Lecture intermédiaire Ce dossier est devenu la loi, promulguée le 29 juin 2026, mais ce texte n'en est qu'une étape : la loi peut en différer. Voir la dernière lecture de l'Assemblée
Voir le vote sur ce texte 17 juin 2026 · adopté · 292 pour, 160 contre, 14 abstentionsTexte promulgué le 29 juin 2026. Loi en vigueur.
Proposition de loi ordinaireCe que change ce texte
L'enjeu en clair
Ce résumé décrit cette étape du texte. La loi promulguée peut en différer.
La loi n° 2026-553 du 29 juin 2026, « visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics » (issue d'un accord en commission mixte paritaire), comporte six articles. Elle instaure une « clause de fonction » : l'agent logé par son employeur public peut se voir demander de quitter le logement à la fin de ses fonctions, avec un préavis d'au moins six mois. Elle porte de 10 % à 50 % la décote sur les cessions de biens immobiliers publics, réserve la moitié des logements de certains programmes aux agents publics (dérogations d'urbanisme) et permet aux hôpitaux de bâtir des logements pour leur personnel. Sur le périmètre : les outils généraux visent « tout agent public civil ou militaire » (les trois fonctions publiques), donc les enseignants ou les agents de crèche y entrent ; mais un régime prioritaire de réservation sur des « logements identifiés » (article 3) est réservé à la défense, la sécurité intérieure, la justice, les hôpitaux, les douanes et le transport public en zone tendue, dont l'éducation et la petite enfance sont absentes. La loi n'ouvre pas de droit automatique : le bénéfice suppose que l'employeur dispose de droits de réservation.
Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.
Le vote : Adopté le 17 juin 2026 : 292 voix pour, 160 contre, 14 abstentions. Six groupes ont voté pour, quatre ont voté contre et un s’est abstenu.
Objectif affiché et moyens Logement des travailleurs des services publics
Voici l'objectif de ce texte tel qu'affiché par ses auteurs et ses principaux leviers avec leur sort.
« Proposition de loi visant à améliorer l’accès au logement des travailleurs des services publics » (intitulé du texte)
Selon ses auteurs, répondre au constat que les travailleurs indispensables au fonctionnement des services publics « ne parviennent plus à se loger dans de nombreuses parties du territoire ». L’exposé des motifs relève que nombre d’entre eux ne peuvent vivre à une distance raisonnable de leur emploi, certains réalisant quotidiennement des trajets considérables et d’autres se logeant dans des conditions indignes, et que cette situation alimente la crise d’attractivité de la fonction publique, des hôpitaux jusqu’aux écoles. Il présente le texte comme une série d’« avancées concrètes et rapides », d’autant plus nécessaires selon lui que les agents publics ne disposent pas, contrairement aux salariés du secteur privé, d’Action logement.
- Reprendre le logement d’un agent qui change d’emploi Modifié
L’article 1er réécrit l’article L. 442-7 du code de la construction et de l’habitation : les bailleurs sociaux mettent fin, à la demande de l’employeur après un changement d’emploi, au bail d’un agent public ou d’un salarié d’une entreprise ou d’un établissement public logé sur un contingent réservé par cet employeur, lorsque l’attribution était conditionnée à l’exercice d’un emploi déterminé. Le locataire dispose alors de six mois pour libérer les lieux.
Le texte définitif retient une « clause de fonction » limitant le droit au maintien dans les lieux : dans l’année qui suit la fin de l’emploi, l’employeur peut demander la résiliation du bail, avec un préavis d’au moins six mois.
- Lever le plafond de réservation sur terrains décotés Modifié
L’article 2 supprime le plafond de 10 % des logements sociaux du programme réservables par l’administration qui cède un terrain avec décote, étend ce droit aux terrains mis à disposition par bail emphytéotique et permet de le céder à une autre administration pour le logement de ses agents.
Le texte définitif porte ce plafond de 10 % à 50 %, conserve l’extension au bail emphytéotique et ne retient pas la cession du droit à une autre administration.
- Compenser les communes logeant des agents non-résidents Écarté
L’article 2 bis accorde à la commune qui désigne sur son contingent un agent public occupant un emploi prioritaire, travaillant sur son territoire sans y résider, un droit de réservation équivalent sur le contingent du représentant de l’État dans le département.
Adoptée en première lecture, cette disposition ne figure pas dans le texte définitif.
- Identifier les logements réservés à certains services publics Modifié
L’article 3 prévoit que les réservations dont bénéficient la défense nationale, la sécurité intérieure, les établissements publics de santé, les douanes, l’administration pénitentiaire et, dans certaines communes, les entreprises de service public de transport portent sur des logements identifiés dans la convention.
Le texte définitif vise les services de la justice au lieu de l’administration pénitentiaire, restreint les entreprises au transport de personnes et ne retient pas la disposition sur les filiales d’habitations à loyer modéré de ces entreprises.
- Déroger au plan local d’urbanisme sur le foncier public Modifié
L’article 4 permet à l’autorité compétente d’accorder, par décision motivée, des dérogations à une ou plusieurs règles du plan local d’urbanisme pour construire des logements sur un terrain détenu par une personne publique.
Le texte définitif limite la dérogation, dans les zones urbaines ou à urbaniser, aux règles relatives aux destinations, pour des terrains détenus ou cédés par une personne ou une entreprise publique, à condition que la moitié au moins des logements créés soit réservée aux agents publics et salariés concernés.
- Rapport sur une « action logement » du secteur public Écarté
L’article 6 demande au Gouvernement un rapport, dans un délai d’un an et élaboré en concertation avec les représentants des personnels et des employeurs des trois versants de la fonction publique, sur les modalités d’élaboration d’une « action logement » du secteur public.
Adoptée en première lecture, cette demande de rapport ne figure pas dans le texte définitif.
Proposition de loi de David Amiel, déposée le 17 avril 2025 et examinée selon la procédure accélérée. L’Assemblée nationale l’a adoptée en première lecture le 12 janvier 2026 (46 voix pour, 7 contre), le Sénat l’a modifiée, puis l’Assemblée a adopté le texte de la commission mixte paritaire le 17 juin 2026 (292 voix pour, 160 contre) ; la loi a été promulguée le 29 juin 2026 (loi n° 2026-553). Les moyens ci-dessous sont lus dans le texte de la commission des affaires économiques, discuté en séance en première lecture, et leur sort dans le texte définitif.
L'objectif réel d'une loi ne se décrète pas : il se lit dans l'écart entre ces moyens et les constats des travaux d'experts.
Où en est ce texte ?
Le parcours du texte
Comprendre les votes
16 votesVotes de l'Assemblée sur ce texte (16)
Comment les groupes ont voté sur le scrutin décisif (l'ensemble de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (texte de la commission mixte paritaire).). Cliquez une barre pour le détail nominatif.
- 12 janvier 2026 l'ensemble de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 46 pour · 7 contre · 11 abst. Adopté
- 12 janvier 2026 l'amendement de suppression n° 10 de M. Peu et l'amendement identique suivant à l'article premier de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 8 pour · 34 contre · 6 abst. Rejeté
- 12 janvier 2026 l'amendement n° 44 (rect.) de M. Armand à l'article premier de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 35 pour · 9 contre · 6 abst. Adopté
- 12 janvier 2026 l'amendement de suppression n° 5 de Mme Belouassa-Cherifi et les amendements identiques suivants à l'article 2 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 7 pour · 38 contre · 7 abst. Rejeté
- 12 janvier 2026 l'amendement n° 2 de M. Falcon et l'amendement identique suivant à l'article 2 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 20 pour · 26 contre Rejeté
- 12 janvier 2026 l'article 2 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 33 pour · 0 contre · 20 abst. Adopté
- 12 janvier 2026 l'article 2 bis de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 49 pour · 4 contre · 1 abst. Adopté
- 12 janvier 2026 l'article 3 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 49 pour · 2 contre · 3 abst. Adopté
- 12 janvier 2026 l'amendement de suppression n° 8 de M. Piquemal et l'amendement identique suivant à l'article 4 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 7 pour · 38 contre · 3 abst. Rejeté
- 12 janvier 2026 l'article 4 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 42 pour · 6 contre Adopté
- 12 janvier 2026 l'amendement de suppression n° 9 de Mme Belouassa-Cherifi à l'article 5 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 8 pour · 52 contre Rejeté
- 12 janvier 2026 l'article 5 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 48 pour · 8 contre · 4 abst. Adopté
- 12 janvier 2026 l'article 6 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 32 pour · 19 contre · 9 abst. Adopté
- 12 janvier 2026 l'amendement n° 4 de M. Falcon après l'article 6 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 19 pour · 40 contre · 1 abst. Rejeté
- 12 janvier 2026 l'article 7 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 46 pour · 5 contre · 10 abst. Adopté
- 17 juin 2026 l'ensemble de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (texte de la commission mixte paritaire). 292 pour · 160 contre · 14 abst. Adopté
Les avis, pour et contre
Les avis, pour et contre
Ce que disent les partisans et les opposants du texte. Chaque position est attribuée et sourcée ; le site ne tranche pas.
Pour le texte, 2
Auteur du texte, il en présente les articles en première lecture le 2 juin 2025 : ouvrir aux collectivités, aux hôpitaux et aux entreprises de service public la réalisation de logements de fonction sous statut du logement social, inciter les administrations à céder du foncier avec décote en échange de réservations, et exempter de la gestion en flux les logements attribués à des personnels exerçant « des fonctions sensibles ».
Ouvre son intervention sur la phrase d’un surveillant pénitentiaire qui introduit le rapport de David Amiel : « Je suis deux fois en prison. Dans la journée, quand je travaille. Le soir, quand je rentre chez moi. » Il y voit le symbole de la crise du logement pour les presque 6 millions d’agents publics, et présente le texte comme un moyen de mieux utiliser les logements et le foncier publics.
Contre le texte, 4
Juge la clause de fonction « la plus régressive » des mesures d’un texte qui « porte un mauvais coup à la vocation universelle du logement HLM », et alerte sur le risque d’une « captation significative des HLM par un réservataire ». Il regrette la suppression en commission mixte paritaire de l’article 6, qui ouvrait la voie à un équivalent d’Action logement pour les trois fonctions publiques. Son groupe a voté contre.
Juge le texte « une mauvaise réponse à une vraie question » : il ne cherche pas à construire mais à faciliter la mobilité dans le parc existant, « en simplifiant les procédures d’éviction des anciens agents ». Il ajoute que lier le logement à l’emploi crée une dépendance et risque de freiner la mobilité, alors que près de 7 % des agents changent d’établissement chaque année.
Avait affirmé son opposition à la clause de fonction et aux dérogations aux règles d'urbanisme, ce dispositif pouvant selon elle fragiliser les zones protégées, tant du point de vue du patrimoine que de l'écologie, et remettre à terme en cause les décisions des collectivités en matière d'aménagement du territoire. Elle s'interroge aussi sur la disparition de l'article 6 du texte initial, qui prévoyait la création d'un Action Logement Fonction publique. Elle relève par ailleurs que plusieurs dispositions de la loi rejoignent ses propres revendications.
lire le passage ↗Ont défendu au Sénat un amendement de suppression de la clause de fonction, qui lie selon eux le logement au contrat de travail et ajoute une précarité pour des agents déjà en difficulté ; ils jugent que le texte ne s'attaque ni aux causes de la crise du logement ni à la perte d'attractivité de la fonction publique.
lire le passage ↗Comprendre le vote
L'Assemblée nationale a adopté, le 17 juin 2026, une proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics. Le texte, issu d’un scrutin public solennel, a reçu 292 voix pour, 160 contre et 14 abstentions. Les principaux clivages se sont dégagés entre les groupes qui ont voté pour (RN, EPR, DR, DEM, HOR, LIOT, UDDPLR, NI) et ceux qui ont voté contre (LFI-NFP, SOC, ECOS, GDR). Le sujet du texte porte sur des mesures concrètes pour faciliter le logement des agents publics. Le vote reflète des divergences d’approche sur les priorités sociales et budgétaires.
Le texte en détails
Dispositions du texte
Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)
MESDAMES, MESSIEURS, Cette proposition de loi découle d’un constat simple : les travailleurs indispensables au bon fonctionnement de nos services publics ne parviennent plus à se loger dans de nombreuses parties du territoire. Nombre d’entre eux sont confrontés à d’importantes difficultés dans leur parcours résidentiel, les empêchant de vivre à une distance raisonnable de leurs emplois, contraignant certains à réaliser quotidiennement des trajets considérables au détriment de leur vie de famille et au prix de dépenses importantes et d’autres à se loger dans des conditions indignes. Lorsque ces travailleurs se logent dans de telles conditions, c’est l’ensemble du fonctionnement du service public qui est menacé. La situation est aujourd’hui insoutenable dans de nombreuses communes de France, elle alimente durablement la crise d’attractivité de la fonction publique, qui, des hôpitaux jusqu’aux écoles, peine aujourd’hui à réaliser les recrutements indispensables. Ces difficultés spécifiques ne sont bien entendu qu’une facette de la crise plus générale du logement, qui touche l’ensemble des Français, bien au-delà des seuls agents publics, et appelle des réformes d’ampleur. Face à l’urgence, cette proposition de loi propose des avancées concrètes et rapides, d’autant plus nécessaires que les agents publics ne disposent pas, contrairement aux salariés du secteur privé, d’Action logement. À travers le pays, de nombreux employeurs, organisations syndicales, collectivités, acteurs du l…
Articles (7 extrait·s du texte)
- Article 1er L’article L. 442-7 du code de la construction et de l’habitation est ainsi rédigé : « Art. L. 442-7. – I. – Les organismes à loyer modéré mentionnés à l’article L. 411-2, les sociétés mixtes agréées en application de l’article L. 481-1 et toutes leurs filiales, les filiales de la société mentionnée à l’article L. 313-20 mettent fin au contrat de location qu’ils ont passés avec un agent public civil ou militaire relevant de l’un des trois versants de la fonction publique ou un employé d’une entreprise publique au sens de la directive 80/723/CEE de la Commission du 25 juin 1980 relative à la transparence des relations financières entre les États membres et les entreprises publiques ou d’une agence ou d’un établissement public si les conditions suivantes sont remplies : « a) Cet agent ou employé s’est vu attribuer un logement sur proposition de son employeur dans le cadre des réservations dont il dispose dans le patrimoine des organismes ; « b) La décision d’attribution notifiée au ménage mentionne la conditionnalité de son logement avec l’exercice d’un emploi déterminé auprès de l’employeur qui a proposé l’attribution et le ménage a accepté par écrit les termes de cette conditionnalité préalablement à la signature du bail et à son entrée dans les lieux. « À compter du moment où il a été prévenu par l’employeur de son souhait d’appliquer la clause ci-dessus suite au changement d’emploi de l’agent ou de l’employé, le bailleur informe dans un délai de deux mois le locataire de sa décision de mettre fin à la location. Le locataire dispose, à compter de cette notification, d’un délai de six mois pour libérer les lieux. « II. – Pour l’application du présent I, les réservations correspondent aux logements faisant l’objet d’une convention de réservation signée directement par son employeur, ou par l’intermédiaire d’une association, d’une fondation ou d’un organisme créé par l’employeur en vue de répondre aux besoins en logements de ses agents. « III. – Les dispositions du I ne sont pas applicables lorsque le locataire répond aux exceptions définies par décret. »…
- Article 2 L’article L. 3211-7 du code général de la propriété des personnes publiques est ainsi modifié : 1° Le sixième alinéa du V est ainsi rédigé : « La convention peut prévoir, en outre, le droit de réservation d’un contingent plafonné à 50 % des logements sociaux du programme, au profit de l’administration qui cède son terrain avec décote, pour le logement de ses agents, au-delà du contingent dont dispose l’État. » ; 2° Après le même sixième alinéa du même V, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés : « Le taux précité peut s’élever à 70 % si le programme ne fait l’objet d’aucune garantie d’emprunt de la part d’une collectivité territoriale. « L’administration qui cède son terrain avec décote, peut décider de déléguer par convention le contingent auquel elle peut prétendre à une autre administration. »…
- Article 3 L’article L. 441-1 du code de la construction et de l’habitation est ainsi modifié : 1° À la première phrase du trente-neuvième alinéa, après le mot : « santé », sont insérés les mots : « ou des logements à destination des douanes ou des personnels de surveillance de l’administration pénitentiaire ou, dans les zones mentionnées à l’article 17 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986, par des entreprises assurant un service public de transport au sens de l’article L. 1221-3 du code des transports » : 2° Après le quarante-et-unième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Il détermine enfin les limites et conditions dans lesquelles un organisme d’habitations à loyer modéré, filiale directe ou indirecte d’entreprises assurant un service public de transport au sens de l’article L. 1221-3 du code des transports peut, pour tout ou partie de son patrimoine, contracter des obligations de réservation de logements mentionnés au premier alinéa, identifiées précisément, dans les zones mentionnées à l’article 17 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 précitée, pour y loger leurs salariés. »…
- Article 4 La section 2 du chapitre II du titre V du livre I er du code de l’urbanisme est complétée par un article L. 152-6-5 ainsi rédigé : « Art L. 152-6-5. – En tenant compte de la nature du projet et de la zone d’implantation, l’autorité compétente pour délivrer le permis de construire ou prendre la décision sur une déclaration préalable peut, par décision motivée, accorder des dérogations à une ou plusieurs règles du plan local d’urbanisme pour permettre la construction de logements sur un foncier détenu par une personne publique. »…
- Article 5 Le chapitre I er du titre I er du livre VIde la première partie du code général des collectivités territoriales est ainsi modifié : 1° L’article L. 1611-7 est complété par deux alinéas ainsi rédigés : « 5° Aux immeubles leur appartenant et confiés en gérance, ou aux domaines leur appartenant. « Les modalités d’application du 5° sont fixées par décret. » ; 2° L’article L. 1611-7-1 est complété par un alinéa ainsi rédigé : « Par dérogation à l’alinéa premier, les revenus mentionnés au 2° peuvent concerner les opérations de recouvrement tirés des immeubles appartenant aux établissements publics et confiés en gérance. »…
- Article 6 Dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport, élaboré en concertation avec les organisations représentatives du personnel et des employeurs des trois versants de la fonction publique, déclinant les modalités d’élaboration d’une « action logement du secteur public » en précisant notamment sa gouvernance et ses déclinaisons locales.…
- Article 7 Compense la charge pour les collectivités, l'État et la sécurité sociale par la dotation globale de fonctionnement et une hausse des accises sur les tabacs et les alcools. I. – La charge pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre I er du livre III du code des impositions sur les biens et services. II. – La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. III. – La charge pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les alcools prévue au chapitre III du titre I er du livre III du code des impositions sur les biens et services.…
Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.
Le travail en commission
Rapporteur·es de ce texte, désigné·es par la commission pour l'examiner et le présenter :
Commissions : Commission mixte paritaire · Commission des affaires économiques
En amont de la séance publique, ce texte a fait l'objet de 36 amendements examinés en commission (Affaires économiques), dont 10 adoptés. C'est l'étape, souvent décisive, où le texte est retravaillé avant les votes en séance.
Les amendements déposés
88 amendements ont été déposés sur ce texte (36 en commission, 52 en séance publique). C'est là que le texte se façonne, avant les votes solennels.
- 18 Adoptés
- 24 Rejetés
- 15 Devenus sans objet
- 9 Non défendus
- 10 Retirés
- 2 Irrecevables (article 40)
- 10 Irrecevables (autres motifs)
Seuls les amendements adoptés et rejetés ont été mis aux voix. Les autres ont été retirés, déclarés irrecevables, rendus sans objet par une adoption antérieure, non défendus, ou pas encore examinés.
Examinés par : Séance publique · Commission des affaires économiques
Article premier 25 amendements 4 adoptés
- n° CE1 M. Guillaume Gouffier Valente EPR Non défendu
- n° CE3 M. Stéphane Travert EPR Non défendu
- n° 3 M. François Piquemal LFI Non défendu
- n° 10 M. Stéphane Peu GDR Rejeté scrutin public
- n° 15 Le Gouvernement Devenu sans objet
- n° CE16 M. Inaki Echaniz SOC Retiré
- n° 18 Le Gouvernement Devenu sans objet
- n° 21 M. Emmanuel Duplessy EcoS Rejeté
- n° CE22 Mme Olivia Grégoire EPR Adopté
- n° 24 M. François Jolivet HOR Retiré
- n° 25 M. François Jolivet HOR Devenu sans objet
- n° CE26 M. Stéphane Peu GDR Rejeté
- n° CE29 M. François Piquemal LFI Rejeté
- n° CE33 M. David Amiel EPR Adopté
- n° CE34 M. David Amiel EPR Devenu sans objet
- n° 34 M. Inaki Echaniz SOC Devenu sans objet
- n° 35 M. Inaki Echaniz SOC Devenu sans objet
- n° 36 M. Inaki Echaniz SOC Devenu sans objet
- n° 37 M. Inaki Echaniz SOC Devenu sans objet
- n° 39 M. Inaki Echaniz SOC Devenu sans objet
- n° 41 M. David Amiel EPR rapporteur·e Retiré
- n° 44 (Rect) M. Antoine Armand EPR Adopté scrutin public
- n° 50 M. Inaki Echaniz SOC Rejeté
- n° 51 M. Inaki Echaniz SOC Rejeté
- n° 52 Le Gouvernement Adopté
Article 2 19 amendements 2 adoptés
- n° 1 M. Frédéric Falcon RN Devenu sans objet
- n° 2 M. Frédéric Falcon RN Rejeté scrutin public
- n° 5 Mme Anaïs Belouassa-Cherifi LFI Rejeté scrutin public
- n° CE6 M. Frédéric Falcon RN Devenu sans objet
- n° 6 M. François Piquemal LFI Rejeté
- n° CE7 M. Frédéric Falcon RN Devenu sans objet
- n° 7 Mme Anaïs Belouassa-Cherifi LFI Adopté
- n° 11 M. Stéphane Peu GDR Rejeté
- n° CE17 M. Inaki Echaniz SOC Retiré
- n° CE18 M. Inaki Echaniz SOC Devenu sans objet
- n° 22 M. Emmanuel Duplessy EcoS Rejeté
- n° CE24 M. Lionel Causse EPR Devenu sans objet
- n° CE25 M. Lionel Causse EPR Devenu sans objet
- n° CE27 M. Stéphane Peu GDR Retiré
- n° 29 (Rect) Mme Michèle Tabarot DR Non défendu
- n° CE30 Mme Anaïs Belouassa-Cherifi LFI Rejeté
- n° CE32 M. David Amiel EPR Adopté
- n° 42 M. David Amiel EPR rapporteur·e Retiré
- n° 45 (Rect) M. Antoine Armand EPR Rejeté
Après l'article 2 2 amendements 1 adopté
Article 3 11 amendements 4 adoptés
- n° 14 Le Gouvernement Adopté
- n° 17 Le Gouvernement Retiré
- n° CE19 M. Inaki Echaniz SOC Rejeté
- n° 31 Mme Michèle Tabarot DR Non défendu
- n° CE35 M. David Amiel EPR Adopté
- n° CE36 M. David Amiel EPR Adopté
- n° 38 M. Inaki Echaniz SOC Rejeté
- n° 43 M. David Amiel EPR rapporteur·e Retiré
- n° 46 (Rect) M. Antoine Armand EPR Adopté
- n° 48 M. Olivier Fayssat UDR Déclaré irrecevable
- n° 49 M. Olivier Fayssat UDR Rejeté
Article 3 bis 1 amendement
- n° 16 Le Gouvernement Rejeté
Après l'article 3 2 amendements 1 adopté
Après l'article 3 bis 4 amendements
Article 4 9 amendements 2 adoptés
- n° 8 M. François Piquemal LFI Rejeté scrutin public
- n° 12 M. Stéphane Peu GDR Non défendu
- n° CE15 M. Thibault Bazin DR Non défendu
- n° CE21 M. Inaki Echaniz SOC Adopté
- n° 23 M. Emmanuel Duplessy EcoS Rejeté
- n° CE28 M. Stéphane Peu GDR Rejeté
- n° CE31 M. François Piquemal LFI Rejeté
- n° 33 M. Thibault Bazin DR Retiré
- n° CE37 M. David Amiel EPR Adopté
Article 5 2 amendements 1 adopté
- n° 9 Mme Anaïs Belouassa-Cherifi LFI Rejeté scrutin public
- n° CE38 M. David Amiel EPR Adopté
Après l'article 5 3 amendements 1 adopté
- n° 32 Mme Michèle Tabarot DR Déclaré irrecevable
- n° 40 M. David Amiel EPR rapporteur·e Retiré
- n° 47 (Rect) M. Antoine Armand EPR Adopté
Après l'article 6 1 amendement
- n° 4 M. Frédéric Falcon RN Rejeté scrutin public
Après l'article 7 7 amendements
- n° CE8 M. Frédéric Falcon RN Déclaré irrecevable
- n° CE9 M. Frédéric Falcon RN Déclaré irrecevable
- n° CE10 M. Frédéric Falcon RN Rejeté
- n° CE11 M. Frédéric Falcon RN Déclaré irrecevable
- n° CE12 M. Frédéric Falcon RN Déclaré irrecevable
- n° CE13 M. Frédéric Falcon RN Déclaré irrecevable
- n° CE14 M. Frédéric Falcon RN Déclaré irrecevable (article 40)
Source : open data de l'Assemblée nationale (jeu « Amendements »). Chaque amendement a sa fiche, qui dit s'il a été mis aux voix et par quel organe.
Votes sur les amendements (7)
- 12 janvier 2026 l'amendement de suppression n° 10 de M. Peu et l'amendement identique suivant à l'article premier de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 8 pour · 34 contre Rejeté
- 12 janvier 2026 l'amendement n° 44 (rect.) de M. Armand à l'article premier de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 35 pour · 9 contre Adopté
- 12 janvier 2026 l'amendement de suppression n° 5 de Mme Belouassa-Cherifi et les amendements identiques suivants à l'article 2 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 7 pour · 38 contre Rejeté
- 12 janvier 2026 l'amendement n° 2 de M. Falcon et l'amendement identique suivant à l'article 2 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 20 pour · 26 contre Rejeté
- 12 janvier 2026 l'amendement de suppression n° 8 de M. Piquemal et l'amendement identique suivant à l'article 4 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 7 pour · 38 contre Rejeté
- 12 janvier 2026 l'amendement de suppression n° 9 de Mme Belouassa-Cherifi à l'article 5 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 8 pour · 52 contre Rejeté
- 12 janvier 2026 l'amendement n° 4 de M. Falcon après l'article 6 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture). 19 pour · 40 contre Rejeté
Pour aller plus loin
Cosignataires (92)
Voir aussi
Fiche officielle sur assemblee-nationale.fr ↗ (texte intégral, amendements, comptes-rendus de commission)
Loi au Journal officiel (Légifrance) ↗ (texte promulgué le 29 juin 2026 ; c'est là que paraissent, au fil du temps, ses décrets d'application)
Décisions de justice citant cette loi ↗ (recherche Judilibre · Cour de cassation · loi n° 2026-553 ; une loi récente ou non contentieuse peut n'en avoir aucune)