré
- n° 25 M. François Jolivet HOR Devenu sans objet
- n° CE26 M. Stéphane Peu GDR Rejeté
- n° CE29 M. François Piquemal LFI Rejeté
- n° CE33 M. David Amiel EPR Adopté
- n° CE34 M. David Amiel EPR Devenu sans objet
- n° 34 M. Iñaki Echaniz SOC Devenu sans objet
- n° 35 M. Iñaki Echaniz SOC Devenu sans objet
- n° 36 M. Iñaki Echaniz SOC Devenu sans objet
- n° 37 M. Iñaki Echaniz SOC Devenu sans objet
- n° 39 M. Iñaki Echaniz SOC Devenu sans objet
- n° 41 M. David Amiel EPR rapporteur·e Retiré
- n° 44 (Rect) M. Antoine Armand EPR Adopté scrutin public
- n° 50 M. Iñaki Echaniz SOC Rejeté
- n° 51 M. Iñaki Echaniz SOC Rejeté
- n° 52 Le Gouvernement Adopté
Article 2 19 amendements 2 adoptés
- n° 1 M. Frédéric Falcon RN Devenu sans objet
- n° 2 M. Frédéric Falcon RN Rejeté scrutin public
- n° 5 Mme Anaïs Belouassa-Cherifi LFI Rejeté scrutin public
- n° CE6 M. Frédéric Falcon RN Devenu sans objet
- n° 6 M. François Piquemal LFI Rejeté
- n° CE7 M. Frédéric Falcon RN Devenu sans objet
- n° 7 Mme Anaïs Belouassa-Cherifi LFI Adopté
- n° 11 M. Stéphane Peu GDR Rejeté
- n° CE17 M. Iñaki Echaniz SOC Retiré
- n° CE18 M. Iñaki Echaniz SOC Devenu sans objet
- n° 22 M. Emmanuel Duplessy EcoS Rejeté
- n° CE24 M. Lionel Causse EPR Devenu sans objet
- n° CE25 M. Lionel Causse EPR Devenu sans objet
- n° CE27 M. Stéphane Peu GDR Retiré
- n° 29 (Rect) Mme Michèle Tabarot DR Non défendu
- n° CE30 Mme Anaïs Belouassa-Cherifi LFI Rejeté
- n° CE32 M. David Amiel EPR Adopté
- n° 42 M. David Amiel EPR rapporteur·e Retiré
- n° 45 (Rect) M. Antoine Armand EPR Rejeté
Après l'article 2 2 amendements 1 adopté
Article 3 11 amendements 4 adoptés
- n° 14 Le Gouvernement Adopté
- n° 17 Le Gouvernement Retiré
- n° CE19 M. Iñaki Echaniz SOC Rejeté
- n° 31 Mme Michèle Tabarot DR Non défendu
- n° CE35 M. David Amiel EPR Adopté
- n° CE36 M. David Amiel EPR Adopté
- n° 38 M. Iñaki Echaniz SOC Rejeté
- n° 43 M. David Amiel EPR rapporteur·e Retiré
- n° 46 (Rect) M. Antoine Armand EPR Adopté
- n° 48 M. Olivier Fayssat UDR Déclaré irrecevable
- n° 49 M. Olivier Fayssat UDR Rejeté
Article 3 bis 1 amendement
- n° 16 Le Gouvernement Rejeté
Après l'article 3 2 amendements 1 adopté
Après l'article 3 bis 4 amendements
Article 4 9 amendements 2 adoptés
- n° 8 M. François Piquemal LFI Rejeté scrutin public
- n° 12 M. Stéphane Peu GDR Non défendu
- n° CE15 M. Thibault Bazin DR Non défendu
- n° CE21 M. Iñaki Echaniz SOC Adopté
- n° 23 M. Emmanuel Duplessy EcoS Rejeté
- n° CE28 M. Stéphane Peu GDR Rejeté
- n° CE31 M. François Piquemal LFI Rejeté
- n° 33 M. Thibault Bazin DR Retiré
- n° CE37 M. David Amiel EPR Adopté
Article 5 2 amendements 1 adopté
- n° 9 Mme Anaïs Belouassa-Cherifi LFI Rejeté scrutin public
- n° CE38 M. David Amiel EPR Adopté
Après l'article 5 3 amendements 1 adopté
- n° 32 Mme Michèle Tabarot DR Déclaré irrecevable
- n° 40 M. David Amiel EPR rapporteur·e Retiré
- n° 47 (Rect) M. Antoine Armand EPR Adopté
Après l'article 6 1 amendement
- n° 4 M. Frédéric Falcon RN Rejeté scrutin public
Après l'article 7 7 amendements
- n° CE8 M. Frédéric Falcon RN Déclaré irrecevable
- n° CE9 M. Frédéric Falcon RN Déclaré irrecevable
- n° CE10 M. Frédéric Falcon RN Rejeté
- n° CE11 M. Frédéric Falcon RN Déclaré irrecevable
- n° CE12 M. Frédéric Falcon RN Déclaré irrecevable
- n° CE13 M. Frédéric Falcon RN Déclaré irrecevable
- n° CE14 M. Frédéric Falcon RN Déclaré irrecevable (article 40)
Source : open data de l'Assemblée nationale (jeu « Amendements »). Chaque amendement a sa fiche, qui dit s'il a été mis aux voix et par quel organe.
Les votes sur les amendements (7)
- 12 janvier 2026 l'amendement de suppression n° 10 de M. Peu et l'amendement identique suivant à l'article premier de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 8 pour, 34 contre Rejeté
- 12 janvier 2026 l'amendement n° 44 (rect.) de M. Armand à l'article premier de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 35 pour, 9 contre Adopté
- 12 janvier 2026 l'amendement de suppression n° 5 de Mme Belouassa-Cherifi et les amendements identiques suivants à l'article 2 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 7 pour, 38 contre Rejeté
- 12 janvier 2026 l'amendement n° 2 de M. Falcon et l'amendement identique suivant à l'article 2 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 20 pour, 26 contre Rejeté
- 12 janvier 2026 l'amendement de suppression n° 8 de M. Piquemal et l'amendement identique suivant à l'article 4 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 7 pour, 38 contre Rejeté
- 12 janvier 2026 l'amendement de suppression n° 9 de Mme Belouassa-Cherifi à l'article 5 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 8 pour, 52 contre Rejeté
- 12 janvier 2026 l'amendement n° 4 de M. Falcon après l'article 6 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 19 pour, 40 contre Rejeté
Regards extérieurs
Ce qu'en disent des instances indépendantes, citées et datées. Le site rapporte, il ne tranche pas.
Aucune évaluation indépendante n'est rattachée à ce texte. La fiche du vote peut en citer sur des sujets connexes.
En séance
12 prises de parole de la discussion de ce texte, reprises telles quelles du compte rendu officiel, séance du 17 juin 2026.
La commission
Commission mixte paritaire, Commission des affaires économiques, rapporteur·es
En amont de la séance publique, ce texte a fait l'objet de 36 amendements examinés en commission (Affaires économiques), dont 10 adoptés. C'est l'étape, souvent décisive, où le texte est retravaillé avant les votes en séance.
Le texte, article par article
Les 6 articles (extraits du texte, avec leur résumé quand il existe)
- Article 1er Permet qu'une clause du bail limite le maintien dans les lieux d'un agent public logé, l'employeur pouvant faire résilier le bail après la fin de son emploi. Le livre IV du code de la construction et de l’habitation est ainsi modifié : 1° Après le quarante-deuxième alinéa de l’article L. 441-1, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Le cas échéant, les conventions de réservation conclues entre un employeur réservataire et un bailleur mentionnent l e recours à la clause de fonction mentionnée à l’article L. 442-7. » ; 2° L’article L. 442-7 est ainsi rédigé : « Art. L. 442-7. – I. – Le droit au maintien dans les lieux d’un a gent public civil ou militaire ou, dans les zones mentionnées à l’article 17 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986, d’un salarié d’un établissement public ou d’une entreprise assurant un service public de transport de personnes, au sens de l’article L. 1221-3 du code des transports, qui s’est vu attribuer un logement sur proposition de son employeur dans le cadre des droits de réservation dont celui-ci dispo se directement ou indirectement en application d’une convention mentionnée au trente-neuvième alinéa de l’article L. 441-1 du présent code peut être limité par une clause de fonction contenue dans le contrat de location. « La clause de fonction mentionne l’emploi dont l’e xercice justifie le droit au maintien dans les lieux du locataire. « Dans un délai d’un an à compter de la fin de l’exercice de cet emploi, l’employeur peut décider de demander au bailleur la résiliation du bail. Le bailleur résilie le bail au terme du délai de préavis prévu par la clause de fonction, qui ne peut être inférieur à six mois à compter de la notification au locataire, par le bailleur, de la décision de l’employeur. « II. – Un décret détermine les conditions auxquelles, en cas de situation exceptionnelle de nature médicale, familiale ou professionnelle, le locataire ou ses ayants droit peuvent disposer d’un délai supplémentaire pour quitter les lieux, dans une limite d’un an à compter de l’e xpiration du délai de préavis mentionné au I du présent article. « Il détermine également les modalités selon lesquelles le locataire ou ses ayants droit en situation de handicap ont droit au maintien dans les lieux malgré la fin de l’exercice de l’emploi mentionné par la clause de fonction, lorsque cette situation n’était pas connue au moment de la conclusion du bail. » ; 3° Le chapitre II du titre VIII est complété par un article L. 482-5 ainsi rédigé : « Art. L. 482-5. – Le contrat de location d’un logement locatif social appartenant à une société d’économie mixte agréée en application de l’article L. 481-1 ou géré par elle peut contenir la clause d e fonction mentionnée à l’article L. 442-7. « La clause de fonction mentionne l’emploi dont l’e xercice justifie l’occupation du logement. « Le cas échéant, le bailleur donne congé au locataire selon les modalités prévues au I du même article L. 442-7. »…
- Article 2 Relève de 10 à 50 % le plafond des logements réservés à la personne publique qui cède un terrain avec décote, ou le loue par bail emphytéotique. Le dernier alinéa du V de l’article L. 3211-7 du code général de la propriété des personnes publiques est ainsi modifié : 1° Le taux : « 10 % » est remplacé par le taux : « 50 % » ; 2° Les mots : « l’administration » sont remplacés par les mots : « la personne publique » ; 3° Après le mot : « décote », sont insérés les mots : « ou le met à disposition dans le cadre d’un bail emphytéotique ».…
- Article 3 Fait porter sur des logements identifiés, non sur un flux, les réservations de la défense, sécurité intérieure, justice, douanes, hôpitaux publics et, dans certaines communes, transporteurs publics. Le trente-neuvième alinéa de l’article L. 441-1 du code de la construction et de l’habitation est ainsi modifié : 1° Après la première occurrence du mot : « logement s », la fin de la première phrase est supprimée ; 2° Après la même première phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Par exception, les obligations de réservation don t bénéficient les services relevant de la défense nationale, de la sécurité intérieure ou de la justice, les établissements publics de santé, l’administration d es douanes ou, dans les communes mentionnées à l’article 17 de la loi n° 89 -462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986, les entreprises assurant un service public de transport de personnes, au sens de l’arti cle L. 1221-3 du code des transports, portent sur des logements identifiés dans les conventions de réservation. » ; 3° À la deuxième phrase, les mots : « de réservation » sont supprimés.…
- Article 4 Permet, en zone urbaine ou à urbaniser, des logements hors destinations du plan local d'urbanisme sur terrain public, réservés pour moitié au moins aux travailleurs des services publics. Le titre V du livre Ier du code de l’urbanisme est ainsi modifié : 1° Le deuxième alinéa de l’article L. 151-14-1 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Il peut également délimiter des secteurs dans lesquels les logements réalisés en application de l’article L. 152-6-11 du présent code sont à usage exclusif de résidence principale. » ; 2° À l’article L. 152-6-6, les mots : « de la procédure prévue à l’article L. 152-6-5 » sont remplacés par les mots : « des procédures prévues aux articles L. 152-6-5 et L. 152-6-11 » ; 3° La section 2 du chapitre II est complétée par un article L. 152-6-11 ainsi rédigé : « Art. L. 152-6-11. – Dans les zones urbaines ou à urbaniser mentionnées à l’article L. 151-9, en tenant compte de la nature et de la zone d’implantation du projet, l’autorité compétente pour délivrer l’au torisation d’urbanisme peut, par décision motivée, déroger aux règles relatives aux destinations définies par le plan local d’urbanisme ou le document en tenant lieu pour autoriser la réalisation, par construction ou trans formation, d’un bâtiment à destination principale d’habitation lorsque : « 1° Le terrain est détenu par une personne publique ou une entreprise publique ou cédé par celles-ci à un tiers en vue de loger ou d’héberger les agents publics et salariés mentionnés au 2° du présent article ; « 2° La moitié au moins des locaux d’habitation ainsi créés est réservée au bénéfice des agents publics et salariés mentionnés au I de l’article L. 442-7 du code de la construction et de l’habitation. « Le propriétaire des bâtiments mentionnés au premier alinéa du présent article justifie annuellement auprès de l’autorité compétente que la condition mentionnée au 2° demeure satisfaite. Si cette condition n’est plus satisfaite ou en l’absence de déclaration, l’autorité compétente met l’intéressé en demeure de mettre le bâtiment en conformité ou de fournir la déclaration justificative dans un délai de trois mois. Si la mise en demeure est restée sans effet à l’expiration du délai imparti, le bâtiment est réputé non conforme à l’autorisation octroyée dans les conditions prévues au premier alinéa. »…
- Article 5 Permet aux collectivités de confier par convention à un organisme le paiement, par un instrument de paiement autorisé, des dépenses de leurs immeubles et domaines confiés en gérance. Après le 3° du IV de l’article L. 1611-7 du code général des collectivités territoriales, il est inséré un 3° bis ainsi rédigé : « 3° bis Aux immeubles ou aux domaines leur appartenant et confiés en gérance ; ».
- Article 6 Permet aux établissements publics de santé de valoriser leur patrimoine immobilier pour loger leur personnel, y compris en prenant des participations ou en créant des filiales. L’article L. 6145-7 du code de la santé publique est ainsi modifié : 1° À la fin du premier alinéa, les mots : « et exploiter des brevets et des licences dans le cadre de services industriels et commerciaux » sont remplacés par les mots : «, exploiter des brevets et des licences dans le cadre de services industriels et commerciaux et valoriser leur patrimoine immobilier aux fins de réaliser des logements pour leur personnel ou de financer la réalisation de ces logements » ; 2° Après le deuxième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Les établissements publics de santé peuvent prendre des participations et créer des filiales, y compris par le moyen de sociétés d’économie mixte, pour gérer et valoriser leur patrimoine immobilier dans les conditions prévues au premier alinéa. » ; 3° Au troisième alinéa, le mot : « deux » est remplacé par le mot : « trois ».…
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Pour aller plus loin
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